LES COURBES INTÉGRALES
Nous rappelons ICI quelques-unes des principales propriétés des courbes intégrales, dont l'emploi permet de résoudre rapidement de nombreux problèmes ou lintes eration graphique peut être avantageusement substituée
aux méthodes ordinaires du calcul direct (*).
(:) Il ne nous est pas possible, sans sortir du cadre de cet ouvrage, d'étudier les cas multiples où la courbe intégrale et par suite les inté-
Courbes différentielles et courbes intégrales.
Soit ABC (ji. 53) une courbe donnée dont l’équation
est supposée résolue par rapport à Y Y = f(x).
On sait que l’aire 4aÀ Bb comprise entre la courbe, l’axe
des x et les deux ordonnées d’abscisses & et b, a pour
Az [ rt.
Construisons alors une courbe en portant, à partir
expression
d’une droite quelconque parallèle à Ox, et sur chaque ordonnée de la courbe ABC, des longueurs proportion-
nelles à l’aire limitée à cette ordonnée, telles que " KY — Î f(x) de.
On a une courbe A/B'C! qui est la courbe intégrale directe du premier ordre de la courbe donnée.
Au lieu de considérer l'aire comprise entre la courbe et
graphes, trouvent leur application. La brochure déjà citée d'Abdank- Abakanowiez en contient plusieurs exemples. Nous citerons en particulier : l'étude de nombreux problèmes de résistance des matériaux et la théorie des voûtes, la résolution des équations numériques de degré quelconque, la détermination de la résistance des trains à l’aide du pendule d'inertie de M. Desdouits, l’étude des problèmes de déplacement et de stabilité, en architecture navale. On pourra consulter également sur ce dernier sujet la Théorie du Navire de MM. Pollard et Dudebout, Tome I (Gauthier-Villars, 1890) et une communication faite par J.-G. Johnstone à la 48° session de l’Znstitut of Naval Architects., 22 mars 1907.
l’axe des x, on peut considérer l'aire «A Bb', comprise entre l'axe des y, la courbe et des droites parallèles à Or.
L'expression de cette aire est
Di a= f æ dy,
et, en construisant une courbe ayant mêmes ordonnées
Fire:
que la courbe A BC et dont les abscisses sont respective-
KX= f x dy,
on a une deuxième courbe intégrale qui est la courbe inté-
ment X, telles que
orale complémentaire du premier ordre de ABC.
Les courbes ABC, A B' ont de même chacune deux courbes intégrales. Donc en tout quatre courbes intégrales du deuxième ordre pour la courbe donnée ABC.
On peut construire par les mêmes procédés des courbes intégrales du troisième et du quatrième ordre.
Les définitions précédentes permettent de mettre en
lumière un certain nombre de propriétés des courbes inté-
grales, dont la démonstration est immédiate.
I. Le coefficient angulaire en un point de la courbe intégrale est proportionnel à l’ordonnée correspon-
dante de la courbe ABC.
En effet, soit
KY — fc) de + Le
l'équation de la courbe intégrale.
Le coefficient angulaire de la tangente en un point est
dY dY 14 KR JC
De même, il est évident que le coefficient angulaire en un point de l'intégrale complémentaire est proportionnel à l’abscisse de la courbe donnée.
Il résulte de cette première proposition que si, pour chaque point B de la courbe donnée, on porte à parur du pied b de l’ordonnée, suivant l’axe des + et dans le sens
négalif, une longueur —K, la droite aB est parallèle à la
tangente au point B, correspondant de la courbe intégrale Hireéter(yeg. 59).
C’est cette propriété de la droite aB, appelée directrice,
Ho 75;
que nous trouverons utilisée dans la construction des intégraphes.
Zmurko a également indiqué un procédé rapide pour la construction de la courbe intégrale en la considérant
comme l’enveloppe des droites telles que a, B, (").
IE, La courbe intégrale directe du premier ordre d’une droite parallèle à Ox est une droite inclinée
passant par l’origine.
En effet, soit y — à l'équation de cette droite ; celle de la courbe intégrale est
Y — alr = aAr£ecC.
(!) ABDANK-ABAKANOWICK, Les integraphes et la courbe intégrale.
La constante c est nulle, car pour æ=0o, Y—=o, donc Y= ax.
IT. La courbe intégrale du premier ordre d’une droite inclinée passant par l’origine est une parabole du second degré, ayant pour axe, l’axe des y.
Soit en effet y = a x, l'équation de cette droite; celle
de la courbe intégrale sera : ï EE fr dx = fax dx = -ax?+ C.
e/ LE 2
C est nul, donc
ce qui démontre la proposition.
De même, la courbe intégrale de la parabole précédente
Fiat
est une courbe du troisième degré passant par l’origine où elle présente un point d'inflexion et a pour langente
l'axe des x, etc.