VO
Inventaire de la marchandise (fol. 210 à 217).
« S’ensuict la lybrairie..., faiçt priser par Gilles de Gournont, libraire juré en l’Université et bourgeois de Paris.:
Textus Mesue, II s. p.;
Archana in medicina, III s. p.;
(') S. p. c’est-à-dire sols parisis, une des monnaies de l’époque.
( J ) On remarquera combien a varié, soit d’un acte à l’autre, soit dans le même acte, l’orthographe de certains mots, notamment ici celle du mot boutique écrit indifféremment bouticque avec un c et un q, bouthicque avec un h, un c et un q et bouticle avec cl. On disait aussi, à l’époque, appothicairerie par deux p, comme on dit aujourd’hui pharmacie ét officine.
( 3 ) Voirre pour verre ou vitre.
Q) L. p. c'est-à-dire livres pârisis.
( 5 ) Veoirre est écrit ici avec un e entre le v et l’o, alors que plus haut il est écrit voirre sans e,
i’appothiquc
Calepinus, VI s. p.;
Triunfes de Petraca, IIII s. p.;
Baetatus de Bononia in medicina, II s. p,;
Dioscordes, II s. p. ;
Tesaurus aromaticorum medices, IIII, s. p.;
Opus Pendetarum, IIII s. p. ;
Plus ung aultre Dioscordes, VI s. p.;
De proprietate rerum, VII s. p.;
Dispensurum Prepositi, IIII s. p.;
(Un article illisible, VI s. p.) ;
Huon de Bordeaulx, III s. p , (fol. 217).
— 5 et 6 mai 1522 (fol. 199 à 226).
Le nom de l’apothicaire, dont on vient de lire l’inventaire des livres, tableaux, etc., s'orthographiait différemment aussi d’un acte à l’autre, on écrivait ainsi :
1° Bobert Cailiier, avec un i suivi de deux l, dans le document portant le numéro 184 dans le Recueil d'actes notariés de M. Ernest Coyecque, document qui n’est autre que le testament de sa femme, Claude Touppin, daté du 4 mars 1519, testament curieux par les clauses suivantes que je crois devoir reproduire ici textuellement. En effet, la défunte déclare vouloir, comme lieu de sa sépulture, le cimetière Sâint-Séverin ('), près de son premier mari, Jean Cherouvrier, et de sa propre soeur, Jeanne Touppin-
puis elle déclare, d’autre, part, que. « elle veult et ordonne que
le jour de son trespas y ait deux crieurs qui facent scavoir son trespas par
les principaulx carreffours de Paris;. ordonne que le jour de son
premier service soit donné pour cinq solz tournois de pain, avecques ung
broc de vin tenant douze pintes, aux paouvres.; [elle] veult et ordonne
que..... son mary face le voiage qu’elle doibt à Nostre Dame de Liesse et aussi celluy qu’elle doibt à monsieur sainct Fiacre, et que les fraiz et
V) Ce cimetière deux vers suivants cette église :
entourait l’église Saint-Séverin. Sur sa porte étaient gravés les composés par le fameux imprimeur Vitré, alors marguillier de
« L’instant fatal approche, et lu n’y penses pas ! »
L ue sorte de célébrité, disent Félix et Louis Lazare dans leur Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, était attachée au cimetière Saint-Séverin. Au mois de janvier i/j 7 ' h les médecins et chirurgiens de Paris représentèrent à Louis AI » que plusieurs personnes de considération étaient travaillées par la pierre, colique, passion et mal de côté; qu’il serait très utile d’examiner l’endroit où s’engendraient ces maladies, qu’on ne pouvait mieux s’éclairer qu’en opérant sur un homme vivant; et qu’ainsi ils demandaient qu’on leur livrât un franc-archer, qui venail d’être condamné à être pendu pour vol, et qui avait été souvent fort molesté des dits maux. Louis XI accéda à leur demande, et la première opération de la pierre se fit publiquement dans le cimetière de Saint- Séverin. Après qu’on eût examiné et travaillé, on remit les entrailles de dans le corps du dit franc-archcr, (pii fut recousu et, par l’ordonnance cllï roi, très bien panse, et tellement qu’en quinze jours il fut guéri et eut rémission de ses crimes sans dépens, et il lui fut donné de l’argent ».
coustemens d’iceulx deulx voiages luy ' Soient paiez raisonnablement.
( *SÆ ^Robert Cdilier, avec un seul i et un seul l, comme il est écrit dans le document qui porte le numéro 209 et la date du 24 mai i5a! dans le même Recueil. Il s’agit ici du « bail de location pour neuf ans par le susdit
Robert Calier. à Yvon Le Roux, libraire et bourgeois de Pans, dune
maison, grand’rue Saint-Jacques, moyennant 45 livres tournois par an.
— (fol. 137 v°).
G. - Quant à la troisième pièce, elle fait partie de la « Lyasse des inventaires après décès » de l’étude de Jean et Pierre Crozon, allant du 2 décembre i5oo au 10 juillet i5 2 8. Elle est intitulée : Inventaire du fonds de commerce de Geoffroy Cocheu (*), apothicaire et épicier, dressé, [ainsi qu’il suit] par Nicolas Le Fourbeur et Andri Langlois, « même qualité ».
Voici ledit inventaire, que je reproduis textuellement^ d’après M. Coyecque ( 2 ).
Articles à noter :
Sirops composés, 3o livres à 7 s. 6 d. t. = 111. 5 s. t.
Sirops simples, 49 livres et demie, = 12 1. 7 s. 6 d. t. ( 3 ).
Conserves de roses, 40 livres = 12 I. t.
Conserves de racines, 28 livres et demie = 7 1. t. (fol. 214-214 v°). Drogues (fol. 217).
« Troys petis mortiers, fonte de Lyon, XIIII livres XII onces — XLII s. » XVIII potz d’estain servant à huiliez, XL livres et demie = VI 1.
» XVIII potz d’estain servant à ungans, XXXVI livres = VI 1. t.
» Quatre cezingues à clister, VIII livres = XXVI s. VIII d. t.
» Deux potz d’estain à clister, IIII livres = XIII s. IIII d. t.
» Plusieurs machepins de Lyon, III s. t. » (fol. 220).
Confitures liquides, à 4 s. la livre ^(foL 220). ^ ^ f ^ bougie jaune
bougie blanche, torches (fol. 220 v°).
Ungans, 17 livres et demie = 43 s. 9 d. t. (fol. 220 v° 221).
Emplastres (fol. 221).
Huiliez simples, i43 livres 12 onces = 14 1. 7 s. 6 d. t. (fol. 221 v ). Huiliez composées (fol. 222).
Confitures seches (fol. 222 v°).
« Toutes les tablettes servant aud. estât, tant en la bouticle que a eaue distillez : XL s. t.
» Cent soixente pintes, eaue distillez, X 1.
s (le
Dimensions,
o“,22 | Diamètre de la base,
o",32 j Longueur du pilon..
(’) Ce mortier, luxueusement ornementé, porte en exergue l’inscription suivante avec, au-dessous, sa date, dont les chiffres sont séparés par des fleurs de lys :
IE • SVIS • POVR • SERVIR * A • M E • ANTHOINE • MATHIEV • M E • APOTHISVERE •
Il appartient à un collectionneur de Normandie, M. Eug. Foucault (de Flers-de-l’Orne), qui a bien voulu le faire photographier à mon intention.
Fig. 3.
x ” Cent six bouteillez de Beauvays, à eaue distillez, tant grande que petite,
» Deux tables à besongner en cire, XII s.
» XVIII pintes e ue de Damas, XLV s. » (fol. 223 y° .224.).
Cet acte porte la date du 10 juillet 1528 (fol. 214-229) ; il ligure sous le numéro 91 dans le Recueil de M. Ernest Coyecque.
D. — Comme quatrième pièce, il s’agit également de Y Inventaire après décès d’un apothicaire-épicier ayant nom Gervais Honoré, bourgeois de Paris, mort le 24 juin i53o, demeurant, en son vivant, porte Baudoyer (*), dans la maison à l’enseigne du Pilier noir. Cet inventaire comprend les biens trouvés dans cette maison, dans une autre à l’enseigne du Mouton , au vieux cimetière Saint-Jean ( 2 ),au monastère des Blancs-Manteaux ( 3 ), rue de la Vieille-Parcheminerie ('>), dans une maison située rue des Quatre-Fils-
(') La Porte Baudoyer était située rue Saint-Antoine, en face de la rue dé la Culture ou de la Couture saincte Catherine , aujourd'hui rue de Sévigné. iîlle faisait partie de l’enceinte de Philippe-Auguste. On a écrit son nom* au treizième siècle, de diverses manières : Baudeer, Baudier, Baudez, Baudais , Baudols, Baudayer et Baudoyer. Cette dernière orthographe se retrouve en i336, dans une charte de Charles V. — L’abbé Lebeuf pense quey la susdite porte tire son nom primitif de Baudarius ou « Baudacharius, défenseur de Paris », disent les frères Lazare, dans leur Dictionnaire des rues de Paris , « officier ou magistrat dont les fonctions étaient très importantes et dont le nom se trouve inscrit dans le testament d’une dame Bermentrude, daté de l’an 700».
(’) Sous Philippe-te-Hardi, près de la rue Renaud le Fevre , laquelle était dénommée en IÔ22 ruelle par où l’on va au cimétiere sainct Jehan, se trouvait une petite place qui bordait un cimetière. En 1280 et en i3oo on l’appelait la Place du Vieux Cimetière sainct Jehan; elle était située entre la place Baudoyer, la rue de la Verrerie et rilùtel-de-Ville. En i3i3, elle servait à un marché; mais en i3 9 3, l’hôtel de Pierre de Craon, seigneur de Sablé et, de La Ferlé- Bernai d, assassin du connétable Olivier de Clisson, kôtel qui se trouvait au-coin de la susdite rue de la Verrerie, a 3 r ant été démoli par ordre de Charles VI, l’emplacement en fut donné par le roi kr la chapelle Saint-Jean pour agrandir le Vieux- Cimetière ou mieux < pour y créer un nouveau cimetière, qui serait appelé le Cimetière neuf de sainct Jehan ». (Dictionnaire de F. et L. Lazare.)
(■’) Ce Monastère des Blancs-Manteaux est occupé, en partie, actuellement par l’Administration du Mont-de-Piété de Paris, entre la rue des Blancs-Manteaux et la rue des Francs-Bourgeois,
( ’ ) La rue de la Vieille Parcheminerie est aujourd’hui la rue des Blancs-Mài»teaux, dans le quatrième arrondissement de Paris, laquelle commence à la rué Vieille-du- Tempie cl finit à la rue du Temple. Elle ne doit pas être confondue avec la rue de la Parcheminerie actuelle située dans le cinquième arrondissement, qui est une rue aussi du Vieux Paris, allant de la rue Saint-Jacques à la rue de La Harpe. La ruë de la Vieille Paicheminerie , avant le treizième siècle, s’appelait rue cle ta Parcheminerie, puis ruë de la Petite Parcheminerie , puis de nouveau ruë de la Vielle Parcheminerie, nom qu’elle porta, pendant quelque temps encore, concurremment avec celui des Blancs Manteaux, qu’elle garda seul à partir de T 289. Cette dernière dénomination lui vient de l’établissement dans celte rue, en 1238, des « religieux serfs de Sainte-Marie », à l’endroit où se trouve actuellement encore, l’église du
Aymon (') et dans une autre maison sise à Nogent-sur-Marne ( 1 2 ).
Les seuls objets inventoriés dans ledit acte, que nous puissions signaler ici, car ils sont les seuls indiqués dans le Recueil, sont les suivants :
« Unes Heures, en parchemin, escriptes à la main, à l’usaige de Paris, couverte de cuyr rouge, IIII s. t. (fol. 6o5 v°).
» Une arbaleste, guernye en bendaige, à quatre poullies, 'de plusieurs traictz, XV s. t.
» Unes vielles brigandines ( 3 ), couvertes de futayne grise, une sallade ( 4 ), ung viel hallecret ( 5 ), unes aultres vielles brigandines, couvertes de futayne noire, XXV s. t. (fol. 666).
» Une ymaige Nostre Dame, taillée en boys, dorée, guernye de son chappiteau de plomb doré, estant en ung estuy de boys, painct à deux anges, LX s. t. (fol. 667 v°).
» Ung tappitz de la Passion Nostre Seigneur et ung petit tableau de Nostre Dame de pitié, le tout painct sur toille. (fol. 669).
» Deux petis Brevieres et unes Heures, en pappier, lectres d’impression.
» Troys rapières et une espée d’archier, guernyes de leurs fourreaulx. XL s. t. (fol. 671).
» Une vielle hallebarde et une dague d’allemant., (fol. 671 v°).
» Plusieurs vielz livres, tant grans, moyens que petis, XX s. t. (fol. 672).
» Une table à acouchée.
» Deux grans tappitz, painctz sur toille, à plusieurs personnaiges, XV s, t. » (Fol. 672 vo).
Cet inventaire, y compris celui de la vaisselle d’argent, de bagues et joyaux (fol. 675), exigea, pour être entièrement dressé, les quatre journées des 3o juin, i er juillet, 4 juillet et 12 août i53o et celle du 14 janvier i53x. 11 fait partie de la liasse des Inventaires après décès de M e Pierre Crozon, du 18 juillet i 525 au 5 mars i 532, et porte le numéro 612 du Recueil.
(1) La rue des Quatre Fils Aymon, aujourd’hui et depuis longtemps déjà rite des Quatre-fils, sans plus, le mot Aymon ayant été maladroitement supprimé. Elle commence à la rue Vieille-du-Temple, faisant suite à la rue des Haudriettes dite, autrefois et il y a peu de temps encore, rue des Vieilles-Haudriettes, nom sous lequel je l’ai connue. Elle finit à la rue des Archives, appelée, jadis aussi, rue du Chaume. Tout d’abord on la trouve dénommée rue de l’Echelle du Temple, puis, en i358, rue des Deux Portes et, dans la deuxième moitié du quinzième siècle, rue des Quatre-Fils Aymon à cause d’une enseigne aux dits Aymon, enfin rue des Quatre-Fils seulement.
( 2 ) Nogent-sur-Marne , chef-lieu de canton de l’arrondissement de Sceaux, département de la Seine.
( 3 ) Brigandine : petite cotte de maille couverte d'une étoffe pelucheuse (futaine), que portaient les arbalétriers!
(<) Sallade ou salade (avec un seul l) : casque rond et léger sans visière que portaient, à l’époque, les gens de guerre.
( 5 ) Hallecret : cuirasse légère à l’usage des archers à pied.
VENTE D’UN FONDS D'APOTHICAIRE ET CESSION DES LOCAUX. — ATTESTATION DE DECES ET ATTESTATION OU CERTIFICAT DE MALADIE. — CONTRATS DE MARIAGE ET TESTAMENT. - COMPTE DE TUTELLE. - RÉCLAMATION DE SOMMES DUES POUR HONORAIRES, PRÊTS ET FOURNITURES. - POURSUITES JUDICIAIRES CONTRE UN APOTHICAIRE PARISIEN POUR COUPS ET RLESSURES.
A. — Tout d’abord, il s’agit de deux actes différents, quoique connexes dans le fond, datés tous deux du 17 janvier i545 et passés en l’étude de me Katherm Fardeau, « notaire ou Chastellet de Paris ». Ils figurent au chapitre XXV du Recueil d'actes notariés de M. Ernest Coyecque l 1 ) sous les numéros 3359 et 3360 et sont extraits du « Registre de Katherin Fardeau pour 1-année mil cinq cens quarente quatre; et est assavoir que oud. registre y a plusieurs contractz qui ne sont en ordre selon leurs dactes, neantmoins sont lesd. dactes d’iceulx bonnes et véritables (?) ».
Le premier acte (n" 3359) est le bail pour six ans, à compter de Pâques i545, par Simonne Poupart, veuve de Gilles Blondeau, apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, à Charles Compagnon, apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, d’une maison (?), sise près la Croix Hémon ('), àl’opposite du couvent des Carmes ( 5 ), à l’enseigne du Faucheur, domicile de la vendeuse, à l’exception d’une chambre et d’une garde-robe au premier étage, de 1 étable et du petit grenier, moyennant 60 livres tournois par an; si la vendeuse renonçe à la jouissance des localités réservées, le preneur sera tenu de les prendre et le loyer sera majoré au prorata, à dire d’experts; remise des lieux est faite présentement au preneur, qui paiera, en conséquence, i3 livres 10 sols tournois. — 17 janvier 1545 (fol. IF im« XV).
Le deuxième acte porte le numéro 3360. U est le reçu par la même Simonne Blondeau, née Poupart, et par ses fille et gendre Claude Blondeau et Philippe Baudesson, avocat au Châtelet, au susdit Charles Compagnon, apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, d’une somme de 160 livres tournois, pour cession de « toute la marchandise, drogues, cyre et exten-
ii effet, la période qui s’étend du r
(') Loc. cit., page 6i3, col,
(F) Ce registre comprend, avril i54o.
( 3 ) Cette maison éLait celle où ledit Blondeau (Gilles) et où son successeur, Charles Compagnon,' acquéreur de « boulicque » allait s’installer à son tour.
( * ) La Croix Hémon dite aussi des Carmes.
( s ) Le couvent des Carmes, dont il est l’église, après avoir servi d’atelier pour u en 1811, à la suite du décret impérial du 3o “ que le marché de la place Maubert si l’ancien couvent des Carmes, près de cette
r la rue de la Montagne-Sainte-Genev n collège de Laon,
ci question, fut supprimé en 1790 et e manufacture d’armes, fut démolie anvier de la même année, ordonnant "ait transféré sur l’emplacement de place. Le marché sera bordé, dit-il,
:, la rue des Noyer
, pour communiquer, ladite r„ __...
de la Montagne Sainte-Geneviève », c’est-â-dire la rue Basse-des^Cann qui passe derrière ledit Marché et dont l’ouverture fut exécutée vers
cilles f 1 ), desdicts estatz d’appothicaire et espicier, tant boistes que potz,
mortiers, comptoirs que estaing et aultres eStencilles de la bouticque.»,
le tout estimé par Richard de Corcy et Bastien Baulot, « maistres dudict estât » ( 2 ), chargés de l’inventaire, à la somme de i44 livres 9 sols 8 deniers tournois. — 17 janvier i545 (fol. II e 1111“ XV v°).
B. — 323. -■— Attestation, à la requête de Thomas Chabrion, agissant pour Thibault, Besançon, prêtre, archidiacre de Buzançais, diocèse dë Bourges, par Jean Bschart ( 3 ), apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, du décès de Guillaume Vallot, prêtre, maître ès arts, curé de Nanteau ( 4 ), au diocèse de Sens, oncle de Catherine Vallot, femme du déposant, mort, le 3 septembre i520, chez Jean Eschart, et inhumé le même jour en la chapelle Notre-Dame de l’église Saint-Benoit ( 3 ). — 23 octobre i 522 (fol. 207).
C. — 746. — Attestation, à la requête de l’intéressé, par Pierre des Rieux, ( 6 ) apothicaire, épicier, bourgeois de Paris, Pierre de La Vergne et Pierre de Villiers, écoliers, étudiant à Paris, que Louis de la Gicenne, écuyer, seigneur de Marejouhl ( 7 ), archer sous la charge du vicomte de Turenne ( 8 ), est atteint, depuis huit jours, d’un catarrhe au côté gauche du visage ( 9 ) et d’un flux de ventre, ce qui le met dans l’impossibilité de quitter Paris. — 21 février 1527 (fol. 543).
D. — 806. — Contrat de mariage de Thomas « de Bresme ( l0 ) », apothicaire et épicier, à Paris, fils de feu «Pierre de Bresme (“) », apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, demeurant, en son vivant, grand’rue Saint- Jacques, dans une maison appartenant à l’église Sqint-Mathurin, et de Martine Noël ( 12 ), avec Marthe Régnault, fille de François Régnault ( 13 ),
(‘) Extencilles pour ustensiles.
( 2 ) Maîtres apothicaires et épiciers.
( 3 ) Jean Eschart ou Eschar (sans <), comme il est écrit dans d’autres contrais du même minutier.
( ( ) Nanteau au diocèse de Sens, c’est-à-dire ou Nanteau-sur-Essonne, canton de La Chapelle-la-Reine, arrondissement de Fontainebleau (Seine-et-Marne), ou Nanteau-sur-Lunain, canton de Nemours, même arrondissement.
( 5 ) C’est-à-dire l’église de Sainl-Benoît-le-Bien-Tourné.
( 6 ) Rieux ou Rieux-en-Beauvaisis, canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise).
(’) C’est-à-dire, très probablement, Maruéjouls.
( 8 ) Le Vicomte de Turenne avait la compagnie des cent gentilshommes ordinaires de la maison du Roi.
( 9 ) Synonyme de fluxion.
( ,0 ) Le nom des de Bresme (Pierre et Thomas) est écrit indistinctement avec ou sans s {Bresme ou Brême ) dans le Recueil de M. Coyecque.
(»*) Pierre de Bresme était alors décédé depuis un certain nombre d’années déjà, car Martine Noël figure, comme veuve de Brème, propriétaire d’une maison, sise rue, Saint-Jacques, à l’enseigne de Vécu de Bourgogne, dans uni, acte''du même Recueil portanL le numéro 410 et daté du 2p mai i5a3.
{'-) Noël ou Nouël, voire même Nouvel en d’autres actes. Elle vivait encore en • avril 1543 et habitait alors grand’rue Saint-Jacques, ainsi que le démontre l’acte du même Recueil portant le numéro 2972, acte constitutif d’une rente de -3 livres tournois assise sur divers immeubles situés tanL à Paris que hors la grand’ville
librayre-juré en l’Université, bourgeois de Paris, et de Madeleine Boursette son épouse, François Régnault s’engage à acquitter, trois ans durant, le’ loyer d’une maison, sise rue Saint-Jacques à l’enseigne de la Couronne qu habiteront les mariés, et à donner à sa fille quatre cents livres tournois. — 7 avril 1527 (fol. 116).-
807. — Trois mois plus tard, le 2 juillet de la même année, Thomas de Bresme recevait des mains de son beau-père, François Régnault, les quatre cents livres- tournois portées à son contrat de mariage et lui en donnait quittance. — (fol. 217).
Ces deux actes se trouvent dans la « Lyace des nottes ou mynutes des contract z receuz par feu maistre Pierre Crozon, comme notaire ou Chastellet de Paris, en l’année M V e XXVII ».
833. — Je ne citerai que pour mémoire et seulement parce qu’il nous fait connaître le nom d’un autre apothicaire parisien, vivant aussi dans la première moitié du seizième siècle, le contrat de mariage de Jacques Clémence, apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, et de Charlotte Boucher, veuve de Clément Benoîton, maçon tailleur de pierres, à Saint-Germaindes-Prés f 1 ).
Cet acte porte le numéro 833 et la date du 14 octobre 1527; il provient de la même « lyace des mynutes de feu maistre Pierre Crozon’», (fol. 252).
1110. — Enfin, un quatrième mariage nous rappelle aussi le nom de Jean Eschar ou Eschart (par un t), comme étant celui de l’apothicaire et épicier, bourgeois de Paris en 1522, dont nous avons parlé plus haut, à propos d’un certificat de décès. Il s’agit de la donation que ledit Eschart fit, le 29 août 1529, à Michel Regnout, compagnon imprimeur de livres à Paris, et à Catherine Le Tellier, nièce de Jean Eschart, qui se marient le même jour, donation de cinquante livres tournois payables au décès du donateur (*). Celui-ci a soin d’ajouter que ce don, qui annule un legs antérieurement fait par lui en faveur de sa nièce, demeurerait nul si ladite nièce mourait avant lui et sans laisser d postérité.
Ce document, qui figure sous le numéro 1110 (fol. 353 v°) est également extrait des nottes ou mynuttes des contraictz, de Pierre Crozon pour la période s’étendant du 3o mars 1529 au 14 avril i53o.
Oise), o
trouver quelqu
Val à Fleury » (Meudon), qu'à Savigny-sur-Orge (Seine-etla dénomination de la Grosse Roche , donnée à un lieudit, ent mégalithique, un menhir ou une pierre.à
François Régnault ou Renault , un des principaux libraires-imprimeurs de Paris, dans la première moitié du seizième siècle, margüillier « en l’esglise monsieur saincl Benoist le Bien Tourné », demeurait grand’rue Saint-Jacques. Il mourut au commencement de Tannée 1V12. Un de ses Ms, également bourgeois de Paris, Jean Régnault, est qualifié- teinturier en cuirs (n° 1907). 11 demeurait dans la matson à l’enseigne du Dauphin , rue de la Juiverie, laquelle, allant de la lue du Marché Palu ou Palud à la rue de la Lanterne, est actuellement représentée 1 de la rue de la Cité comprise entre la place du Parvis-Notre-Dame sud du Marché aux Fleurs.
Paris, à l’époque.
et l’extré