‹ Les Arabes en Syrie avant l'IslamChapitre 24 sur 88 · Vogué, /. c, pi · texte numérisé non relu

Vogué, /. c, pi

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En dehors des questions de style et de technique, il y a un argument historique à faire valoir contre la basse époque à: laquelle on attribuait le palais de Mechatla ; c'est son caractère nettement païen.

. Dans là même salle que la remarquable façacfe, le Kaiser- Friedrich-Museum expose un lion accroupi et trois fragments (tète, poitrine et bassin) d'une statue de femme nue. La tète et la poitrine ont été trouvées dans la grand salle à trois nefs, le bassin féminin et le lion dans le triconque. Toutefois, il est vraisemblable que les trois fragments féminins appartenaient à la même statue. La femme ainsi représentée a tous les caractères de la négresse, notamment les lèvres lippues. Les deux bras étaient abaissés et les mains tenaient, par chaque extrémité, une étroite écharpe qui passait par der- ; rière, vers le haut des cuisses. La main gauche, dont on * n'aperçoit pas de traces certaines, était un peu plus élevée que la droite et tenait, probablement, une tige indéterminée dont l'extrémité était fixée dans un trou foré dans le haut de la cuisse gauche, à une profondeur d'environ dix centimètres. L'organe sexuel est nettement accusé. Le calcaire de cette statue est identique à celui du lion accroupi et, autant qu'on en peut juger, tiré de la même carrière que les blocs de la façade. Il n'est pas surprenant que les sculpteurs de cette façade, adroits à fouiller la pierre pour en dégager un dessin minutieux, aient été fort empruntés pour sculpter eu ronde bosse. Le lion accroupi est d'une main tout aussi inexpérimentée*

Gomment expliquer que les Ghassanides du yi« siècle, chrétiens fervents et fondateurs de monastères, aient dressé des idoles dans leur palais? M. Brilnnow sent tout le poids de l'argument car il est forcé d'admettre que ces idoles ont été enlevées à leurs ennemis par les Ghassanides et conser-

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