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AFFINAGE DE L'ARGENT

Le procédé Mœbius est employé au Mexique, en Pensylvanie et à Hambourg pour l'affinage des huilions cuivreux, et parait donner de bons résultats. L'électrolyte est une solution concentrée de chlorures alcalins, additionnée d'acides azotique et sulfurique, ou une dissolution d'azotate d'argent avec -j^ d'acide azotique libre. L'argent et le cuivre de l'anode s'y dissolvent ; l'argent seul se dépose à la cathode si le voltage n'est pas trop fort. Le cuivre reste dissous dans le liquide, à condition que celui-ci soit suffisamment acide, et qu'il ne devienne ni trop

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pauvre en argent ni trop riche en cuivre. L'or et le platine restent à l'anode.

Les plaques d'argent, de o m ,25 de large sur o m ,4o de long, sont suspendues en files de quatre à des tringles transversales

Fig. i5.

et forment l'anode, enfermée dans un sac de mousseline. Les cathodes sont des lames minces d'argent. Le dépôt forme des filaments que des racloirs mobiles sur rails font tomber. La cuve porte un faux fond et une toile filtrante {fig. 1 5). A Ham-

bourg, une force nominale de 25 chevaux permet de traiter une tonne d'argent par jour. Il y a 70 bains en série. Le courant est de ioo 4 volts et i5o ampères, ce qui fait plus de 3oo ampères par mètre carré.

L'inventeur a fait breveter récemment un appareil qui semble très bien combiné pour réaliser l'électrolyse continue. Les anodes plongent dans des vases dont le fond est formé par un diaphragme poreux qui peut s'enlever facilement. La cathode est une toile sans fin, recouverte d'argent, qui vient passer sous ces vases. Le dépôt boueux qui s'y forme est ainsi transporté d'un mouvement continu vers l'extrémité de la cuve, où il tombe sur une autre toile inclinée, frottant contre la première; cette seconde toile remonte hors du bain fig. 16). La surface de la cathode se trouvant sans cesse ra-

Fig. 16.

fraîchie, on évite les courts circuits. Les dépôts qui se forment à l'anode sont facilement enlevés avec les diaphragmes sur lesquels ils tombent.

Le schlamm aurifère qui reste dans les sacs doit être traité à l'acide azotique pour achever de dissoudre l'argent.

Le procédé s'applique surtout à l'argent contenant très peu d'or. L'affinage par les acides convient mal à ce cas particulier et offre l'ennui des vapeurs sulfureuses qui se dégagent. L'argent doit être amené d'abord, autant que possible, au titre de 95 pour 1.00. L'électrolyse des alliages riches en cuivre se fait beaucoup moins bien.

Borchers indique un appareil intéressant {fig. 17) pour traiter sous forme de grenailles les alliages qui donnent des précipités lourds : la cuve est évasée par le haut, le compartiment cathode est cylindrique et fermé ; du côté des anodes, la cloison

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est double, à parois perforées, l'interstice rempli de matières filtrantes, et ne va pas jusqu'en bas. Les grenailles sont tassées d'un côté de cette cloison, et une tige amenant le courant plonge au milieu d'elles. Le liquide arrive sur la cathode et passe dans le compartiment anode qu'il parcourt en montant. Il se déverse du côté opposé. On soutire les boues par le bas. On peut aussi injecter une partie de la solution par le fond.

Quand le filtre est bien tassé, il n'y a presque pas de passage du liquide entre les deux compartiments. Le courant ascendant, dont on peut régler la vitesse, produit une sorte de séparation mécanique des schlamms.

La feuille cylindrique formant cathocje tourne sur des galets et reçoit le courant par un balai. Sa grande surface permet l'emploi de courants intenses.

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