SE ANATOMIE PATHOLOGIQUE
(due à l'obligeance de M. le professeur Bose)
Examen macroscopique. — Appendice normal; un peu congestionné sur sa surface séreuse.
Examen microscopique. — On à examiné une quantité considérable de coupes débitées en série, colorées par lhématéinéosine et l'hémato-xyline van Gieson. Examinées à un faible grossissement (/ig 1), on constate l’existence d’une appendicite folliculaire intense avec ulcérations multiples: les unes limitées, superficielles ; d'autres étendues, anfractueuses (4, fig. 1) et profondes, plongeant dans la sous-muqueéuse (fig. 2). Les follicules, très augmentés de volume (fig 3), viennent pour la plupar affleurer la surface intestinale (fx, fo, fig. 1; f, fig. 8), el un grand nombre subit la dégénérescence à point de départ superficiel qui constitue le début des ulcérations déjà signalées ou une dégénérescence centrale (/, fig. 3) qui arrive à constituer des cavités dégénératives dans l'épaisseur des follicules (fx, fig. 1). Mais les ulcérations ne sont pas toujours en rapport avee une désagrégation des. follieules hypertrophiés et dégénérés; elle débute par une nécrose de l’épithélium de revêtement (7, fig. 1 ; ep, fig. 2) qui & zagne les glandes (7, r, fig 1), les espaces interglandulaires (m, m, m, fig. 2; — t, t, fig. 3).et pénètre soit dans l'épaisseur . Re soit directement (£, fig. 1) jusque dans la sous-muqueuse (x, fig. 2) après deslruclion de Ta museularis mucosæ (mu, fig. 4 — mus, fig. 2).
Fig. 1. — Coupe totale de La paroi appendiculaire dans toute son épaisseur,
me. Be Au point où débute le processus ulcératif (fig. 3) on constate ordinairement l'existence de petits amas surélevés, limités ou assez étendus (am, fig. 8); au contact de la surface muqueuse on constate ordinairement, dans ces amas, des oxyures (0Œ, 0%, ox, fig. 3) et des œufs d’oxyures (ou, fig. 3).
FIG. 2. — Ulcération profonde atteignant la sous-muqueuse.
Le processus inflammatoire est très ancien, à poussées aiguës; ear à côté des phénomènes d'infiltration (in, fig. 1; in, fig. 3) et de la nécrose de la muqueuse (r, {, fig. 1; l, L, fig. 3; ep, fig. 2) et des follicules (fx, fig. 1), on constate que la sous-muqueuse est très épaissie, formée de travées
‘conjonctives scléreuses (se, se, fig. 1; co, fig. 3) qui, par endroits, sont en contact direet avec le fond des ulcérations profondes (fi, fig. 2). En ce point, on note dans ce tissu seléreux des espaces conjonetifs très dilatés (do, fig. 1), dont certains, irrégulièrement arrondis, forment de véritables cavités
FiG. 3. — Amas d'oxyures à la surface de la muqueuse; début du processus ulcératif.
: ; Cr PAST 2 1 s2:1m 1 (WA ortainesg remkystiques, les unes vides (#, fig. 1: ky, fig. ?), certaines rem plies par une masse (NW, fig. 1), à coloration méta-chromatique, par l’hématéine qui: démontre l'existence d'une masse dégé-
nérée.
ie La couche musculaire est dissociée par le tissu scléreux de la sous-muqueuse (mr, fig. 1); en certains points, en partieulier | au niveau des ulcérations profondes, les fibres musculaires ont en partie disparu et sont pénétrées par de larges travées fibreuses à larges espaces conjonctifs.
FiG. 4. — Réaction péritonéale avec cavités enfermant des oxyures.
Il existe une réaction péritonéale et épiploïque chronique très accentuée (rc, fig. 1; rc, fig. 4) avec formation de placards seléreux étoilés, enférmant des amas de tissu adipeux selérosés (ad, fig. 1; ad, fig. 4). Au niveau de certaines préparations, la réaction seléreuse péritonéo-épiploïque forme une couche très