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DEVOIRS DE L HOMME ENVERS DIEU

Un seul Dieu tu adoreras Et aimeras parfaitement.

Dieu en çain tu ne jureras Ni autre chose pareillement.

Les dimanches tu garderas En serçant Dieu dévotement.

Dans ces trois premiers commandements, le Décalogue renferme tous nos devoirs envers Dieu. Nous allons les énumérer en traitant, en cinq articles, des vertus théologales, de l'adoration et de la prière, objet du premier précepte, — du respect dû au saint nom de Dieu, — et de la sanctification du dimanche.

ARTICLE PREMIER

LES VERTUS THEOLOGALES

« La foi, l'espérance et la charité sont appelées vertus théologales, parce qu'elles se rapportent immédiatement à Dieu (r)^)) Ces trois vertus nous sont imposées parle premier commandement.

(i) Catéchisme.

DEVOIRS DE l'homme ENVERS DIEU 333

I. C'est une prodigieuse raison, sans doute, que celle qui nous a montré dans laybi la source des vertus.

Chateaubriand (i).

En effet, la foi est l'entière croyance au dogme, sur lequel est fondée la morale. C'est une conviction inébranlable des vérités révélées par Dieu et enseignées par l'Eglise. C'est celte assurance donnée par l'homme à son Créateur :

Avant que votre foi dans mon cœur soit troublée,

Dieu bon et triomphant, Les Alpes crouleront sur leur base ébranlée

Par le doigt d'un enfant.

Victor de Laprade (2).

Sur cette base solide de la foi chrétienne, l'édifice entier du dogme et de la morale s'élève en toute sûreté. Otez-la, vous n'avez plus que ruine à attendre. Voilà pourquoi le manque de foi , le doute (3) , est si funeste ; voilà pourquoi les philosophes du scepticisme sont sévèrement jugés par les espiits clairvoyants. Ecoutez ce qu'on a dit de Montaigne :

... Ce doute qui se complaît à douter me paraissait inferna- L'homme est né pour croire ou pour mourir. Montaigne ne peut produire que la stérilité dans l'esprit qui le goûte. Ne rien croire, c'est ne rien faire...

... Sa philosophie me faisait pitié. Ce n'est pas la philosophie du pourceau, car il pense. Ce n'est pas la philosophie de l'homme, car il ne conclut rien. Mais c'est la philosophie de l'enfant qui joue avec tout.

Or, ce monde n'est pas un enfantillage. L'œuvre de Dieu vaut bien qu'on la prenne au sérieux.

Lamartine (4).

Prenons au sérieux Dieu et sa parole : respectons-la, et sachons dire : Je crois !

(i) Génie dji. christianisme, I, 11, ii.

{2) Les Symphonies, Consolation. Lemerre,

(3) Voir plus haut, p. 175-186.

(4) Confidences, XI, xvi. Hachette, Jouvet.

Je crois. — Le siècle en vain, dans sa pénible route^ Livre son vaisseau frêle à l'océan du doute,

Et sillonne d'obscurs détroits ; Je me lève, j'échappe au courant qui l'emporte, Et le regard aux cieux, d'une voix libre et forte.

Je le dis hautement : Je crois.

Edouard Turquéty (i).

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