‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 35 sur 87 · Lidzbarski^ EphemeriSy I, p · texte numérisé non relu

Lidzbarski^ EphemeriSy I, p

lévy, mais M. Lidzbarski ne fait pas intervenir les hiérog^lyphes égyptiens. Est-il vraisemblable qu'un homme connaissant imparfaitement récriture égyptienne ait pu l'utiliser tout en s'en écartant? On pourrait soutenir que, précisément, sa connaissance imparfaite devait l'attacher à une imitation servile; mais nous nous trouvons toujours en présence de l'objection fondamentale tirée de la difficulté qu'il y a non à inventer des signes, mais à démêler phonétiquement les sons simples.

Le champ reste donc ouvert aux hypothèses nouvelles. Or, depuis 1900, les surprenantes découvertes qui se poursuivent dans rtle de Crète ont apporté des données insoupçonnées à ce problème décevant. Le nom de Minos, ou tout au moins la civilisation qu'il représente^ est sorti du domaine de la légende pour rentrer dans celui de l'histoire. Les ruines de Cnosse qui remontent au xk"* siècle avant notre ère, ont fourni des milliers de tablettes gravées de caractères énigmatiques. En dehors de la numération qui est décimale, M. Evans a reconnu trois sortes d'écriture. L'une, la plus ancienne, est pictographique ; la seconde est dite hiéroglyphique; la troisième, linéaire. Celle-ci se divise en deux classes A et B, la première contenant encore quelques signes hiéroglyphiques.

La ressemblance entre un assez grand nombre des 34 signes linéaires; isolés jusqu'ici par M. Evans, avec les lettres de l'alphabet phénicien, ont conduit le savant explorateur de Cnosse à supposer que l'écriture égéenne avait été introduite en Palestine par les Philistins émigrés de Crète. A leur contact, les Phéniciens se seraient initiés au système Cretois et en auraient extrait leur alphabets

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