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j'avois fait. Je parlai contre leur bézoard, leur confection d’alkermès, leur thériaque et leurs parties ; je leur fis voir que organa pharmacie erant organa fallacie, et le fis avouer à tous’ mes auditeurs. Les pauvres diables de pharmaciens furent mis en telle confusion qu’ils ne savoient où se cacher. Toute la ville ayant sû s’est pareillement moquée d’eux, si bien que l'honneur m’en est. demeuré de tous côtés ; jusque-là même que notre Faculté m'a rendu grâces de ce que je m'étois bien défendu de ces bonnes gens, en tant qu’il y alloitde lhonneur de notre compagnie; les juges eux-mêmes m'en ont caressé. Voilà, monsieur, l’histoire des pharmaciens (1). »
Peu de jours après, nouveau compte-rendu de l’événement :
« M. le président de Courberin vous peut assurer du favorable jugement que j’obtins... contre les apothicaires.…. les compagnont furent étrillés tout du long. Tout le palais les bafoua et se moqua d’eux; ils prétendoient des réparations contre moi pour ce que j'avois dit de leurs boîtes, de leur thériaque et confection d’alkermès, quam campegius dœæmoniacam, nuncupavit, Rondeletius perniciosam et veneratam. Leur bézoard y fut si bien secoué, qu’il ne demeura que poudre et cendre... Je ne pris point d'avocat ; je me défendis moi-même, fort au gré de mes juges aussi bien que de mes auditeurs. Dimissi et refecti fuere 1anquam ignari nebulones, boni illi viri pharmacopei parisienses (2). »
Le résultat fut en outre pour Guy Patin de répandre son livre dont les éditions se succédèrent. Lui-même le
)-Guy Patin, Lettre CCCLIX..
) Id. Lettre LXXX VII.