PROBATION SYSTEM
18 pourvoi, 13 pour turbulence, 230 s’engagèrent à s’amender.
Sans cloute, beaucoup de ces engagements ne furent pas tenus, mais ils ont eu cependant de véritables effets. L’agent déclare cpie près de 93 p. 100 des personnes mises sous sa surveillance dans l’année précédente se sont bien conduites et ont été acquittées définitivement; 13 personnes, reconnues incorrieibles, ont été condamnées à subir leur peine.
L’expérience de ce système a été si concluante, c[u’une loi de 1880 en a étendu rapplication à l’Etat de Massachusetts tout entier, en autorisant chaque ville ou commune à nommer un Prohation officer investi des attributions énumérées dans la loi de 1878, ou à confier ces attributions à un employé de la police.
Depuis cpie cette loi est entrée en vigueur, (1886) (1), sur 121 individus admis à l’épreuve [on probation), 38 ont été libérés définitivement, après avoir rempli d’une manière satisfaisante les conditions de leur condamnation conditionnelle ; 33 sont encore dans le stage d’épreuves; 9 ont été arrêtés à nouveau et traduits devant les magistrats, et 1 s’est échappé.
Toutefois, sur 329 cas d’un autre district, de Pioxbury (dont 163 d'ivresse, 38 de vol, 12 de suppression d’enfants), 46 ont été condamnés plusieurs fois encore. — Sur 809 cas du district de Suflolk , 31 furent condamnés, 12 s'enfuirent, 306 s’engagèrent, 44 s'employèrent.
Cette grande variabilité ne peut dépendre (pie de l’aptitude plus ou moins grande de l’agent.
(1) (Congrès de Saint-PcLersl)Oiirg, 1891.
'l'i LKS APPLICATIONS DK l’aNTHROPOLOGIE CRIMINELLE
Donc la mesure est bonne, mais elle dépendra trop de l’habileté du personnel qui doit l’appliquer, et toujours lorsqu’elle se bornera aux criminels d’occasion.
Ei.mira reformatory. — Mais l’effort plus puissant pour la réforme individuelle de la jeunesse, lenté dans ces derniers temps, est la maison de l’cforme d'Elmb'a.
Cette célèbre maison de correction, qui a servi de modèle à tant de pénitenciers en projet ou en construction dans le Massachusetts, la Pensylvanie, rOhio, le Minnesota, le Kansas, le Texas, la Californie, etc..., et qui a motivé tant de réformes dans les systèmes pénitentiaires de presque tous les Etals de l’Enion, a été admirablement décrite par M. Dubois, dans la Revue 'pénitentiaire de 1890, p. 180-192, et dans deux publications spéciales, par Winter et par Wey (1).
C’est une grande maison correctionnelle, destinée à recevoir les individus âgés de seize à trente ans, condamnés pour la première fois. — Elle fut bâtie en l’année 1876, et coûta 1 million 885,565 dollars.
Sa surface est de 280 acres (150 hectares environ) dont une partie est disposée pour l’agriculture et cultivée par les détenus mêmes.
L’administration de cet établissement est confiée à un comité de cinq gentlemens, nommés par le gouvernement de l’Etat.
^!/ Reformatory^ par Alexandre Winter; 15* rap-
puri au Conseil Administration d’Eimira, pour l’année finissant au 30 septembre 1890. — Pliysical and Industrial Irai
phisician to the Elmira, 1888,
l’ROBATlON SYSTIÎM
Organiaation de V institution. — La conception du fondateur, M. Brockway, qui déclare avoir puisé ses idées dans mon Uomo delinquente, est : que l’introduction de peines indéterminées ou illimitées (du moins jusqu’au maximum fixé par la loi pour chaque infraction) est nécessaire à l’établissement d’un système moral, logique et efficace ; qu’il ne suffit pas de séparer les délinquants d’habitude des délinquants d’accident , les passionnels des instinctifs; qu’il faut appliquer à chacun le traitement qui convient à sa nature, de même que dans un hôpital chaque malade est traité d’une manière particulière. Ce traitement doit consister : au physique, dans le développement du système musculaire, douches, massages, gymnastique, bonne diététique ; au moral, dans raffermissement de la volonté en constituant le détenu son propre maître et l’artisan de sa libération. Cette libération {on parole) lui est accordée dès qu’il s’est montré amendé et capable de se suffire à lui-même.
Le prisonnier, à son arrivée, est assujetti à un bain de propreté et vêtu de l’uniforme de l’institut.
Ensuite, il est photographié, enregistré, visité par le médecin et vacciné.
Pendant deux jours, il est enfermé en cellule pour réfléchir sur son crime et se préparer à la réforme.
Le troisième jour, il est conduit chez l’intendant, qui fait sur son tempérament, son esprit et son caractère, toutes les recherches nécessaires, afin de lui appliquer la méthode de traitement la plus convenable.
Les prisonniers sont séparés en trois catégories :
La première comprend les bons.
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