‹ Les applications de l'électrolyse a la métallurgieChapitre 14 sur 18 · V. I,K VERRIER · texte numérisé non relu

V. I,K VERRIER

Ihode. Le bain élait une dissolution de sulfate de plomb dans l'acétate de soude. L'argent resté en boue à l'anode était recueilli dans des sacs de mousseline. La force éleclromotrice élait d'environ 10 volts pour trente cuves; la densité du courant, de 20 ampères par mètre carré. Un courant de 2000 ampères déposait par cuve environ ioo kg par jour.

D'après Halske, la plus grande partie du zinc et du bismuth se dépose avec Je plomb. Le dépôt est dendritique et il faut le racler souvent pour éviter les courts circuits. D'après les expériences de Borchers, les chiffres indiqués pour le régime électrique semblent faibles. La tension devrait atteindre au moinso volt ,5etil faudrait compter une force de 8 à 10 chevaux par tonne de plomb affinée par jour.

Le procédé a été abandonné. Il est lent et plus coûteux que la séparation par voie sèche. Il suppose d'ailleurs deux fusions du plomb, avant et après.

A Hoboken, on a traité pendant quelque temps par électrolyse l'alliage mixte de plomb-zinc-argent, qu'on obtient en affinant le plomb d'œuvre par le zinc. Les électrodes étaient des disques tournants, soumis à un brossage continu. Le zinc seul se dissout dans l'éleclrolyte (sulfate de zinc). Les deux autres métaux restent en boue à l'anode.

Ici, il s'agit d'un produit très riche en argent, pour lequel l'éleclrolyse est mieux justifiée. Néanmoins, on est revenu à l'ancien procédé de distillation.

Page 1