‹ Les apologistes laïques au dix-neuvième siècleChapitre 58 sur 167 · V. Hugo (i · texte numérisé non relu

V. Hugo (i

Que ne pouvons-nous ajouter, nous rappelant ce que tout à riicure Lacordaire disait de Napoléon : « Un jour, sur la tombe de son grand poète, la France gravera ces paroles. » Si l'on avait pu les inscrire au pied d'un crucifix baisé par le poète à sa dernière heure, quel bonheur pour lui, et quelle gloire immortelle !

V. Selon la parole de Jésus, on reconnaît l'arbre à ses fruits. Pour apprécier le caractère du Christ, il faut donc aussi apprécier son œuvre. C'est ce que nous allons l'aire : dans l'article suivant nous verrons que la religion chrétienne est vraiment divine, et de la divinité de l'œuvre nous concluerons à celle de l'ouvrier.

Mais nous ne pouvons laisser ces pages où nous avons salué Jésus, sans saluer aussi ses deux compagnes inséparables : sa croix et sa Mère.

Et d'abord saluons la Croix, « enseigne de mort et signe d'immortalité (2) ». Et à ceux qui la voudraient taire disparaître, rappelons le mot de Victor Hugo :

Ce gibet-là est toujours bon à voir (3).

Pour les incroyants même, n'est-ce pas un rappel à la justice et à la pitié?

(i) Les Contemplations, III, iv. Hetzel.

(2) Lamartine, k Tailleur de pierres de Saint-Point, III, x. Hachette, Jouvet.

(5) Les Misérables, V, ix, ii. Hetzel.

Î2l4 APOLO GTSTES LAÏQUES

« Pour ceux-là mêmes qui nient les incarnations surhumaines, que représente le crucifix? Le sage assassiné.

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