LE LIMES SYRIEN ET L'ART ARABE ANTÉISLAMIQUE
rains sassanides. Or, dans le dessin de Mechalla, la couronne est du type au ballon .
Pour conclure, nous avons reconnu dans Qaçr el-Àbyad, puis dans Mechatta, des constructions influencées par l'art sassanide que pratiquaient les Arabes de Illra. Et cela, en vertu de l'autorité, reconnue par l'empire romain, que certains rois de Iltra surent acquérir sur les tribus arabes postées près de la frontière de Syrie. Les particularités signalées dans CCS constructions sont donc un apport des Arabes en Syrie et, à ce litre, nous devions les examiner avec quelque détail.
La découverte par M. MusiP, dans le désert de Syrie, de caravansérails décorés de curieuses fresques, confirme ce point de vue. Ces constructions dont les plus anciennes ne doivent pas être de beaucoup postérieures à Mechatta, se placent également, comme technique et comme décoration, au confluent des influences perse et syrienne.
On reconnaîtra que la combinaison d'art perse et de technique syrienne, assez timide à Qasr el-Abyad, atteint dans le palais de Mechatta, un siècle ou deux plus tard, à la formule intégrale de l'art arabe primitif. Longtemps, en effet, les mêmes éléments décoratifs resteront en faveur dans l'art musulman, comme en témoignent une plaque de marbre (tig. 13) que nous avons photographiée dans l'ancienne mosquée de Damas, certains coffrets d'ivoire plus particulièrement travaiUés en Espagne, des sculptures sur bois et aussi de nombreuses étoffes.
Le terme d' « art arabe », auquel on tend à substituer