‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 40 sur 87 · On a aussi ôaipioc, mais à celle époque ai marque ê · texte numérisé non relu

On a aussi ôaipioc, mais à celle époque ai marque ê

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la voyelle, a fini par faire coDsidérer le hamza comme la véritable consonne. Souvent, d'ailleurs, la vraie consonne disparaît de Técriture et le hamza seul est conservé.

Ainsi, primitivement, Tarabe (^'j ra's « tête » devait faire au pluriel : cr'j'j* rou'ouwousj car Vélif est radical. X De bonne heure, Tinfluence de la voyelle entraîna la graphie L/^jjjî la prononciation restant intacte. Lorsque les grammairiens arabes eurent à noter une prononciation différente pour les deux waw^ l'un ayant la valeur de l'élif, ils eurent recours au hamza dont la valeur conventionnelle était de neutraliser la consonne sous-jacente. On eut ainsi au singulier

^ \j et au pluriel tr^jj .

Le safaïtique confirme ce processus et témoigne du scrupule avec lequel les grammairiens arabes ont noté les nuances de la prononciation. Ainsi le participe présent de jLm» « voyager » (racine jr^) serait régulièrement

j^y^^ mais on prononçait sair^ et les grammairiens ont écrit

^L en enlevant au yâ sa valeur consonantique. Les Safaï-

tes prononçaient de même, car les graphistes du Safâ ont écrit ce mot "IND. Il ne faudra pas nous étonner de rencontrer en

safaïtique des graphies divergentes telles que ^Ï1 à côté de lîn,ouVn^ à côté de 27n^ L'artifice du hamza nous servira à expliquer ces anomalies purement graphiques.

Comme dernière particularité orthographique notable, il Semble que, de même qu'en sabéen, le safaïtique ait parfois rendu le redoublement d'une liquide en l'écrivant deux fois. \insi Swtû et SwJtb seraient le môme nom propre.

Nous groupons ci-après quelques remarques sur la mor- • phologie.

Pronoms personnels. — On connaît le pronom suffixe masculin de la troisième personne singulier : H. Peutêtre aussi le pronom isolé de la troisième personne singulier masculin : IH j-^.

Pronom suffixe 3* pers. masc. plur. : QH.

Pronoms relatifs. — Pronom démonstratif devenu

pronom relatif : T ^j^i, avec le sens de v^iJK

Pronom interrogatif devenu pronom relatif : ]D ou D =

Article. — On sait que le groupe de langues sud-arab^ (minéo-sabéen) n'a pas d'article : la détermination est mar — quée par la nounnation. L'arabe proprement dit utilise l'article Jt. Le groupe nord-arabe (lihyanique, thamoudéen et safaïtique) note l'article par un H.

L'article safaïtique serait-il identique à l'article hébreu T^ La question reste incertaine par la raison qu'on ignore la vraie nature de l'article hébreu. Ce dernier peut dériver d'une forme primitive Sn, hal^ et serait, alors, identique à l'article arabe. Mais la forme primitive peut être M.

Deux hypothèses sont également applicables à l'article safaïtique. Dans l'une, H serait une notation particulière de l'article arabe al avec assimilation constante du làm avec la première lettre du mot déterminé. On peut faire valoir le nom divin Ghai'-al-qaum que les Nabatéens transcrivent mp^NV^W et qu'ils prononçaient Chai'-al-qaum ou Chê*-alqôm. Si les Safaïtes assimilaient constamment le lâm de l'article, on s'explique qu'ils aient écrit QpnVîS^, prononcé Chè'haq-qôm.

Cependant, ce témoignage n'est pas assez probant pour écarter complètement la seconde hypothèse d'après laquelle Particle safaïtique serait la particule Ij», hà « voici », qui a

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une valeur démonstrative^ le harf at-tanbih ou « particule [jui excite rattention ». Primitivement, l'article arabe a/ avait aussi une valeur démonstrative conservée dans certaines expressions comme aUyauma « ce jour, aujourdliui ».

U faut soigneusement distinguer de l'article une particule d'exclamation H sur laquelle nous reviendrons plus bas.

Verbes. — Les verbes que nous rencontrerons sont presque tous à la 3* personne masc. sing. La seule particularité à signaler, c'est que, dans les verbes à troisième radicale faible, cette radicale portait une voyelle. Ainsi on écrit ^Ï9 ce qui, en safaïtique, implique une prononciation fa$aya.

Un fait semblable se présente pour la VIII* forme yT\XV qui indique une prononciation youkhtayarou^ et non youkhîârou comme en arabe littérale

Particules. — La seule différence avec les particules arabes tient à la graphie spéciale au safaïtique. La particule

^\ « vers » s'écrira bi^; de même ^^JU « sur, pour, en

. honneur de » sera 7j?, comme nous avons vu ^j^^ « entre » écrit p.

Il nous faut insister sur la particule H d'exclamation et mr la préposition S « à, par ».

L'arabe classique, parmi ses particules d'exclamation,

emploie tout spécialement pour le vocatif Lj « ô ». MM. Litt- Diann et Halévy ont montré que, dans le même cas, les Safaïtes emploient H.

Quant à la préposition b, H, on la trouve au début de presque toutes les inscriptions safaïliques et puisqu'elle précède constamment un nom propre, on ne peut l'expliquer que comme lamed auctoris ou comme lamed d* appartenance .

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