ÉTAIN
L'électrolyse s'emploie avec succès pour séparer l'élain des déchets et rognures de fer-blanc. C'est le seul procédé qui permette d'obtenir directement de l'étain métallique et des riblons exempts d'étain, vendables aux usines à fer.
On a opéré d'abord avec des bains acides. L'étain se précipite seul à la cathode, mais il n'est pas parfaitement pur et Ton dissout trop de fer. On ne peut pousser le travail jusqu'au bout, à cause de la teneur croissante en fer de la liqueur; il reste donc des riblons encore chargés d'étain, et l'on doit achever leur traitement par des procédés chimiques.
L'emploi des bains alcalins paraît préférable; on commence avec une dissolution de sel marin (12 pour 100) additionnée de quelques centièmes de soude caustique. Cette liqueur dissout spontanément l'étain à 4o° ou 5o°, et s'enrichit peu à peu. On doit entretenir l'alcalinité par des additions de soude. Les rognures, tassées dans des paniers en fer, servent d'anode; des feuilles de fer-blanc forment les cathodes. La densité du courant ne doit pas dépasser i5o ampères par centimètre carré. La tension, faible au début, augmente jusqu'à 3 volts à mesure que la dissolution se charge. On doit arrêter quand la concentration est trop grande. On obtient ainsi une certaine quantité de slannate de soude comme sous-produit. L'étain spongieux déposé doit être refondu.
Aucun procédé d'électrolyse pratique n'a été essayé jusqu'à présent pour extraire l'étain de ses minerais.