‹ Les applications sociales de la solidarité, leçons professées à L'École des hautes études sociales;Chapitre 10 sur 72 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

discussions théoriques de l'année précédente : « le devoir social, qui naît de la solidarité de fait entre les hommes, peut-il trouver — comme une dette véritable — sa contre-partie dans des obligations non plus seulement d'ordre philosophique et moral, mais positif et juridique? Et s'il en est ainsi, comment trancher la difficulté maîtresse de cette transformation? Gomment faire le lot de chacun dans le droit de tous, comment particulariser les obligations nées du devoir commun, comment diviser justement et pratiquement cette indivisible somme de charges solidaires ^ ? »

(( C'est, répond M. Paulet, ce qu'on ^^eut rechercher d'une façon concrète, dans la vision directe d'une législation qui existe et qui vit. Car en cette matière aussi la marche n'est peut-être pas la plus mauvaise démonstration du mouvement. ))

Et avec une clarté décisive, le conférencier nous montre comment en effet la loi de 1898 a résolu ce problème de la répartition de la dette sociale que théoriquement on nous disait être insoluble.

Il ne s'agit plus en effet de la solidarité purement morale et volontaire, dont on consentait à acquitter les obligations par esprit d'humaine fraternité : « La loi de 1898 n'est qu'en très faible partie, dit justement M. Paulet, du domaine de la solidarité volontaire. Elle traduit pour des groupements définis (patrons, ouvriers, Etat), et à raison de faits déterminés (risques

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