Udzbarski, EpkemerU, II, p
2. J. Ililévy, Revue Sémitique, 1901, p. 37 et S.; E. LîitmaDn, Zur Entiiffe- MIR0, p. 55.
3. CF. noire Voyage ttrcltéoi. au Safd, p. 192-193 pour la bibliographie.
136 LRS ARABES EN STRIE AVANT l'iSLAM.
On comprendra donc dSd rhns « alors, A AU&t/le salut! » On remarquera encore la forte contraction qui affecte le nom de la déesse; mais on trouve également n^t<n.
"^W î ^"tVI est une imprécation contre celui qui tenterait d'effacer le texte. Ici yvy est à l'impératif de la deuxième forme. Parfois, ce mot se présente comme nom d'action 'awar
« perte d'un œil » ; ainsi dans DM. 406 et 547 : 1*5 "IIV nSnS *19Dn 1]^^ a alors, ô Allât, la perte d'un œil à celui qui effacera l'inscription {safr) ». Comparer dans DM. i64 : ^^^\^
^2n î ]y^ « ô Allât, maudis (ou : cb&tie) celui qui effacera ! » DM. 251 = L. 59 : p *]rô p ^SdH ]2 ]flDtD p DnjSS
nSns m p imi nïirjr p (ou ]natD) ]>Dn p ^Son
« Par La'tham ben Tsimàth&n b. ha-Mâlik b. Kathlf b. ha- Mâlik b. Himy&n (ou T^Lmathân) b. Gbadàdat. Il est revenu du pays de Roûm. All&t, le salut contre celui qui poursuit d'entre les cavaliers. »
M. Littmann a présenté sur ce texte de judicieuses observations que nous adoptons en partie. Au sujet du sens attribué au yerhe harasuj nous renvoyons à l'inscription précédente (DM. 517).
L'expression D"l ]D "\S^^ se retrouve dans DM. 306 a et 314. Nous ne croyons plus qu'il soit question d'une fuite hors du pays des Romains. Nous avons vu, en effet, à quel point la région qui entoure le Saf& était sous la domination romaine, comment les Safaïtes avaient servi d'auxiliaires aux Romains lors de la réduction du royaume nabatéen en province romaine d'Arabie. Notre personnage note simplement son retour du pays de Roum, peut-être à l'occasion de la migration annuelle qui le ramenait avec ses troupeaux du Djebel
LB PANTHÉON SAFAÏTIQUB 137
IIaiirA,n dans la Ilarra. On peut comparer l'expression : 1^ ^ Z\^\ jJiî qui indique le retour annuel du pèlerinage de Mina à la Mecque. Donc, dans DM. 314 : "ISJS >Sl Dl ]D, nous comprenons : « il s'est éloigné, puis il est revenu (du pays) de Roûm*. )>
Dans DM. 179, à la suite de la généalogie et de la mention de plusieurs personnages en Thonneur de qui l'inscription a
été gravée : Sm 1 «pSi ^ND nn nSnS ibbfâ DDKm >Sis... « ... Alors il s'est éloigné tandis qu'ils ont séjourné parmi les wasm. Allât, protège celui qui se met en marche et accueille celui qui entre. »,
11 semble que la formule finale vise le personnage qui a gravé le texte et qui laisse la place à ceux en l'honneur de qui le texte a été gravé. Gela parait indiquer que l'expression « il a gravé en l'honneur d'un tel », signifie aussi « en présence d'un tel ». En d'autres termes, nous devons considérer comme présent celui dont le nom suit la formule : wagama 'cUâ.
Allât, la déesse qui doit à son caractère guerrier d'être assimilée à Albéna, est naturellement invoquée pour procurer le butin : nû2i^ nbnS >tDDl « il a fait une incursion. Allât, du butin!' ». Elle est invoquée contre les ennemis dans DM. 467 : WU^D D^D nSnS mDJn Sui... «... Il a fait halte à en-Nemâra. Allât, le salut contre l'ennemi 1 » Ou encore la formule curieuse de DM. 880 :
HT p nwu; nam nSm ...
« ... Allât ! tu as livré son ennemi entre ses mains. » Nous terminerons ces citations de formules religieuses
i. Liltmann» Scmilic înscripL, p. 190, traduit : « ... il échappa el il s'enfuit d'auprès des Romains. »