Baudissin, ZDMG, 1906, p
134 Les ARABKS KN SYHIK AVANT L*ISLAII
tance de la déesse Allât dans ce groupe arabe. Nous examinerons dans les exemples qui suivent les formules divines lés plus fréquentes, en observant que ces expressions ne sont pas spéciales à la déesse. Ces formules étant l'objet propre de notre étude, nous réduirons à l'indispensable le reste du commentaire^ insistant seulement à l'occasion d'une interprétation nouvelle.
DM. 517 : fQn[«] yi f\y p îy p [îv IP H^j^rh Vrin [îf> dSd nSns nns ynnii] ns[ï] p no ]n
a Par Moughayyir ben 'Audh b. 'Audh b. Ghauth b. Akhbath b. Soûr b. Safoûh. Il s'est mis à la poursuite de son frère. All&t, (donne) le salut h celui qui poursuit et aveugle celui qui effacera (ce texte). »
Notre personnage est un frère de celui qui a gravé le texte DM. 79i a étudié plus haut. Un nouvel examen de la
copie nous fait lire le nom du trisaïeul : T\3r\^ ^^^, élatif de v.i^, « être vilain ». Au lieu de nSX la copie porte nSî<.
nnt< yilî est une de ces expressions safaïtiques pour lesquelles le lexique arabe est insuffisant. M. Lidzbarski a proposé de comprendre « guetter, chercher » et M. Littmann adopte, maintenant, ce sens. Nous inclinons vers celui de « poursuivre », mais sans vouloir donner toujours à ce terme un sens hostile. Et dans le cas de non-hostilité, comme ici, nous sommes d'accord avec M. Lidzbarski puisque le sens revient à celui de « rechercher ». Mais, dans certains cas, le sens hostile de yin ne fait aucun doute, ainsi
quand il a pour régime MXtf^ sjr^^y « ennemi ». Comparer la formule de l'inscription suivante (DM. 251).
LE PAKinËON SAPAÏTIQUE 135
dSo nbnS. Celte expression est la ptus fréquente des formules religieuses; on est aujourd'hui fixé sur sa valeur. D'abord M. Lidzbarski, suivi par M. Littmann, a proposé d'isoler HS, d'en faire une particule t^ ou ïU avec le sens de Dlp des textes sinaltiqnes^et de comprendre : « Devant Lftt, le salut 1 » ' Nous avons proposé de considérer 9 comme ta particule ^ « alors, et » , tandis que le hé qui suit aurait été l'article. En réalité, comme l'ont démontré, en même temps, HM. Littmann et J. Halévy, ce hé est une particule exclamalive, vocative, comparable au l> arabe* ; ce serait U>, le hâ et-tanbth, contenu, par exemple, dans la particule vocative
Aux arguments fournis, on peut ajouter te témoignage d'un texte grec expliqué par M. Clermont-Ganneau et dont la rédaction est du même type.
ZeO SafftOiqvi, | npoxMTfjv 'Ap^l'^^ 'Io»X{â».
« Zous SafaLliénien, profit à Arcbélaos fils de loulios! ' »
Pig. 39. — Dédioue au Zeni Satathéolen.
Archélaos, sous son nom d'emprunt, devait être un Safalle installé à Bostra. U a fait graver sa dédicace grecque suivant la formule safaïtique, en remplaçant simplement le mot M butin » par « profit ».