‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 61 sur 87 · Lidzbarski, Ephemeris, II, p · texte numérisé non relu

Lidzbarski, Ephemeris, II, p

2. J. HaléTy, ftewif Sémilique, 1904, p. 37 et s.; E, LittmiDn, Zur Entàffé. Twig, p. 55.

3. Cf. notre Voyage archéoi. au Sa/a, p. 192-193 pour la bibliographie.

On comprendra donc dSd nSnS « alors, ô Allât, le salut I » On remarquera encore la forte contraction qui affecte le nom de la déesse; mais on trouve également n*?Kn.

"IIV^ T "nyi est une imprécation contre celui qui tenterait d'effacer le texte. Ici "IIV est à l'impératif de la deuxième forme. Parfois, ce mol se présente comme nom d'action ^awar

« parte d'un œil » ; ainsi dans DM. 406 et 547 : 1*? ^17 nSnS ISDn "nj;> « alors, ô Allât, la perte d'un œil à celui qui effacera l'inscription {safr) ». Comparer dans DM. 164 : riSm

*33n î 12?*5 « ô Allât, maudis (ou : châtie) celui qui effacera ! »

DM. 251 = L. 59 : ]n ^^TO ]n ^Sdh ]n iiîata p anjSS nbns m la nsji nsif^ ]n (ou inata) ]>an ]n ^San

biî ]a vin T D nSo

« Par La'tham ben Tamathân h. ha-Mâlik b. Kathîf b. ha- Mâlik b. Himyân (ou Tamathân) b. Ghadâdat. Il est revenu du pays de Roûm. 0 Allât, le salut contre celui qui poursuit d'entre les cavaliers. »

M. Littmann a présenté sur ce texte de judicieuses observations que nous adoptons en partie. Au sujet du sens attribué au verbe harasa, nous renvoyons à l'inscription précédente (DM. 517).

L'expression DT ID "1331 se retrouve dans DM. 306 a et 314. Nous ne croyons plus qu'il soit question d'une fuite hors du pays des Romains. Nous avons vu, en effet, à quel point la région qui entoure le Safâ était sous la domination romaine, comment les Safaltes avaient servi d'auxiliaires aux Romains lors de la réduction du royaume nabatéen en province romaine d'Arabie. Notre personnage note simplement son retour du pays de Roum, peut-être à l'occasion de la migration annuelle qui le ramenait avec ses troupeaux du Djebel

LB PANTHÉON SAFAÏTIQUE 137

I.Iaurân dans la Harra. On peut comparer l'expression : jL^ ^ r^-^' j^ 9"' indique le retour annuel du pèlerinage de Mina à la Mecque. Donc, dans DM. 314 : ISSS ^Sl 10r\ ipy nous comprenons : a il s'est éloigné, puis il est revenu (du pays) de Roûm*. »

Dans DM. 179, à la suite de la généalogie et de la mention de plusieurs personnages en l'honneur de qui l'inscription a

été gravée : blÎT 1 «pSi n^^D nn nSnS ibSû DD5<31 >SlS... « ... Alors il s'est éloigné tandis qu'ils ont séjourné parmi les wasm. 0 Allât, protège celui qui se met en marche et accueille celui qui entre. »

Il semble que la formule finale vise le personnage qui a gravé le texte et qui laisse la place à ceux en l'honneur de qui le texte a été gravé. Cela paraît indiquer que l'expression « il a gravé en l'honneur d'un tel », signifie aussi « en présence d'un tel ». En d'autres termes, nous devons considérer comme présent celui dont le nom suit la formule : wagama 'alâ.

Allât, la déesse qui doit à son caractère guerrier d'être assimilée à Athéna, est naturellement invoquée pour procurer le butin : naJJf ribns ^tDQl « il a fait une incursion. 0 Allât, du butin!* ». Elle est invoquée contre les ennemis dans DM. 467 : WU^D D^D nSnS maJH 'jnjl... « ... Il a fait halte à en-Nemâra. 0 Allât, le salut contre l'ennemi ! » Ou encore la formule curieuse de DM. 880 :

HT p nw\r; nnm nSm ...

«... 0 Allât ! tu as livré son ennemi entre ses mains. » Nous terminerons ces citations de formules religieuses

1. Littmann, Semitic Inscript», p. 190, traduit : a .•• il échappa et il s'enfuit d'auprès des Romains. »

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