PEPREPIRONE NERO RENE PIE ARE UT
ron 4o millimètres de déviation à une distance de- > mètres du miroir. Le thermogalvanomètre présente une inertie trop grande pour qu’on puisse 4 suivre une dépêche par traits et points. Mais c’est à le seul instrument qui donne des résultats précis sur l'énergie dans l'antenne. Son montage et sa, théorie sont les plus simples, c’est pourquoi il a été décrit avant les autres détecteurs dont le fonctionnement présente encore quelques points obscurs au point de vue théorique, tout en étant d'un usage plus facile pour la majorité des expérimentateurs.
2 Détecteur électrolytique.
Le détecteur électrolytique ou détecteur de Ferrié est celui qui intéresse davantage les amateurs de. télégraphie sans fil, en particulier tous ceux qui désirent recevoir les signaux horaires. Le
Cet appareil se compose tout simplement d’un vase de verre contenant de l’eau acidulée où plongent deux électrodes de platine. L'une de ces électrodes est extrêmement fine. C’est un fil d’un cen-! tième de millimètre de diamètre rasé à la surface du tube de verre où il est scellé. L'autre électrode est un large fil.
Il est facile de construire soi-même un détecteur ; on se procure du fil de diamètre variable depuis om o1 jusqu'à o"® 03 (1). Les fils fins ou à la Wollaston ont été étirés dans une enveloppe d'argent. II
(1) On trouve de ce fil chez Heraus, à Hanau, et à Paris, chez Quenessen, 56, rue Montmartre. La maison Ducretet, à Paris, fabrique et livre au public d’excellentes pointes qui donnent toute satisfaction,
EE
“Gt
PRINCIPE DES APPAREILS DE RÉCEPTION Gi
faut dissoudre cette enveloppe dans l'acide azotique avant le montage(fig. 27). On étire un tube de verre ‘de faible diamètre en laissant une ouverture suffisante pour le passage du fil. On introduit alors dans la cavité un morceau de fil suffisant pour qu'il dépasse des deux côtés. On ferme le tube à la lampe et on rassemble du verre à l'extrémité, en faisant tourner cette extrémité dans la flamme. On coupe ensuite Île bout du fil qui dépasse et on l’arrase en l’usant sur du papier de verre très fin. Si l’on dispose d’un microscope, on s’assurera que le fil ne présente pas une surface rugqueuse où un champignon d’aplatissement à son extrémité. On verse alors quelques gouttes de mercure à l’intérieur du tube et on établit le contact avec le reste du circuit au moyen d’un fil de cuivre. |
M. Bey, contrôleur des signaux électriques à la Compagnie de l’Est, indique la méthode suivante pour l'obtention d’un bon détecteur.
On se procure un fil de platine de 5/100° de millimètre, que l’on étire aussi fin que possible : dans un
Fig: 27:
tube de verre, que l’on a travaillé à la lampe pour lui donner l’étranglement représenté ci-contre, on JDD place un morceau de ce
ee fil (fig. 28). On chauffe le tout, puis on laisse refroidir de telle façon que le fil soit bien noyé dans la masse du verre. Ensuite, à
Fig. 28.
l’aide d’un mince jet de flamme, on ramène au rouge la partie médiane du tube dans laquelle le fil de platine est emprisonné, et on étire légèrement; le fil s’allonge et son diamètre diminue,
Après une série d'opérations de ce genre, on examine à quel endroit du tube le fil a été le plus réduit, et on casse en ce point IT; ce qui donne ainsi deux tubes. En frottant l'extrémité de la cassure sur de la toile émeri fine, on amène le fil à effleu= rer rigoureusement l'extrémité du tube (9).
Le diamètre de la seconde électrode peut être absolument quelconque. Les expériences avec des électrodes de différentes surfaces n’ont pas donné de résultats suffisamment probants.
La concentration du liquide n’a pas une très grande influence. Celle qui correspond au maximum de conductibilité, ou 1/10° en volume environ, convient bien à la construction du détecteur.
L'expérience a montré la nécessité de bien isoler les deux électrodes l’une de l’autre dans un bouchon de paraffine ou d’ébonite. Si, à l'endroit où les deux fils traversent le bouchon, il s’est produit entre eux du grimpage de sel ou d'acide, le fonctionnement est altéré.
La seconde électrode n’est pas nécessairement en platine. M. Jegou la construit en plomb. Un vase de plomb servant de cathode contient le liquide et la seconde électrode ou bien encore on entoure la pointe sensible d'un gros fil de plomb. Le fonctionnement de ce détecteur ne diffère du précédent que par la force électromotrice utilisée pour la sensibilité maxima.
Théorie. — Le détecteur électrolytique n'est donc autre chose qu'un voltamètre à électrodes de platine dissymétriques.
Quand un voltamètre a ses électrodes de platine symétriques, c’est-à-dire de même surface, la force électromotrice nécessaire pour produire l’électrolvse visible avec dégagement de bulles gazeuses, a une valeur bien déterminée voisine de 1" 56. Pour cette valeur de la force électromotrice, on voit se dégager
de l'oxygène sur l’électrode par où le courant entre ou anode et de l'hydrogène sur l'électrode par où le courant sort ou cathode. (L'anode est én communication avec le pôle positif de la source électrique, pile ou accumulateur, la cathode est reliée au pôle négatif.)
Mais si les électrodes ont des surfaces très différentes (pointe fine et lame ou gros fil), la force électromotrice pour laquelle l’électrolyse visible a lieu est toute différente. Pour 1",08 il y a déjà sur la pointe une électrolyse, avec apparition de bulles visibles au microscope. Le temps pendant lequel l'électrolyse dure dépend du rapport des surfaces des électrodes ; il peut atteindre plusieurs heures si la grande électrode a plusieurs décimètres carrés de surface.
Pendant que ce dégagement de bulles a lieu, la petite électrode est déjà polarisée : si le dégagement dure aussi longtemps, cela tient à ce que l’électrode large n'est pas encore polarisée. Lorsqu'elle le sera complètement, le dégagement cessera ; c’est pourquoi il dure d'autant moins que la seconde électrode est
de dimension plus voisine de celle de la petite.
Pour montrer que cette explication est exacte, il
suffit, quand la polarisation est atteinte, de sortir la grande électrode, de la chauffer dans une flamme, de laisser refroidir, puis de la remettre en place. L’élec-. trolyse reprend aussitôt, sans qu on ait eu besoin de toucher à la pointe fine complètement polarisée. . Ces phénomènes se produisent dans le détecteur : si, après sa fabrication, on établit entre les électrodes une force électromotrice croissante en intercalant un galvanomètre dans le circuit, on obtient un accroissement subit du courant, accusé par ie galvanomètre, dès qu'on atteint une force électromotrice un peu supérieure au volt. Le courant diminue ensuite d'autant plus vite que les deux électrodes sont de dimensions plus voisines.
Il faut d'ailleurs remarquer que, si ces phénomènes se produisent aussi bien quand la pointe est anode ou cathode, il existe néanmoins une dissymétrie complète entre la polarisation anodique et la polarisation cathodique du platine (©), comme le montrent les courbes de charge de ces électrodes relevées à l’oscillographe. La polarisation cathodique est immédiate, la polarisation anodique exige un certain temps. Si donc un courant alternatif traverse un voltamètre dissymétrique, deux alternances successives de signes contraires ne détruiront pas exactement leurs effets et un train d'ondes passant dans le voltamètre y produira une polarisation dans un sens déterminé. Le voltamètre polarisé, fermé sur le circuit d'un galvanomètre, donne naissance à un courant continu de la pointe fine vers la large électrode à l’intérieur du voltamètre (fig. 29).
Crrouit
Détecteur
Potentiomètre
Circuit
Téléphon
Fig. 29.
Or, le détecteur électrolytique s'emploie, en télégraphie sans fil, aux grandes distances, avec une force électromotrice auxiliaire. On met aux bornes, en dérivation, un potentiomètre où compensateur dont on peut régler la force électromotrice à volonté,