V. HcGO
(i)'-Voir plus haut, p. 246.
(2) Lamartine, Cours familier de littérature, XX, xn.
(3) Les Feuilles trautùmne,XXX\U, la. lletzel.
Tournons-nous vers Dieu avec confiance : sa justice a envoyé les âmes au purgatoire, sa bonté ne tieinande qu'à les en faire sortir. Disons à cette bonté divine ;
Rien à toi ne se mesuv Ah ! ne te mesure n !
Mets, ô divine clémence, Mets ton poids dans la balance Si tu pèses le néant !
Triomphe, ô vertu suprême !
Eu te contemplant toi-même ; Triomphe en nous pardonnant !
Lamartine (i).
Pour ces âmes, faisons-nous avocats : plaidons leur cause, faisons valoir les circonstances atténuantes :
Etends sur eux la main de ta clémence, Ils ont péché, mais le ciel est un don ! Ils on. souffert ; c'est une autre innocence I Ils ont aimé ; c'est le sceau du pardon !
Lamartine (2).
Enfin, à cette prière, à ce plaidoyer, ajoutons d'autres armes : payons, au moins en partie, la rançon des âmes : la pénitence, l'aumône, les œuvres de charité, tout cela, sem sur terre, est récolté au purgatoire. Chose admirable,
Ma vertu, à moi chétif mortel, devient un bien commun pour tous les chrétiens ; et, de même que j'ai été atteint du péché d'Adam, ma justice est passée en compte aux autres... C'est une belle chose d'avoir, par l'attrait de l'amour, forcé le cœur de l'homme à la vertu, et dépenser que le même denier qui donne le pain du moment au misérable, donne peut-être à une âme délivrée une place éternelle à la table du Seigneur.
Chateaubriand (3).
(i) Harmonies poétiques, II, i. Hachette, Jouvet.
(2) Ibid.
(3)" Génie du chrislianisme, II, i, ix.
ARTICLE VI