V. Hugo
Cette femme, c'est encore une compagne inséparable de Jésus, c'est sa mère, c'est Marie, et nous ne pouvons nommer l'un sans penser à l'autre. Tout enfant on nous a appris à la connaître,
Et le cœur du nouveau-né, qui ne comprend pas encore le Dieu du ciel, comprend déjà cette divine mère qui tient un enfant dans ses bras.
Chateaubriand (3).
Chose étonnante ! ce sont nos mères qui nous ont enseigné que nous en avions une autre, et qui nous ont dit qu'il fallait l'aimer plus qu'elles-mêmes ! Ah ! elles savent bien ce qu'elles font!
Chose touchante que l'intervention d'une Mère divine placée entre l'enfant et le ciel, et partageant les sollicitudes de la mère terrestre 1
Chateaubriand (4).
Cette confiance en Marie, fortement enracinée dans le cœur de l'enfant, ne s'en va pas facilement; elle reste, môme
(i) Cité par Za Croix, juillet 1892.
(2) Odes, I, VII, iv. Hetzel.
(3) Génie du christianisme, I, i, v.
(4) Mémoires d'o-j^' e-lombe, i'* éd , t. r, p. 42.
LÉGLISE DE JÉSUS-CHRIST qj«
dans les cœurs ravagés par l'incrédulité, comme la dernière épave du naufrage de la foi, comme la dernière.. ressource et la suprême espérance de conversion et de salut liual. Justes ou pécheurs, prions donc Marie, chacun pour soi et les uns pour les autres :
Prends donc ce chapelet, et puisse chaque grain, Défdé sous tes doigts, entraîner un chagrin !
Brizeux (i)j
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