I. Telle de Sonda, Waddinglûn, l. c., a
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La déesse Allât introduite dans le ^aurân parles Nabatéens et aussi par les Safaïles, ne pouvait manquer de s'helléniser assez rapidement. Elle emprunta, dans les dédicaces grecques, le nom d*Athèna. Toutes les dédicaces à Athéna, xi) xupdx 'AOriyoêy qu'on rencontre dans TAuranitide et la Trachonitide sont à restituer à la déesse Allât. Le recueil des Inscriptions grecques et latines de Waddington contient des témoignages de ce culte pour Amra (Wadd. 2081) au nord du Djebel ^aurân, pour Tarba (Wadd. 2203 a et b) et el-Mouchennêf (Wadd. 2216) dans la région orientale du Djebel ^aurân colonisée par les Safaïtes, pour er-Ratia (Wadd. 2308 : xov voov T?i 'AOY)ya h "'Appotç), Walghâ (Wadd. 2410) et Canatha (Wadd. 2345) sur la pente occidentale de la même montagne ; enfin, dans le Ledjâ (Trachonitide) pour ^arrân (Wadd. 2461) et Dâmet el-'Alyâ (Wadd. 2453).
Nous reproduisons (fig. 27) l'entrée de l'enceinte du sanctuaire de Dâmet el-'Alyâ. Elle offre un exemple de la décoralion en pampres dont nous avons vu plus haut le remarquable développement. De même qu'à Mechatta et au temple de Be'el-Samln àSl'a près Canatha, la figure divine était sculptée au sommet de la vigne. Ici, la tète d'Athéna a été martelée. Au-dessus, l'inscription dédicatoire est restée en place :
*AOT)va xij xop{[al TovvtqXoç Moatépdu xo xpoicuXov âvéOiQxev.
La preuve que nous sommes en présence d'un cuite local, est fournie par la dédicace de Canatha (Wadd. 2345) : x9) xupCa 'AOiQva roÇjjuxCtj. Voilà certainement^ comme l'a reconnu Waddington, un surnom local d'Athéna, mais il reste à l'expliquer. Nous proposerons d'y reconnaître un adjectif tiré d'un nom d'homme ou de tribu et spécifiant que la tribu ou la famille ainsi dénommées avait la qualité sacerdotale, comme il est expliqué plus haut. On comparera notamment le titre de Tuxt] ^ax^Xoq ou des Benou-Taimi que porte
190 LES ARABES KN SVHIK AVAM L ISLAN
Halakbel à Palmyre. La forme originale de ToÇiuth) esl probablement ^Tyoi. Ce nom n'est pas encore apparu, mais on a le nabatéen yûMri, roaâijwt.
L'élément arabe si important à Palmyre devait y introduire
le cnlte d'Allàt. Un texte palmyrénien mentionne en effet
1. Ce relier, dècoiiTerl & Qain; (Emèse) par le R. P. Lammeos, esl actuelemenl conservé au Musée du Cinquantenaire à Bruiclles. Il a été étudié à plusieurs reprises, notamment par le II. V. Itonzevalle i (\m l'on doit la très heureuse restitution du nom de la déesse Simîa à la Bn de la première ligne. Nous avons montré que les noms 'Ahivâ et Ktpnuvù inscrits au-dessus de deux personnai^es doivent, en réalité, être compriscomme étant insérés dans
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celte déesse* ; mais, le plus souvenl, elle esl désignée sous le nom d'Athéna : le fils d'Odhainat et de Zénobie, Wahballâty « présent d^AIlàt », traduit son nom en Âthéuodore. Le musée de Bruxelles conserve un curieux relief (fig. 28) qui nous représente Athéna-AUât et l'on constate qu*elle n'a emprunté aucun des attributs de la déesse grecque dont elle porte le nom'. A en juger par le vêtement, par le sceptre qu'elle tient et par le nimbe radié^ on l'identifierait plutôt avec Astarlé ou Atargatis. Ce rapprochement a, d'ailleurs, été fait, car, comme parèdre de Malakbel, elle porte une fois le nom d'Astarté et une autre fois celui d'Atargatis*.
Un des traits communs à toutes les divinités idenlitiées avec la planète Vénus, est de se dédoubler en deux hyposlases qui représentent l'étoile du matin etTétoile du soir. Ainsi, Ichtar se dédoublait en Ichtar proprement dite, étoile du matin, déesse guerrière, et en étoile du soir ou Bilit. En Arabie, la question se complique du fait que deux divinités, l'une mâle et spéciale à l'Arabie méridionale, 'Athtar, l'autre féminine et particulière aux populations du nord de l'Arabie, Allât, représentent la planète Vénus. Il faut donc nous attendre à rencontrer quatre hypostases, deux mâles tirées de *Athtar et deux féminines déduites d'AUât.
la dédicace gravée au bas du relief (Notes de Mythologie syrienne, p. 107 ; cf. p. 73 et 104-106). De plus, un examen récent de la pierre nous conduit à la restitution £e[(^^?] plutôt que Se[|xé(x]. La première graphie est d'ailleurs plus correcte, carei=Yï = ï. Comparer Seijisw du texte de Kefr-Nebo. Pour grouper toutes ces observations, voici la lecture qui nous parait la pi us correcte : [Oeoïç naTpfooiç 13i^]X(o 'l(xp(6(oX(i>> 'AyXtScuXco, — *A6yjva, KepauvM, — xa\ Se[(|j.{(x I é SeTva toO 8e7voç) Oicèp auiv/\plaç aOxoO xà x[ûv Texvcov].