‹ Les applications sociales de la solidarité, leçons professées à L'École des hautes études sociales;Chapitre 16 sur 72 · JU · texte numérisé non relu

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La débilité ou faiblesse congénitale est assez fréquente, puisque dans notre service d'hôpital 10 pour i.ooo des enfants naissent dans cet état. Sur i.ooo décès survenus en France, dans la première année, la faiblesse congénitale en causerait 177.

Les autres causes, les maladies contagieuses, la tuberculose, etc., amènent plus rarement la mort.

Oa peut, en outre, invoquer certaines conditions particulières dans lesquelles se trouve l'enfant.

En premier lieu, l'ûge est un élément dont il faut tenir compte. M. Bertillon père, dans son article du Dictionnaire encyclopédique, paru en 1879, a donné des chiffres et des courbes très instructifs. Il a montré que la mortalité est surtout considérable pendant le premier mois, les premières semaines, les premiers jours.

Depuis 1879, les choses n'ont pas changé; des chiffres plus récents, tirés des documents publiés par le D" Maurel (fig. 7), indiquent la mortalité par jour des enfants de o à i an pendant l'année 1896 :

De 0 à [\ jours,

1 meurt en F

rance :

De 5 à 9 jours,

De 10 à 20 jours,

De 20 à 3o jours,

Dans le 2^= mois,

Dans le 3^ mois,

Dans les 4"^ 5e et G«

mois,

3ii

De G mois à 1 au.

ifants

par j(

En résumé, il est mort, dans le premier mois, 52./i52 enfants, et dans la première année, 1/18.9/12.

Ce qui est surtout remarquable, dans la courbe cicontre (voy. lig. 7), c'est qu'elle montre combien est grande la mortalité dans le premier mois et surtout dans les dix premiers jours.

Les saisons ont une grande action. Les courbes (voy. lig. 5 et 6) montrent que, pendant les chaleurs, c'est la diarrhée qui sévit le plus ; pendant les froids, ce sont les aiï'cctions pulmonaires. En outre, il y a ce qu'on pourrait appeler une combinaison des saisons et de

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l'âge. Vous connaissez le grand nombre de décès qu'on relève parmi les enfants nés en hiver et expédiés en nourrice: je n'insiste que pour montrer quelles précau-

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