‹ Les Arabes en Syrie avant l'IslamChapitre 10 sur 88 · Jensen, Hiitiler, p. 150 el suiv · texte numérisé non relu

Jensen, Hiitiler, p. 150 el suiv

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ment la limite de population qu'elle peut nourrir. Aussi, voiton le montagnard descendre régulièrement dans la plaine aux époques favorables, puis regagner ses hautes vallées.

Il arrive que cette migration se change en émigration. On le constate chez nous dans le pays basque ou dans la vallée de Barcelonnette. Le même mouvement sévit avec intensité dans le Liban d'où, de proche en proche^ il s'étend à tout le bassin oriental de la Méditerranée. Les Libanais, sont attirés par FAmérique, par l'Afrique, même par l'Australie. Ils ont fondé au loin, depuis une quinzaine d'années, de véritables colonies conservant leurs coutumes, leur langue dans laquelle ils impriment des journaux, leur culte et leur clergé. Cette émigration, déterminée, tout d'abord, par les difficultés d'existence dans le Liban, a pris par la suite une telle ampleur que certains districts sont littéralement dépeuplés.

Il ne faut donc pas arguer de l'exiguïté de la Phénicie pour conclure à l'impossibilité pour les villes phéniciennes d'avoir fondé des colonies aussi nombreuses, aussi populeuses et aussi puissantes que celles du nord de l'Afrique. Entraîné par la conception erronée d'une Phénicie composée d'un ruban de villes sans appui solide dans le pays', entraîné aussi par l'exemple de la conquête musulmane, M. Winckler attribue les établissements phéniciens d'Afrique non à une colonisation, mais à un grand mouvement d'invasion par voie de terre, ce même mouvement qui, parti d'Arabie, aurait amené les Phéniciens en Syrie'.

M. Winckler considère l'Arabie comme Thabitàt primitif

1. Contre cette conception, voir Revue Archéologique , 1897, 1, p. 336-338.

2. M. Winckler a exposé plusieurs fois cette opinion, en particulier dans la nouvelle édition qu'il a donnée de Schrader, Die Keilinschriften und dos alte Testament. M. von Landau, Die Ph&nizier (Der alte Orient), s'est rangé à cet avis.

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des Sémites. Par flots successifs* Babyloniens, Cananéens, Araméens seraient sortis d'Arabie à la façon de l'invasion musulmane du vu* siècle. Il n'est pas jusqu'à la tradition du Paradis terrestre qui ne revête une forme inattendue. Dans

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