‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 50 sur 87 · Coran, XI, 67; cf, VII · texte numérisé non relu

Coran, XI, 67; cf, VII

relever l'explication que les Musulmans donnèrent, plus tard, de ce culte bétylique- Jouant sur une fausse étymologie [allait), ils prétendirent que le bloc de pierre avait servi, jadis, à un juif pour y broyer du grain. A la mort de ce juif, soa âme passa dans le bloc de pierre, ce qui détermina les gens de l'endroit à l'adorer*.

On peut présumer que, même après la destruction de ce sanctuaire d' Allât et l'érection d'une mosquée sur son emplacement, ce culte bétylique garda de secrets adorateurs. Car Ibn al-Kalbi sait encore que le bétyle se dressait, jadis, là oîi s'élevait le minaret de gauche de la mosquée. D'autre part Doughty rapporte qu'on lui a montré à Ta 'if trois pierres auxquelles s'attachait le souvenir d'AUât, d'al-*Ouzzâ et dô Hobal. Mais ce pourrait être une tradition savante.

Nous examinerons ici toutes les mentions de divinités païennes conservées par le Coran ; elles se réduisent, d'ailleurs, à peu de chose.

Dans la sourate LXXI, 22-23, il est dit qu'en réponse aux exhortations de Noé qui prêchait l'adoration du Dieu unique, les rebelles s'écrièrent :

« N'abandonnez pas vos divinités, n'abandonnez pas Wadd, ni Souwâ', ni Yaghoûth, ni Ya'oûq, ni Nasr •. »

Les textes safaïtiques ne mentionnent aucun de ces dieux.

Dans la sourate LUI, 19-23, il est question de trois autres divinités :

« Donc, que pensez-vous d'AUât, d'al-'Ouzzâ et de Manât, la troisième, l'autre » ? Est-ce que les mâles sont pour vous et

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