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3. Cf. hulietin et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris^ 1906, p. 215.
4. Missioti dans les régions désert, de la Syrie moyenne, p. 331.
5. American Journal of archaeoL, 1905, p. 389-410. M. Glermont-Ganneau, Recueil d'archéol. orient., VII, p. 213-217, a donné un résumé critique de ce rapport de la mission américaine en Syrie.
Souvent le graveur note un de ces animaux dans uiiC sorte de légende autour du croquis qu'il a tracé (voir plais haut DM. 747); mais, parfois, on relève d'autres préoccupa-tions comme dans la suivante :
DM. 32 : Tvan lh^^ p-S» i idn p lovh
« Par 'Asad ben 'Asad de la tribu de Kaun. Les chèvre ont mis bas. »
Ou dans DM. 99 : >nKtt; m pj^yûn >:;m « il a fait paîtr les chèvres et les brebis ont mis bas ».
Ou encore dans DM. 317 : SflJn np3 >V[n]1 « et il a men paître les bœufs dans ce wâdî », c'est-à-dire, en Tespèce dans le Wâdî ech-Châm, près d'el-Hifné.
Le fait, pour les Safaïtes, de posséder du gros bétail, bœufi et vaches, confirme ce que nous savons par ailleurs de leu état semi-sédentaire. Leurs pérégrinations sont limitées çiuki: nécessités de la transhumance.
Les croquis que les Safaïtes gravent en même temps qu€^ leurs inscriptions nous renseignent sur leur armement. ^ cheval, ils portaient la longue lance que les Bédouins con — servent encore de nos jours. Ceux qui tiraient de l'arc^ allaient à pied et avaient pour se protéger un bouclier petit et rond. Ces croquis sont suffisants pour montrer que le cheval arabe de race existait à cette époque et cela va àrencontre de la théorie récente de M. Ridgeway*.
La chasse était une des distractions favorites des Safaïtes. Us se sont fréquemment représentés à la poursuite soit de la gazelle, soit de l'antilope aux longues cornes verticales, Voryx leiicoryx qu'on trouve encore en Arabie, ou de l'anli-
1. Voir Les régions désertiques de la Syrie moyenne et le cheval arabe^ dans Bullet. et Mém. de lit Soc. d'Anthropologie de PariSf i903, p. 560-563.
LE DULEGTE SAFAÏTIQUE 115
lope aux longues cornes recourbées en arrière, probablement du genre des égocères dites encore antilopes chevalines. Une pierre (V. 176) conservée au Musée du Louvre (salle phénicienne et chypriote) figure une chasse au lion. Simultanément la bête est traquée par des hommes à pied munis d*arcs et de boucliers ronds et par des hommes à cheval brandissant la lance. M. Littmann annonce qu'il a relevé un texte où mention est faite d'un homme blessé par un lion. On ne peut plus douter que le lion se rencontrait encore au début de notre ère dans la Harrah du v^âdî Râdjil.