‹ les apotres essai d'histoire religieuseChapitre 99 sur 109 · LKS APÔTRES · texte numérisé non relu

LKS APÔTRES

Satan. Il est donc naturel que l'Éternel converse avec son ministre et lui donne des ordres ; cela ne doit pas plus nous étonner que de lire dans l'histoire que Charlemagne s'est entretenu avec le missus dominicus, accusateur des gouverneurs faibles ou coupables. Cette assimilation n'est pas une hypothèse ; elle s'épanouit précisément dans le livre qui , le premier, contient la mention de l'ange Satan : ce livre est celui de Job.

La composition du livre de Job est-elle antérieure ou postérieure à la captivité de Babylone? Le problème n'est pas encore résolu. On incline cependant à croire que le livre a été écrit un peu avant la prise de Jérusalem par les Assyriens : ce qui lui donnerait six siècles d'âge avant l'ère chrétienne. Le premier chapitre, après un prologue où Job est présenté au sein de la prospérité, nous transporte en plein palais céleste. Le Charlemagne divin, Jéhovah, est environné de ses missi dominici, ou enfants de Dieu, ou anges ; et parmi eux, l'ange accusateur ou ange satan. L'Éternel, d'une voix bienveillante, interroge son inspecteur; et l'inspecteur répond avec la politesse respectueuse qu'on doit au monarque. L'Éternel lui demande si dans sa tournée il a vu le féal et dévoué serviteur Job, dont il fait l'éloge avec emphase. L'inspecteur, dont la fonction est précisément de scruter les cœurs pour en mettre à nu les faiblesses , répond en hochant la tête : « Oui , sans doute; mais le beau mérite d'être fidèle à son souverain , lorsque le souverain vous accable de bienfaits! Tenez, sire, je gagerais que si votre main puissante se détournait de lui, s'il perdait tous les biens dont vous l'avez comblé, Job le féal et dévoué servi-

teur, Job vous renierait, sire; Job vous maudirait! —Ah! fit Jéhovah piqué... Eh bien, essaie; ruine-le; mais je ne veux pas que tu touches à sa personne. Va! »

Ce n'est pas un récit de fantaisie : voici le texte même de la scène : « Job, I, 6 (d'après la traduction de M. Reuss). Or il arriva un jour que les enfants de Dieu vinrent se présenter devant l'Éternel ; et l'accusateur aussi vint au milieu d'eux (toutes les bibles, catholiques ou protestantes, conservent le mot hébreu Satan sans le traduire). — 7. Et l'Éternel dit à l'accusateur : D'où viens-tu? Et celui-ci répondit : Je viens d'explorer la terre et de la parcourir. — 8. Alors l'Éternel dit à l'accusateur : As-tu remarqué mon serviteur Job? car il n'y a pas sur la terre d'homme intègre et droit comme lui, craignant Dieu et évitant le mal. —9. Mais l'accusateur répondit à l'Éternel et dit : Est-ce donc pour rien (gratuitement, d'une manière désintéressée) que Job craint Dieu? — 10. Vous avez mis une clôture (protectrice) tout autour de lui et autour de sa maison et autour de tout ce qu'il possède ; vous avez béni le travail de ses mains , et ses troupeaux sont répandus dans le pays. — Mais étendez seulement votre main, et touchez à tout ce qu'il possède ; vous verrez s'il ne vous maudira pas ouvertement! — 12. Alors l'Éternel dit à l'accusateur : Eh bien ! tout ce qu'il possède est en ton pouvoir; seulement, tu ne porteras pas la main sur lui-même. »

Le ministre accusateur accomplit sa mission : les troupeaux de Job sont frappés de mort ; ses fermes sont brûlées par la foudre ; ses fils et ses filles périssent écrasés sous la maison effondrée. Job est péné-

tré de douleur ; mais il ne murmure point contre le Seigneur ; sa foi ne chancelle pas : « 21 . Le Seigneur m'avait tout donné; le Seigneur m'a tout ôté; que le nom du Seigneur soit béni! » Alors, auchap.II, 4-6, on assiste à la deuxième audience donnée dans le ciel aux inspecteurs généraux. Le dialogue entre TÉternel et l'accusateur recommence presque dans les mômes termes. L'Éternel raille doucement l'inspecteuF de son insuccès auprès de Job ; l'accusateur répond que si Job n'a pas maudit le Seigneur en face, c'est qu'on ne lui a enlevé que des biens extérieurs. « 5. Mais étendez seulement la main, touchez à ses os et à sa chair; vous verrez s'il ne vous maudira pas ouvertement. — 6. Alors l'Éternel dit à l'accusateur : Eh bien I il est en ton pouvoir; seulement, respecte sa vie. »

Il n'est pas possible d'avoir une preuve plus claire, plus décisive, plus saisissante, du rôle qu'à l'origine remplissait l'ange satan ou accusateur; rôle d'un missus dominicus, chargé par le Roi du ciel de dresser contre les faiblesses des hommes un acte d'accusation. Il n'y a donc pas dans le livre de Job trace de la conception philosophique de deux principes, l'un du bien l'autre du mal , en hostilité l'un contre l'autre.

111° C'est encore sous le même aspect que l'ange satan apparaît dans le prophète Zacharie, lequel écrivait vers l'an deuxième du règne de Darius , fils d'Hystaspe, c'est-à-dire 518 ans environ avant J.-C. Voici quel est le sujet du chapitre III de Zacharie, tel que l'interprète le savant M. Reuss : Le peuple qui, après la prise de Babylone par Cyrus , avait suivi Zorobabel en Palestine, se plaignait de la tiédeur du

grand prêtre Josué relativement à la construction du Temple, comme on le voit dansle prophète contemporain Aggée, chap. II. Zacharie, qui probablement était l'ami de Josué , imagina pour le défendre la vision suivante : L'Eternel siège au tribunal céleste ; l'accusateur se dispose à prononcer son réquisitoire ; le grand prêtre Josué , vêtu d'habits sales qui symbolisent la culpabilité , est là debout devant le président. Zacharie suppose que l'Eternel ne veut pas entendre l'acte d'accusation : il a jugé que Josué, par sa piété et ses services antérieurs, est digne d'une large indulgence : « Zachahie, III, 1. L'Eternel me fit voir ensuite Josué, le grand prêtre, debout devantla personne de l'Eternel *, et l'accusateur placé à la droite pour l'accuser — 2. Et l'Eternel dit à l'accusateur : Que l'Eternel t'impose silence, accusateur! Que l'Eternel qui a élu Jérusalem, t'impose silence! C'est ici un tison tiré du feu. » Ainsi, quelques années après la captivité de Babylone, l'accusateur on le satan n'a pas encore changé d'acception ni de rôle chez les écrivains hébreux.

IV Le livre de l'Ancien Testament, les Chroniques (dans les Bibles catholiques, Paralipomènes),2iêté rédigé, après la conquête de l'Asie par Alexandre le Grand, vers le commencement du n 6 siècle avant l'ère chrétienne : on n'en connaît pas l'auteur. A ce moment de l'histoire, les idées mazdéennes ont fait invasion dans les esprits en Palestine.

, Après la prise de Babylone par les Perses, qua-

1. Dans les traductions vulgaires, on a mis « devant l'ange du Seigneur ». M. Reuss fait observer que ce dédoublement est une forme propre à la poésie hébraïque pour dire « la per- 1 sonne même de l'Eternel. »

rante-deux mille Juifs avaient profité de l'édit de Cyrus pour rentrer en Palestine sous la conduite de Zorobabel. Seize années plus tard, Esdras puis Néhémie dirigèrent deux autres immigrations moins nombreuses. Mais ces cinquante ou soixante mille Juifs revenus dans leur patrie, qu'était-ce en comparaison des centaines de mille qui restaient en Perse et insensiblement peuplèrent l'Asie Mineure 1 ? Entre les Juifs rentrés en Palestine et les Juifs répandus dans l'empire perse, riches, industriels, commerçants, banquiers, les relations, loin de subir la moindre interruption, avaient pris uiï grand accroissement. Le rétablissement du Temple à Jérusalem avait ajouté aux liens d'affaires et d'alliances familiales celui de la Foi poussée jusqu'au fanatisme *. Mais, si Jéhovah avait conservé tout son prestige, il n'en est pas moins vrai que l'interprétation des phénomènes naturels avait subi de profondes modifications au contact de la Religion des Perses. Le Mazdéisme, enseigné par Zoroastre, avait, pour expliquer le Mal et le Bien, soit physique, soit moral, une théorie qui correspondait trop bien à la spontanée réflexion de la multitude pour que le dualisme d'Ormuzd, principe du Bien, et d'Ahriman, principe du Mal, n'apparût pas au peuple juif comme l'expression de la vérité. Il en résulta, à la longue, un chan-

1. Dix tribus restèrent au-delà de l'Euphrate. J. Cohen, les Pharisiens, 1. 1, p. 242.

2. Chaque année, à la fête de Pâques, les Juifs accouraient de tous côtés au Temple, en pèlerinage, comme font les Arabes à la Mecque. Même en plein siège de Jérusalem, la foule des pèlerins, au dire de Flavius Josèphe, fut énorme; la plupart périrent, confondus avec les insurgés.

gement radical dans la conception de l'ange accusateur. Jéhovah était tout désigné pour remplir la fonction d'Ormuzd, dieu du Bien; restait à déterminer un équivalent à l'Ahriman mazdéen. Par la pente naturelle des imaginations populaires, c'est le satan qui, simple ministre de Jéhovah, fut élevé peu à peu à la hauteur de son souverain et condamné à être son rival : il fut donc l'Ahriman Juif, comme l'Éternel en était l'Ormuzd.

Au temps où les Chroniques (Paralipomènes) furent écrites, c'est-à-dire après la Conquête macédonienne, l'assimilation du satan à l'Ahriman perse était-elle achevée? Cela est probable ; en tous cas, si les documents sont rares, le texte suivant prouve que la métamorphose n'est pas loin de sa dernière phase : « I Paralipomènes, XXI, 1. Et Satan s'éleva contre Israël et excita David à faire le dénombrement d'Israël. » Il est difficile d'en douter : l'ange accusateur est devenu l'inspirateur du Mal, l'ennemi du Bien, c'est-à-dire Ahriman, adversaire de l'Ormuzd juif, Jéhovah. Ce verset est d'autant plus significatif que, dans le II Samuel (Il Bois des Bibles catholiques), le chapitre XXIV, 1, contient le même fait; mais le conseil de faire le dénombrement n'est pas donné à David par l'Ahriman juif, mais par l'Éternel lui-même : il est clair que ce ne peut pas être dans la même intention ni dans le même but. « II Samuel (Il Bois), XXIV, 1. Et de nouveau la colère de l'Eternel s'emporta contre Israël; il excita David contre le peuple en lui disant : Va compter Israël et Juda. » Le contraste est frappant : 1° Dans les Paralipomènes, le dieu du Mal veut perdre le peuple chéri de Jéhovah ; 2° Dans Samuel ou les Bois, c'est Jého-

vah qui veut corriger son peuple par le châtiment; mais le perdre est loin de sa pensée. Le rapprochement des dates auxquelles furent écrits Samuel et les Paralipomènes explique immédiatement l'esprit opposé qui a présidé au récit du même fait dans chacun des deux» livres. Les derniers chapitres de II Samuel ont été composés avant le règne de Josias, sept siècles avant J.-C, alors que la théorie d'Ormuzd et d'Ahriman, inconnue des classes populaires, n'avait pu altérer le monothéisme mosaïque. Les Chroniques (Paralipomènes), au contraire, datent d'une époque où les Juifs, depuis cinq siècles, vivaient dans l'atmosphère du Mazdéisme et la respiraient à pleins poumons.

V° Au temps de Jésus, l'évolution est terminée; dans les classes ignorantes, l'honnête ministre de l'Eternel, à la suite de transmutations graduelles, représente le génie du mal, antagoniste de son ancien maître, et même son rival heureux; car il règne sur la presque totalité du genre humain. L'ange accusateur est devenu exclusivement l'Ahriman de Zoroastre : c'est avec ce caractère mazdéen qu'il est passé dans le Catholicisme. Sur la terreur, savamment entretenue, qu'inspire à la multitude superstitieuse l'Ahriman judaïsé, repose , en majeure partie, l'autorité de l'Eglise romaine. Oui, c'est un Dieu mazdéen qui a valu et vaut encore à la papauté tant de richesses et de puisssance ! Mais l'appareil terrible et grotesque dont le transformisme catholique a doté son Ahriman emprunté, n'a pu effacer entièrement l'origine hébraïque de l'antique serviteur de Jéhovah. L'ange satan qui, au tribunal de l'Eternel, remplissait les fonctions de ministère public ; l'honnête et

fidèle inspecteur à qui le roi du ciel confiait la mission la plus grave et la plus importante , celle d'établir exactement la valeur morale de chaque homme au moyen du seul contrôle sérieux, l'épreuve; ce serviteur ami de Jéhovah, aujourd'hui transformé en Dieu ennemi, a conservé comme nom propre le mot qui désignait son ministère d'accusateur. Le Satan hébreu est devenu en grec Diabolos, en latin Diabolus, en français le Diable; or Diabolos en grec signifie ^accusateur! C'est ainsi que l'Ahriman catholique, malgré son élévation au rang de divinité, a conservé dans son nom populaire « le Diable » l'indélébile vestige de la fonction qu'il remplissait jadis auprès de Jéhovah.

Les Agitateurs en Judée.

Extrait de Renan, Vie de Jésus, 14 e édition, p. 63. — Les Apôtres, p. 263. — M. Renan a réuni dans un seul cadre les faits suivants qu'on trouve épars dans Flavius Josèphe, édition Panthéon, p. 473, 475, 479, 523, 529, 531, 534, 535, 624, 811 :

« Le recensement ordonné par Quirinius (an 6 de l'ère chrétienne) causa une grande fermentation. Un mouvement éclata dans les provinces du Nord. Un certain Juda, de la ville de Gamala, sur la rive orientale du lac de Tibériade , et un pharisien nommé Sadok se firent, en niant la légitimité de l'impôt, une école nombreuse qui aboutit bientôt à la révolte

ouverte. Les maximes fondamentales de l'école étaient que la liberté vaut mieux que la vie et qu'on ne doit appeler personne « Maître », ce titre appartenant à Dieu seul. Juda fut évidemment le chef d'une secte galiléenne, préoccupée de messianisme et qui aboutit à un mouvement politique. Le procurateur Goponius écrasa la sédition de Juda le Gaulonite ou le Galiléen; mais l'école subsista et conserva ses chefs. »

En l'année 45, la secte de Juda le Gaulonite durait toujours. L'agitateur avait eu pour continuateurs de sa pensée ses fils Jacques, Simon et Ménahem. Jacques et Simon furent crucifiés par l'ordre du procurateur renégat Tibère Alexandre. Quant à Ménahem, il jouera dans la catastrophe finale de la nation un rôle important. L'an 44 , un enthousiaste , nommé Theudas, s'était élevé, annonçant la prochaine délivrance, invitant les foules à le suivre au désert; promettant, comme un autre Josué , de leur faire passer le Jourdain à pied sec ; ce passage était, selon lui, le vrai baptême qui devait initier chacun de ses fidèles au royaume de Dieu. Plus de quatre cents personnes le suivirent. Le procurateur Guspius Fadus envoya contre lui de la cavalerie, dispersa sa troupe et le tua. Quelques années auparavant, toute la Samarie s'était émue à la voix d'un illuminé, qui prétendait avoir eu la révélation de l'endroit du mont Garizim où Moïse avait caché les instruments sacrés du culte. Pilate avait comprimé ce mouvement près du bourg de Tyrathaba avec une grande rigueur. Quant à Jérusalem, la paix désormais est finie pour elle. A partir de l'arrivée du procurateur Ventidius Gumanus (an 48), les troubles n'y cessent plus. L'ex-

citation était poussée à un tel point que la vie y était devenue impossible ; les circonstances les plus insignifiantes amenaient des explosions. On sentait partout une fermentation étrange, une sorte de trouble mystérieux. Les imposteurs se multipliaient de toutes parts. Des personnages, se prétendant inspirés, soulevaient le peuple «t l'entraînaient avec eux au désert sous prétexte de lui faire voir par des signes manifestes que Dieu allait le délivrer. L'autorité romaine exterminait par milliers les dupes de ces agitateurs. Un Juif d'Egypte qui vint à Jérusalem, vers l'an 56, eut l'art, par ses prestiges, d'attirer après lui trente mille personnes, entre lesquelles quatre mille sicaires. Du désert, il voulut les mener sur la montagne des Oliviers pour voir de là, disait-il , tomber à sa seule parole les murailles de Jérusalem. Félix, qui était alors procurateur, marcha contre lui et dissipa sa bande. L'Égyptien se sauva, et ne parut plus depuis. Mais, comme dans un corps malsain les maux se succèdent les uns aux autres, on vit, bientôt après, diverses troupes mêlées de magiciens et de voleurs qui portaient ouvertement le peuple à se révolter contre les Romains, menaçant de mort ceux qui continueraient à leur obéir. Sous ce prétexte, ils tuaient les riches, pillaient leurs biens , brûlaient les villages , et remplissaient toute la Judée des marques de leur fureur. »

398 LES APÔTRtiS.

Signification de Fils de Dieu.

I. — Dans la langue biblique, le nom de Fils de Dieu se donne à ceux qui sont chéris et élus du Très Haut, soit peuple, soit roi, soit homme juste et pieux.

A. « Exode, IV (Jéhovah ordonne à Moïse de parler à Pharaon). — 22. Vous parlerez à Pharaon de cette sorte : Voici ce que dit le Seigneur : Israël est mon fils, mon premier-né. — 23. Je vous ai déjà dit : Laissez aller mon fils, afin qu'il me rende le culte qui m'est dû. »

Ainsi, yoilà tout un peuple qui est Fils de Dieu.

« Osée, XI. (C'est le Seigneur qui parle). — 1. J'ai aimé Israël lorsqu'il n'était qu'un enfant, et j'ai rappelé mon fils de l'Egypte.»

Ce Fils de Dieu, c'est tout le peuple hébreu.

« Sagesse, IX. (Invocation du Sage à l'Éternel). — 7. Vous m'avez choisi pour être le roi de votre peuple, et le juge de vos filles et de vos fils. »

Les fils et les filles de Dieu sont les Hébreux des deux sexes : filiation métaphorique.

B. « Psaume II. (C'est David qui parle). — 6. Pour moi, j'ai été oint pour être son roi (celui de l'Éternel) sur Sion la montagne sainte. — Le Seigneur m'a dit : Vous êtes mon fils, je vous ai engendré aujourd'hui. »

AP'PENDICE. 399

Ainsi, David, fils de Jessé charnellement, est en même temps fils de Dieu métaphoriquement.

« Psaume LXXXIX (des Hébreux). C'est le Seigneur qui parle : — 21. J'ai trouvé David mon serviteur et je l'ai oint de mon huile sainte. — 27.11 m'invoquera en disant : Vous êtes mon père, vous êtes mon Dieu et le Rocher où je trouve mon salut. »

a II Samuel (ou II Rois des Bibles catholiques). Jéhovah ordonne à Nathan d'annoncer à David que lui, Jéhovah, donnera le trône d'Israël à Salomon, fils du roi; c'est Salomon qui bâtira le temple de Jérusalem. — VII, 13. Ce sera lui qui bâtira une maison en mon nom, dit Jéhovah ; et j'établirai le trône de son empire à jamais. — 14. Moi-même, je serai son père, et lui-même sera mon fils. »

Ainsi, Salomon, fils de David par la chair, deviendra fils de Dieu par élection, par adoption métaphorique.

G. « Sagesse, IL Complot des Méchants contre le Juste. — 13. Le Juste assure qu'il a la science de Dieu, et il s'appelle le fils de Dieu. — 16. Il se glorifie d'avoir Dieu pour père. — 18. S'il est véritablement fils de Dieu, Dieu prendra sa défense. »

Toujours la filiation métaphorique.

« Sagesse, V. Étonnement des méchants à l'égard de l'homme juste. — 5. Comment se trouve-t-il élevé au rang des Enfants de Dieu? Et comment a-t-il son partage avec les saints? »

« Ecclésiastique, XXIII. Invocation au Seigneur. — 1 . Seigneur, qui êtes mon pb % e et le maître de ma vie. — 4. Seigneur, qui êtes mon père et le maître de ma vie. »

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