‹ Les arachnides de Belgique (volume 2)Chapitre 10 sur 23 · ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ANGLETERRE

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse.

Engadine : Bagatz.

Allemagne

Suède.

Gothembourg, Upsal.

Danemark.

Environs de Christiania.

Les Tiso étrangers à notre faune sont :

T. morosus, E. Simon. — T. carpathicus (Erigone), Kulczynski. — T. œstivus, L. Koch.

SYNONYMIE

Genre ERIGONE, Audouin et Savigny, 1825-27.

1825-27. Eiugone, Audouin et Savigny, Description de l'Egypte (éd. 2), t. XXII, p. 319.

1833. Neriene, Blackwall (ad partem), Charact. of some undescr. spec. of Aran., p. 187.

1864. Neriene, Blackwall (ad partem), Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 24-8.

1868. Erigone, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 195.

1870. Erigone, Thorell (ad partem), Remarks on Sijnomjms, p. 85.

1878. Erigone, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1884. Erigone, E. Simon, Les Arachnides de France, l. V, p. 512.

CARACTÈRES

Les yeux supérieurs, assez petits, sont disposés en ligne presque droite; les yeux antérieurs, égaux ou presque égaux, forment une ligne un peu arquée en arrière; ceux du milieu sont plus rapprochés; les quatre yeux du milieu forment un carré au moins aussi long que large; des saillies obliques portent les yeux latéraux. Le bandeau, plan, un peu incliné, est plus large que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, ovale, peu atténué, à front large, est muni d'un rebord obtus, avec les stries rayonnantes bien marquées; la partie céphalique est un peu convexe; le front du mâle est un peu plus convexe que celui de la femelle.

Le plastron, triangulaire, terminé en arrière en pointe obtuse très atténuée, plus étroite que les hanches, est aussi large ou presque aussi large que long.

Les chélicères, très robustes, plus longues que le bandeau, sont convexes extérieurement, surtout près de la base, et presque coniques en dessous, vers le tiers basilaire ou le milieu ; le bord supérieur de la rainure porte cinq fortes dents donl la deuxième est la plus longue, surtout chez le mâle ; le bord inférieur porle deux dents chez les mâles et quatre dents plus courtes chez les femelles. Le crochet est très lonç.

La lèvre, grande, arquée, est largement rebordée.

Les lames maxillaires sont larges, courtes, droites intérieurement en avant de la lèvre, longuement et obliquement tronquées à leur extrémité; elles sont obliques extérieurement; chez les mâles, elles sont dilatées à la base pour l'insertion du trochanter.

Les pattes portent des épines, très fines sur les tibias antérieurs, plus fortes sur les postérieurs; les métatarses des trois premières paires de pattes sont un peu plus courts que les tibias, et de même longueur à la quatrième paire.

Les espèces de ce genre sont tellement unies qu'il est très difficile de déterminer les femelles.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

ERIGONE LONG1PALPIS, Sundevall, 1830.

(PI. X, fig. % la, 1b, 2c, 2d.)

Linyphia longipalpis, Sundevall, Svenska Spindlarnes beskrifning, in Vet-Akad. Handl., p. 212 (1830). Idem, p. 259 (1832), ad partem excl. var. (3.

Erigone longipalpis, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 196, pi. XXXVII, tab. XCIII. Neriene longipalpis, Cambridge, Trans. Linn. Soc. Lond., t. XVIII, p. 447, pi. XXXIV, fig. 23, 24. Erigone longipalpis, L. Koch, Beitr.z. Kenntn. Arachn. Fauna Tirols., II. Abhandl., pp. 281-282. Erigone longipalpis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Neriene longipalpis, Cambridge, Spideî*s of Dorset, t. I, p. 107. Erigone longipalpis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 51 S.

Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax est brun foncé, lisse, rougeâtre en avant; la partie ihoracique porte de petites granulations qui forment des lignes rayonnantes; la partie céphalique

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

est un peu élevée; la marge est garnie de dentieules serrés inégaux, plus forts en avant, plus petits et espacés dans le tiers inférieur; les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée en arrière; l'intervalle enlre les médians est à peu près double de leur diamètre; l'intervalle enlre ceux-ci et les latéraux est plus large; les yeux antérieurs forment une ligne courbée dans le même sens, mais plus légèrement; les médians sont plus petits; l'intervalle qui les sépare égale leur rayon; l'intervalle enlre les médians et les latéraux égale leur diamètre; les quatre yeux médians forment un carré un peu plus long que large.

Les chélicères, inégales, chagrinées, portent à leur bord externe cinq ou six petites dents à peu près égales qui ne dépassent pas le milieu.

Les pattes sont assez longues; il existe à la base et en dedans destrochanters et des fémurs de la première paire quelques dentieules irréguliers très petits, visibles surtout chez les grands individus.

La hanche de la patte-mâchoire est garnie de petits tubercules; le fémur en porte également au côté interne une douzaine au moins et en dessous deux séries moins régulières; la patella, très longue, est munie d'une forte apophyse perpendiculaire; le tibia, presque aussi long que la patella, se termine au-dessus, au bord supérieur, en pointe subaiguë, lancéolée; par-dessous, il se termine également en pointe, avec l'angle interne légèrement prolongé; il y a au côté externe une assez forte dent placée dans l'intervalle des deux pointes; le tarse, petit, est plus court que le tibia (fig. 26, 2c).

L'abdomen est semblable dans les deux sexes.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; les yeux antérieurs sont un peu courbés en arrière.

Les chélicères, chagrinées finement, portent cinq petites dents à leur bord externe.

Le plastron est inégal et plissé légèrement sur les bords.

Le tibia de la patte-mâchoire est beaucoup plus long que la patella.

L'épigyne forme une grande plaque plissée transversalement; elle porte en arrière une fossette en demi-cercle, petite, plus large que longue, arquée et rebordée en arrière, droite en avant (fig. 2d).

L'abdomen est brun noirâtre.

Ordre de longueur des paites : 4, I, 2, 3.

On observe celte araignée surtout au printemps et en automne. Je l'ai trouvée au bord de la mer. Elle habite les dunes et se tient à la base des plantes où elle file sa petite toile presque invisible. En automne, le long de l'Escaut, j'en ai vu courir sur des fils très fins qu'elles avaient lendu sur les herbages de la rive.

Elle est relativement rare en Belgique.

Liège : Tilff, Comblain-au-Pont.

Anvers : Santvliet, Lil'lo, bords de l'Escaut.

Flandre occidentale : Knocke, Heysl, La Panne, Nieuport.

Hollande.

Rotterdam, Dordrecht. — Zélande : Flessingue.

France.

Somme : Saint-Valéry. — Seine-Inférieure : Dieppe, le Tréport. — Morbihan : Plouharnel. — Gironde : Arcachon. — Vosges : Retournemer.

Angleterre.

Répandue partout. — Ecosse.

Allemagne.

SuÈDE-NoRWÈGE.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle.

ERIGONE DENTIPALPIS, Wider, 1834.

(PI. X, fig. 3, 3a, 36, 3c, 3d, 3e.)

Linyphia longipalpis, Sundevall, Svenska Spindlarnes Beskr., in Vet-Akad. Handl., p. 212 (ad partem, var. (3).

Theridium dentipalpe, Wider et Reuss, Zool. Mise. Araclin., in Mus. Senck, t. I, p. 242 (248), pi. XVII, fig. 1 (ad partem).

Argus vagans, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 345.

Erigone dentipalpis, C. Koch, Die Arachniden, t. VUI, p. 90, fig. 659, 660.

Erigone dentipalpis, Westring, Forteckn, etc., in Gôter. k. Vet. Vitt. Samii. Handl., Ny Tidsf, 2, p. 40.

Erigone dentipalpis, Westring, Araneœ Sueckœ descriplœ, p. 199.

Neriene dentipalpis, Cambridge, Descr. of 24 spec. of spid., etc., in Zool., p. 8598 (38).

Neriene longipalpis, Blaekwall, Spiclers ofGreat Britain, t. II, p. 274 (ad partem), pi. XIX, fig. 188.

Erigone dentipalpa, Ohlert, Aran. d. Prov. P reuss., p. 50 (ad partem).

Erigone dentipalpis, L. Koch, Beitr. z. Eennt. d. Arachn. Fauna Tirols, p. 200.

Erigone dentipalpis, L. Koch, Idem, II. Abhandl., pp. 282-283.

Erigone dentipalpis, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 101.

Erigone dentipalpis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Neriene dkntipalpis, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 108.

Erigone dk.stipalpis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 525.

Mâle. — Le céphalothorax esl noir rougeàtre, 1res foncé; des granulations forment des stries rayonnantes sur la partie thoracique; il y a dans la partie supérieure de la marge une suite de petits denticules espacés.

Les yeux supérieurs, assez gros,, sont disposés en ligne presque droite; l'intervalle entre les médians égale leur diamètre; l'intervalle entre ces derniers et les latéraux est de moitié plus large; les yeux antérieurs forment une ligne bien courbée en arrière; l'intervalle entre les médians égale leur rayon, et celui entre ceux-ci et les latéraux égale leur diamètre.

Le plastron est un peu plissé et ponctué sur les côtés.

Les chélicères, chagrinées, portent six dents qui dépassent un peu le milieu du bord externe.

Les pattes sont fauves, avec une série de petites granulations fines au bord interne du fémur de la première paire.

La hanche de la patte-mâchoire porte quelques tubercules obtus, assez forts; le fémur est denticulé au côté interne; par-dessous il porte deux séries de denticules plus forts; la série externe est de cinq, l'interne de sept ou huit; il y a de plus un denticulé articulaire externe; la patella, longue, porte une apophyse droite, perpendiculaire; le tibia, élargi à son extrémité, plus court que la patella est tronqué, avec l'angle interne de cette troncature prolongé en apophyse courte et légèrement courbée; vu par-dessous, son bord se prolonge en apophyse obtuse assez longue; vu du côté externe, il ne porte ni apophyse ni saillie entre les deux précédentes; l'apophyse inférieure porte en dessous, vers le milieu, un denticulé assez fort; le tarse, ovale, est plus long que le tibia.

L'abdomen est noirâtre (fig. 3a, 36, 3c).

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax est plus lisse que celui du mâle.

Les yeux supérieurs sont séparés par un intervalle plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne un peu courbée en arrière.

Les chélicères, chagrinées ou mutiques, portent, chez les individus très développés, quelques granulations à leur bord extérieur.

L'épigyne, forme une grande plaque, plissée en travers, limitée en arrière par un mince rebord transversal, large, un peu échancré sur la ligne médiane (fig. 3d).

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

MOEURS. Celte araignée, assez commune en Belgique, peut se rencontrer pendant toute Tannée, mais

surtout au prinlemps et en automne. Elle recherche les endroits humides, les bords des étangs, des marais ou des rivières. On la trouve aussi dans les détritus des mares. J'en ai observé plusieurs fois pendant l'hiver, cachées sous des mousses. Pour pondre, la femelle se retire près de l'eau, sous une pierre, conlre laquelle elle applique son cocon jaunâtre, recouvert d'une toile épaisse. Elle se tient cramponnée sur cette toile. Les œufs sont au nombre d'une vingtaine (fig. 3e).

Bki.gique.

DISTRIBUTION Brabanl : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Uccle, Ottignies, Bousval, JNoirhat GÉOGRAPHIQUE. Tervueren, Auderghem, Nivelles, Louvain, Berchem-Sainte-Agathe, Rhode-Saint-Genèse, Diest,

Vilvorde, Grand-Bigard, Ternath.

Anvers : Environs d'Anvers, Calmplhout.

Limbourg : Genck, Hasselt, Munsterbilsen.

Liège : Tilff, Comblain-au-Pont, Modave, Baraque-Michel.

JSamur : Environs de Namur, Dave, Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastière.

Luxembourg : Laroche, Barvaux, Bouillon, Herbeumont, Redu.

Maestricht, Bréda, Tilbourg, Oirschot, La Haye, Harlem. — Zélande : Middelbourg.

France.

Toute la France — Corse (E. Simon \

Angleterre.

Répandue dans toute l'Angleterre.

Allemagne.

Bavière. — Prusse. — Silésie.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Bomaroy, Varannô, Ujhely, Tokay, Bartfa, Tatra, Sopron, Fértôpart, Budapest, etc. — Tyrol (partout). — Bohême : Carlsbad. — Illyrie : Trieste. — Galicie. — Environs de Vienne.

Russie.

Simferopol, Sewastopol. — Sibérie (L. Koch).

Italie.

Piémont. — Lombardie.

Suisse.

Tessin. — Lac de Lucerne, vallée de la Reuss

Suède.

Gothembourg, Upsal.

Portugal.

Iles Açores.

Afrique.

Tout le nord de l'Afrique.

DESCRIPTION DES ARACHlNIDES DE BELGIQUE.

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

ERIGONE VAGANS, Audouin et Savigny, 1827.

(PI. XII, fig. 23, 23a, 23t.)

1827. Eiugone vagans, Audouin et Savigny, Description de V Egypte. 1841. Argus vagans, Walckenaer (ad partem), Hist. nat. des insectes (Aptères). 1872. Neriene spinosa, Cambridge, Proceed. Soc. Lond., p. 292, pi. XIII, fig. 12. 1884. Erigone vagans, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 530.

Mâle (fig. 23). — Le céphalothorax, foncé, un peu plus pâle et rougeâtre en avant, avec la partie céphalique convexe, porle sur la pente postérieure de la partie céphalique quelques petits tubercules. Il y a sur la partie thoracique des granulations fines qui forment des lignes rayonnantes et, de plus, de petits (lenticules à la marge.

Les yeux supérieurs forment une ligne à peu près droite; les antérieurs sont courbés en arrière.

Le plastron, noir, est chagriné sur les côlés.

Les chélicères, chagrinées, portent une série de denticulations assez grandes (fig. 236).

Les fémurs des deux paires de pattes antérieures, sans granulalions internes, sont munis d'une série de forts denticules externes.

Le fémur de la patte-mâchoire, presque droit, finement granulé en dedans, porte en dessous deux séries de petils denticules, au nombre de six à huit, n'atteignant pas tout à fait l'extrémité; la patella, à peu près aussi longue que le fémur, présente deux forts denticules à son bord externe; son apophyse, dirigée en avant, très aiguë, arquée vers son exlrémité, est plus courle que le corps de l'article (fig. 23«).

Femelle. — L'abdomen est brun noirâlre, comme celui du mâle.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne un peu arquée en arrière.

L'épigyne forme une plaque très plissée, finissant au bord postérieur en large pointe conique.

Ordre de longueur des pâlies : 4, 1, 2, 5.

Cette araignée est rare : je ne l'ai capturée que deux fois, au bord des étangs, cachée dans les

plantes les plus rapprochées de l'eau.

Belgique.

Brahant : Auderghem.

Flandre orientale : Onkerzeele.

A peu près toute la France.

France.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhcly, Almâdi, Ferlôpart, Kecskemét, Fiume, etc. Italie — Espagne. — Grèce. — Algérie. — Egypte — Syrie. — Iles Açores. — Iles Canaries.

SYNONYMIE

ERIGONE ATRA, Blackwall, 1833.

(PI. X, fig. 4, 4a, 4b, 4c, Ad.)

1 850. Linyphia longipalpis, Sundevall, Svcnska Spindlarnes, in Vet-Akad. Handl., p. 212 (ad partem, var. (3).

1833. Erigone atra, Blackwall, Charact. of some undescr. gen., etc., in Lond. and Edinb. Phil. Mag , 5e série, t. III, p. 195.

1861. Erigone vagabunda, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 597.

1864. Neriene longipalpis, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, l. II, p. 274, pi. XXII, fig. 188.

1867. Erigone dentipalpa, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., p. 50 (ad partem).

1868. Erigone dentipalpis, Menge, l'rcussische Spinnen, t. II, p. 198, pi. XXXVIII, tab. XCIV.

1869. Erigone longipalpis, L. Koch, Beitr. z. Kenntn. d. Arachn. Fauna Tirols, p. 200. 1872. Neriene atra, Cambridge, Trans. Linn. Soc, t. XXVIII, p. 448, pi. XXXIV, fig. 22.

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

1872. Erigone atra, L. Koch, Beitr. z. Kenntn. d. Ararhn. Fauna Tirols, etc., 2e Abhandl., pp. 282-283.

1879. Nerieue atra, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 106.

1879. Erigone atra, L. Beeker, Catalogne des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique), supplément.

1884. Erigone atra, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 528.

Mâle. — - Le céphalothorax est brun-noir, avec des granulations disposées en stries rayonnantes sur la partie thoracique et des denlicules marginaux sur la partie céphalique.

Les yeux supérieurs sont gros, l'intervalle qui sépare les médians est un peu plus large que leur diamètre; celui qui sépare ceux-ci des latéraux est à peu près double; les yeux antérieurs forment une ligne bien courbée en arrière; l'intervalle entre les médians égale à peu près leur rayon; l'intervalle entre ceux-ci et les latéraux est légèrement plus étroit que leur diamètre.

Le plastron, les chélicères (fig. id) et les pattes sont semblables à ceux de l'espèce précédente.

Le fémur de la patte-mâchoire porte une série interne de denticules très petits; en dessous, il y en a deux séries de plus forts et, de plus, une suite externe de trois ou quatre petits denticules espacés; on observe encore une petite dent articulaire externe; la patella, plus longue que le tibia, porte une apophyse subaiguë, droite, perpendiculaire; le tibia, vu par-dessus, a son bord supérieur prolongé en large apophyse dirigée en avant; vu par-dessous, ce bord se prolonge en apophyse plus étroite et plus longue; vu du côté externe, une petite saillie est placée enlre les deux apophyses; un denticule, parfois peu visible, est placé en dessous et vers le milieu de l'apophyse inférieure; le tarse est un peu plus long que le tibia (fig. 4a, 46, 4c).

L'abdomen est noir.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 5. Femelle (fig. 8). — Il est presque impossible de la distinguer de la femelle tfE. denlipalpis.

Celte araignée se tient dans les prairies humides, ou cachée dans les plantes qui croissent au bord de l'eau; elle est plus commune en automne qu'au printemps; sa petite toile est difficile à observer ; elle est assez rare en Belgique.

Belgique.

Brabant : Boitsfort, Groenendael, Auderghem, Tervueren, Bousval.

Luxembourg : Laroche, Bar vaux.

France.

Somme : Ault, Saint-Valéry. — Seine-Inférieure : Dieppe, marais Vernier. - Calvados : Arromanches.

Eure : Sec-Yton, Évreux — Aisne : Guise. — Oise : Compiègne. — Seine-et-Oise : Clamart, les

Fonceaux, Chaville, la Ferté-Alais, Chennevières-sur-Marne, Rambouillet — Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Vosges : Retournemer. — Aube. — Isère : Le Sappey.

Répandue dans toute l'Angleterre.

Prusse. — Silésie — Bavière.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Hongrie : Tokay, Ujhely, Szerencs, Szôllôske, Varannô, Bârlfa, Felcsûlh, Gôrgény, etc.

Russie.

Sibérie.

Gothembourg.

Environs de Christiania.

Suède.

Norvège.

Les Erigone étrangers à notre faune sont :

E. remota, L. Koch. — E. meridionalis, E Simon. — E. jugorum, E. Simon. — E. promiscita, Cambridge. — E. Lantosquensis, E. Simon. — E. lenuimanus, E. Simon. — E. cristalopalpus, E. Simon. — E. capra, E Simon. — E. tyrolensis, L Koch. — E. penessa, Thorell.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre LOPHOMMA, Menge, 1867.

1867. Lophomma, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 209 (ad partem).

1869. Microneta, Menge, Idem, t. III, p. 227 (ad parlem).

1884. Lophomma, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 533.

Les yeux supérieurs sont plus ou moins gros, égaux, équidistants, avec les intervalles au moins aussi larges que leur diamètre; quelquefois les médians sont plus resserrés; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians, plus petits, sont bien séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et plus long que large; les saillies obliques qui supportent les yeux latéraux sont 1res fortes.

Le bandeau est souvent beaucoup plus large, que Taire oculaire.

Le céphalothorax, ovale, court, est peu atténué en avant avec le front, obtus, large et sans rebord.

Le plastron, triangulaire, aussi long que large, se prolonge en large pointe tronquée entre les hanches postérieures.

Les chélicères, robustes, plus longues que le bandeau sont très convexes extérieurement; chez la femelle, elles sont atténuées, avec le bord supérieur de la rainure muni de 3-4 dents placées près du crochet; les dents du milieu sont les plus longues; il y a également près du crochet, au bord inférieur, quatre petites dents égales et contiguës; chez le mâle, les chélicères sont divergentes, acuminées et fortement atténuées; il y a 3-4 dents espacées et une forte dent reculée sur Pangle, au bord supérieur de la rainure; le bord inférieur est finement caréné; le crochet, très long, est atténué dès la base.

La lèvre, grande, beaucoup plus large que longue à sa base, est tronquée et rebordée à son extrémité.

Les lames maxillaires, obliques et élargies extérieurement, légèrement convergentes en avant de la lèvre, sont assez longues, tronquées obliquement et longuement à leur extrémité; l'angle externe est arrondi.

Les pattes sont de longueur médiocre; les tarses des deux premières paires sont presque aussi longs que les métatarses; ils sont plus courts aux paires postérieures; de fines épines existent aux tibias des deux premières paires de pattes; ces épines, qui ne sont jamais plus longues que le diamètre de l'article, sont plus fortes aux paires postérieures.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

LOPHOMMA PUNCTATUM, Biackwall, 4841.

(PL X, fig. S, Sa, ob, 56-, U, 5e.)

1841. Walckenaera punctata, Biackwall, Trans. Linn. Soc.,l. XVIII, p. 629.

1847. Argus trapezoïdes, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. IV, suppl., p. 503. 1864. Walckenaera punctata, Biackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 295, pi. XX, fig. 210 et pi. XXII, fig. A.

1867. Lophomma stictocephalum, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 210, pl.XLI, fig. 108 (ad partem cf).

1868. Microneta scrobiculata, Menge, Idem, t. III, p. 227, pi. XLIV, fig. 126. 1870. Erigone cristata, Thorell, Remarks on Synonyms, pp. 103-450.

1879. Walckenaera punctata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 148. 1884. Lophomma punctatum. E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 535.

Mâle, — Le céphalotborax (fig. 5#, 56) est brun rougeâtre, souvent presque noir; la partie thoracique porte une bande ou zone marginale, composée de gros points ronds, enfoncés et assez serrés; au-dessus, ces points forment trois lignes qui convergent vers le centre; des points plus

petits sont groupés irrégulièrement dans le bas de la partie céphalique; d'autres petits points sont disposés en lignes obliques descendant des yeux latéraux; la partie céphalique, élevée et peu inclinée en avant, s'abaisse au contraire fortement en arrière; on y observe deux étroites et longues impressions qui parlent de l'intervalle entre les yeux latéraux supérieurs et les médians; ces impressions se rapprochent en arrière.

Les yeux supérieurs forment une ligne à peu près droite; les yeux médians sont plus gros que les médians antérieurs et leur intervalle est à peu près égal à leur diamètre; les latéraux sont plus gros que les médians dont ils sont séparés par un intervalle à peine plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment aussi une ligne presque droite; l'intervalle entre les médians est à peine plus large que leur rayon. Le bandeau, plan, vertical, portant un groupe irrégulier de petits points enfoncés, est plus large que l'aire oculaire.

Les chélicères (fig. b>), fortes à leur base, sont garnies dans le bas et au bord externe de points plus petits que ceux du céphalothorax; vers le milieu du bord interne on distingue des pointes noires, rapprochées.

Le plastron, presque noir, est fortement ponctué.

Les pattes, assez longues, plus pâles que le céphalothorax, sont garnies de crins courts.

La palella de la patte-mâchoire, aussi longue que le tibia, est légèrement convexe; le tibia porte au milieu de son bord antérieur une longue apophyse relevée verticalement; une seconde apophyse, partant de son angle externe, est dirigée en avant; le tarse, court, obtus, est à peine plus long et plus large que le tibia (fig. 5c, 5ri).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax est presque noir; la partie thoracique est garnie de points enfoncés, irréguliers, plus serrés et plus gros sur les bords.

Les yeux supérieurs, à peu près équidistants, forment une ligne droite ; les intervalles sont de moitié plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment aussi une ligne droite; les médians sont subconnivents; l'intervalle qui les sépare des latéraux est presque aussi large que le diamètre des médians; d'assez fortes saillies portent les yeux latéraux.

L'épigyne est marquée dans le bas d'une dépression transversale, assez légère, suivie d'un petit

rebord arqué.

L'abdomen, convexe, ovale, fauve-brun, noir, sur le ventre, est souvent entièrement noir.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3.

MOEURS. Cette araignée est très rare en Belgique. Je ne l'ai observée que dans le Limbourg, près des

grands marais de Genck. Elle se cache dans les herbages et les joncs, près de l'eau, où elle se lisse une toile légère, difficile à voir. J'ai rencontré le mâle errant sur les bruyères dans la même localité. Je n'ai capturé cette petite araignée qu'au début du printemps.

Belgique.

DISTRIBUTION Limbourg : Genck (marais). GÉOGRAPHIQUE. France.

Seine-et-Oise : Carrières-sous-Bois, forêt de Marly. — Somme : Ault. — Seine-Inférieure : Heurtauville. — Aisne : La Ferté-Milon. — Morbihan : Belle-Isle. — Cantal : Le Lioran. — Nièvre : Luzy.

Angleterre.

Yorskshire. — Pays de Galles. — - Dorsetshire: Bloxworth — Ecosse.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Tokay.

Danemark.

Environs de Copenhague.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

MOEURS

LOPHOMMA HERBIGRADA, Blackwall, 1854.

(PI. X, fig. 6, 6a, 6b, 6c, 6d, 6e.)

1854. Neriene herbigrada, Blackwall, Descr. of some neivly dise. spec. of Aran., in Ann. and Mag. of Nat. Hist., 2" série, i. XIII, p. 179.

1869. Neriene herbigrada, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. IF, p. 285, pi. XIX, fig. 199.

1870. Erigone mordens, Thoroll, Remarks on Synonyms, p. 144. 1870. Erigone herbigrada, Thorell, Idem, p. 448.

1879. Neriene herbigrada, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 113; t. Il, p. 576.

1881. Erigone exhilarans, Cambridge, Ann. and Mag. ofNat. Hist., 58 série, t. IV, p. 199, pi. XII, fig. 5.

1884. Lophomma herbigrada, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 537.

Mâle. — Le céphalothorax (fig. 6rf), entièrement chagriné, est brun rougeâlre ou noirâtre; la partie céphalique, un peu convexe, s'incline légèrement vers les yeux; elle porte deux courtes et larges impressions obliques, placées derrière les yeux de côté; ces impressions ne se prolongent pas en stries.

Les yeux supérieurs, formant une ligne presque droite, sont égaux; les inlervalles qui les séparent sont un peu moins larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite ; les médians sont resserrés, l'intervalle qui les sépare égale à peine leur rayon. Le bandeau, vertical, est un peu plus large que l'aire oculaire.

Les chélicères, très forles, sont convexes à leur base; le bord externe est semé de petites granulations et le bord interne porte trois pointes noirâtres, donl les deux premières sont les plus forles.

Le plastron, rouge noirâtre, mal, est fortement chagriné (fig. 6a).

Les pattes, un peu plus pâles et plus rouges que le céphalothorax, sont munies de crins courts et fins; les patellas sont souvent moins obscures que les autres articles.

La patella de la patte-mâchoire, un peu plus longue que large, est plus longue que le libia ; celui-ci porte à son bord supérieur, du côté interne, une mince apophyse dirigée en avant, aussi longue que l'article, recourbée seulement à son extrémité; le tarse est grand, dilaté, arrondi du côté externe; le bulbe porte un slylum enroulé qui dépasse le tarse (fig. 66, 6c).

L'abdomen est un peu plus foncé que celui de la femelle.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax ainsi que les pattes sont semblables dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite ou légèrement arquée en avant; ils sont à peu près égaux; l'intervalle qui sépare ceux du milieu est un peu plus étroit que leur diamètre, celui qui partage ceux-ci des latéraux est de moitié plus large; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians sont connivenls; l'intervalle entre eux et les latéraux égale le diamètre des médians; d'assez fortes saillies portent les yeux latéraux.

Les chélicères sont chagrinées, ainsi que le plastron.

L'épigyne porte une grande fossette profonde, arrondie ou souvent un peu plus large que longue, entourée d'un rebord plus élevé en avant (fig. 6c).

L'abdomen, presque rond, est gris-fauve brillant.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Cette araignée, rare en Belgique, se rencontre surtout au printemps, dans les mousses des bois et quelquefois sous les bruyères. J'ai trouvé le mâle errant en automne. Elle hiverne cachée sous les mousses ou sous les feuilles sèches.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabani : Groenendael.

Namur : Yvoir, Beauraing.

Luxembourg : Redu

Belgique.

France.

Seine-etOise : Clamart, Meudon, Chaville, bois des Gardes. — Seine-Inférieure: Lalonde. — Oise: Forêt de Compiègne. — Aisne : Forêt de Villers-Cotlerets. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Aube : Bois de Chappes. — Cantal : Le Lioran. — Ain : Artemare. — Isère : Le Sappey. — Alpes- Maritimes : Saint-Martin-Lentosque. — Pyrénées-Orientales : La Preste.

Angleterre.

Pays de Galles. — Dorsetshire : Bloxworth. Prusse. — Silésie. — Bavière.

Allemagne.

AuTRICHE-HoNGRIS.

Galicie. — Hongrie : Herkulesfùrdô, V. Peêr.

Italie.

Vallombrosa.

Suède.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

LOPHOMMA LAUDATUM, Cambridge, 1881.

(PI. X, fig. 7, la, ~tb, le.)

1881. Walckenaera laudata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 594.

1882. Walckenaera laudata, Cambridge, Ann and Mag. of Nat. Hist., p. 7, pi. I, fig. 3. 1884. Lophomma laudatuiU, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 559.

Mâle. — Le céphalothorax (fig. 7c), brun rougeâtre, très foncé, mal, chagriné, porte une ligne marginale noire, assez fine; la partie céphalique se relève en bosse en arrière et s'incline légèrement en avant.

Les yeux supérieurs sont gros, presque équidislants, avec les intervalles de moitié plus larges que leur diamètre; derrière les yeux latéraux on remarque deux impressions arrondies, prolongées par de petites stries droites; les yeux médians antérieurs sont petits et séparés par un intervalle au moins aussi large que leur diamètre. Le bandeau, un peu convexe, est à peu près aussi large que l'aire oculaire.

Le plastron, noirâtre, est fortement chagriné.

Les pattes, allongées, portent des crins courts mêlés de crins plus longs, surtout sous les fémurs.

La patella de la patte-mâchoire, de moitié plus longue que large, est un peu plus courte que le tibia; ce dernier est dépourvu d'apophyse; le tarse, ovale, est légèrement plus court que les deux articles précédents (fig. 1b).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax, finement chagriné, est brillant; la partie céphalique est un peu convexe.

Les yeux supérieurs forment une ligne droite; l'intervalle entre les médians égale leur diamètre et celui entre ces derniers et les latéraux est plus large de moitié. Les yeux antérieurs forment aussi une ligne droite; ceux du milieu sont subconnivenls; l'intervalle entre ceux-ci et les latéraux est plus large que le diamètre des médians; d'assez fortes saillies supportent les yeux de côté. Le bandeau est un peu plus large que l'aire oculaire.

Les pattes sont semblables à celles du mâle.

L'épigyne (fig. 7a) forme une plaque légèrement en saillie; au milieu se trouve une fossette assez petite, plus large que longue, arrondie en avant et tronquée carrément en arrière.

L'abdomen est noirâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Cette araignée esl 1res rare en Belgique; je ne l'ai trouvée que dans des endroits secs et bien découverts. Elle se tenait cachée à la base des bruyères. Sa démarche est vive; lorsqu'elle court, il est difficile de la distinguer des fourmis. Dans le Luxembourg, je l'ai renconirée sur une monlagne aride, cachée sous les pierres parmi les herbes desséchées. Elle paraît surtout en été, depuis le mois de mai jusqu'à la fin de juin.

Belgique.

Brabant : Forêt de Soignes.

Luxembourg : Laroche.

France.

Oise : Compiègne. — Seine-et-Oise : Chennevières-sur-Marne, Bouray, Poquency. — Isère : Grenoble. — Hautes-Alpes : Glacier du Casset. — Basses-Alpes : Digne. — Pyrénées-Orientales : Conat

Dorsetshire : Bloxworth.

Vallée de la Beuss. — ïessin.

Les Lophomma étrangers à notre faune sont :

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