Cf. ci-après chap. VII
SS' us AltABBtl BN tTRIK ATANT L ISLAM
lations primitives, les textes safaltiqaes noas liTreronl le panthéon de ces aomadea. En le comparant, par exemple, aux diTioltés de Palmyre, le panthéon safaltique nous apparaîtra à un stade plus ancien, moins pénétré d'influence syrienne, c'est-à-dire, à cette époque, d'inducnce grécoaraméenne. Nous comprendrons, d'autre pari, comment certaines divinités arabes ont pénétré dans les cultes syriens
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et, de là, se sont répandues, par l'intermédiaire des soldats et des marchands, sur tout le monde romain.
Les textes safaUiques nous fournissent en abondance des noms propres, car l'Arabe est particulièrement attaché à sa généalogie. C'est elle qui le décide à prendre parti dans telle on telle querelle et qui domine tous les actes de sa vie. Ces textes témoignent, contrairement à l'opinion admise, que les noms de tribus peuvent être des noms d'ancêtres.
Chez les Safaïtes, les noms propres sont excessivement variés et, comme le sens se laisse presque toujours recon-
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naître, ces noms propres nous renseignent sur le vocabulaire. Quelques-uns sont constituais par des formes verbales. Si les graffîles safaïliques relatent rarement un événement important^ ils sortent par contre de la sécheresse habituelle des inscriptions monumentales. En tout point comparables aux dessins qui souvent les accompagnent et les illustrent, ils nous offrent un commentaire familier de la vie au désert. Dans les uns comme dans les autres, les Safaïtes se sont représentés sous une forme schématique, mais pleine de mouvement. Là, ce sont des cavaliers armés de la longue larice, tels les Bédouins de nos jours, et figurés tantôt au repos la bêle rassemblée sous eux, tantôt à la poursuite d'une gazelle ou d'une antilope. Ici, c'est la chasse au lion qu'attaquent simultanément des hommes à cheval portant la lance et des hommes à pied munis d*arcs et de boucliers.