ACTE l'HEMlEH
Certes, non, il n'est quo trop sincère.
MADAME JACQUELIN
Et son liumeur noire, ses idées baroques l'empêchent d'agir, de se relever.
JACQUELIN
C'est un esprit inquiet, Imaginatif... un rêveur.
LEROY
Ce qu'on appelle un original.
MADAME .JACQUELIN
Ah ! ça, vous pouvez le dire! (Oa aperçoit à travers le vitrage, dans le jardin, Maurice, en costume de chasse, un
fusil sur l'épaule.,) Tenez! le voyez-vous! Il vient maintenant chez nous presque tous les jours.
JACQUELIN
Et, ma foi, il est tous les jours le bienvenu! (a Maurice qui s'arrête sur le seuil.) Entrez, Maurice ! Entrez! Vous ne nous dérangez pas... nous sommes avec un ami.
SCExXE IV Les Mêmes, MAURICE.
MAURICE, entrant et se débarrassant de son fusil.
Avec moi, ça en fera deux, dans votre maison, monsieur .lacquelin, puisque vous voulez bien m'accorder ce titre.
JACQUELIN
De grand cœur, mon cher Maurice.
MAURICE
Et m;idame JuL'quelin aussi?
MAUAME JAGQUELIN.
Certes, mon enfant, vous avez toute ma sympathie.
MAURICE
Et vous toute ma roconnaissunce... Quel précieux cadeau vous m'avez fait avec vos fleurs do tilleul I Leur infusion délicieusement parfumée, sucrée au miel de sainfoin, m'a procuré une nuit parfaite, un sommeil sans rêves que je ne connaissais plus depuis de^ années.
.TAGC'UELIN.
C'est donc ça que vous avez l'air si gaillard, équipé en chasseur! Avez- vous tué du gibier au moins?
MAUUICE.
Non, bredouille!
JACOUELIN.
Vous réusssirez mieux une autre fois, quand vous serez tout à fait d'aplomb, grâce aux rei'.ettes de ma femme, car elle en a pour tous les maux, y compris la neurasthénie, la maladie à la mode, la maladie des Parisiens !.. Mais il faut que je vous présente l'un à l'autre. (Eaisant les présentations.) Monsieur Maurice Maugray, un compatriote de naissance, monsieur Leroy dont je vous ai parlé souvent.
MAURICE, donnant la main à Leroy.
En-elïet!
Oui, souvent, ça ne m'étonne pas. Dans la con-