‹ Les appeleurs; piece en trois actesChapitre 47 sur 68 · ACTE DEUXIÈAIE · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈAIE

Il faudrait monseigneur l'Evêque et avec lui des raisons valables que vous n'aurez certainement point. Maintenant, je vous en préviens, et je connais ces questions-là aussi bien que M. l'abbé Gaucher, au cas où vous auriez, rien que la durée d'une seconde, l'idée de vous soustraire à votre obligation sacrée, c'est dans votre frère que vous seriez punie... S'il meurt là-bas dans les supplices, ce sera que vous aurez péché par pensée... Ah! oui! prenez garde! Et dites-vous bien qu'en écoutant avec complaisance votre amoureux, vous souhaitez indirectement la mort de votre frère...

GERMAINE

Oh ! Victoire !

VICTOIRE

Ça va de soi, comprenez donc, puisque sa mort seule vous rendrait libre de vous marier! Aussi, à votre place, c'est moi qui ne fréquenterais plus M. Maugray, qui le chasserais comme un tentateur, comme un véritable démon... Je vous laisse... (Reprenant son panier.) Toute la joumée, en faisant mon ouvrage,je réciterai à l'intention de monsieur Pierre, l'oraison pour les voyageurs et les agonisants, mais vous vous souviendrez que son salut dépond de vous, d'abord.

GERMAINE

Va, va, je me souviendrai que je suis sa sœur 1

Victoire sort par la gauche en même temps que Maurice entre précipitamment par le fond-

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