GERMAINE, MAURICE
MAUIIIGE, très omu.
Je viens de voir Leroy... Victoire vous a dit...
GERMAINE
Tout! Que penser? Que faire? Parlez-moi franchement, je suis forte.
Rien n'est désespéré, selon moi... Je serai cette nuit à Paris, j'ai des relations au ministère de la guerre, je pourrai être renseigné utilement par télégraphe, je me consacrerai corps et âme au salut de celui qui vous est si cher, et tout ce qui est humainement possible sera tenté sur-le-champ.
GERMAINE
Merci ! Merci !
MAURICE
Le premier train passe à sept heures... Je dirai à vos parents que j'ai trouvé à la Croix-Blanche une lettre d'aifaires, une dépêche...
GERMAINE
Alors, ils ne sauront encore rien?
MAURICE
Rien; c'est convenu avec Leroy, qui se charge d'obtenir le silence de Victoire. Il ne faut pas qu'ils aient tme seule minute d'angoisse, les bons, les chers auiis ! Je veux qu'ils apprennent à la fois les dangers qu'a courus votre frère et sa délivrance ! Je veux qu'aucune inquiétude ne trouble leurs âmes privilé-