‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 51 sur 87 · Wellhausen, /. c, p · texte numérisé non relu

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2. Sur ces divinités plus spécialement vénérées dans TArabie méridionale, nous renvoyons à Wellhausen,/. c.,p. ld»24. On complétera, en ce qui concerne les cultes sabéens, par Hommel, GrundrisSf ou 0. Weber, Arabien vor dem Islam,

3. Ces deux épithètes sont mises là pour le rythme et la rime.

LB PANTHÉON SAPAÏTIQUB 121

les femmes pour Allah? Alors, ce serait un partage injuste. Ce ne sont que des noms inventés par vos pères et par vous. Allah n'a fait descendre en leur faveur aucune preuve. »

Une allusion aux mêmes divinités que Mohammed reprochait aux Arabes d'associer à AUfth, est à relever sourate IV, 117 ; « En dehors d'AUâh, ils n'invoquent que des femmes. » De cette association, il semble résulter, surtout d'après LIII, 19-23, que certains Arabes païens tenaient Allât — nous verrons qu'ai- 'Ouzzâ et Manftt ne sont que des dédoublements de cette déesse, — pour la parèdre d'AUâh.

On a voulu, il est vrai, les ranger au degré de filles d' Allah en supposant une allusion à ces déesses* dans sourate XXXVII, 149-153:

« Demande-leur une décision : Ton Seigneur a-t-il des filles et eux des fils ? Ou bien avons-nous créé les anges de sexe féminin et en ont-ils été témoins ? Entre autres mensonges ne disent-ils pas qu'Allah a engendré ? Certes, ils mentent. AUâh aurait-il préféré les filles aux fils ? »

M. Hartwig Derenbourg s'est élevé contre l'hypothèse qui reconnaît nos déesses dans les filles visées ici^ Et, en effet, le contexte montre qu'il est question des anges et des djinns : « Us ont établi, reprend le verset 158, une parenté entre AUâh et les djinns » .

Les auteurs classiques nous ont conservé quelques renseignements d'autant plus précieux sur le culte d' Allât, qu'ils remontent à une assez haute époque.

Hérodote, I, 131, nous dit que les Arabes vénèrent la déesse Aphrodite Ourania et qu'ils la nomment ^'AXtTxa'.

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