C. Versets du Sermon sur la Montagne, Matthieu, VII
D. Le centurion de Capharnaiim, Matthieu, VIII, 5-13. | Luc, VII, 1-10, etc.
Quand l'exclusivisme s'adoucitàl'égard des Païens,
c'est toujours à cause de la Foi, ce qui est conforme au caractère constant de Jésus dans les deux premiers évangiles.
Enfin, les Apôtres, qui ont vécu avec Jésus, que Jésus a choisis pour héritiers , à qui il a confié sa pensée et son œuvre , les Apôtres ont tenu une conduite absolument conforme à l'esprit, au caractère, aux discours de Jésus, tel que nous le dépeignent Marc et Matthieu. Les Actes des Apôfres en donnent l'accablant témoignage. Ils se sont montrés orthodoxes comme Jésus ; ils ont accordé aux Païens le genre de tolérance qu'avait eue pour eux Jésus. Un Juif s'est rencontré qui précisément a octroyé aux Païens l'égalité des droits, telle qu'elle se déduit de la parabole du bon Samaritain : ce Juif est saint Paul. Qu'ont fait alors les héritiers de Jésus? Ils ont accusé saint Paul d'avoir livré aux chiens les choses saintes, d'avoir jeté les perles de la Loi aux pourceaux païens. Ils lui ont fait, à cause de cette concession, une guerre acharnée ; si bien que Paul ne put échapper au poignard des Chrétiens de Jérusalem que grâce à la protection des soldats romains. Les textes authentiques, esprit et paroles ; la conduite de Jésus et celle des Apôtres, dépositaires de ses pensées, tout est d'accord : l'harmonie est parfaite. On ne saurait imaginer un concert plus frappant de preuves aussi décisives. La parabole du bon Samaritain, qu'on lit dans saint Luc, est donc en contradiction avec l'esprit, avec le caractère et avec les paroles de Jésus, dans les deux premiers évangiles ; avec le caractère et la conduite de ses disciples, dans les Actes des Apôtres. Il en résulte que cette parabole nest pas de Jésus ; elle porte le sceau manifeste de
Jésus et l'essénisme. 207
la doctrine paulinienne. Or celui qui Ta rédigée, saint Luc, avait rempli naguère les fonctions de secrétaire auprès de saint Paul.