‹ Les Arabes en Syrie avant l'IslamChapitre 58 sur 88 · Cf. Notes de mythologie synenne, p. 9, n. 2, p · texte numérisé non relu

Cf. Notes de mythologie synenne, p. 9, n. 2, p

3. Ibidem. Peut-être doit-on enregistrer une nouvelle mention d'AlMl sous le nom d*Athèna dans Sobernheim» Pa/myr. Inschriften^ p. 19-20, n° 11; cf. Glermont-Ganneau, Recueil, VU, p. 14.

Les deux hypostases de *Athlar ont pénétré jusque dans le monde gréco-romain sous les noms d'Azizos et de Monimos. On les a signalés dans le Ilaurân et jusqu'à Édesse. Ils furent naturellement identifiés h Phosphoros et à Ilespéros, d*où l'identité des formules deus bonus puer Phosphorus ou Âzizus bonus puer. Un texte palmyrénien nous fournit le nom divin Azlzou au-dessous de sa représentation figurées Mais, à Palmyre, il semble qu'au lieu d'Azizos, et de Monimos, on ait le binôme 'Azlzou et Arçou. Nous trouverons dans les textes safaïtiques le correspondant féminin de ce dernier sous le vocable Roudft.

Quant à Allftt, ses deux hypostases sont les deux 'Ouzzâ dans lesquelles M. Noeldeke a reconnu l'étoile du matin et l'étoile du soir. Il se pourrait que l'étoile du soir ait aussi reçu le nom de Manât déjà citée et que, comme nous le verrons, elle fut encore dénommée Roudâ tandis que l'étoile du matin était plus spécialement la déesse al-'Ouzzâ, déesse guerrière à laquelle on sacrifiait une part du butin et des prisonniers*.

Il est intéressant de citer comme témoignage des pénétrations réciproques des populations nord-arabes et sud-arabes le texte yéménite du iv' siècle de notre ère, dans lequel M. Hartwig Derenbourg a récemment signalé la mention de la déesse al-'Ouzzâ : ]'f'\y, graphie dans laquelle la nounnation répond à l'article arabe*.

Dans le même ordre d'idées on doit signaler, en sabéen,

1. Nous avons développé ces divers points dans nos Notes de mythologie syrienne»

2. Cf. Wellhausen, Reste*, p. 40 et suiv., et Lagrange, Études sur les religions sémitiques* f p. 135.

3. Harlwig Derenbourg, Le culte de la déesse 'al-Ouzzâ en Arabie au IV* siècle de notre ère dans Mémoires orientaux de l*École des Langues Orientales, 1905, p. 33-40, et Comptes-rendus de l'Académie des Inscript, et B.'L., 1905, p. 235242.

LE PANTHÉON SAPAÏTIQUB 133

le complexe ^nfl^^nSî* Allât-'Alhlar (on a aussi 'Azîz-LAl)

qui ne vise sans doute de façon spéciale ni 'Athlar, ni Allât, ni surtout une combinaison hermaphrodite, mais la planète Vénus elle-même. Nous avons déjà proposé cette explication \ M. Baudissin a repris récemment Fétude des complexes divins', et il conclut à une relation entre les deux termes, marquée par le génitif. Ainsi TEchmoun- As tarte de Garthage serait TEchmoun spécialement vénéré dans le temple d'Astarté. Si, comme nous le croyons, M. Baudissin rapproche justement ce dernier complexe de la dédicace Caelesti et AesculapiOj il est tentant d'admettre entre les deux termes divins sémitiques une copule latente. A notre avis, il faut distinguer deux classes dans ces complexes. La première comprend les noms comme Echmoun-Astarté : on les expliquera par la copule latente. Les deux noms sont réunis arbitrairement, sans qu'il y ait identité de nature et simplement parce que les divinités occupent le même sanctuaire. Dans la seconde classe, les deux noms divins sont réunis par suite de leur grande affinité et ne visent qu'un seul objet. Ainsi, nous disons Aphrodite-Astarté comme les Égyptiens disaient Amon-Ra. De cette manière nous expliquons le nom d'Atargatis constituée par les deux noms divins Astarté (ou Ichlar) et 'A té. De même, Hadad-Ramman (Hadad-Rimmon) et 'Achtar-Kamoch. Il n'est nullement nécessaire que les deux termes soient du même genre.

Nous ne nous croyons pas autorisé à identifier Allât, déesse nord-arabe, avec la divinité nbt< qui est apparue dans les textes puniques, ni avec l'AUatu babylonienne.

Les textes safaïliques témoignent de la grande impor-^

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