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L. stativum, E. Simon. — L. austerum, E Simon

AlNGLETERKE.

Suisse.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre DICYMBIUM, Menge, 4 868.

1868. Dicymbium, Menge, Preussische Spinnen, L II, p. 193.

1884. Dicymbium, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 541.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne un peu arquée en arrière (ce caractère esl très important); ils sont largement séparés, surtout chez les mâles, petits et presque à égale dislance les uns des autres; les yeux du premier rang forment une ligne droite ou fort légèrement arquée en arrière; ceux du milieu, connivents, sont petits et largement séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et beaucoup plus long que large; les saillies qui portent les yeux latéraux sont très faibles. Le bandeau, vertical, plan, est beaucoup plus large que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, ovale, est très peu atténué; le front, large, est pourvu d'un rebord plus visible chez le mâle.

Le plastron, triangulaire, aussi large que long, se termine en arrière en pointe recourbée en bas, obtuse et légèrement atténuée.

Les chélicères du mâle, plus courtes que le bandeau, sont robustes et atténuées; chez la femelle, elles sont un peu plus allongées; le crochet est long; il y a trois ou quatre dents au bord supérieur de la rainure, les troisième et quatrième longues et aiguës; il y a quatre ou cinq très petites dents contiguës, au bord inférieur.

Les pièces buccales sont semblables à celles des Erigone ; chez les mâles, les lames maxillaires sont beaucoup moins élargies à leur base.

Les pattes, fortes, sont assez longues; les épines des tibias sont fines et courtes; les métatarses des deux premières paires sont plus courts que les tibias et presque de même longueur aux paires postérieures; les tarses, assez longs, sont pourtant plus courts que les métatarses.

Les mâles sont remarquables par la longueur de la patte-mâchoire.

DICYMBIUM NIGRUM, Blackwall, 4834.

(PI. X, fig. 8, 8a, 8b.)

SYNONYMIE

Neriene nigra, Blackwall, Researches in Zool., p. 578. 61. Erigoise scabristernis, Westring, Forleckn., etc., p. 40. Erigone scabristernis, Westring, Àraneœ Suecicœ descriptœ, p. 206. Neriene nigra, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 271 , pi. XVIII, fig. 185. Dicymbium gracilipes, Menge, Preussische Spinnen, t. Il, p. 194, pi. XXXVII, tab. XCI1. Ebigone mgba, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 104. Erigone nigra, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.

de Belgique.) INeriene nigra, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 109. Dicymbium nigrum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 544.

DESCRIPTION. Mâle. — Le céphalothorax (fig. 86), noir, est lisse sur la partie céphalique et au milieu de la

partie thoracique; les côlés de celte dernière sont un peu chagrinés, ridés, avec les stries rayonnantes bien marquées; la partie céphalique, éle\ée en bosse, s'incline assez brusquement en arrière; le front est large, obtus. Le bandeau est à peu près vertical.

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; les médians, un peu plus petits que les latéraux, sont à peu près équidislants; leur intervalle est presque double de leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite; l'intervalle qui sépare les médians des latéraux est au moins aussi large que leur diamètre.

Les chélicères, très fortes, sont à peine plus longues que le bandeau.

Le plastron, lisse au bord antérieur et au milieu, est ponctué et ridé sur les côtés.

Les pattes sont garnies de crins courts.

Le fémur de la patte- mâchoire est presque aussi long que celui de la première paire de pattes; la palella, plus longue que le tibia, très mince à sa base, est au moins quatre fois plus longue que large; le tibia, prolongé obliquement en avant par une apophyse deux fois plus longue que l'article, se termine par une lige aiguë, dirigée perpendiculairement en dehors; le tarse est petit, ovale et obtus (fig. 8a).

L'abdomen, brillant, est noirâtre.

Femelle (fig. 8). — Le céphalothorax est presque semblable dans les deux sexes.

Les yeux supérieurs, égaux, à peu près équidislants, forment une ligne un peu arquée en arrière; l'intervalle qui sépare les médians est au moins de moitié plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite ou très légèrement courbée en arrière; l'intervalle qui sépare les latéraux des médians est au moins aussi large que le diamètre de ces derniers.

Le plaslron, réticulé, est 1res chagriné.

L'épigyne porte près du pli épigaslrique, dans le centre, une petite pièce convexe, fauve, longitudinale, partagée par une strie profonde.

L'abdomen, noir brillant, esl quelquefois un peu plus pâle en dessous.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

MOEUKS. Celte araignée, assez répandue en Belgique, peut se rencontrer dès le mois de mars et, plus

rarement, en automne. Je l'ai observée dans les bois humides, sous les détritus, parfois avec le mâle; le plus souvent elle se fixe à la base des plantes qui croissent au bord de l'eau.

Elle tend sa petite toile entre les tiges, surtout au bord des marais de la Campine. En Angleterre, elle a été rencontrée sur des grillages en fer; je ne l'ai jamais observée dans des endroits éloignés de l'eau.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles (forêt de Soignes), Auderghem, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, GÉOGRAPHIQUE. Bousval, Tervueren, Louvain, Vilvorde, Tirlemont.

Anvers : Environs d'Anvers (bords de l'Escaut).

Limbourg : Genck.

Liège : Comblain-au-Pont.

Namur : Marche-les- Dames, Yvoir, Waulsort.

Luxembourg : Laroche, Barvaux, Redu.

France.

Somme : Amiens. Ault, Le Crotoy. — Seine-Inférieure : Dieppe, Elbeuf. — Manche : Granville. — Eure : La Bonneville, Sec-Yton. — Aisne : Villers-Cotterels, La Ferté-Milon. — Oise : Précy, Le Lys, forêt de Compiègne, Morlefontaine. — Seine : Bondy, Charenton, Champigny, Bonneuil. — Seine-et- Oise : Meudon. Chaville, mare de Carrières, Mennecy, Saint-Germain. — Seine-et-Marne : Fontainebleau, Montigny-sur-Loing. — Aube : Troyes, Villechétif, Gyé-sur-Seine — Morbihan : Plouharnel, Belle-Isle. — Cantal : Le Lioran. — Gironde : Arcachon, Cazeau. — Basses-Pyrénées, Saint-Jean-de- Luz. — Bouches-du-Rhône: Marignane, Marligues.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Middlesex. — Cornouailles. - Ecosse.

Allemagne.

Prusse — Bavière.

Suisse.

Vallée de la Reuss, lac de Lucerne.

Suède.

Gothembourg.

Le Dicymbium tibiale, Blackwall, est étranger à notre faune.

DU GENRE

Genre GONATIUM, Menge, 1868.

Erigone des auteurs.

1833. Neriene, Blackwall (ad partem), Gen. and spec. of Aran., p. 187. 1868. Gonatium, Menge, Preassische Spinnen, t. II, p. 180. 1868. Dicyphls, Menge, Idem, t. III, p. 221. 1884. Gonatium, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 546.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne droite ou un peu arquée en avant, presque égaux et équidistants ; leurs intervalles sont aussi larges ou à peu près aussi larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne arquée en arrière; les médians, à peu près connivents, sont un peu plus petits et bien séparés des latéraux; les yeux du milieu forment un carré étroit en avant, au moins aussi long que large; les saillies obliques qui portent les yeux latéraux sont très fortes. Le bandeau, au moins aussi large que l'aire oculaire, est plan ou légèrement convexe et vertical.

Le céphalothorax, ovale, court, est fortement atténué; la partie céphalique est élevée, mais rarement convexe par-dessus.

Le plastron, triangulaire, un peu plus long que large, se prolonge en arrière, entre les hanches postérieures, en large pointe, tronquée obtusément.

Les chélicères du mâle, à peu près aussi longues que le bandeau, sont légèrement divergentes; celles des femelles sont un peu plus longues, robustes et peu atténuées. Le bord supérieur de la rainure porte, près du crochet, trois dents, dont la troisième est la plus forte, puis une quatrième dent isolée près de l'angle ; le bord inférieur est muni d'une série de 4, 5, 6 dents petites, contiguès el granuliformes; le crochet, assez long, va en s'atlénuant.

La lèvre, plus large que longue, est large à sa base, arrondie et fortement rebordée à l'extrémité.

Les lames maxillaires, un peu allongées, sont droites du côté interne en avant de la lèvre, avec l'angle fortement tronqué et divergent; leur extrémité est obliquement tronquée; le côté externe, élargi du bas, est oblique.

Les pattes sont assez longues, avec les fémurs, surtout les antérieurs, comprimés à leur base et assez robustes; les métatarses des pattes antérieures sont un peu plus courts que les tibias et presque de la même longueur à la quatrième paire; les tarses sont plus courts que les métatarses; les épines des tibias sont plus courtes que le diamètre de l'article; celles des tibias de la quatrième paire sont placées à peu près au milieu.

Les différences entre les sexes sont assez nombreuses; chez beaucoup d'espèces, le front du mâle est pareil à celui de la femelle, à part la hauteur un peu plus grande; quelquefois il est surmonté de lobes assez gros, ovales, lisses el parallèles.

GONATIUM RUBENS, Blackwall, 4833.

(PI. X, fig. 9. 9a, 9b, 9c, 9d.)

SYNONYMIE

jNeriene rubens, Blackwall, Charact. of some undescr. gen., etc., in Lond. and Edinb. Phil. Mac, 3° série, i. III, p. 189.

Theridium cheliferum, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 231 (237), pi. XVI, fig. 4.

Micryphantes isabellinus, Menge, Verzeichn. d. Danziger Spinn., etc., p. 71.

Erigone chelifera, Westring, Forteckn., etc., p. 44.

Erigone chelifera, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 264.

Neriene rubens, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 270, pi. XVII, fig. 184.

Micryphantes isabellinus, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., pp. 57, 80.

Gonatium cheliferum, Menge, Preussische Spinnen, t. Il, p. 180, pi. XXXIV, tab. LXXXII.

Erigoine rubens, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 129.

Neriene rubens, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 111.

Gonatium rubens, ë. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 554.

Mâle. — Le céphalothorax, fauve-rouge brillant, finement chagriné, présente quelquefois une petite et fine ligne brune longitudinale dans le milieu; la partie céphalique, subitement et assez fortement relevée, ne s'incline pas près des yeux; ces derniers occupent toute la largeur du front, lequel est obtus et assez étroit.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne un peu courbée en avant, sont gros, presque équidistants, avec les intervalles qui les séparent un peu plus étroits que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne courbée en arrière; les médians soqt plus petits que les latéraux; l'intervalle est plus étroit que leur rayon; les intervalles qui séparent ces derniers des latéraux sont plus étroits que le diamètre des médians; les quatre yeux du milieu forment un carré un peu plus long que large.

Le bandeau, beaucoup plus large que Taire oculaire, est légèrement creusé sous les yeux.

Les chélicères, fortes, sont à peu près aussi longues que le bandeau.

Le plastron est finement ponctué.

Les pattes sont assez longues (fig. 9d).

La patella de la patte-màchoire est au moins aussi longue que le tibia; le fémur, assez gros,

s'élargit fortement de la base à l'extrémité; en dessus, l'extrémité convexe se prolonge en forte pointe, aiguë; sous cette pointe sont placés de forts spicules inégaux; le tibia porte à son extrémité trois fortes apophyses; l'externe, épaisse, assez courte, se recourbe en haut à la pointe; son bord supérieur, cilié, est légèrement denliculé; l'apophyse interne, dentiforme, aiguë, est un peu plus longue; celle du milieu, plus étroite, beaucoup plus longue, se dirige en avant sur le tarse, et se prolonge jusque près de son extrémité; le tarse est petit (fig. 9a, 96).

L'abdomen est roux-fauve.

Femelle (fig. 9). — Le céphalothorax est à peu près semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs, presque équidistants, forment une ligne droite; les intervalles qui les séparent ont à peu près la largeur du diamètre des médians, qui sont un peu plus gros que les latéraux; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée; les médians, subconnivenls, sont placés sur une seule tache noire; l'intervalle qui les sépare des latéraux est plus large que leur diamètre.

Le bandeau est beaucoup plus large que l'aire oculaire.

L'épigyne forme une grande dépression transversale en demi-cercle; dans le milieu se trouve une pièce testacée, presque carrée, un peu plus longue que large, un peu bilobée en avant; elle est entourée en avant et sur les côtés d'un rebord noir, très élargi sur les angles de dessous (fig. 9c).

L'abdomen, ovale, court, est roux ou fauve grisâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 5.

MOEURS. J'ai observé cette araignée, assez répandue en Belgique, dès les premiers beaux jours. Elle

file sa petite toile sur les buissons, sur les haies et à la lisière des bois. En automne, on la retrouve aussi fréquemment, cachée sous les feuilles mortes tombées parmi les herbes. Elle vit aussi bien dans les endroits secs que dans les endroits humides. Le mâle se rencontre errant partout, mais toujours plus rarement que la femelle et plus communément à l'arrière-saison.

DISTRIBUTION

Brabant .- Tous les environs de Bruxelles, Boilsfort, Groenendael, Tervueren, Bousval. Noirhat, Diest, GÉOGRAPHIQUE. Louvain, Ternalh.

Anvers : Calmpthout, Matines. Duffel.

Limbourg : Environs de Hasselt, Genck, Munsterbilsen.

Liège : Chênée, Ay waille, Comblain-au-Ponl, Modave, Tilff.

Namur : Environs de INamur, Samson, Marche-les-Dames, Yvoir, Waulsort, Hastière, Han-sur-Lesse,

Mariembourg.

Luxembourg : Saint-Hubert. Redu, Barvaux, Laroche, Bertrix, Florenville, Viel-Salm. Flandre orientale : Environs de Gand.

Hainaut : Hennuyères, Braine le-Comte (forêt de la Houssière), Blaregnies.

Hollande.

Maestricht, Sittard, Utrecht, Maartensdyk.

France.

Seine : Bois de Boulogne. — Seine-et-Oise : Clamart, Bouray. — Seine-et-Marne : Fontainebleau, Nemours — Somme : Bois de Cise. — Seine-Inférieure : Rouen, Elbeuf, Dieppe. — Calvados : Villers-sur-

Mer. Eure : Forêt de Lalonde, Evreux. Orne : La Ferté-Macé — Aube : Villemaure. Cantal :

Le Lioran. — Tarn-et-Garonne : Lexos. — Charente : Mainxe près de Jarnac — Basses-Alpes : Faillefeu. — Bouches-du-Rhône : Marignane. — Basses-Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — York. — Lancaster. — Berwickshire. — Ile de Jersey.

Allemagne.

Prusse. — Silésie.

Hongrie : Ujhel) -, Varannô.

Vallée de la Reuss. — Tessin

Lombardie. — Piémont.

Gothembourg. Upsal.

AuTR!CHE-Ho>GRlE.

Suisse.

Italie

Suède.

États-Unis d'Amérique.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle.

GONATIUM RUBELLUM, Blackwall, 1841.

(PL XI, fig. 1, la.)

Neriene rubella, Blackwall, The differ. in the numb. of eges, etc., in Trans. Linn. Soc. Lond.,

vol. XVIII, part. IV, p. 648.

Micryphantes isabellinus, C. Koch, Die Arachniden, t. VIN, p. 109, fig. 676-678, Erigone isabellina, Westring, Fôrteckn., etc., p. 44. Erigone isabellina, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 266. Nebiene rubella, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 281, pi. XIX, fig. 194. Gonatium isabellinum, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 182, pi. XXXIV, lab. LXXXIII. Erigone isabellina, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 129. Erigone isabellina, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent de

Belgique.) Neriene isabellina, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 112. Gonatium rubellum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 556.

Mule. — Le céphalothorax, fauve rougeâtre, sans ligne marginale, a la même forme que celui de l'espèce précédente.

Les yeux supérieurs, égaux, forment une ligne un peu courbée en avant; l'intervalle entre les médians égale leur diamètre; celui qui sépare ces derniers des latéraux est un peu plus large; les yeux antérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; les médians, plus petils que les latéraux, sont séparés par un intervalle moins large que leur rayon; l'intervalle des latéraux est un peu plus large que le diamètre des médians.

Le bandeau est plus large que l'aire oculaire.

Les chélicères sont presque aussi longues que le bandeau.

La patte-mâchoire est forte, avec le fémur court et plus mince à sa base; la patella, beaucoup plus large que longue, est grande, convexe; le tibia, plus étroit, est surmonté de deux apophyses: l'externe, perpendiculaire, courte, coudée légèrement en avant; l'autre, très longue, atteignant presque l'extrémité du larse (fig. la).

L'abdomen esl fauve rougeâlre.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les yeux médians, antérieurs, subconnivents, sont placés sur une tache un peu plus foncée.

L'épigyne forme une plaque un peu plus longue que large, tronquée en arrière, arrondie en avant- elle porte dans le haut une dépression transversale, courbée, limitée antérieurement par un rebord qui s'élargit légèrement dans le milieu; le restant de la longueur est occupé par une pièce fauve, médiane, beaucoup plus longue que large, un peu plus étroite dans le bas, avec un rebord latéral noir; ce rebord, lisse, épais, légèrement convexe, esl échancré au bord externe.

L'abdomen, convexe, ovale, est gris-fauve, un peu rougeâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. On peut rencontrer cette araignée depuis le début du printemps. Elle hiverne et résiste aux

froids les plus intenses. Je l'ai souvent observée pendant la saison rigoureuse, blottie sous des écorces d'arbres ou sous des mousses sèches. Au printemps, on la trouve fréquemment cachée dans les extrémités des tiges et des fleurs desséchées des plantes basses, qu'elle entoure de fils. Plus tard, on la retrouve installée dans l'angle d'une feuille repliée ou entre deux feuilles rapprochées, entourée d'une sorte de retraite de soie assez vaste. Pour pondre, c'est, également dans l'angle replié d'une feuille qu'elle s'établit. Le cocon une fois collé contre la feuille et recouvert de plusieurs couches de soie, elle replie la feuille par-dessus pour mieux dissimuler sa présence. Je l'ai vue souvent errant dans les sapinières parmi les aiguilles lombées des arbres.

J'ai trouvé la femelle avec son cocon, depuis le mois de juin jusqu'au milieu du mois de septembre.

En battant les branches basses des sapins, des hêtres el même des chênes, j'ai parfois fait tomber le mâle, toujours moins fréquent que la femelle.

Luxembourg : Barvaux. Redu.

Namur : Vezin.

Belgique.

France.

Seine-et-Oise : Bois des Gardes, près de Boissy-Saint-Léger. — Marne : Forêt de la Montagne-de- Reims. — Cantal : Le Lioran — Aveyron : Saint -Aflfrique. — Alpes-Maritimes : Saint-Martin- Lentosque

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth — Pays de Galles. — Ecosse.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Hongrie : Bértfa, Tâtra, Yarannô Suliguli, etc.

Italie.

Suisse.

Suède. — Danemark.

Province de Lucques.

Tessin : Lugano

SYNONYMIE

GONATIIIM BITUBERCULATUM, Wider, 1834.

(PI. X, fig. 10, -10a, AOb, 10c.)

1834. Theridium bituberculatum, Wider et Reuss, Zool. Mise. Araclin., p. 216 (222), pi. XV, tig. 2.

1837. Argus bituberculatus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 363.

1851. Erigone bituberculata, Westring, Fôrleckn., etc., p. 41.

1861. Erigone bituberculata, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 210.

1862. Neriene bituberculata, Cambridge, List ofnew andrare Spid., etc., in Zool., p. 7949. 1864. Neriene bituberculata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 268, pi. XVIII, fig. 182.

1867. Micryphantes bituberculatus, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., pp. 54, 62.

1868. Dicyphus tumidus, Menge, Preussische Spinnen, t. II, pi. XLIII, tab. CXXI; t. III, p. 221. 1870. Erigone bituberculata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 106.

1879. Neriene bituberculata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 119.

1884. Gonatium bituberculatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 559.

description. Mâle. — Le céphalothorax (fig. 106, 40c) est fauve jaunâtre un peu orangé, brillant, bordé

d'une ligne noire marginale très fine; la région oculaire est un peu plus foncée; la partie cépha-

lique porte deux protubérances ou lobes saillants, ovales, élevés, jaunâtres; ils sont bien arrondis en avant et s'avancent en cachant presque par-dessus le bord frontal; ces lobes sont finement chagrinés sur les côtés.

Les quatre yeux du milieu forment un carré plus large que long.

Les chélicères, forles et chagrinées, sont au moins aussi longues que le bandeau.

La patella de la patte-mâchoire, beaucoup plus longue que large, est aussi plus longue que le tibia; le tibia est tronqué à son extrémité; l'angle interne se prolonge en apophyse allongée sur le tarse et courbée dans le haut; le bord antérieur porte au milieu une pelile pointe noire, dilatée légèrement à son extrémité; le tarse est petit (fig. 4 0a).

L'abdomen est noir brillant.

Femelle (fig. 10). — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle; la partie céphalique est un peu saillante, avec une légère dépression longitudinale dans le milieu.

Les yeux supérieurs, égaux, forment une ligne un peu arquée en avant; les médians sont à peine plus séparés; l'intervalle entre eux est presque de moitié plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne très légèrement courbée en arrière; les médians sont à peu près connivents; l'intervalle entre ceux-ci et les latéraux est plus étroit que le diamètre des médians; les quatre yeux du milieu forment un carré plus large que long.

L'épigyne présente une plaque convexe, en demi-cercle, échancrée triangulairement au bord postérieur.

L'abdomen, noir brillant, est semé de quelques crins blanchâtres très courts.

Ordre de longueur des paltes : 4, 1, 2, 5.

MOEURS. On peut rencontrer cette araignée dès les premiers beaux jours du mois d'avril, dans les herbes

qui croissent au bord de Peau ou dans les prairies humides, presque jamais sur les buissons. Elle devient beaucoup plus rare en automne. Elle tisse une très petite toile fine, à la base des herbes. J'ai rencontré le mâle errant dans les chemins. Cette espèce est assez peu répandue en Belgique.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem, Tervueren, Groenendael. GÉOGRAPHIQUE. JSamur : Y voir (prairies).

France.

Oise : Chantilly. — Seine-et-Oise : Mennecy, La Ferté-Alais. — Seine-Inférieure : Elbeuf, forêt de Lalonde, Heurtauville. — Somme: Rue, Langueau. — Calvados: Asnelles. — Eure: Courteil, Sec- Yton, Évreux. — Aisne : Guise, La Ferté-Milon. — Eure-et-Loir : Maintenon. — Aube: Villechétif, Bréviande, Bar-sur-Aube — Yonne : Saint-Florentin. — Charente : Jarnac.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth, Chamberlain. — Pays de Galles. — Middlesex. — Ecosse.

Allemagne.

Prusse — Bavière. — Silésie.

Hongrie : Ujhely, Tokay, Szinna, etc.

Environs de Christiania.

Autriche-Hongrie.

Suède.

JNorwège.

Ht

SYNONYMIE

GONATIUM CORNUTUM, Blackwall, 1833.

(PI. XI. fig. 3, m, m.)

1833. lNeriene cornlta, Blaekwa 1 1, Characters of some undescribed gênera and species of Araneidœ, in

Lond. and Edinb. Phil. Mac, t. III, 3e série, p. 190.

1851. Erigone bicuspidata, Westring, Fôrteckn.,elc, p. 41.

1861. Erigone bicuspidata, Wesiring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 208 (non C. Koch).

1864. INeriene corinijta, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 267, pi. XVIII, fig. 181.

1869. Dicyphus cilunculus, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 222, pi. XLIV, lab. CXXII.

1879. INeriene cornuta, Cambridge, Spiders of Dorset, I. I, p. 118.

1884. Gonatium cornctum, E. Simon, Les Arachnides de France, l. V, p. 561.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3, Sa). — Le céphalothorax est brun-fauve, noirâtre, entouré d'une fine ligne noire

marginale; la partie céphalique porte deux lobes ovales, élevés, un peu plus pâles, qui s'inclinent et convergent légèrement en arrière; ils sont plus reculés que ceux de l'espèce précédente et ne recouvrent pas le front ni les yeux; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée en arrière; les latéraux sont moins largement séparés que chez G. bituberculalum ; les quatre yeux du milieu formenl un carré plus long que large.

Les chélicères, fortes, très chagrinées, sont aussi longues que le bandeau.

Le plastron est entouré de noir.

La patella de la patte-mâchoire est à peu près trois fois plus longue que large; le tibia, plus court, plus étroit, est tronqué à son extrémité; l'angle externe se prolonge en une courte apophyse dirigée en avant; l'angle interne se prolonge en une apophyse aussi longue que la patella, longeant le tarse et un peu courbée à l'extrémité; le bord antérieur porte en outre dans le milieu une petite pointe noire effilée, courbée légèrement en dehors (fig. 3b).

L'abdomen est noir.

Femelle. — Le céphalothorax, brillant, chagriné, est coloré comme celui du mâle; les lobes céphaliques, presque nuls, sont remplacés par une simple élévation partagée par une faible dépression longitudinale.

Les yeux supérieurs forment une ligne très légèrement courbée en avant; les médians sont un peu plus gros; l'intervalle qui les sépare égale à peine leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne un peu courbée en arrière; les médians sont plus rapprochés; l'intervalle des latéraux est moins large que le diamètre des médians; les quatre yeux du milieu forment un carré au moins aussi long que large.

L'épigyne, presque plane, forme une plaque marquée en arrière d'une fossette à peu près carrée; cette fossette contient une petite saillie rougeâtre qui part du bord inférieur.

L'abdomen, noir, est semé de quelques poils blanchâtres très courts.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

moeurs. Cette araignée est surtout commune en Campine dans les bois de sapins. Elle se cache dans les

branches basses et quelquefois sur les buissons environnants. Je ne l'ai jamais observée près de l'eau. Elle apparaît au printemps jusqu'au mois de juin. Le mâle, beaucoup plus rare, se rencontre accidentellement courant au soleil.

DISTRIBUTION

GÉOGRAPHIQUE

Brabant : Boitsfort, La Hulpe.

Anvers : Calmpthout, Postel. Limbourg • Genck.

Maestricht.

Belgique.

Hollande.

France.

Seine-Inférieure : Rouen. — Eure : Courleil., forêt de Lalonde. — Aisne : Guise. — Oise : Chantilly, Compiègne. — Seine-et-Oise : Saint-Cloud, Meudon, — Seine : Choisy-le-Roi, La Varenne. — Seineet-Marne : Fontainebleau. — Aube : Forêt d'Aumont, Pont.

Répandue partout. — Ecosse.

Angleterre.

Allemagine.

Wiesbaden. — Prusse. — Bavière. — Silésie.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Hongrie: Terebes, Szinna, Szepsi, Bartfâ, Kalocsa, Diakovâr, etc.

Suisse.

Suède.

Norwège.

Environs de Genève. — Environs de Lucerne.

Gothembourg.

Environs de Christiania.

Les Gonatium étrangers à notre faune sont :

G. biimpressum, E. Simon. — G corallipes, Cambridge. — G. nemorivaga, Cambridge — G. Dayense, E. Simon — G. ensipotens, E. Simon. — G. bifidum, Cambridge.

SYNONYMIE

Genre DISMODICUS, E. Simon, 1884.

Erigone des auteurs.

1835. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Charact. ofsome undescr., etc., p. 105. 1868. Dicyphus, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. III, p. 221. 1884. Dismodicus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 563.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne un peu courbée en avant; les médians sont plus rapprochés entre eux que des latéraux; l'intervalle est, au plus, égal à leur diamètre; celui des latéraux est de moitié plus large; les yeux antérieurs forment une ligne légèrement arquée en arrière; ceux du milieu sont plus resserrés; les quatre yeux du milieu forment un carré au moins aussi long que large. Le bandeau à peu près de la même largeur que le groupe oculaire, est déprimé transversalement sous les yeux et devient convexe avancé surtout chez le mâle.

Le céphalothorax, assez court, ovale, à front large, obtus, se relève en avant; il est rebordé finement en arrière.

Le plastron, presque aussi large que long, se termine en large pointe tronquée entre les hanches postérieures.

Les chélicères, solides, peu atténuées, sont aussi longues que le bandeau ; il y a trois ou quatre dents assez fortes, à peu près égales, au bord supérieur de la rainure; le bord inférieur est occupé par une série de petites dents contiguës.

Les pièces de la bouche sont semblables à celles des Gonatium.

Les pattes sont assez robustes; les métatarses des deux paires antérieures sont un peu plus longs que les larses; les métatarses de la quatrième paire sont très légèrement plus courts que les tibias; les épines qui garnissent les tibias, courtes chez les mâles, sont un peu plus longues chez les femelles, dépassant au moins le diamètre de l'article; elles sont placées vers le milieu, à la quatrième paire de pattes.

Ce genre se distingue du précédent par la convexité du bandeau toujours bien visible, même chez les femelles, par la disposition de la seconde ligne des yeux et par la forme du carré.

SYNONYMIE

DISMODICUS BIFRONS, Blackwall, 4841.

(PI. XI, «g. 6, 6a, 6/», 6c, 6d.)

1841. Walckenaera bifrons, Blackwall, The differ. in Ihe number of eyes, etc., in Trans. Linn. Soc,

t. XVIII, p. 634.

1851. Erigone elevata, Westring, Fôrteckn., etc., p. 41.

1861. Erigone elevata, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 225.

1864. Walckenaera bifrons, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 502, pi. XXI, fig. 218.

1870. Erigone bifrons, Thorell, Remarks oiiSynonyms, p. 113.

1879. Walckenaera bifrons, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 149.

1884. Dismodicus bifrons, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 565.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 6a, 6b, 6d). — Le céphalothorax est brun rougeâlre foncé, entouré d'une ligne

marginale noire; au milieu se trouve une bande longitudinale noire, plus ou moins visible; il est chagriné finement; la partie céphalique est surmontée de deux lobes très forts, lisses, courts et inclinés en arrière; sur les côtés se trouve une impression profonde et légèrement arquée; ces lobes, cachant presque le bord frontal, sont arrondis et à peu près aussi larges que longs.

Les yeux antérieurs forment une ligne très courbée en arrière; les médians sont presque connivents et les latéraux largement séparés; les quatre yeux médians forment un carré beaucoup plus long que large.

Le bandeau, vertical, légèrement creusé sous les yeux, devient convexe plus bas et s'avance en pointe épaisse et conique au-dessus de la base des chélicères.

La patella de la patte-mâchoire, atténuée à sa base, plus longue que large, est plus longue que le tibia; celui-ci, très court, est tronqué carrément dans le haut, sans prolongations aux angles; il est pourvu en dessus d'une carène terminée par une courte apophyse un peu dilatée à son extrémité; le bulbe est muni d'un fort stylum enroulé à son extrémité (fig. 6c).

L'abdomen est noir.

Femelle (fig. 6). — Le céphalothorax, ovale, est noir; les lobes saillants n'existent pas.

Les yeux antérieurs forment une ligne à peu près droite; les médians sont plus petits; l'intervalle des latéraux égale au moins la moitié du diamètre des médians.

Les pattes, fauves, sont munies d'épines plus courtes aux tibias des paires postérieures.

L'épigyne, en saillie transversale échancrée en demi-cercle au bord postérieur, renferme une petite pièce ovale, lisse, transversale, dépourvue de crochet.

L'abdomen, noir, est parsemé de poils gris-blancs.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. On rencontre cette araignée depuis le mois de mai jusqu'au mois de juillet, dans les clairières et

aux lisières des bois, sur les buissons et surtout parmi les hautes herbes, où l'on peut s'en emparer en fauchant à l'aide d'un filet. Elle est très rare en Belgique. Sa toile m'est inconnue.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre). GÉOGRAPHIQUE.

France.

Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, Mennecy. — Aube : Bouilly, Mussy, Gyé. — Aisne : La Ferté-Milon.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworlh. — Pays de Galles — Ecosse.

Wiesbaden. — Bavière.

Galicie. — Hongrie : Varannô.

Gothembourg, Upsal.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Suède.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

DISMODICUS ELEVATUS, C. Koch, 1838.

(PI. XI, fig. 4, 4a, 46, 4c.)

1838. Micryphantes elevatus, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 133, fig. 334-, 335.

1856. Erigone elevata, Thorell, Rec. crit., p. 108.

1868. Dicyphus bicuspidatus, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 223, pi. XLIV, lab. CXXIII.

1878. Erigone elevata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1884. Dismodicus elevatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 567.

Mâle. — Le céphalothorax (fig. M, le), rougeâlre, très foncé, entouré d'une ligne noire marginale, présente dans le milieu une ligne longitudinale noire, plus ou moins distincte; il est chagriné finement; la partie céphalique, élevée, est surmontée de deux lobes un peu plus pâles et lisses; ces lobes, arrondis, courts, sont plus saillants que chez D. bifrons et portent sur les côtés une profonde impression légèrement arquée; vus par-dessus, ils sont aussi larges que longs, divergents en arrière, séparés par une dépression très faible, surtout en avant, et cachent à peu près le bord frontal.

Les yeux du milieu forment un carré aussi long que large; l'intervalle des antérieurs est moins large que leur rayon; celui des supérieurs est plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne presque droite, très peu courbée en arrière; les latéraux sont fortement séparés.

Le bandeau, vertical sous les yeux, devient très convexe plus bas; il s'avance au-dessus des chélicères en pointe assez épaisse.

Le plastron est noir.

Les pattes sont munies de crins courts.

La patella de la patte-mâchoire, assez mince à sa base, est plus de deux fois plus longue que large; le tibia, plus court, a son angle interne un peu allongé; l'angle externe est arrondi; le milieu du bord antérieur porte une petite apophyse noire, marquée d'une strie par-dessus et partagée à son extrémité en deux branches divergentes, très petites, dont l'externe est la plus courte ; le tarse est plus court que le tibia et la patella, avec sa base prolongée sur le tibia en pointe obtuse, dirigée en dedans (fig. 4a).

L'abdomen est noir.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax est noir; les lobes céphaliques ont disparu.

Les yeux antérieurs forment une ligne un peu arquée en arrière; l'intervalle des latéraux est au moins aussi large que le diamètre des médians.

L'épigyne présente une plaque transversale rougeâtre; au milieu se trouve une pièce déprimée en forme de cœur; on remarque encore au bord postérieur une petite échancrure, prolongée par un crochet court.

L'abdomen, noir, est semé de quelques poils blanchâtres, courts. Ordre de longueur des pattes: 4-, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette petite araignée est assez répandue en Belgique. Aux environs de Bruxelles, on la trouve

sous les touffes de bruyères ou sur les pelits buissons environnants. En Campine, je l'ai toujours observée tendant ses fils entre les aiguilles de sapins, aux extrémités des branches basses. Elle apparaît depuis les premiers beaux jours, jusqu'au commencement de juillet. Je l'ai trouvée plusieurs fois pendant l'hiver, cachée sous les mousses et dans les détritus.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles (bois de la Cambre), La Hulpe, Boitsfort. Liège : Tilff, Comblain-au-Pont, Esneux, Hollogne-aux-Pierres, Modave. Anvers : Calmpthout, Postel, Arendonck, Hoogstraeten. Limbourg : Maeseyck, Hasselt, Genek, Munsterbilsen, Diepenbeek, Zonhoven.

Maestricht.

Hollande.

France.

Aube : Grandes-Chapelles. — Seine-et-Marne : Fontainebleau.

Allemagne.

Autriche.

Suède.

Nassau. — Bavière. — Silésie.

Galicie.

SYNONYMIE

CARACTÈRES

Genre DIPLOCEPHALUS, Bertkau, 1883.

Erigone des auteurs.

1833. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Charact. of some undescr., etc., p. 105. 1868. Lophomma, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. II, p. 209.

1883. Diplocephalus, Bertkau, Beilr. z. Kennt. Spinn. Fauna d. Rheinp., p. 839.

1884. Prosoponcus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 569.

Les yeux supérieurs, assez gros, égaux, presque équidistants, sont disposés en ligne droite; leurs intervalles sont presque toujours au moins aussi larges que leur diamètre.

Les yeux antérieurs forment une ligne droite; ceux du milieu, très rapprochés, sont plus petits et largement séparés des latéraux; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et plus long que large.

Le bandeau est aussi large que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, rebordé, allongé, ovale, est marqué d'une strie submarginale, très peu indiquée; chez la femelle, le groupe oculaire occupe toute la largeur du front, qui est large et obtus.

Le plastron, triangulaire, à peu près aussi large que long, se prolonge entre les hanches postérieures en large pointe tronquée obtusément, parallèle ou un peu atténuée.

Les chélicères des femelles sont plus fortes que celles des mâles; le bord supérieur de la rainure est muni de 4-5 dents longues et aiguës.

La lèvre, semi-circulaire, impressionnée transversalement, est beaucoup plus large que longue; les lames maxillaires, courtes, sont parfois un peu divergentes intérieurement en avant de la lèvre, qu'elles dépassent à peine de sa longueur.

Les pattes sont assez longues, avec les tarses beaucoup plus courts que les métatarses; le tibia de la quatrième paire est au moins aussi long que le métatarse; les épines tibiales, plus fines aux pattes antérieures, sont placées assez loin de la base, mais pourtant dans la première moitié; elles sont au moins aussi longues que le diamètre de l'article.

Les caractères qui distinguent surtout ce genre sont : les proportions du carré formé par les yeux médians, la longueur relative des tarses et des métatarses, et la largeur du bandeau, lequel n'est pas convexe; le céphalothorax du mâle diffère fortement de celui de la femelle; il est toujours élevé en cône en avant; ce cône porte à son sommet les yeux médians. Souvent ce cône est lui-même divisé en deux lobes étroits, qui portent chacun une paire d'yeux.

DIPLOCEPHALUS CRISTATUS, Blackwall, 1833.

(PL XI, fig. S, 56.)

SYNONYMIE

1833. Walckenaera cristata, Blackwall, Charact. ofsome undescr., etc., in Lond. and Edinb. Mag., 3esérie,

t. III, p. 107.

1834. Theridium bicorne, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 214 (220), pi. XIV, fig. 12. 1837. Micrypiiantes caespitum, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. 1, p. 12. 1837. Argus bicornis, Waickenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 365. 1841. Micryphantes caespitum, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 104, fig. 673-674.

1851. Erigone bicornis, Westring, Fôrteckn., etc., p. 41.

1861. Erigone bicornis, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 216.

1864. Walckenaera cristata, Blackwall, Spiders of Greal Britain, t. II, p. 309, pi. XXI, fig. 224.

1867. Micryphantes caespitum, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., pp. 54, 60.

1868. Lophomma bicorne, Menge (non cristatum), Preussische Spinnen, t. II, p. 212, pi. XLII, tab. CXI.

1878. Erigone cristata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Walckenaera cristata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 152. 1882. Lophomma cristatum, Emmerton, Trans. Conn. Acad., t. VI, p. 44.

1884. Prosoponcus cristatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 570.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 5). — Le céphalothorax, lisse, est rougeâtre très foncé; la partie céphalique s'élève

et le front, très haut, se divise transversalement en deux saillies, séparées par une forte échancrure; la première, courte, obtuse au-dessus du bandeau, porte en avant les yeux du milieu de la première ligne; la seconde saillie, placée plus en arrière, plus élevée, droite, porte sur les côtés les yeux du milieu de la seconde ligne; des crins garnissent le sommet de ces saillies; l'intervalle entre les yeux médians supérieurs est un peu plus large que leur diamètre. Les yeux latéraux, très largement séparés des médians, sont placés plus bas, au niveau de Téchancrure qui sépare les saillies frontales.

La patella de la patte-mâchoire est au moins quatre fois plus longue que large; le tibia, très dilaté dans le haut, s'applique contre le tarse dont il atteint presque le liers supérieur; il est tronqué et échancré, avec l'extrémité de l'angle interne de l'échancrure prolongée par une pointe noire, dirigée obliquement au-dessus; il est en outre longuement échancré à son bord externe; le tarse, ovale, dépasse à peine le tibia (fig. 56).

L'abdomen est noir.

Femelle. — La partie céphalique du céphalothorax, légèrement élevée, est un peu convexe.

Les yeux supérieurs, égaux, sont assez gros; leur intervalle égale à peu près leur diamètre ; les yeux antérieurs forment une ligne droite; les médians sont subconnivents et l'intervalle des latéraux égale au moins le diamètre des médians.

Le bandeau est aussi large que l'aire oculaire.

Le plastron, noir, chagriné, réticulé en arrière, devient presque uni en avant.

L'épigyne forme une fossette en demi-cercle, ciliée au bord antérieur, au moins trois fois plus

MOEURS

large que longue, et partagée dans le milieu par une pièce convexe, lisse, portant au centre une profonde strie longitudinale.

L'abdomen est noirâtre.

Cette araignée, peu rare en Belgique, paraît depuis la fin du mois d'avril jusqu'au milieu de l'été; pourtant je l'ai trouvée quelquefois en automne. Elle vit sous les mousses des bois humides; dans les pays découverts, elle habite les prairies au bord de l'eau. Je l'ai observée aussi dans les dunes du littoral. Elle hiverne sous les mousses, sous les détritus et parfois dans des crevasses de rochers.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant: Environs de Bruxelles, Laeken, Uccle, Boitsfort, Anderlecht, Nivelles, Louvain.

Anvers : Environs d'Anvers, Malines.

Liège : Comblain-au-Pont, Tilff.

Namur • Marche-les-Dames, Ermeton.

Flandre occidentale : Ostende, Heyst, Nieuport.

Flandre orientale .- Environs de Gand. Assenede.

France.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Tolcsva, Tokay, Varannô, Czéke, Suliguli, Kôrtvélyes, etc.

Suisse.

Toute la France (E. Simon).

Assez répandue partout. — Ecosse.

Prusse. — Bavière. — Silésie.

Bâle, Lucerne. — Tessin. Lombardie. — Piémont. — Vénétie.

Nord de l'Afrique.

Nouvelle-Zélande (Cambridge).

Italie.

Suède.

Afrique.

Océanie.

Les Diplocephalus étrangers à notre faune sont :

D. crassiloba, E. Simon. — D. rectiloba, E. Simon. — D. foraminifer, Cambridge. — D. bicephalus, E. Simon. — D. frontatus, Blackwall. — D. thyrsiger, E. Simon.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre TYPHOCHRESTUS, E. Simon, 1884.

Erigone, Cambridge (ad partem).

1882. Lophocàrenum, Emerton (ad partem : pallidum). 1884. Typhochrestus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 583.

Les yeux supérieurs, petits, largement séparés, forment une ligne droite ; les yeux antérieurs sont également disposés en ligne droite; ceux du milieu, plus petits, rapprochés, sont très largement séparés des latéraux ; les yeux médians forment un carré au moins aussi long que large, plus

étroit en avant. Le bandeau, plus étroit que Taire oculaire chez la femelle, est souvent plus large chez le mâle.

Le céphalothorax est ovale allongé; le front est large et la partie céphalique convexe en arrière des yeux, surtout chez le mâle.

Les pattes sont assez longues; les tarses sont aussi longs que les métatarses; ceux-ci sont plus courts que les tibias, surtout aux paires antérieures; les épines des tibias sont courtes.

TYPHOCHRESTUS DIGITATUS, Cambridge, 1872.

(PI. XI, fig. 7, la, 1b, le, Id.)

SYNONYMIE. 1872. Erigone digitatls, Cambridge, Proceed. Zool. Soc. Lond., p. 759, pi. LXVI, fig. 14.

1884. Typhochrestls digitatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 584.

DESCRIPTION. Mâle (tig. la, 76). — Le céphalothorax, fauve plus ou moins foncé, chagriné, élevé en avant,

est incliné seulement au bord frontal; de chaque côté existe une grande fossette, large, profonde, ovale, avec, au milieu, une autre impression plus profonde et légèrement courbée; le front, large, est garni de crins durs, assez longs. Les yeux latéraux sont largement séparés des médians; ces derniers sont disposés en carré presque aussi large que long.

Les pattes, fauves, assez longues, sont garnies de crins fins, surtout aux tibias et aux fémurs.

La palella de la patte-mâchoire est plus longue que large; le tibia, aussi long, étroit, va en s'élargissant et se prolonge sur le tarse en large apophyse tronquée, terminée par deux pointes inégales; le tarse est aussi large que long ; le bulbe se termine en petite pointe mince, courbée, dépassant le tarse (fig. 76).

L'abdomen ainsi que le plastron sont noirs.

Femelle (fig. 7). — L'abdomen, noir comme celui du mâle, est ovale allongé.

L'épigyne forme une forte saillie noire, marquée d'une grande fossette presque en demi-cercle (fig. M).

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5. MOEURS. Je n'ai trouvé celle araignée qu'une fois en Belgique. Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION Noirhat.

GÉOGRAPHIQUE

Loir-et-Cher. — Morbihan. — Haules-Alpes. — Valais. — Bouches-du-Rhône. — Var: Porquerolles.

Allemagne.

Sous-groupe des LOPHOCARENINI.

CARACTÈRES DU SOUS-GROUPE

Seconde ligne des yeux courbée en arrière.

Le sous-groupe des Lophocarenini renferme vingt-trois genres qui sont :

1° Nematogmus. — 2° Entelecara. — 3° Araeoncus. — 4° Notioscopus. — 5° Troxochrus. — 6° Abacoproeces. — 7° Lophocarenum. — 8° Peponocranium. — 9° Exechophysis. — 10° Baryphyma. — 11° Delorrhipis. — 12° Cnephalocotes. — 13° Hybocoplus. — 14° Pocadienemis. — 15° Metopobactrus. — 16° Erigonoplus. — 17° Styloctetor. — 18° Acarlauchenius.

— 19° Thyreosthenius. — 20° Plaesiocraerus. — 21° Tapinocyba. — 22° Minyriolus. — \ 23° Panamomops,

Dix de ces genres ne sont pas, jusqu'à ce jour, représentés en Belgique :

Le genre Notioscopus renferme une seule espèce, trouvée en France et en Bavière. Le genre Abacoproeces renferme également une seule espèce, trouvée en Bavière et une seule fois en France.

Le genre Peponocranium est, jusqu'à présent, propre à la France, à l'Angleterre et à l'Allemagne.

Le genre Exechophysis est propre au midi de l'Europe et à l'Algérie.

Le genre Baryphyma contient une espèce découverte en Danemark et retrouvée en France dans le département de l'Aisne.

Le genre Delorrhipis est représenté en Europe par une seule espèce du Midi.

Le genre Hybocoptus est propre au Midi.

Le genre Melopobactrm, très voisin de Pocadicnemis, renferme des espèces du Midi ; une seule, le M. prominulus pourrait se rencontrer en Belgique.

Le genre Acariauchenius contient des espèces du Midi; une seule, A. scurrilii pourrait se trouver en Belgique, dans les localités sablonneuses, près des fourmilières.

Le genre Thyreosthenius existe en France et en Allemagne.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre NEMATOGMUS, E. Simon, 1884.

1857. Theridiois, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 326.

1868. Linyphia, Canestrini (ad partem), Aran. //«/., p. 121.

1875. Erigone, Cambridge (ad partem), Proceed. Zool. Soc. Lond., p. 756.

1882. Lophocarenum, Emerion (ad partem), Trans. Conn. Acad., t. VI, p. 46.

1884. Nematogmus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 614.

Les yeux supérieurs, égaux ou presque égaux (les médians légèrement plus gros), sont disposés en ligne à peu près droite, le bord antérieur des médians étant à peine en arrière du centre des latéraux ; les médians sont un peu plus resserrés, mais leur intervalle reste pourtant plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite, ou, chez les mâles, un peu arquée en arrière; ceux du milieu sont plus petits et plus resserrés, avec leur intervalle égal à leur diamètre; les yeux du milieu forment un carré un peu plus étroit en avant et un peu plus long que large; les saillies qui portent les yeux latéraux sont très fortes.

Le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, assez large, ovale, est à peine rebordé en arrière; sa partie céphalique est, courte, élevée, avec le front large et obtus.

Le plastron, fort large, en forme de cœur, convexe, se termine en pointe aussi large que les hanches postérieures; celte pointe, très inclinée, est tronquée et non atténuée.

Les chélicères, fortes, presque parallèles, sont beaucoup plus longues que le bandeau; il y a trois dents rapprochées au bord supérieur de la rainure; la troisième, qui est la plus forte, est placée sur l'angle; on y remarque encore une quatrième dent isolée; 3-4 petites dents égales sont placées près du crochet au bord inférieur.

La lèvre, grande, en demi-cercle, impressionnée transversalement dans le milieu, est plus large à sa base que longue; les lames maxillaires, arrondies extérieurement, sont très larges, droites, parallèles du côté interne et dépassent la lèvre d'à peu près sa longueur.

Les pattes sont longues et fines, avec les tarses de moitié plus courts que les métatarses; le métatarse de la quatrième paire est aussi long que Je tibia; les épines tibiales sont robustes et plus

longues que le diamètre de l'article ; le tibia de la première paire est muni d'une seule épine, placée vers le tiers basilaire; l'épine du tibia de la quatrième paire est placée au tiers basilaire chez le mâle, ou un peu au delà chez la femelle.

Ce genre est surtout caractérisé par la longueur des pattes et les longueurs relatives des tibias, des tarses et des métatarses.

SYNONYMIE

NEMATOGMUS SANGUINOLENTUS, Walckenaer, 1837.

(PI. XI, fig. 8, 8a.)

1837. Theridion sangcinolentum, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. Il, p. 526.

1868. Linyphia rubeccla, Canestrini, Aran. Ital., p. 121.

1872. Erigone Simoni, Cambridge, Proceed. Zool. Soc. Lond., p. 756, pi. LXV, fig. 12.

1878. Erigone Simoni, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1884. Nkmatogmus sanguinolentus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 615.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 8). — Le céphalothorax, fauve rougeâtre, finement chagriné, brillant, dépourvu de

ligne marginale, s'élève fortement en avant. Le sommet de la partie céphalique, qui est arrondi, s'incline vers les yeux; au-dessus des yeux latéraux se trouvent deux impressions linéaires, un peu courbées et qui convergent par-dessus.

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; ils sont égaux et petits; l'intervalle des médians est un peu plus large que leur diamètre; celui des latéraux est au moins deux fois plus large; les yeux antérieurs forment une ligne très légèrement courbée; les médians sont petits et rapprochés; leur intervalle est pourtant un peu plus large que leur diamèlre. Le bandeau, vertical, plan, plus large que l'aire oculaire, est plus court que les chélicères.

La patella de la patte-mâchoire, mince à sa base, est plus longue que le tibia; celui-ci, tronqué à son extrémité, est dépourvu d'apophyse; le tarse, plus long et plus large que les deux articles précédents, élargi à l'extrémité, se divise en deux grands lobes divergents et présente une carène terminée à la base par une saillie garnie de crins; le bulbe, très grand, porte dans le milieu un stylum courbé, formant boucle (fig. Sa).

L'abdomen est rouge violacé foncé.

Femelle. — Le céphalothorax ressemble à celui du mâle, mais le front, dépourvu d'impressions, est moins élevé.

Les yeux supérieurs forment une ligne un peu courbée en arrière; l'intervalle des médians égale à peu près leur diamètre; celui des latéraux est de moitié plus large; les yeux antérieurs sont disposés en ligne presque droite. Le bandeau est à peu près de même largeur que l'aire oculaire.

L'épigyne forme une grande plaque en demi-cercle, marquée en arrière d'une fossette transversale profonde, limitée au bord postérieur par une carène lisse, élevée, épaisse et obliquement recourbée en avant aux angles.

L'abdomen, convexe, court, ovale, est brun-rouge violacé, plus foncé en dessous.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Celle araignée, peu commune en Belgique, se rencontre surtout pendant le mois de mai, sur les

herbes, dans les chemins des bois ou dans les clairières. Je l'ai observée quelquefois au bord de l'eau, mais tout aussi fréquemment dans des endroits secs. Dans nos provinces montagneuses, je l'ai trouvée deux ou Irois fois cachée sous de grosses pierres en compagnie du mâle.

Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabant : Notre-Dame-au-Bois, Auderghem.

Namur : Dinant, Yvoir, Han-sur-Lesse.

Luxembourg : Barvaux, Melreux.

Liège : Tilff, Modave, Spa, Comblain-au-Pont.

Toute la France (E. Simon).

France.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Szeged, Rekàs, Bazias, Orsova. Diakovâr, etc.

Italie.

Espagne.

Afrique Algérie.

SYNONYMIE

Genre ENTELECARA, E. Simon, 1884.

1834. Theridium, Wider et Reuss (ad pariem), Zool. Mise. Arachn., p. 226.

Erigone des auteurs.

Walckeiuera, Blackwall, Cambridge (ad partem). 1884. Entelecara, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 617.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs, assez petits, égaux, forment une ligne légèrement courbée; le bord antérieur des médians est au niveau ou légèrement plus avancé que le centre des latéraux ; les médians sont un peu plus resserrés, avec leur intervalle plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs sont disposés en ligne arquée en arrière, à peu près équidistants et peu séparés; les yeux du milieu forment un carré plus étroit en avant et plus long que large; les yeux latéraux sont portés sur des saillies assez faibles. Le bandeau est à peu près aussi large que le carré des yeux médians.

Le céphalothorax, allongé, ovale, est rebordé en arrière, avec la partie céphalique atténuée, obtuse, surmontée chez les mâles d'un lobe marqué d'impressions sur les côtés.

Le plastron, très large, convexe, se termine en pointe inclinée, tronquée et presque aussi large que les hanches postérieures.

La lèvre, beaucoup plus large que longue, est impressionnée transversalement.

Les lames maxillaires, courtes, larges, droites, sont parfois un peu divergentes du côté interne, en avant de la lèvre, qu'elles dépassent à peine de sa longueur.

Les chélicères sont plus longues que le bandeau, avec le bord supérieur de la rainure muni de 3-4 dents dont la troisième, qui est la plus forte, est placée sur l'angle; le bord inférieur est mutique ou muni près du crochet d'une petite série granuleuse.

Les pattes, assez fines, sont très longues, avec les tarses grêles, cylindriques dès la base, au moins d'un tiers plus courts que les métatarses; ils ne sont ni fusiformes ni atténués; les métatarses des pattes postérieures sont aussi longs que les tibias; les épines de ces derniers sont fines et aussi longues que le diamètre de l'article.

Le front des mâles iï Entelecara est surmonté d'un lobe élevé en cône, ou tronqué en avant et arrondi en arrière, ou bien bas et allongé; quand il s'élève en cône, comme chez E. acuminata, on remarque de chaque côté une faible et large impression; dans les autres cas, l'impression s'allonge comme chez les Lophocarenum.

SYNONYMIE

ENTELECARA ACUMINATA, Wider, 1834.

(PI. XI, fig. 9, 9«, 96, 9c.)

1834. Theridilm acuminatum, Wider el Reuss (non Bl. et C. K.), Zoologische Miscellen Arachniden,

p. 226 (232), pi. XV, fig. 11.

1837. Argus acuminatus, Walekenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 370. 1861. Erigone accminata, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 229. 1863. Walckenaera altifrons, Cambridge, Zool., p. 8593, et Trans. Linn. 5oc, t. XXVIII, p. 453,

pi. XXXV, fig. 33.

1878. Erigone acuminata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.de

Belgique.)

1879. Walckenaera altifrons, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 169. 1884. Entelecara acuminata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 619.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. 96). — Le céphalothorax, brun-rouge foncé, entouré d'une marge noire, porte une petite bande médiane obscure plus ou moins visible; la partie céphalique s'élève et le front, très proéminent, forme un lobe conique au moins aussi long que les deux tiers du céphalothorax; ce lobe, lisse, droit en avant, se creuse légèrement sous les yeux; il est garni de petits crins courts; de chaque côté se trouve une fossette oblique placée au-dessus des yeux latéraux. Le bandeau, très élevé, presque plan, descend verticalement sous le lobe.

Les yeux médians supérieurs, très petits, sont placés au sommet du lobe; leur intervalle est plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne courbée en arrière; l'intervalle des médians est plus étroit que leur diamètre et celui des latéraux est plus large d'un bon tiers.

Les chélicères sont plus courtes que le bandeau.

La patella de la patte-màchoire, plus longue que le tibia, étroite, est plus longue que large; le tibia, d'abord un peu coudé en dedans, puis brusquement coudé en dehors, se divise en deux apophyses: la première est longue et aiguë; l'autre, plus courte, plus large, est arrondie et rebordée; le tarse, plus court que le tibia et la patella, est un peu plus large (fig. 9a).

L'abdomen est noir.

Femelle (fig. 9). — Le céphalothorax, brun verdâtre foncé, est entouré d'une ligne noire marginale; la partie céphalique, convexe, est fortement atténuée.

Les yeux supérieurs forment une ligne légèrement courbée; les médians, plus resserrés, sont séparés par un intervalle un peu plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne courbée en arrière; les médians, presque équidistants, sont plus petits; les intervalles sont au moins aussi larges que le diamètre des médians.

Les pattes, rougeâtres, sont longues; les hanches el les tarses sont verdâtres.

L'épigyne porte une fossette transversale en demi-cercle dont les angles de côté sont prolongés; elle est à peu près deux fois plus large que longue et renferme une pièce lisse, fauve, en forme de cœur, marquée d'une strie longitudinale (fig. 9c).

L'abdomen, ovale, est noir.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1 , 2, 3.

Celte araignée, assez répandue en Belgique, apparaît depuis le printemps jusqu'à la fin du mois de juin. On la retrouve beaucoup plus rarement en automne. Elle hiverne, cachée sous les pierres, sous les mousses ou sous les feuilles mortes des bois. Elle vit sur les bruyères, à la base desquelles elle tend ses fils, sur les petits buissons, aux lisières des bois de sapins; elle se cache à l'extrémité des branches basses d'où parfois on la fait tomber en secouant les tiges. Dans nos provinces montagneuses, je l'ai rencontrée en soulevant des pierres enfoncées dans l'herbe dans les endroits arides el élevés. Le mâle se trouvait quelquefois auprès de la femelle.

DISTRIBUTION Brabant ; Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Ottignies, Bousval, Noirhat, Mont-Saint-Guibert, GÉOGRAPHIQUE. Louvain, Diest, Duysbourg.

Liège : Spa, Jupille, Huy, Modave, Comblain-au-Pont, Tilff, Martinrive.

Luxembourg : Laroche, Barvaux, Redu.

ISamur : Rhisnes, environs de Namur, Dave, Yvoir, Dinant, Waulsort, Hastière, Han-sur-Lesse, Mariembourg, Beauraing.

Hainaul : Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

Flandre orientale : Environs de Gand (l)estelbergen).

Flandre occidentale : Heyst, Ostende.

Anvers : Calmpthout, Postel.

Limbourg : Genck, Maeseyck, Munsterbilsen.

Macstricht, Tilbourg, Bréda.

Hollande.

Franck.

Oise: Compiègne. — Seine: Choisy-Ie-Roi. — Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Seine-Inférieure: Forêt de Lalonde, Elbeuf. — Eure : Courteil, forêt de Bizy. — Aisne : Guise. — Aube : Pont-sur- Seine, plaine de Folz. — Eure-et-Loir : Chartres. — Haute-Vienne : Sainl-Just, près de Limoges. — Basses-Pyrénées : Saint-Jean-de-Luz. — Var : Iles d'Hyères (Porquerolles). — Alpes- Maritimes :

Saint-Marlin-Lentosque.

Angleterre.

Northumberland : Newcastle. — Dorsetshire : Bloxworth. — Hampshire : Lyndhurst. — Ecosse :

Glascow, Aberdeen.

Allemagne

Bavière: iYIôgeldorf, ReichelsdorJ. — Silésie : Breslau. — Prusse : Posen, Dantzig.

AUTKICHE-HONGRIE.

Galicie(Kulcz). — Hongrie :Ujhely,Tokay,Szerencs, Ormezô,Suliguli,Barlfa,Szepsi,Vârpalota,Orsova, etc.

Suisse.

Environs de Genève. — Lausanne. — Tessin.

Italie.

Lombardie. — Vénétie.

Gothembourg.

Suède.

SYNONYMIE

ENTELECARA FLAVIPES, BlackwaU, 4834.

(Pi. xi, «g. to, m.)

1854. Walckenaera flavipes, BlackwaU, Researches in ZooL, p. 322.

1864. Walckenaera flavipes, BlackwaU, Spiders of Great Britain, t. II, p. 298, pi. XX, fig. 213.

1871. Walckenaera implana, Cambridge, Trans. Linn. Soc. Lond., t. XXVII, p. 456, pi. LVII, n° 41,

1879. Walckenaera implana, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 162.

1879. Walckenaera flavipes, Cambridge, Idem, t. 1, p. 159.

1884. Entelecara flavipes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 621.

description. Mâle (fig. 40). — Le céphalothorax est brun verdétre très foncé; la partie céphalique s'élève

pour former en avant un lobe convexe marqué de chaque côté d'une profonde impression longitudinale ; ce lobe, vu par-dessus, est presque aussi large que long, tronqué en avant et plus étroit en arrière; il porte par devant des crins serrés, assez longs.

Les yeux médians supérieurs, placés en avant près du bord du lobe, sont séparés par un intervalle presque double de leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne à peu près

droite; les médians sont plus gros; l'intervalle qui sépare ces derniers est plus large que leur rayon; l'intervalle des latéraux est plus large que leur diamètre. Le bandeau est légèrement convexe.

Les chélicères sont plus longues que le bandeau.

Les pattes, longues, jaune-fauve pâle, sont garnies de crins plus courts que le diamètre des articles.

La palella de la patte-mâchoire est plus longue que large; le tibia, plus court, se prolonge dans le haut en apophyse très longue, appliquée sur le tarse et un peu courbée en dehors ; en dessous, du côté externe, on remarque encore une petite apophyse aiguë, recourbée dans le haut et séparée de la première par une large échancrure ; le tarse, assez grand, tronqué, échancré, est prolongé légèrement à l'angle interne de l'échancrure; le bulbe porte un stylum enroulé très fort (fig. 10a).

L'abdomen est noir.

Femelle. — La partie céphalique du céphalothorax, dépourvue de lobe, est assez élevée.

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; le bord antérieur des médians se trouve placé presque au niveau du cenlre des latéraux; les intervalles sont plus larges de moitié que leur diamètre; les yeux antérieurs, resserrés, forment une ligne courbe. Le bandeau, incliné en avant, est un peu plus étroit que l'aire oculaire.

Le plastron est noir.

L'épigyne forme une fossette en demi-cercle à peu près aussi longue que large; dans le milieu se trouve une pièce de même forme, lisse, brunâtre, qui présente deux stries arquées longitudinales.

L'abdomen est noir mat.

Ordre de longueur des pattes : 4-, 1, 2, 3.

MOEURS. Je n'ai observé cette araignée, très rare en Belgique, que dans les bruyères mêlées de hautes

herbes de la Campine. Ses mœurs me sont inconnues.

GEOGRAPHIQUE

Anvers : Calmpthout.

Limbourg . Genck, Munsterbilsen.

Maestricht.

Belgique.

Hollande.

France.

Oise : Forêt de Compiègne. — Seine-et-Oise : Bouray (sablières), — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Orne : Lhôme. — Eure : Courteil.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Lancashire.

Allemagne.

Prusse : Bonn.

SYNONYMIE

ENTELECARA TRIERONS, Cambridge, 1863.

(PL XI, fig. H, lia.)

1 865. Walckenaera trifrons, Cambridge, ZooL, p. 8589.

1879. Walckenaera trierons, Cambridge, Spiders of Dorset, u I, p. 166.

1884. Entelecara trierons, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 628.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 11). — Le céphalothorax, brun-rouge noirâtre, finement chagriné, s'élève fortement en avant; la partie céphalique est surmontée d'un lobe saillant, placé en arrière; ce lobe est à peu près vertical antérieurement; vu par-dessus, il est large, tronqué, arrondi et plus étroit

en arrière; le milieu du bord antérieur est légèrement déprimé; il est garni de crins sur la face antérieure; le lobe, séparé du front par une faible dépression, porte sur les côtés, derrière les yeux latéraux, une profonde impression ovale, qui se termine en strie en arrière. Le front et le bandeau s'avancent beaucoup, se creusent un peu ensuite, puis forment une assez forte saillie au-dessus des chélicères; ces dernières, verticales, sont presque aussi longues que le bandeau.

Les yeux médians supérieurs sont placés au sommet du lobe; l'intervalle qui les sépare est au moins double de leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée en arrière; l'intervalle entre les médians égale à peine leur rayon; l'intervalle des latéraux est au moins quatre fois plus large que leur diamètre.

Le plastron, noir, est lisse.

La patella de la patte-mâchoire est deux fois plus longue que large; le tibia, plus large et plus court, a son angle externe prolongé en épaisse apophyse portant vers le milieu de son bord interne une petite pointe noire, pliée brusquement à son extrémité; l'angle interne du tibia se prolonge aussi en longue apophyse sinueuse qui s'élève contre le tarse; celui-ci, obtus, atténué, est assez grand; le bulbe est entouré d'un stylum solide, contourné en spirale (fig. lia).

L'abdomen est noir.

Femelle. — Le céphalothorax, dépourvu de bulbe, est lisse et presque noir, avec la partie céphalique large et convexe.

Les yeux supérieurs, égaux, assez petits, forment une ligne courbée; le bord antérieur des médians se trouve placé presque au niveau du bord postérieur des latéraux; l'intervalle entre les médians est de moitié plus large que leur diamètre; celui des latéraux est deux fois plus large; les yeux antérieurs forment également une ligne courbe; les médians sont plus rapprochés. Le bandeau, légèrement incliné, est plus large que l'aire oculaire.

L'épigyne en plaque plane, semi-circulaire, porte une fossette longitudinale profonde, très allongée, un peu élargie en arrière et tronquée en avant.

L'abdomen est noir.

Ordre de longueur des paltes : 4-, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée, rare en Belgique, apparaît dès les premiers beaux jours du printemps. Elle habite

les petits buissons ou les hautes herbes dans les clairières et aux lisières des bois. Je l'ai rencontrée plusieurs fois à Auderghem sur les plantes basses, dans le voisinage immédiat des habitations.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Auderghem, Uccle. GÉOGRAPHIQUE. ^ . CombIain.au.pontr TiIff.

Franck.

Seine : Bois de Boulogne. — Somme : Le Crotoy.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworlh. — Norfolk : Merton hall. Les Entelecara étrangers à notre faune sont :

E. nuncia, E. Simon. — E. Thorelli, Westring. — E. flavipes, Blackwall. — E. erythropus, Westring. — E. galerita, E. Simon. — E. frontalis, Ohlert. — E. erecta, L. Koch. — E. prœgracilis, Cambridge.

SYNONYMIE

Genre ARAEONCUS, E. Simon, 1884.

Erigone des auteurs.

1841. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Tram. Linn. Soc, t. XVIII, p. 639. 1868. Lophocarenum, Menge (ad partem), Preussische Spînnen, t. Il, p. 207. 1884. Araeoncus, E. Simon, Les Arachnides de France. I. V, p. 651.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs forment une ligne courbée en arrière ; le bord antérieur des médians est placé au niveau du bord postérieur des latéraux; ils sont largement séparés, avec leurs intervalles beaucoup plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne arquée en avant; ceux du milieu, plus petits, rapprochés, sont fortement séparés des latéraux; ces derniers sont placés sur des saillies assez faibles; les quatre yeux du milieu forment un grand carré assez étroit en avant et beaucoup plus long que large. Le bandeau, plus étroit que le carré des yeux du milieu, excepté chez quelques mâles, n'est jamais convexe.

Le céphalothorax, finement rebordé, est ovale, avec le front large, obtus chez la femelle, saillant chez le mâle, sans lobe bien défini ni impressions latérales.

Le plastron est presque aussi large que long; il se termine en arrière, entre les hanches, en large pointe inclinée, obtuse et atténuée.

Les chélicères. verticales, plus longues que le bandeau, assez faibles et parallèles chez les mâles, sont plus robustes chez les femelles; le bord supérieur de la rainure est muni de quatre dents; la troisième, placée sur l'angle, est la plus longue; le bord inférieur est mutique ou garni d'une fine série granuleuse.

Les pièces buccales sont semblables à celles des Lophocarenum.

Les pattes sont assez longues; les tarses des pattes antérieures sont plus courts d'un tiers à peu près que les métatarses; le métatarse de la quatrième paire est presque de même longueur que le tibia, et l'épine tibiale de cette quatrième paire, au moins aussi longue que le diamètre de l'article, est placée vers son quart basilaire.

SYNONYMIE

ARAEONCUS HUMILIS, Blackwall, 1841.

(PI. XI, fig. 12, 12a, 126, 12c, 12d.)

1841. Walckenaera humilis, Blackwall, The differ. in the numb. of eyes, etc., in Trans. Linn. Soc, t. XVIII,

1864. Walckenaera humilis, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 307, pi. XXI, fig. 223. 1868. Lophocarenum globiceps, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 207, pi. XL, tab. CIV. 1870. Erigone humilis, Thorell, Remarks on Synonyms, pp. 116 et 452. 1879. Walckenaera humilis, Cambridge, Spiders of Dor set, t. I, p. 150. 1884. Araeoncus humilis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 636.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 426, 42c?j. — Le céphalothorax, lisse au milieu, chagriné latéralement sur la partie

thoracique, est brun-rouge noirâtre ; le front, large, élevé, avancé, incliné, présente une surface plane à partir des yeux supérieurs; cette surface, arrondie en avant, porte par-dessus des crins assez courts.

Les yeux supérieurs forment une ligne presque droite; le bord antérieur des médians dépasse légèrement en avant le bord postérieur des latéraux; l'intervalle entre les médians est quatre fois plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne beaucoup plus courbée; les médians, subconnivents, petits, largement séparés des latéraux, sont placés au bord antérieur du front. Le bandeau, bas, s'incline obliquement en arrière.

Les pattes, longues, sont garnies de crins courts ; les tibias des deux premières paires portent en dessous des crins épineux du côté externe.

La patella de la patte-mâchoire, légèrement courbée, est plus longue que large; le tibia, très grand, se prolonge en large apophyse recouvrant le tarse en partie; cette apophyse est divisée dans le haut par une échancrure étroite et profonde; la branche supérieure est grande, courbée perpendiculairement en dehors; l'interne, plus courte, est plus droite (fig. 12c).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle (fig. 12). — Le céphalothorax, coloré comme chez le mâle, est bordé d'une ligne noire marginale; la partie céphalique, moins élevée, est très large.

Les yeux supérieurs sont légèrement courbés; l'intervalle des médians, à peu près double de leur diamètre, est moins large que celui des latéraux; les yeux antérieurs sont courbés en avant; les médians, subconnivents, sont plus petits.

L'épigyne forme une grande plaque un peu saillante, arrondie et tronquée obtusément en arrière; elle contient une petite pièce antérieure en demi-cercle, suivie d'une strie longitudinale profonde qui s'élargit brusquement en triangle au bord postérieur (fig. 12a).

L'abdomen, noir, est semé de poils fauves.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3.

MOEURS. Cette petite araignée, assez commune et répandue en Belgique, peut se rencontrer dès le

commencement du mois de juin, mais elle se montre surtout en automne. Elle vit dans les mousses des bois, à la base des bruyères, où elle file une petite toile irrégulière, difficile à observer; par les belles journées d'été, on trouve parfois le mâle errant dans les chemins.

Brabant . Auderghem, Boitsfort, Groenendael. Diest, Bousval, Noirhat, Tervueren.

GÉOGRAPHIQUE. , . , r .

* Limbourg . Genck.

Liège : Tilff.

Namur : Yvoir, Han-sur-Lesse.

Luxembourg : Redu.

Flandre occidentale : Heyst.

France.

Seine-et-Oise : Forêt de Saint-Germain, Clamait, Meudon, Chaville, Bouray. — Seine : Paris bois de Boulogne, la Varenne. — Somme : Saint-Valéry. — Calvados : Villers-sur-Mer, Longues. Seine- Inférieure : Dieppe, Elbeuf. — Orne : La Ferté-Macé. — Eure : Évreux. — Oise : Cumpiègne

Mortefontaine. — Aube : Troyes, Bar-sur- Aube, Mussy, Gyé-sur-Seine. — Marne r Epernay.

Morbihan : Belle-Isle, Plouharnel. — Gironde : Cadillac. — Vaucluse. — Basses-Pyrénées : Saint-

Jean-de-Luz, Betharram. — Pyrénées-Orientales : La Preste. — Bouches-du-Rhône : Marignane.

Alpes- Maritimes : Nice, Menton. — Var Hyères. — Corse.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Lancashire — Ecosse : Edimbourg.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Italie.

Suède.

Afrique.

Algérie : Bou-Saada (E. Simon).

Les Araeoncus étrangers à notre faune sont :

A. discedens, E. Simon. — A. allissimus, E. Simon. — A. vaporiorum, Cambridge. A. crassiceps,

Westring. — A. longiusculus, Cambridge. — A. anguineus, L. Koch. — A. excelsus, L. Koch. — A. prospiciens, Thorell.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre TROXOCHRUS, E. Simon, 1884.

Erigone des auteurs.

1833. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Charact. of some undescr. spec. of Aran., p. 105. 1860. Walckenaera, Cambridge (ad partem), Ann. and Mag. of Nal. Hist.y 3e série, t. V, p. 173. 1868. Lophocarenum, Menge (ad partem), Prcusstsche Spinnen, t. Iï, p. 198. 1884. Troxochrus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 64a.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne courbée en arrière; le bord antérieur des médians est au niveau du bord poslérieur des latéraux, mais le plus souvent un peu reculé; les médians, plus resserrés, ont leur intervalle à peu près de moitié plus large que leur diamètre; celui des latéraux est au moins double; les yeux antérieurs forment une ligne arquée en avant; les médians sont plus petits, largement séparés des latéraux et subconnivents; les quatre yeux du milieu forment un carré un peu plus étroit en avant et au moins deux fois plus long que large; des saillies obliques, assez fortes, portent les yeux latéraux. Le bandeau, presque aussi large que Taire oculaire, vertical, est rarement convexe.

Le céphalothorax, non rebordé, est ovale, avec le front large.

Le plastron, aussi large que long, se termine entre les hanches en pointe inclinée, large, obtuse et atténuée.

Les chélicères, verticales, sont plus longues que le bandeau, parallèles chez les mâles, robustes et convexes extérieurement chez les femelles; le bord supérieur de la rainure est muni de 2-3 dents; celle du milieu, plus élevée, est placée sur l'angle; le bord inférieur est pourvu de fines granulations.

Les pièces de la bouche sont semblables à celles des Lophocarenum.

Les pattes, fortes, peu longues, ont les tarses des premières paires à peu près de même longueur que les métatarses ; ces tarses, cylindriques, sont un peu plus grêles chez les femelles ; le métatarse de la quatrième paire est un peu plus court que le tibia ; l'épine du tibia de la quatrième paire, plus courte chez le mâle que le diamètre de l'article, est placée un peu avant le milieu.

Les téguments sont fortement coriaces.

TROXOCHRUS SCABR1CULUS, Westring, 1851.

(PL XI, fig. 43, 43a, 13b, 13c.)

SYMNYMIE.

Erigone scabricula, Westring, Fôrteckn., etc., p. 42.

Walckenaera aggeris, Cambridge, Descr. of two Brit. Spid., in Ann. and Mag. of Nat. Hist., 3e série, t. V, p. 173 (3).

Erigone scabricula, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 248.

Walckenaera aggeris, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 301, pi. XXI, fig. 216.

Lophocarenum scabriculum, Menge, Prenssische Spinnen, t. II, p. 205, pi. XL, tab. CIL

Erigone scabricula, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 123.

Var. Walckenaera cirrifrons, Cambridge, Trans. of Linn. Soc. Lond., t. XXVII, p. 458, pi. LVH, fig. 43.

Erigone scabricula, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Walckenaera scabricula, Cambridge, Spiders of Dorset, t. 1, p. 156.

Troxochrus scabriculus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 647.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 43c). — Le céphalothorax, mat, chagriné, est brun-rouge foncé; la partie céphalique, lisse au-dessus, est très relevée, fortement convexe, sans former toutefois un lobe bien

caractérisé; elle s'incline en avant à partir des yeux médians; sur les côtés sonl placées des stries élargies en avant, plus étroites en arrière et légèrement arquées en haut; des crins sont placés sur la partie inclinée du front, qui est très large.

Les yeux médians supérieurs, très reculés, largement séparés des latéraux, sont placés au sommet de la partie céphalique et séparés par un intervalle à peu près égal à leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée; les médians, plus avancés, sonl séparés des latéraux par un intervalle ayant au moins trois fois la largeur de leur diamètre.

Le bandeau, un peu convexe, n'est pas conique.

Les chélicères sont chagrinées fortement, ainsi que le plastron.

La palella de la patte-mâchoire est deux fois plus longue que large; le tibia, de même longueur, se prolonge en avant en courte apophyse, terminée en pointe subaiguë, brusquement coudée en bas; le bulbe porte à son extrémité un stylum assez court, légèrement courbé (fig. 13a).

L'abdomen est noir.

Femelle (fig. 13). — Le céphalothorax, finement chagriné, est coloré comme celui du mâle; la partie céphalique, large, est moins élevée.

Les yeux supérieurs, petits, sonl égaux; l'intervalle entre les médians est presque égal à leur diamètre, celui des latéraux est à peu près deux fois plus large; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée; l'intervalle des latéraux est à peu près double du diamètre des médians.

Le bandeau, plan, vertical, est plus étroil que le carré formé par les quatre yeux du milieu.

L'épigyne forme une plaque basse, présentant dans le milieu une pièce lisse, fauve, triangulaire, plus large que longue, dont les angles antérieurs sont un peu saillants et dont le sommet est dirigé en arrière (fig. 136).

L'abdomen est noir.

Quelquefois, chez le mâle, le céphalothorax porte un vrai lobe céphalique peu élevé, convexe, tronqué droit en avant, séparé du front par une dépression transversale; le front est garni de crins, ainsi que les angles antérieurs; les crins des angles du lobe sont les plus longs; les yeux médians supérieurs sont placés près du bord antérieur du lobe, moins resserrés et 1res éloignés des angles. C'est la variété cirrifrons de Cambridge, trouvée également en Belgique.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée, rare en Belgique, apparaît dès le printemps et se rencontre encore en automne.

Je l'ai toujours observée dans des endroits bien ensoleillés, cachée sous les bruyères, où elle lend sa petite toile. Une fois ou deux seulement, je l'ai trouvée dans les environs d'un marais. En France, selon M. Simon, elle se rencontre au début du printemps dans des détritus humides; en Angleterre, au contraire, elle recherche les bruyères dans les endroits sablonneux. Elle hiverne cachée sous les mousses épaisses qui garnissent la base des gros arbres, dans les forêts.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabanl : Boitsforl, Groenendael, Auderghem, Noirhat. GÉOGRAPHIQUE. ^,wers : Environs d'Anvers, Hoboken, Calmpthout.

L imbourg : Genck.

Seine : Bois de Boulogne, la Glacière, Fontenay-aux-Boses. — Seine-et-Marne : Montigny-sur-Loing.

Marne : Épernay. — Seine-Inférieure : Dieppe, forêt de Lalonde. — Aisne : Silly-la-Poterie vallée de Lavières, près du Port-aux-Perches.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Lancashire : Southport. — Ecosse.

Prusse. — Bavière.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Hongrie : Ujhely, Pâczin, Varannô, Homonna, Kirâlyhéza, Sztropkô, etc.

Roumanie.

Russie.

Suède.

WORWÈGE.

Moldavie : Brostenii.

Russie méridionale.

Gothembourg, Upsal.

Environs de Christiania.

Les Troxochrus étrangers à notre faune sont :

T. hiemalis, Blackwall. — T. ignobilis, Cambridge. — T. f'ontinalis, L. Koch. Westring. Ces espèces pourront se rencontrer en Belgique.

T. rugulosus,

SYNONYMIE

CARACTÈRES m GENRE.

Genre LOPHOCARENUM, Menge, 1866.

Erigone des auteurs.

1833. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Charact. of somc undescr., etc., p. 105. 1864. Melicertus, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées. 1866. Lophocarenum, Menge, Preussische Spinnen (ad partem), t. Il, p. 198. 1884. Lophocarenum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 6oo.

Les yeux supérieurs sont disposés en ligne fortement courbée : ainsi le bord antérieur des médians se trouve placé beaucoup plus en arrière du bord postérieur des latéraux; les yeux antérieurs forment une ligne arquée en arrière; les médians, légèrement plus petits, sont presque toujours plus resserrés; leur distance des latéraux est au moins égale à leur diamètre; les intervalles des yeux supérieurs sont au moins doubles de leur diamètre; les quatre yeux du milieu forment un carré un peu étroit en avant, beaucoup plus long que large; les saillies qui supportent les yeux latéraux sont assez faibles.

Le bandeau, vertical, plan sous les yeux antérieurs, ou convexe, avancé, est presque aussi large que Taire oculaire.

Le céphalothorax, à peine rebordé, est court, ovale, avec la partie céphalique alténuée, obtuse, assez courte, élevée et surmontée chez les mâles d'un lobe limité latéralement par des impressions; ce lobe porte les yeux du milieu de la seconde ligne.

Le plastron, très large, se termine en pointe inclinée presque aussi large que les hanches postérieures.

Les chélicères, parallèles, sont plus longues que le bandeau; le bord supérieur de la rainure est muni de 3-4 dents dont la troisième, plus forte, est placée sur l'angle; le bord inférieur est nautique ou pourvu d'une petite série de granulations près du crochet.

La lèvre, en demi-cercle, impressionnée transversalement, est au moins deux fois plus large que longue; les lames maxillaires, larges, courtes, dépassant à peine la lèvre de sa longueur, sont droites et souvent un peu divergentes au côté interne en avant de la lèvre.

Les pattes sont courtes; les tarses des paires antérieures sont un peu plus courts que les métatarses, aussi épais, parfois un peu fusiformes, chez le mâle surtout; le métatarse de la quatrième paire est plus court que le tibia; les épines tibiales sonl plus courtes que le diamètre de l'article; l'abdomen, principalement chez le mâle, est recouvert d'une plaque coriacée, rugueuse ou ponctuée.

Le caractère des yeux et la plaque de l'abdomen distinguent surtout ce genre des autres.

SYNONYMIE

LOPHOCARENUM PARALLELUM, Wider, 1834.

(PL XI, fig. 14, 14a, 146.)

1834. Theridium parallelum, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., in Mus. Senckend., l. I, p. 228(234), pi. XVI, fig. 1.

1864. Walckenaera parallela, Blaekwall, Spiders ofGreat Britain, t. Il, p. 296, pi. XX, fig. 211 (non Westring).

1868. Lophocarenum elongatum, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 209, pi. XLI, lab. CVI.

1870. Erigone parallela, Thorell, Remarks on Synonyms, pp. 121 et 451.

1879. Erigone parallela, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Walckenaera parallela, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 156.

1884. Lophocarenum parallelum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 662.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 14, 146). — Le céphalothorax, chagriné, rougeâtre, presque noir, porte des stries

rayonnâmes, irrégulières, formées de points enfoncés; il est gros, court et assez élevé en avant; la partie céphalique porte un lobe convexe, placé un peu en arrière; ce lobe, vu par-dessus, plus long que large, plus étroit en avant, porle sur les côtés une strie profonde, creusée en fossette arrondie et se terminant en pointe en arrière; le front, large, est obtusément tronqué.

Les yeux médians supérieurs, parlagés par un intervalle à peu près double de leur diamètre, sont placés un peu en arrière du bord antérieur du lobe; les yeux antérieurs forment une ligne courbée; les médians sont plus petits; l'intervalle qui les sépare égale leur diamètre; l'intervalle des latéraux est de moitié plus large.

Le bandeau, convexe, arrondi dans le milieu, est plus large que les chélicères.

Le plastron, presque noir, porte sur les côtés de gros points enfoncés.

Les pattes, courtes, fauves, sont garnies de crins courts.

La patella de la patte- mâchoire est deux fois plus longue que large; le tibia se prolonge sur le tarse en apophyse longue, courbée légèrement en dehors; le tarse est à peu près aussi long que les deux articles précédents (fig. 14a).

L'abdomen, noir, fortement ponctué, recouvert d'un scutum, présente quatre points ronds, calleux, creusés, formant un carré plus large que long.

Femelle. — Le céphalothorax, bordé de noir, est coloré comme celui du mâle; la partie thoracique présente quelques petits Irails formés par des points irréguliers; la partie céphalique, lisse, dépourvue de lobe, est un peu convexe.

Les yeux supérieurs forment une ligne très courbée en arrière; les yeux antérieurs sont courbés plus légèrement.

Le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Le plastron, noir, non ponctué, est simplement chagriné sur les côtés.

Les pattes, fauves, courtes, sont munies d'épines peu distinctes.

L'épigyne porte en arrière une pièce rougeâtre, brillante, légèrement convexe, formant à peu près un carré long transversal.

L'abdomen, noir, est parsemé de poils fauves et courts.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Cette araignée apparaît dès les premiers jours du printemps; à celle époque, comme elle a hiverné, on la rencontre dans les bois, sous les mousses et sous les feuilles mortes. J'en ai trouvé, mais très rarement, en battant des haies. Elle est plus commune en automne, au bord des marais et des rivières, sous les détritus. Dans le Luxembourg et dans la province de Liège, je l'ai souvent trouvée en soulevant des pierres, ou blottie sous des mousses épaisses le long des rochers.

Je l'ai observée en Suisse, dans les hautes prairies de l'Engadine, particulièrement à Pontresina, au pied du glacier du Roseg.

Belgique.

Brabant: Ucclc, Jette-Saint-Pierre, Auderghem, Boitsfort, Groenendael, Bousval, ïervueren, Louvain

Diest, Vilvorde.

Anvers : Bords de l'Escaut, Malines.

Limbourg : Genck (marais).

Luxembourg : Redu.

Liège : Tilff, Comblain-au-Pont.

Flandre occidentale : Heyst.

France.

Somme : Bois de Cise. — Seine-Inférieure : Le Tréport, Dieppe — Eure : Evreux. — Oise : Chantilly, Le Lys, Compiègne. — Seine : Fontenay-aux-Roses, la Varenne. — Seine-et-Oise : Carrières-sous- Bois, Sucy, Bouray. — Loir-et-Cher. — Aube : ïroyes, Bouilly, Gyé-sur-Seine. — Cantal : Le Plombdu-Cantal. — Gers : Lectoure. — Gironde : Arcachon. — Ain : Marlieux. — Hautes- Alpes : Notre- Dame-des-Neiges, près de Briançon. — Alpes-Maritimes: Nice. — Basses- Pyrénées : Saint- Jeande-Luz — Pyrénées-Orientales : Col des Ares, près le Prats-de-Molo. — Corse : Porto-Vecchio, Campo di l'Oro (E. Simon).

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Portland.

Prusse. — Silésie. — Bavière.

Tyrol (nord et sud).

Lombardie. — Vénétie. — Piémont.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Italie.

Suisse.

Vallée de la Reuss, le Righi. — Engadine : Pontresina. — Grisons : Coire. — Saint-Gall : Ragatz.

SYNONYMIE

LOPHOCARENUM ELONGATUM, Wider, 1834.

(PI. XI, fig. 15, 15a, iob, 15c.)

1834. Theridium elongatum, Wider, Zool. Mise. Arachn., p. 227.

1841. Micryphantes inoequalis, C. Koch, Aran., t. VIII, p. 103, fig. 671-672.

186t. Erigone elongata, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 253.

1867. Lophocarenum dicholophum, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 206, pi. XI, fig. 103.

1871. Erigone elongata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 117.

1884. Lophocarenum elongatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 664.

description. Mâle (fig. 156). — Le céphalothorax, allongé, d'un brun rougeâlre, entouré d'une ligne

marginale noire, porte une tache au milieu avec des lignes rayonnantes noirâtres; le lobe thoracique, très élevé, petit, s'incline un peu postérieurement; sur les côtés existe une fossette prolongée en arrière par une strie profonde; le lobe, vu par-dessus, arrondi, plus large que long, est marqué en avant d'une légère dépression longitudinale; en outre, la partie thoracique est chagrinée, avec des points enfoncés formant des lignes rayonnantes irrégulières.

Les chélicères sont à peu près de la même longueur que le bandeau, qui est plan, vertical.

MOEURS

La patella de la patte-mâchoire est au moins quatre fois plus longue que large; le tibia, beaucoup plus court, s'élargit à son extrémité, avec l'angle externe un peu prolongé et tronqué carrément; à l'angle interne se trouve une apophyse dirigée en avant et terminée en pointe noire fine, assez longue; le tarse est petit et le bulbe porte un stylum détaché (fig. 15c).

L'abdomen, foncé, porte un grand scutum noir, très fortement ponctué.

Femelle (fig. 45). — Le céphalothorax, moins allongé que celui du mâle, est très foncé sur les côtés; l'abdomen est noir.

Les pattes, assez courles, sont rougeâtres, avec les crins courts.

L'épigyne (fig. 45) présente une petite plaque en forme de cœur.

Ordre de longueur des pattes : 4, 4, 2, 5. Cette araignée, très rare, vit cachée dans les mousses humides des bois et sous les détritus.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabant : Noirhat, forêt de Soignes, Grande-Espinette.

Allemagine.

autriche-hongrie.

Italie.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

LOPHOCARENUM NEMORALE, Blackwall, 4841.

(PI. XI, fig. 16, 16a, 166.)

1841. Walckenaera nemoralis, Blackwall, The differ. in the numb. ofeyes, etc., in Trans. Linn., t. XVIII, p. 641.

1864. Walckenaera nemoralis, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 515, pi. XXII, fig. 230.

1879. Walckenaera nemoralis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 167.

1884. Lophocarenum nemorale, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 680.

Mâle (fig. 16). — Le céphalothorax, chagriné, est brun rougeâtre très obscur, avec la partie céphalique surmontée d'un lobe aussi élevé que la moitié du céphalothorax entier; il est lisse et incliné légèrement en arrière ; vu par-dessus, il est un peu plus large que long, tronqué presque droit en avant, où il est garni de crins; il est arqué en arrière et porte sur les côtés une fossette large, peu profonde, se terminant en strie fine.

Le bandeau, convexe, arrondi, forme une saillie assez forte en avant du lobe.

Les yeux médians supérieurs, petits, assez écartés des angles antérieurs du lobe, sont séparés par un intervalle au moins cinq fois plus large que leur diamètre.

Les chélicères sont plus courtes que le bandeau.

Le plastron, à peu près lisse, présente quelques petits points espacés et enfoncés.

La patella de la patte-mâchoire, plus longue que le tibia, est au moins deux fois plus longue que large; le tibia est tronqué carrément par-dessus; de l'angle interne de cette troncature part une apophyse courbée, légèrement dilatée à son extrémité; l'angle externe se prolonge en apophyse plus longue et plus courbée en dedans; le tarse est aussi long que les deux articles précédents, avec le bord externe arrondi et l'interne presque droit (fig. 16a).

L'abdomen, noir intense, porte un scutum coriace, ponctué, avec quatre points enfoncés, ronds, calleux, formant un carré plus large que long.

Femelle. — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle; la partie céphalique, convexe, est dépourvue de lobe.

MOEURS

Les yeux supérieurs forment une ligne très arquée; le bord antérieur des médians se trouve placé fortement en arrière du bord postérieur des latéraux; tous les intervalles sont à peu près doubles de leur diamètre; les yeux antérieurs sont un peu moins arqués; les médians, plus petits, sont aussi plus resserrés; l'intervalle des latéraux est plus étroit que leur diamètre. Le bandeau est moins large que le carré formé par les quatre yeux du milieu.

L'épigyne, lisse, en plaque un peu saillante, porte une légère dépression transversale, placée en arrière (fig. 166).

L'abdomen, presque rond, un peu coriace par-dessus, est noir.

Ordre de longueur des pattes : 4, i, 2, 3.

Cette petite araignée me paraît fort rare en Belgique. Je ne l'ai observée que deux fois

aux environs de Bruxelles, cachée sous les bruyères, dans une clairière, au mois d'avril. En

France, elle semble plus commune et se rencontre plus facilement pendant les mois d'hiver blottie sous les mousses.

Brabant : Boitsfort.

Maestricht.

Seine : Charenton, Bonneuil. — Carnac. — Charente : Jarnac.

Marsan. — Gers : Courrensan.

Belgique.

Hollande.

France.

Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Aube: Troyes. — Morbihan - Calvados : Forêt de Cerizy. — Var : Toulon. — Landes : Mont-de-

Angleterre,

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse.

Les Lophocarenum étrangers à notre faune sont :

L. insanum, E. Simon. — L. ineditum, Cambridge. — L. parumpunclatum, E. Simon. — L. thoracatum, Cambridge — L. médusa, E. Simon. — L. nivkola, E. Simon. — L. Blackwalli, Cambridge. — L. cucurbitinum, E. Simon. — L. rufithorax, E. Simon. — L. Mengei, E. Simon.

L. slramineum, Menge. — L. Nicœense, E. Simon. — L. capitalum, E. Simon. — L. Lucasi, Cambridge — L. pavidum, Cambridge. — L. Réussi, ïhorell. — L. coccineum, Cambridge. — L. turgidum, Blackwall? — L. hortensia, L. Koch. — L. eminulum, E. Simon. — L. amabile, E. Simon. — L. oranense, E. Simon.

SYNONYMIE

Genre CNEPHALOCOTES, E. Simon, 1884.

Erigone des auteurs.

1833. Walckrnarra, Blackwall (ad partem), Charact. ofsome undescr. yen., etc., p. 105. 1869. Microneta, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 227. 1884. Cnephalocotes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 699.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs forment, surtout chez les femelles, une ligne courbée, de façon que le bord antérieur des yeux médians arrive au niveau du centre des latéraux ; les intervalles des yeux, au moins ceux des latéraux, sont à peu près doubles de leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite ou très légèrement arquée en arrière; les médians, plus petits, sont plus resserrésles quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et beaucoup plus long que large; les saillies qui supportent les yeux latéraux sont plus ou moins fortes.

Le céphalothorax, très peu allongé, à peine ou pas rebordé, a sa partie céphalique élevée, atténuée, courte, obtuse ou obtusémenl tronquée, surmontée quelquefois chez le mâle d'un lobe assez bas, limité sur les côtés par de fortes impressions.

Les chélicères, le plastron et les pièces de la bouche sont semblables à ceux des Lophocarcnum.

Les pattes, fortes, sont assez courtes ; les tarses des premières paires, fusiformes, surtout chez les mâles, sont à peu près aussi longs que les métatarses; les métatarses de la quatrième paire sont moins longs que les tibias; les crins sont courts et les épines des tibias beaucoup plus courtes que le diamètre de Particle; celles de la quatrième paire sont placées au delà du tiers basilaire de l'article.

Ce genre diffère surtout des Lophocarenum par la disposition des yeux supérieurs.

SYNONYMIE

CNEPHALOCOTES OBSCURUS, Blackwall, 1834.

(PI. XI, fig. 17, 17a, Mb.)

1834. Walckenaera obscura, Blackwall, Researches in ZooL, p. 321 (sec. Spiders of Great Britain).

1861. Erigone impolita, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 245.

1864. Walckenaera obscura, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. IF, p. 297, pi. XX, fig. 212.

1870. Erigone obscura, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 123.

1879. Erigone obscura, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1879. Walckenaera obscura, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 158.

1884. Cnephalocotes obscurus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 701.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 17). — Le céphalothorax, court, large, brun rougeâtre, presque noir, est fortement

chagriné; la partie céphalique porte un petit lobe peu élevé, placé assez en arrière; ce lobe, vu par-dessus, est ovale, plus long que large, vaguement tronqué en avant, et un peu plus pâle que le céphalothorax; le front est large et obtus; sur les côtés du lobe existe une dépression très étroite, légèrement courbée, qui commence au-dessus des yeux latéraux.

Les yeux médians supérieurs, placés par devant, au bord du lobe, sont séparés par un intervalle à peu près double de leur diamètre ; les yeux latéraux sont légèrement élevés sur les angles du front; les yeux antérieurs forment une ligne à peu près droite; les médians, plus petits, sont séparés par un intervalle égal à leur diamètre; l'intervalle des latéraux est beaucoup plus large. Le bandeau, légèrement convexe, est plus étroit que les chélicères.

Le plastron, noir, est chagriné.

La patella de la patte-mâchoire est un peu plus longue que large; le tibia, très court, plus large que la patella, porte deux apophyses à son bord supérieur: l'interne est assez épaisse, l'autre est plus fine, en forme de dent; le tarse, grand, élargi dans le haut, est obliquement tronqué, avec l'angle interne droit et prolongé; l'angle externe, conique, est plus court; en outre, le bord interne présente de petits tubercules qui supportent des crins assez forts; le bulbe porte deux longs stylums détachés; l'inférieur, recourbé en avant, plus long que l'autre, porte une petite branche perpendiculaire, placée à sa base (fig. 17a).

L'abdomen est noir.

Femelle. — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle; la partie céphalique, privée de lobe, est peu convexe.

Les yeux supérieurs forment une ligne assez courbée; le bord antérieur des médians arrive presque au niveau du bord postérieur des latéraux ; les yeux antérieurs, à peu près droits, sont à peine arqués en arrière ; les médians, plus petits, sont plus resserrés. Le bandeau, légèrement concave, est presque aussi large que le carré formé par les quatre yeux médians.

L'épigyne, en plaque basse, peu saillante, porte par-dessous un rebord transversal, arqué et très fin (fig. 176).

L'abdomen, presque rond, noir brillant, est légèremenl ponctué par-dessus.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, ô.

MOEURS. Cette araignée habite les endroits humides. Je l'ai observée dans les dunes de notre littoral dès

le mois de mai. Elle se tenait à la base des plantes et des herbes. Sa petite toile est difficile à observer. Au bord des marais, elle vit très rapprochée de l'eau. J'ai vu parfois le mâle errant en automne.

Cette araignée, rare en Angleterre, paraît plus répandue en France.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabanl : Rhode-Saint-Genèse, Boitsfort.

Anvers : Bords de l'Escaut.

Flandre occidentale : Knocke, Heyst.

Limbourg • Genck (marais).

France.

Somme : iVlarais de Fortmanoir. — Calvados : Villers-sur-Mer. — Seine-Inférieure : Dieppe, Elbeuf. — Orne : La Ferté-Macé. — Oise : Forêt de Compiègne. — Seine : Vincennes, Bondy. — Seine-el-Oise : Meudon, Chaville, Mennecy. — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Aube : Troyes. — Loir-et-Cher. — Charente : Jarnac. — Hautes-Pyrénées : Barèges.

Prusse. — Bavière : Dutzendteich.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Lancashire — Pays de Galles.

Suède.

SYNONYMIE

CNEPHALOCOTES ELEGANS, Cambridge, 1872.

(PI. XI, fig. 18, 18a, 186.)

1872. Erigone elegans, Cambridge, New species of Erigone, in Proceed. Zool. Soc. Lond., p. 766,

pi. LXV1, fig. 23.

1884. Cnephalocotes elegans, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 705.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 4 8). — Le céphalothorax, brun-rouge obscur, cour!, large, assez peu élevé en avant, porte des lignes rayonnantes irrégulières, formées de points enfoncés, sur la partie thoracique, qui est chagrinée; la partie céphalique, lisse, est surmontée d'un lobe bas, très peu convexe, plus long que large, arrondi en avant, puis élargi et se confondant en arrière avec le plan dorsal; sur les côtés se trouve une impression assez large et divergente; le front est obtusément tronqué.

Les yeux médians supérieurs sont placés en avant, près du bord du lobe; l'intervalle qui les sépare est plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne à peu près droite; les médians, plus petits, sont séparés par un intervalle égalant à peu près leur diamètre. Le bandeau, vertical, presque plan, est aussi large que les chélicères.

La patella de la patte-mâchoire est presque aussi large que longue; le tibia, court, est tronqué carrément au-dessus, sans apophyse; au milieu du bord antérieur, on distingue une petite pointe, dirigée légèrement en dehors; le tarse est très grand; le bulbe porte un long stylum détaché, en forme de boucle perpendiculaire (fig. 48a).

MOEURS

L'abdomen est noir.

Femelle. — Le céphalothorax est coloré comme celui du mâle; la partie céphalique, courte, large, un peu saillante, est dépourvue de lobe.

Les yeux supérieurs forment une ligne assez peu courbée; les médians sont plus resserrés; l'intervalle qui les sépare égale à peine leur diamètre ; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite. Le bandeau est au moins aussi large que le carré formé par les quatre yeux médians.

Les pattes, courtes, fauves, sont vaguement annelées.

L'épigyne forme une plaque convexe, un peu plissée; on remarque, sur la face postérieure, une pièce noire, lisse, en demi-cercle, au moins deux fois plus large que longue (fig. 186).

L'abdomen, court, arrondi, est noir.

Ordre de longueur des pattes: 4, 1, 2, 5.

Je n'ai rencontré cette araignée qu'une fois en Belgique, au mois d'avril, sur les talus d'un chemin creux ombragé. Elle était blottie sous la mousse qui croissait à terre entre les herbes et les plantes basses. Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

Brabant : Uccle.

Belgique.

France.

Seine : La Varenne, Fontenayaux-Roses. — Seine-et-Oise : Les Foneeaux.

Isère : Le Sappey.

Bavière : Nuremberg.

Danemark.

Les Cnephalocotes étrangers à notre faune sont :

C. crassirostris, E. Simon. — C. pusillus, Menge. — C. curtus, E. Simon.

SYNONYMIE

CARACTÈRES Dl GENRE.

Genre POCADICNEMIS, E. Simon, 1884.

1833. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Characters of sortie undescr. gen. and spec, etc., in Lond. and Edinr. mag., p. 105.

1869. Microneta, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. 111, p. 227.

1882. Lophocarenum, Emerton (ad partem), Trans. Connect. Acad., t. VI, p. -49.

1884. Pocadicnemis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 713.

Les yeux supérieurs, assez gros, forment une ligne courbée; le bord antérieur de ceux du milieu arrive au niveau du bord postérieur des latéraux; leurs intervalles sont au moins aussi larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne droite, ou quelquefois très légèrement arquée en arrière; les médians, à peine plus resserrés, sont un peu plus petits; l'intervalle des latéraux est rarement plus large que le diamètre des médians; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et beaucoup plus long que large; les saillies qui supportent les yeux latéraux sont plus ou moins fortes.

Le céphalothorax, très finement rebordé en arrière, obtus, élevé, atténué en avant, est quelquefois surmonté chez le mâle, d'un lobe limité par de fortes impressions latérales.

Les chélicères, le plastron et les pièces buccales sont semblables à ceux des Lophocarenum.

Les pattes sont fortes et assez longues, avec les tarses plus courts d'un tiers que Jes métatarses; les tarses sont plus grêles et un peu plus acuminés chez les femelles, tandis que chez les mâles, ils sont légèrement convexes en dessus; les crins, longs, sont robustes et les épines tibiales sont plus XII u

longues que le diamètre des articles; l'épine de la quatrième paire est située au moins au quart basilaire.

On distingue encore les espèces de ce genre à la longueur des crins et des épines qui garnissent les pattes; il y en a même souvent sur l'abdomen. La disposition de la seconde ligne des yeux est également caractéristique.

SYNONYMIE

POCADICNEM1S PUMILA, Blackwall, 4841.

(PI. XI, fig. 19, Wa, m, 19e, 19d, 19e.)

1841. Walckenaera pumila, Blackwall, The difjer. in the number ofeyes, eic, in Trans. Linn., t. XVIII, p. 639.

1864. Walckenaera pumila, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 312, pi. XXI, fig. 227.

1879. Walckenaera pumila, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 157.

1884. Pocadicnemis pumila, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 714.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 19a, 49e). — Le céphalothorax, brun-rouge assez foncé, chagriné, veiné de brunnoirâtre, entouré d'une ligne noire marginale, est peu élevé et assez long; le haut de la partie céphalique porte un lobe convexe, assez bas, fortement penché en avant et en arrière; ce lobe beaucoup plus long que large, tronqué en avant, arrondi en arrière, porte dans le milieu une strie longitudinale peu profonde ; il présente en outre, sur les côtés, derrière les yeux latéraux, une impression formant en avant une fossette étroite qui se prolonge en pointe effilée en arrière.

Les yeux médians supérieurs, placés au bord du lobe, sont parlagés par un intervalle plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne légèrement courbée en arrière; les médians sont plus petits, l'intervalle qui les sépare égale a peu près leur diamètre; l'intervalle des latéraux est plus large. Le bandeau, presque plan, est un peu convexe.

Les chélicères sont de la même longueur que le bandeau.

Le plastron est très foncé.

Les pattes, assez courtes, sont garnies de crins longs; sous les fémurs et au-dessus des tibias on remarque en outre des crins plus longs dépassant les autres.

La patella de la patte-mâchoire est un peu plus longue que large; le tibia, au moins aussi large que la patella, est très court; l'angle externe, visiblement saillant, est arrondi; l'angle interne se prolonge en petite apophyse courte, légèrement renflée à son extrémité; entre les deux, au centre du bord antérieur, se trouve une petite pointe noire, obtuse ; le tarse, beaucoup plus long que le tibia et la patella, va en s'élargissant vers l'extrémité, il est tronqué et échancré, avec les angles prolongés en pointes assez longues; l'échancrure, par-dessus, laisse voir le stylum du bulbe, qui est long, détaché et enroulé; vu de profil, du côté externe, le tarse, comprimé, s'élève en forme de crête concave sur le côté (fig. 196, 19c?).

L'abdomen est noir.

Femelle (fig. 19). — Le céphalothorax, foncé, verdâtre, est entouré d'une ligne noire marginale très fine; la partie céphalique, peu convexe et peu élevée, est dépourvue de bulbe; la partie thoracique porte quelques longs crins, formant une seule ligne longitudinale.

Les yeux supérieurs, assez gros, sont cerclés de noir; ces cercles sont un peu allongés en arrière; le bord antérieur des médians se trouve placé au niveau du bord postérieur des latéraux; les intervalles sont plus larges que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne courbée; les médians, plus petits, sont subconnivenls; l'intervalle des latéraux n'est pas tout à fait aussi large que leur diamètre. Le bandeau, convexe, incliné, est presque aussi large que le carré formé par les quatre yeux médians.

MOEURS

L'épigyne, en plaque, porte dans le milieu une pièce plus longue que large, rougeâlre, arrondie en arrière et tronquée en avant; les angles, légèrement saillants, portent chacun une dépression sinueuse peu profonde (fig. 19c).

L'abdomen, noir, est garni de poils fauves.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

On rencontre cette araignée depuis le début du printemps jusqu'au milieu de l'été, dans les hautes herbes qui croissent aux lisières, au bord des chemins et dans les clairières des bois humides. En automne, je l'ai observée quelquefois, mais rarement, blottie dans les mousses. Au milieu du mois de mai, elle était assez fréquente dans les herbages des marais de la Campine. Cette espèce est toujours rare en Belgique. Elle est rare aussi en Angleterre, assez commune et répandue en France.

Je l'ai trouvée une fois dans les dunes, à la fin du mois de mai.

Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

L imbourg : Genck, Diepenbeek (marais).

Flandre occidentale : Heyst.

Brabanl : Groenendael.

France.

Seine : La Varenne. — Seine-et-Oise : Chennevières-sur-Marne, Meudon, Mennecy, La Ferté-Alais.

Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Somme : Saint-Quentin-en-ïourmont, le Crotoy, marais de Boves. — Calvados : Asnelles. — Seine-Inférieure : Marais-Vernier, bois des Écameaux, près d'Elbeuf. — Eure : Courteil, le Framboisier, forêt de Bizy. — Aisne : Guise. — Oise : Chantilly, Compiègne. — Aube : Bar-sur-Seine, forêt d'Aumont, Mussy, Gyé. — Alpes-Maritimes : Nice. — Basses-Alpes : Digne.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Ecosse.

Galicie. — Hongrie : Varannô.

Italie.

Vallombrosa.

Le Pocadicnemis prominens est jusqu'à présent étranger à notre faune :

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre EBIGONOPLUS, E. Simon, 4 884.

Erigoine des auteurs.

1884. Erigonoplus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 724.

Les yeux supérieurs, égaux, petits, forment une ligne à peu près droite; le bord antérieur des médians se Irouve à peine au niveau du centre des latéraux; les médians sont plus séparés, leur intervalle est plus que double de leur diamètre; les yeux antérieurs sont en ligne plus ou moins arquée en arrière; les médians, plus petits, subconnivents, sont largement séparés des latéraux. Le bandeau, beaucoup plus large que l'aire oculaire, est avancé, convexe ou vertical.

Le céphalothorax est ovale, avec la partie céphalique large, courte, arrondie ou obtusément tronquée et peu élevée; chez le mâle, elle est quelquefois surmontée d'un lobe céphalique de forme variable.

Les chélicères sont aussi longues ou à peine plus longues que le bandeau.

Le plastron, large, se termine en arrière en pointe tronquée, parallèle, fortement inclinée et presque aussi large que les hanches postérieures.

Les pattes sont assez longues, avec les tarses un peu plus courts que les métatarses aux paires antérieures et beaucoup plus courts aux autres paires; elles ne sont pas fusiformes, mais cylindriques dès la base; les épines des tibias sont un peu plus longues que le diamètre des articles; l'épine de la quatrième paire est placée au delà du tiers basilaire de l'article; les fémurs des pattes antérieures, à peine plus larges à leur base, presque parallèles, sont munis en dessous, dans toute leur longueur, de longs crins ou épines, quelquefois plus longs dans la seconde moitié et disposés en deux lignes peu régulières.

Les caractères principaux de ce genre difficile sont la petitesse des yeux, la très faible courbure de ceux de la seconde ligne et l'armature des pattes; la forme du front varie beaucoup chez les mâles.

SYNONYMIE

ERIGONOPLUS GLOBIPES, L. Koch, 4874.

(PI. Xt, fig. 21, 21a, Mb.)

1874. Erigone globipes, L. Koch, Apterol. Frank. Jura, p. 138, pi. I, fig. 13-16.

1879. Erigone globipes, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1884. Erigonoplus globipes, E. Simon, Les Arachnides de France^ t. V, p. 729.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 21a). — Le céphalothorax, noir luisant, un peu chagriné sur les côtés, est large,

court et plus étroit en avant; la partie céphalique porte près du front un petit lobe, bas, convexe; ce lobe, plus long que large, plus étroit et arrondi en avant, s'abaisse en arrière et se confond avec le plan dorsal; sur les côtés se trouve une strie divergente, un peu courbée; les yeux médians supérieurs sont placés par devant, au bord du lobe, l'intervalle qui les sépare est presque de moitié plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne à peu près droite, les médians sont plus rapprochés, l'intervalle des latéraux est à peu près trois fois plus large que leur diamètre. Le bandeau, légèrement convexe, est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Les pattes, brun verdâtre, sont plus pâles à la base des fémurs; ces derniers portent en dessous de longs crins épineux; le métatarse de la première paire est noir, très large au milieu, au moins aussi long que le tarse et plus gros (fig. 21).

La patella de la patte-mâchoire, aussi longue que le tibia, est un peu plus longue que large; le tibia porte dans le haut une apophyse presque aussi longue que l'article, obliquement relevée et un peu courbée en dehors; le tarse est large et le bulbe ne porte pas de stylum détaché (lig. 216).

L'abdomen est noirâtre.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Femelle. — La femelle m'est inconnue.

MOEURS. J'ai trouvé celte espèce, très rare en Belgique, en écartant les joncs qui croissent au bord de

l'Ourthe, à Tilff, au mois d'août. Elle apparaît dès les premiers jours du mois de mai.

DISTRIBUTION Liège : Tilff.

GÉOGRAPHIQUE

Yonne : Saint- Florentin.

Belgique.

France.

Allemagne.

Bavière : Environs de Nuremberg.

Les Erigonoplus étrangers à notre faune sont :

E. nigrocaeruleus, E. Simon. — E. turriger, E. Simon E. Simon. — E. nigerrimus, E. Simon.

E. justus, Cambridge. — E. inclarus,

SYNONYMIE

Dl GENRE.

Genre STYLOCTETOR, E. Simon, 1884.

Erjgone des auteurs.

1862. Neriene, Cambridge, Descr. of 24 new spee., etc., in Zoologist, p. 7964. 1884. Stvloctetor, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 735.

Les yeux supérieurs, petits, largement séparés, forment une ligne peu courbée; le bord antérieur des médians arrive à peine au niveau du centre des latéraux; quelquefois ceux du milieu sont plus resserrés et d'autres fois équidistants ou même plus séparés; les yeux antérieurs forment une ligne rarement droite, ordinairement très légèrement arquée en arrière; les médians sont beaucoup plus petits et plus resserrés, l'intervalle des latéraux est au moins égal au diamètre des médians; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et plus long que large; les saillies qui portent les yeux latéraux sont très fortes. Le bandeau, aussi large que l'aire oculaire chez le mâle, est plus étroit chez la femelle.

Le plastron, convexe, se termine en pointe parallèle, large, tronquée, très inclinée et un peu plus étroite que les hanches postérieures.

Les pattes, peu robustes, sont assez longues; les tarses, grêles, cylindriques, sont presque aussi longs que les métatarses aux paires antérieures et d'un tiers plus courts aux postérieures; les métatarses des dernières paires sont plus courts que les tibias; les épines tibiales sont au moins aussi longues que le diamètre de l'article, celle de la quatrième paire est située vers le tiers basilaire; les fémurs antérieurs, larges à leur base, puis sensiblement atténués, sont munis en dessous de longs crins flexibles et fins qui vont en diminuant de longueur jusqu'à l'extrémité.

Le front du mâle n'offre jamais de lobe ni d'impressions. Les caractères des pattes et la largeur du bandeau sont très importants pour distinguer ce genre du précédent.

SYNONYMIE

STYLOCTETOR PENICILLATUS, Westring, 1851.

(PI. XI, fig. 20. 20a, 20&.)

1851. Erigone penicillata, Westring, Fôrteckn., eic., p. 60.

1861. Erigone penicillata, Westring, Araneœ Suecicœ descriptœ, p. 289.

1 862. Neriene corticea, Cambridge, Descr. of ten new spec, etc., in Zoologist, p. 7964. 1867. Micryphantes cristatopalpus, Ohlert, Aran. d. Prov, Preuss., pp. 55, 72.

1870. Erigone penicillata, ThoreW, Remarks on Synonyms, p. 141.

1871. Neriene penicillata, Cambridge, Trans. ofthe Linn. Soc, vol. XXVIII, p. 450.

1878. Erigone penicillata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. bnt. de

Belgique).

1879. Neriene penicillata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 130.

1884. Stvloctetor penicillatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 737.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 20«). — Le céphalothorax, brun verdâtre ou rougeâtre foncé, entouré d'une ligne

noire marginale, porte sur la partie céphalique deux petits traits noirs qui partent des yeux latéraux; la partie céphalique, légèrement convexe, à peine relevée, est large et obtuse.

Les yeux supérieurs sont tous de même grosseur; les médians sont plus resserrés et l'intervalle des latéraux est double de leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne à peu près droite, les médians se touchent et l'intervalle des latéraux égale au moins leur diamètre. Le bandeau, légèrement concave sous les yeux, est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Les pattes, de moyenne longueur, sont fortes; les épines des tibias sont assez longues.

La patte-mâchoire est courte; la palella est légèrement plus longue que large; le tibia, plus large, un peu plus long, enveloppe la base du tarse; il est tronqué en avant; l'angle interne de cette troncature se prolonge en apophyse inclinée obliquement sur le tarse; cette apophyse ainsi que le côté externe du tibia sont garnis de longs crins serrés; le tarse est plus long et plus large que le tibia et la patella; le bulbe, très gros, porte en haut un stylum en forme de boucle (fig. 206).

L'abdomen est noir.

Femelle (fig. 20). — Le céphalothorax est à peu près semblable à celui du mâle.

Les yeux supérieurs forment une ligne plus courbée que chez le mâle; les yeux antérieurs sont disposés en ligne droite; les médians sont subconnivenls, et l'intervalle des latéraux égale le diamètre des médians. Le bandeau est aussi large que le carré formé par les quatre yeux du milieu.

L'épigyne noire et lisse en arrière, forme une saillie en demi-cercle; elle est dépourvue de fossette.

L'abdomen est noir.

Ordre de longueur des pattes : 4 = 1, 2, 3 ou 4, i, 2, 3.

MOEURS. On rencontre celte araignée depuis le printemps jusqu'au commencement de l'été; on peut aussi

la trouver adulte pendant l'hiver, cachée sous les lichens ou les écorces de sapins. J'ai observé le

mâle errant sur des bruyères, à la lisière d'un bois de conifères; la femelle tend ses fils sur

les troncs d'arbres et parfois à la base des bruyères.

En Angleterre, elle est fréquente sur les troncs des pommiers. Elle est assez rare en Belgique et

en France.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant . Boitsfort, Noirhat. GÉOGRAPHIQUE. Hainaut : Braine-le-Comte (forêt de la Houssière).

Limbourg : Genck.

France.

Seine-et-Oise : Carrières-sous-Bois, L'Isle-Adam, la Ferté-Alais. — Basses-Pyrénées: Saint Jean-de-Luz. — Var : Dardennes.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth.

Allemagne.

Bavière : Environs de Nuremberg.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Hongrie : Ujhely.

Suède.

Upsal.

Les Slyloctelor étrangers à notre faune sont :

S. inuncans, E. Simon. — S. broccha, L. Koch.

SYNONYMIE

Genre PLAESIOCRAERUS, E. Simon, 1884.

Erigone des auteurs.

1835. Walckenaera, Blackwall (ad partem), Charact. of some undescr., etc., p. 105. 1860. Walckenaera, Cambridge (ad partem), Zoologist, p. 8694. 1868. Lophocarenum, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 198. 1882. Lophocarenum, Emerlon, Trans. Connect. Acad., t. VI. 1884. Plaesiocraerus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 745.

CARACTÈRES DU GENRE

Chez la femelle, les yeux supérieurs, assez gros, forment une ligne plus ou moins courbée, avec leurs intervalles rarement plus larges que leur diamètre; les médians sont souvent plus resserrés que les latéraux; les yeux antérieurs forment une ligne droite ou légèrement courbée, les médians, subconnivents, sont plus petits, l'intervalle des latéraux est au moins égal au diamètre des médians; cet intervalle est beaucoup plus large chez le mâle; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et beaucoup plus long que large; les saillies qui portent les yeux latéraux sont faibles. Le bandeau, plan, vertical, est presque aussi large que Paire oculaire.

Les chélicères, peu atténuées, sont fortes; le bord supérieur de la rainure est armé de cinq dents dont la troisième et la quatrième sont les plus solides ; il y a 3-4 petites dents près du crochet, au bord inférieur.

Le plastron, assez large, se termine en pointe atténuée, obtuse, plus étroite que les hanches postérieures.

Le céphalothorax, finement rebordé, au moins en arrière, est ovale allongé, avec la partie céphalique obtuse, large et sensiblement convexe et élevée.

Les pattes sont plus ou moins longues, avec les tarses presque cylindriques dès la base et légèrement plus courts que les métatarses; le métatarse de la quatrième paire est un peu plus court que le tibia; les épines tibiales sont plus ou moins longues; celle de la quatrième paire est placée vers le tiers ou le quart basilaire de l'article.

L'abdomen est dépourvu de scutum coriace.

Le front du mâle est surmonté d'un large lobe, jamais très élevé, avec de profondes impressions latérales; presque toujours, il s'incline en arrière et se confond avec le plan dorsal; quelquefois même il s'efface complètement.

SYNONYMIE

PLAESIOCRAERUS LATIFRONS, Cambridge, 1860.

(PI. XII, fig. 1, \a, U, \c.)

1860. Walckenaera latifrons, Cambridge, Zoologist, p. 8694.

1867. Micryphantes cucullatus, Ohlert (non C. Koch), Aran. d. Prov. Preuss., pp. 53, 57.

1868. Lophocarenum bihamatcm, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 200, pi. XXXIX, tab. XCV1L 1879. Walckenaera latifrons, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 161.

1884. Plaesiocraerus latifrons, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 762.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 1). — Le céphalothorax est brun-rouge noirâtre, assez fortement chagriné, à peu

près droit au-dessus et abaissé en arrière; la partie céphalique est surmontée d'un grand lobe lisse, pâle, convexe, plus long que large, tronqué en avant, arrondi en arrière et muni de crins courts et espacés; ce lobe, découvre par-dessus le bord du front; il est marqué sur les côtés, derrière les yeux latéraux, d'une impression profonde, ovale, prolongée en strie en arrière.

UJ DESCRIPTION DES ARACHNIDES DE BELGIQUE

Les yeux médians supérieurs, placés au-dessus, près des angles antérieurs du lobe, sont séparés par un intervalle ayant au moins quatre fois leur diamètre; les yeux antérieurs, formant une ligne très légèrement courbée en arrière, sont petits et à peu près égaux, l'intervalle qui sépare les médians est beaucoup plus étroit que celui des latéraux.

Les chélicères sont fortes et aussi longues que le bandeau; celui-ci, incliné obliquement en arrière, est plan.

Le plastron, noirâtre, chagriné, avec quelques points espacés enfoncés, peu profonds, est bordé de noir.

Les pattes, fauves, peu longues, portent des crins courts; les épines des tibias sont également fines et courtes.

Le tibia de la patte-mâchoire, très grand, s'élargit dès sa base en lame large appliquée sur le tarse; cette lame est tronquée obliquement dans le haut; l'angle interne de la troncature se prolonge en tige longue, fine, recourbée horizontalement; cette tige porte près de sa pointe une petite dent saillante par-dessous (fig. le); le tarse dépasse le tibia du tiers de sa longueur; le bulbe est entouré d'un stylum assez fort.

L'abdomen est brun noirâtre.

Femelle (fig. la). — Le céphalothorax est légèrement allongé et chagriné, surtout sur les côtés et en arrière; la partie céphalique, à peine convexe, est dépourvue de lobe.

Les yeux supérieurs sont équidistants; les intervalles qui les séparent sont de moitié plus larges que leur diamètre, ils sont courbés de façon que le bord antérieur des médians arrive au niveau du bord postérieur des latéraux; les yeux antérieurs forment une ligne droite, les médians, subconnivents, sont plus petils ; l'intervalle des latéraux est au moins aussi large que le diamètre des médians.

L'épigyne forme une plaque en demi-cercle; elle contient en arrière, dans le milieu, une petite pièce fauve, déprimée, lisse, en forme de triangle dont le sommet aigu est dirigé en avant; elle est entourée par-dessus et sur les côtés d'un large rebord brun, convexe, lisse, acuminé en avant (fig. 16).

L'abdomen est brun-fauve souvent presque noir.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette araignée est rare en Belgique. Je l'ai observée dans les environs de Bruxelles, au commen-

cement du mois de mai, cachée sous les bruyères dans un fond humide. Dans le Luxembourg, elle se tenait à la base des herbes qui croissent au bord de la Lesse. Le mâle se tenait à peu de distance de la femelle.

Pendant l'hiver on la trouve blottie dans la mousse ou sous les feuilles mortes des bois.

DISTRIBUTION Hrabant : Boilsfort.

GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Redu.

France.

Oise ; Compiègne. — Eure : Forêt de Bacquevitle en Texin. — Seine-Inférieure : Elbeuf. — Seine : Choisy-le-Roi. — Isère : Bourg-d'Oisans, le Sappey. — Pyrénées-Orientales % Vernet-les-Bains.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Autriche-Hongrie.

Galicie.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

PLAESIOCRAERUS BECKI, Cambridge, 1871.

(PL XII, fig. % <2a, 2Z>.)

1871. Walckenaera Becki, Cambridge, Trans. Linn. Soc, t. XX VU, p. 460, pi. LVII, fig. 44.

Mâle (fig. 2). — Une ligne marginale noire, assez fine, entoure le céphalothorax, rouge-brun pâle; il est chagriné en arrière et lisse en avant; sur le front, arrondi et assez large, s'élève un lobe céphalique long, peu élevé, Rabaissant verticalement en avant, droit au-dessus, s'abaissant un peu vers la partie thoracique; une impression longue, profonde en avant, qui va en diminuant et se termine en pointe effilée, est placée en arrière des yeux latéraux ; le lobe céphalique, vu pardessus, plus long que large, divisé longitudinalement par une strie profonde, s'élargit en s'arrondissanl en arrière.

Les yeux antérieurs sont placés en ligne droite, avec ceux du milieu plus petits et à peu près connivents ; en arrière du bord antérieur du lobe sont placés les yeux du milieu supérieurs, très rapprochés.

Les chélicères, verticales, sont un peu plus longues que le bandeau; ce dernier est légèrement convexe.

Le plastron est régulièrement chagriné.

Les pattes, fauves, sont assez longues, avec les patellas et les tarses moins colorés.

La patella de la patte-mâchoire est un peu plus longue que large; le tibia, presque de même longueur, s'élargit depuis sa base, se rétrécit ensuite et s'étend sur le tarse sous forme de longue apophyse carrément tronquée, l'angle interne se prolongeant en petite pointe aiguë; le tarse est petit, presque aussi large que long (fig. 26).

Femelle. — Le céphalothorax, ovale allongé, coloré comme celui du mâle, est finement chagriné.

L'abdomen, ovale, est brun-fauve.

L'épigyne forme une plaque brune, basse, rugueuse sur les côtés. Dans le milieu se trouve une grande pièce lisse, testacée, plus large en arrière, sinueuse et tronquée à son bord postérieur (fig, 2a).

Ordre de longueur des patles : 4, 1, 2, 3.

Celte araignée, très rare en Belgique, vit fort cachée sous les mousses et les détritus, où on peut la trouver pendant tout l'hiver.

Belgique.

Brabant : Noirhat. Boitsfort.

Luxembourg : Laroche.

Calvados.

Dorsetshire : Bloxworth.

Environs de Bonn.

France.

Seine : Alfort. — Aube : Troyes. — Ain.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Ujhely, Szinnaikô, Suliguli, Sztropkô, etc. Les principaux Plaesiocraerus étrangers à notre faune sont :

P. eborodunensiS; Cambridge. — P. protuberans, Cambridge. — P. lusiscus, E. Simon. — P. Helleri,

L. Koch. — P. permixlus, Cambridge. — P. alpinus, Cambridge. — P. castaneipes, E. Simon.

P. fuscipes, Blackwall. — P. Kochi, Lebert. — P. picinus, Blackwall. — P. bisissus, Cambridge. — P. insectus, L. Koch. — P. fallaciosus, Bertkau. — P. antepenultimus, Cambridge. — P. congener, Cambridge. — P. subelevatus, L. Koch.

Beaucoup des Lophocarenum d'Amérique, décrits par Emerton, rentrent dans le genre Plaesiocraerus. XII. 35

SYNONYMIE

Genre TAPINOCYBA, E. Simon, 1884.

Erigone des auteurs.

1872. Walckenaera, Cambridge, Trans. Linn. Soc, t. XXVIII, p. 549 (ad partem). 1882. Lophocarenum, Emerton (ad parlem), Trans. Connect. Acad., t. VI. 1884. Tapinocyra, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 778.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs forment une ligne peu courbée; le bord antérieur des médians arrive au niveau du centre des latéraux, quelquefois même il est plus avancé; ils sont gros et resserrés; leur intervalle est rarement plus large que leur diamètre; le plus souvent les médians sont plus séparés que les latéraux; les yeux antérieurs, disposés en ligne droite, sont presque connivents; les médians sont plus petits; les quatre yeux du milieu forment un carré plus étroit en avant et plus long que large; les saillies qui porlent les yeux latéraux sont faibles. Le bandeau, plan, vertical, est beaucoup plus étroit que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, peu atténué en avant, est ovale assez allongé; le front est large et obtus; la partie céphalique, sensiblement convexe, inclinée dans la région frontale, est munie chez le mâle d'impressions post-oculaires.

Le plastron, un peu plus long que large, se termine en pointe inclinée, parallèle, plus étroite que les hanches postérieures.

Les chélicères sont fortes et longues.

Les pièces de la bouche sont semblables à celles des Lophocarenum.

Les pattes sont courtes, fortes, avec les tarses des deux paires antérieures aussi longs que les métatarses; ces tarses, chez les mâles, sont légèrement fusiformes, à peine plus courts aux paires postérieures; les métatarses de la quatrième paire sont un peu moins longs que les tibias; les épines libiales sont au moins aussi longues que le diamètre de l'article; celle de la quatrième paire est placée près de la base.

Le front du mâle ne présente pas de lobe; il existe au-dessus deux impressions linéaires parallèles qui convergent en arrière; une seule espèce, n'appartenant pas à la Belgique, fait exception : T. cyclops.

SYNONYMIE

TAPINOCYBA PRAECOX, Cambridge, 1872.

(PI XII, fig. 3, 3a.)

1872. Walckenaera praecox, Cambridge, Trans. Linn. Soc, t. XXVIII, p. 549, pi. XLVI, fig. 19. 1879. Walckenaera praecox, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 14-3. 1884. Tapinocyra praecox, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 779.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax, assez pâle, fauve rougeâtre, est garni de crins espacés dont

quelques-uns sont beaucoup plus longs que les autres; la partie céphalique, peu élevée, s'abaisse légèrement vers les yeux; sur les côtés, parlant des yeux latéraux, on distingue deux étroites dépressions presque droites.

Les yeux antérieurs sont disposés en ligne presque droite; les quatre yeux médians forment un carré plus long que large.

Les chélicères, beaucoup plus longues que le bandeau, sont légèrement divergentes.

Les pattes sont garnies de crins courts, mêlés de quelques crins plus longs, surtout sous les fémurs.

La patella de la patte-mâchoire est plus longue que large; le tibia va en s'élargissant; il est

MOEURS

tronqué par-dessus et porte au milieu du bord antérieur une légère pointe droite, dirigée sur le tarse; celui-ci dépasse à peine le tibia; le bulbe est muni par-dessus d'une petite pointe noire (fig. 3«).

L'abdomen est gris-fauve.

Femelle. — Le céphalothorax, à peu près semblable à celui du mâle, est quelquefois un peu plus noirâtre sur les côtés.

Les yeux supérieurs, formant une ligne courbée, sont gros et égaux; l'intervalle qui sépare les médians est plus étroit que leur diamètre; celui des latéraux égale à peine leur rayon; les yeux antérieurs, formant une ligne droite, sont subconnivents; les médians sont plus petits. Le bandeau est plus étroit que le carré formé par les quatre veux du milieu.

L'épigyne, qui forme une plaque transversale brunâtre, basse, porte dans le centre une petite pièce fauve, triangulaire, dont le sommet obtus est dirigé en avant.

L'abdomen, court, ovale, est gris-fauve 'comme celui du mâle.

Ordre de longueur des pattes : 4, I, 2, 3.

La petite taille de cette araignée la dérobe souvent aux recherches. Elle est fort rare en Belgique, où je ne l'ai trouvée que dans les Ardennes, à la fin du mois de mars; elle était encore blottie dans les mousses épaisses qui garnissenl la base des vieux arbres. Un peu plus tard, je l'ai reprise errant dans les prairies qui bordent la Lesse.

Elle paraîl aussi fort rare en Angleterre; elle est plus commune en France.

DISTRIBUTION

GEOGRAPHIQUE

Luxembourg : Redu, Arlon.

Belgique.

France.

Oise : Le Lys, forêt de Compiègne. — Seine-el-Oise : Chaville.

Aube : Bois de Chappes, Montchaux. — Ain : Forêt de Seillons.

Mézières, Charle ville.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworih.

Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Gironde : Arcachon. — Ardennes :

SYNONYMIE

DESCRIPTION

TAPINOCYBA PALLENS, Cambridge, 1872.

(PL XII, fig. 4, 4a, ib, 4c.)

1872. Erigone pallens, Cambridge, Proceed. Zool. Soc. Lond., p. 753, pi. LXV, fig. 8.

Mâle (fig. 46). — Le céphalothorax, fauve, avec une ligne marginale noire, fine, garni de crins, peu élevé, convexe en avant, penché légèrement dans la région oculaire, s'incline longuement en arrière à partir du milieu; deux dépressions droites et peu larges parlent des yeux latéraux.

Les yeux du milieu forment un carré plus long que large; les yeux antérieurs, à peu près connivents, sont 1res petits. Le bandeau, vertical, est sensiblement plus étroit que l'aire oculaire.

Les chélicères sont plus longues que le bandeau.

Les pattes, fauves, sonl courtes, avec des crins courts et quelques crins plus longs en dessous, aux fémurs, et au-dessus, aux tibias.

La patella de la patte-mâchoire, plus fine à sa base, est beaucoup plus longue que large; le tibia, presque aussi long, s'avançant légèrement sur le tarse, porte au-dessus deux poinles écartées, à peu près égales; le tarse, large, ovale, est plus long que le tibia (fig. 4c).

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax, allongé, est très peu atténué en avant.

Les yeux supérieurs, égaux, forment une ligne courbe; les yeux antérieurs, en ligne droite, sont rapprochés, avec ceux du milieu plus petits.

MOEURS

L'épigyne, formant une assez grande plaque noire en demi-cercle, convexe, presque aussi large que l'épigastre est limitée en arrière par un rebord transversal, très large, droit et mince (fig. 4a). L'abdomen, ovale, esl d'un gris fauve, clair et brillant.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

Cette araignée se trouve dans les mousses, surtout aux alentours des bois de sapins. Elle vit très cachée et paraît fort rare en Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabant : Boitsfort. Groenendael.

Fràivce.

Somme. — Seine-et-Marne. — Canlal. — Aveyron. — Isère. — Hautes- Alpes. — Alpes-Maritimes.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg.

Hongrie : Velebit.

Autriche-Hongrie.

TAPINOCYBA SUBITANEA, Cambridge, 1875.

(PI. XII, fig. 5, Sa.)

SYNONYMIE. 1875. Erigone subitanea, Cambridge, Ann. and Mag. of Nat. Bist., 4e série, t. XVI, p. 249, pi. IX, fig. 7.

1879. Walckenaera subitanea, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 144. 1884. Tapinocyba subitanea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 783.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 5). — Le céphalothorax, lisse, brillant, brun ou noir rougeâtre, est entouré d'une

ligne marginale noire; la partie céphalique est convexe dans le milieu, sans présenter de lohe proprement dit; derrière les yeux latéraux existent deux impressions longitudinales assez fortes, larges, légèrement sinueuses, qui se prolongent en arrière en stries un peu courbées en dedans.

Les yeux supérieurs, gros, forment une ligne à peu près droite; les médians sont plus resserrés, avec leur intervalle à peu près aussi large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne presque droite; les médians sont plus petits et connivents; l'intervalle des latéraux est un peu plus étroit que leur rayon ; les quatre yeux médians forment un carré à peu près aussi large que long. Le bandeau est légèrement plus étroit que l'aire oculaire.

Les chélicères, fortes, sont un peu plus longues que le bandeau.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus long que la patella, est tronqué par-dessus; le bord antérieur de la troncature porle au côté interne une longue apophyse dirigée en avant, large à sa base, aiguë et presque aussi longue que le corps du tibia; le tarse, ovale, est un peu plus allongé (fig. 5a).

L'abdomen est fauve brunâtre assez foncé.

Femelle. — Le céphalothorax est fauve rougeâtre, entouré d'une ligne marginale noirâtre, très fine; on remarque sur la partie céphalique des traces de lignes foncées, qui convergent en arrière.

Les yeux supérieurs sont très légèrement courbés et équidislants; les yeux antérieurs forment une ligne presque droite. Le bandeau est beaucoup plus étroit que l'aire oculaire.

L'épigyne forme une grande plaque noire en demi-cercle; dans le milieu se trouve une petite pièce fauve plus étroite en arrière et bordée de brun.

L'abdomen est d'un gris fauve brillant, parfois un peu obscur.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, % 3.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

MOEURS. Cette araignée, rare en Belgique, habile les bois humides. Je Tai trouvée accidentellement sous

des feuilles mortes au mois de décembre.

Brabant : Environs de Bruxelles.

Flandre orientale : Environs de Gand.

Belgique.

France.

Seine : Paris (caves, jardins). — Oise: forêt de Compiègne. — Somme : La Boutillerie. — Eure : Forêt de Lalonde. — Cantal : Le Lioran. — Gers ; Lectoure. — Gironde : Cadillac. — Bouches-du-Rhône : Marseille, Martigues. — Var : Hyères, îles d'Hyères (Porquerolles). — Alpes-Maritimes : Nice. — Pyrénées-Orientales : Collioure. — Corse : Bonifacio (E. Simon).

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth.

Les Tapinocyba étrangers à notre faune sont :

T. cyclops, E. Simon. — T. parisiensis, E. Simon. — T. ? pygmœa, Menge. — T. ? Meadi, Cambridge. — T. incurvala, Cambridge. — T. dolosa, Cambridge. — T. bilacunosa, L. Koch. — T. yrœca, Cambridge. — T. ingrata, Cambridge.

SYNONYMIE

Genre MINYRIOLUS, E, Simon, 1884.

1834. Theridium, Wider et Reùss, Zool. Mise. Arachn., p. 237 (ad partem). 1838. Micryphantes, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 136 (ad partem). 1868. Lophocarenum, Menge, Preussische Spinnen, p. 198. 1884. Minyriolus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 787.

CARACTÈRES DU GENRE

Les yeux supérieurs, égaux, presque toujours équidistants, sont disposés en ligne très fortement courbée; le bord antérieur des médians arrive au niveau du bord postérieur des latéraux; les yeux antérieurs, en ligne droite ou légèrement courbée, équidistants, sont assez resserrés, avec les médians plus petits; les quatre yeux du milieu forment un grand carré étroit en avant et beaucoup plus long que large. Le bandeau, à peu près aussi large que le carré des yeux médians, est plan, ou quelquefois convexe.

Le céphalothorax, court, élevé, ovale, est peu atténué en avant; le front est rebordé finement en arrière.

Le plastron se termine en pointe inclinée, tronquée, parallèle, presque aussi large que les hanches postérieures.

Les pattes sont fortes et très courtes; les tarses des paires antérieures sont presque aussi longs ou aussi longs que les métatarses et à peu près cylindriques; les métatarses de la quatrième paire sont beaucoup plus courts que les tibias; les crins, assez longs, sont fins; les épines tibiales sont plus longues que le diamètre des articles ; celle de la quatrième paire est placée près de la base.

Chez les Minyriolus comme chez les Lophocarenum, le large front des mâles est parfois surmonté d'un lobe avec impressions latérales; parfois les impressions seules existent; le tibia du mâle est caractéristique : il est court, transverse et projette sur la base du tarse une forte apophyse courbée et convexe en dessus.

4aO

SYNONYMIE

MINYRIOLUS PUSILLUS, Wider, 4834.

(PI. XII, fig. 6, 6a, 6b, 6c.)

1854. Theridium pusillum, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 237 (243), pi. XVI, fig. 9.

1838. Micryphantes ochropus, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 136, fig. 336, 337.

1851. Erigone pusilla, Westring, Fôrleckn., etc., p. 42.

1861. Erigone pusilla, Westring, Araneœ Suecicœ descriplœ, p. 239.

1863. Walckenaera minima, Cambridge, Descript. of 24 new spec. of Spid., in Zoologist, p. 8595.

1867. Micryphantes ochropus, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., pp. 54, 61.

1868. Lophocarenum apiculatum, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 204, pi. XL, tab. CI, et pi. XLI,

tab. CVII.

1870. Erigone pusilla, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 120. 1879. Walckenaera pusilla, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 164. 1884. Minyriolus pusillus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 788.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 66). — Le céphalothorax, bordé d'une ligne marginale noire, chagriné finement,

brun-rouge très foncé, est court, large, élevé, presque droit par-dessus; la partie céphalique est surmonlée, sur le front, d'un petit lobe peu élevé, convexe, plus étroit en avant, arrondi en arrière, presque aussi large que long et marqué sur les côtés, en arrière des yeux latéraux, d'une grande fossette ovale, profonde; le front, large, est obtusément tronqué.

Les yeux médians supérieurs placés près du bord du lobe sont séparés par un intervalle de moilié plus large que leur diamètre. Le bandeau, plan, est vertical.

Les chélicères sont aussi longues que le bandeau.

Le tibia de la patte-mâchoire, à peu près aussi long que la patella, s'élargit par-dessus; l'angle externe est un peu dilaté et tronqué; l'angle interne se prolonge en longue apophyse courbée, portant au-dessus, près de l'extrémité, une petite dent fine, dirigée en dedans; le tarse, plus long que la patella et le tibia, est très large à sa base, presque triangulaire; le bulbe porte un stylum enroulé, très solide (fig. 6c).

L'abdomen est noir.

Femelle (fig. 6). — Dans le milieu du céphalothorax, qui est brun noirâtre, on observe une grande tache qui se prolonge en avant par des lignes séparées; il est élevé, presque droit au-dessus et abaissé brusquement en arrière; la partie céphalique ne porte pas de lobe.

Les yeux supérieurs forment une ligne très courbée; les médians sont plus gros; ils sont tous séparés par des intervalles de la largeur environ du diamètre des yeux médians; les yeux antérieurs forment une ligne droite. Le bandeau, plan, est presque aussi large que le carré formé par les qualre yeux du milieu.

L'épigyne forme une saillie en demi-cercle, assez forte, transversale, marquée sur sa face postérieure de deux impressions obliques, latérales, et dans le centre, d'une pièce testacée en forme de cœur, obtusément échancrée en avant (fig. 6a).

L'abdomen, globuleux, est très noir.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

MOEURS. Cette petite araignée, peu commune en Belgique, habite les bois. On la trouve sur les buissons,

les herbages et les plantes basses. Dans les dunes, où je l'ai observée quelquefois, elle se tient cachée à la base des herbes. Je l'ai trouvée aussi blottie sous les mousses, dans des anfractuosités de rochers, et même cachée sous des pierres au bord de l'eau aussi bien que dans des endroits secs. En somme, elle semble vivre partout el peut se rencontrer pendant loule l'année. Elle est plus commune en Anglelerre el en France.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabanl : Louvain, Boitsfort.

Flandre occidentale : Heyst, Knocke.

JSamur : Y voir, Comblain-au-Pont, Modave.

Belgique.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Dorsetshire : Bloxworth.

Prusse. — Bavière.

Hongrie : Tokay, Varannô.

Gothembourg.

Les Minyriolus étrangers à notre faune sont :

M. servulvs, E. Simon. — M. columbinus, L. Koch. — M. phaulobia, Thorell.

Franck.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche- Hongrie.

Suède.

CARACTÈRES DU GROUPE

Groupe des WALGKENAERINI.

Les caraclères généraux sont les mêmes que ceux des Lophocarenini, mais le plastron, ovale, beaucoup plus long que large, se termine en arrière en pointe étroite, obtuse, atténuée, non tronquée et sensiblement courbée en bas.

Les cinq genres qui composent le groupe des Walckenaerini sont tous représentés en Belgique.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre WIDERIA, E. Simon, 1864.

Erigone des auteurs.

1853. Walckenaera, Blackwall, Charact. ofsome undescr., etc., p. 10S: 1864. Micryphantes, sous-genre Wideria, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 96. 1868. Lophomma, Menge (ad partem), Preussische Spinnen.

1883. Ithyomma, Berlkau, Beilr. z.Kennt. Spinn. Faimad. Rheinp., p. 228.

1884. Wideria, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 799.

Les yeux supérieurs, disposés en ligne fortement courbée en arrière, presque en demi-cercle, sont à peu près équidistants; les yeux antérieurs, resserrés, forment une ligne droite ou légèrement arquée en avant et plus rarement courbée en arrière; les médians sont plus petits que les latéraux; les yeux sont gros et l'ensemble du groupe oculaire occupe presque toute la largeur du front; les quatre yeux du milieu forment un carré étroit en avant et beaucoup plus long que large; les saillies qui supportent les yeux latéraux sont faibles. Le bandeau varie; il est aussi large, quelquefois plus large, mais rarement plus étroit que l'aire oculaire.

Le céphalothorax, ovale allongé, obtusément tronqué en arrière, presque toujours dépourvu de strie submarginale, est longuement atténué en avant.

Le plastron, beaucoup plus long que large, tronqué en avant, se termine en pointe atténuée et obtuse entre les hanches postérieures.

Les chélicères et les pièces de la bouche sont semblables à celles des Walckenaeria.

Le caractère de la seconde ligne des yeux, courbée en arrière, distingue ce genre des autres; la partie céphalique du céphalothorax des mâles est surmontée d'un lobe toujours resserré à sa base par des impressions profondes.

Les Wideria ont une forme allongée.

WIDERIA CUCULLATA, C. Koch, 1836. |

(PI. XII, fig. 7, la, 1b, 7cJ

SYNONYMIE. 1836. Micryphantes cucullatus, C. Koeh, Die Arachniden, t. III, p. 45, fig. 200, 201.

1837. Argus cucullatus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 368.

1868. Lophomma cucullatum, Menge (non Ohlert), Preussische Spinnen, t. Il, p. 215, pi. XLII, tab. CXIV.

1872. Walckenaera cucullata, Cambridge, Trans. of the Linn. Soc, vol. XXVIII, p. 548.

1879. Walckenaera cucullata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 451.

1879. Erigone cucullata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent de

Belgique.) 1884. Wideria cucullata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 801.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 76). — Le céphalothorax, brun rougeâtre ou olivâtre, quelquefois fauve, chagriné

sur les côtés, est très élevé en avant; la partie céphalique porte dans le haut un grand lobe plus pâle qui, vu par-dessus, est beaucoup plus long que large, arrondi en avant et en arrière; en avant, sous le lobe, le front s'avance en pointe verticale, obtuse, courte, convexe en dehors et garnie de crins; celte pointe est séparée du lobe qui la surmonte par une profonde échancrure assez étroite; de l'angle de l'échancrure, de chaque côté, part une strie qui entoure entièrement le lobe. Le bandeau, vertical, est un peu concave.

Les yeux médians supérieurs, placés en avant, près du bord du lobe, sont séparés par un intervalle au moins trois fois plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne très courbée en arrière ; les médians, plus petits, sont presque connivents, tandis que les latéraux en sont très séparés.

Les chélicères sont un peu plus longues que le bandeau.

La patella de la patte-mâchoire est beaucoup plus longue que le tibia; celui-ci va en s'élargissant dans le haut, où il se prolonge en deux apophyses séparées par une large et profonde échancrure arrondie; l'apophyse externe, obtuse, se relève en se recourbant en avant; l'autre, beaucoup plus longue, est bifurquée vers son extrémité; la pointe supérieure porte des denliculations, la pointe inférieure est plus longue; le tarse est plus court que le tibia et la patella; le bulbe porte un court stylum noir, enroulé et assez fort (fig. 7c).

L'abdomen est gris assez foncé.

Femelle (fig. 7). — Le céphalothorax, coloré comme celui du mâle, porte une strie submarginale qui limite un rebord plat; la partie céphalique, dépourvue de lobe, convexe, s'élève en avant vers le front, qui est étroit; il existe une longue strie fine sur la partie thoracique.

Les yeux supérieurs, assez forts, forment une ligne arquée; les médians, plus gros, sont séparés par un intervalle plus étroit que leur diamètre; les yeux antérieurs sont courbés en arrière; les médians, plus petits, connivents, sont très peu séparés des latéraux. Le bandeau est plus large que l'aire oculaire.

Le tibia de la patte- mâchoire, deux fois plus long que la patella, s'élargit très peu à son extrémité : le tarse est à peu près de même longueur que le tibia et la patella.

L'épigyne, en plaque brune, porte à son bord postérieur une grande fossette transversale, partagée par une carène triangulaire assez large (fig. 7a).

L'abdomen, grisâtre, est garni de poils plus pâles, longs et fins. Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

moeurs. Sans être rare, celte araignée est peu répandue en Belgique. On la trouve surtout en automne,

depuis la fin du mois d'août, sous les bruyères et dans les mousses des forêts. A Boitsfort, j'en ai observé en assez grand nombre à la lisière d'un petit bois de sapins. À Bousval, elle courait parmi les feuilles mortes dans un bois rempli de bruyères et de graminées desséchées.

Belgique.

Brabanl : Bousval, Noirhat, Groenendael, Auderghem. Limbourg : Genck.

France.

Eure : Evreux. — Seine-Inférieure : Forêt de Lalonde. — Aisne : Forêt de Villers-Cotterets. — Oise : Forêt de Compiègne. — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, forêt de Saint-Germain. — Seine-et-Marne: Fontainebleau, forêt d'Armainvilliers. — Aube : Monlchaux, Chapelles- Vallon, bois de Thuan, bois de Chappes, forêt d'Aumont, Bar-sur-Aube, forêt de Clairvaux. — Charente : Jarnae. — Isère : Le Sappey. — Hautes- Alpes : Briançon, Le Monétier. — Alpes-Maritimes : Saint-Martin-Lentosque.

Angleterre.

Environs de Londres. — Dorsetshire : Bloxworlh.

Allemagne.

Prusse. — Bavière.

Autriche-Hongrie.

Galicie — Hongrie : Lelesz, Szamosujvâr, Nagy-Szeben, Podhering.

Suisse.

Environs de Genève.

Russie.

Pologne : Varsovie.

WIDERIA MELANOCEPHALUS, Cambridge, 1881.

(PI. XII, fig. 8, 8«, 8b, 8c.)

SYNONYMIE 1881. Walckenaera melanocephalus, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 596.

1882. Erigone glaphyra, E. Simon, Bull. Soc. Zool. France, p. 252.

1882. Erigone decipiens, Kulczynski, Opisy now. Gatunk Pajakôw, p. 24, pi. II, fig. 15.

1884. Wideria melanocephalus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 805.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 86). — Le céphalothorax, brun-fauve rougeâtre, plus obscur en avant, convexe,

lisse, très incliné en arrière, se relève brusquement vers le front, où il est surmonté d'un lobe assez grand, plus long que large, coupé carrément et obtusément en avant, arrondi en arrière et portant dans le milieu une strie fine longitudinale; sous le lobe, derrière les yeux latéraux, se trouve de chaque côté une impression profonde, assez large et effilée en arrière.

Les gros yeux médians supérieurs sont placés en avant, près du bord du lobe; l'intervalle qui les sépare est un peu plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs forment une ligne à peu près droite; l'intervalle entre les médians est plus étroit que leur rayon, et celui des latéraux est plus large au moins de moitié que leur diamètre. Le bandeau, très convexe, est arrondi dans le haut.

Les chélicères, sans stries, sont plus longues que le bandeau.

Le plastron, brun-rouge, est entouré d'une fine ligne marginale noire.

Les pattes, fauves, sont assez longues, avec les tibias des premières paires presque noirs.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus court que la patella, est tronqué par-dessus; l'angle interne se prolonge en apophyse courbée; du milieu de son bord antérieur s'élève une apophyse plus longue, relevée verticalement, droite, lisse et aiguë; le tarse, à peu près aussi large que long, est plus court que le tibia et la patella; un stylum court existe à l'extrémité du bulbe (fig. 8c).

L'abdomen est noir brillant.

Femelle (fig. 8). — La partie céphalique est dépourvue de lobe; le front est étroit; la partie thoracique est marquée d'une fine strie longitudinale.

XÏI. 36

MOEURS

Les yeux supérieurs, gros, à peu près équidistanls, forment une ligne arquée; les intervalles sont plus étroits que leur diamètre; les yeux antérieurs, presque connivents, forment une ligne droite. Le bandeau, creusé sous les yeux, est au moins aussi large que l'aire oculaire.

Les pattes sont fauves, avec les tibias des deux premières paires presque noirs; les épines sont bien visibles, surtout à la quatrième paire.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus long que la patella, est élargi dans le haut.

L'épigyne forme une grande plaque brune qui porte en arrière une fossette en demi-cercle, testacée, beaucoup plus large que longue (fig. 8a).

L'abdomen, noir brillant, est garni de longs poils fauves.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1,2,3.

Je n'ai trouvé qu'un seul exemplaire de cette araignée, au mois de septembre, dans le Luxembourg, courant parmi les mousses des bois. Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Luxembourg : Redu.

Belgique.

France.

Aisne : Guise. — Oise : Forêt de Compiègne. — Aube. — Seine-et-Marne : Fontainebleau.

Angleterre.

Environs de Londres.

Autriche-Hongrie.

Monts Carpathes. — Hongrie : Tatra.

SYNONYMIE

WIDERIA ANTICA, Wider, 1834.

(PI. XII, fig. 9, 9a, Qb.)

1834. Theridium anticum, Wider et Reuss, Zool. Mise. Arachn., p. 215 (221), pi. XV, fig. 1.

1836. Micryphantes tibialis, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 47, fig. 203.

1837. Argus anticus, Walekenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), f. II, p. 357.

1841. Walckenaera apicata, Blackwall, The differ. in the numb. ofeyes, etc., in Trans. of the Linn. Soc,

t. XVIII, p. 637.

1864. Walckenaera antica, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 310, pi. XXI, fig. 225.

1867. Micryphantes tibialis, Ohlert, Aran. d. Prov. Preuss., pp. 54, 60.

1868. Lophomma anticum, Menge, Preussische Spinnen, l. II, p. 213, pi. XLII, tab. CXIX.

1878. Erigone antica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Walckenaera antica, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 153. 1884. Wideria antica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, p. 807.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 9). — Le céphalothorax, fauve-brnn foncé, un peu rougeâtre, à peu près lisse dans

le milieu, chagriné sur les côtés, est entouré d'une ligne marginale noire; il est très élevé, presque droit par-dessus et fortement abaissé en arrière; le devant de la partie céphalique porte un grand lobe arrondi, un peu plus étroit en avant et plus long que large ; il est entouré à sa base d'une strie bien marquée; le front porte en avant, au-dessus du bandeau, une petite pointe noirâtre verticale pourvue de deux très petits lobes qui supportent eux-mêmes deux pointes recourbées, semblables à de petites cornes, très minces à leur base ; ces petits appendices, vus par-dessus, dépassent de beaucoup le bord du bandeau ; la pointe du front est beaucoup moins haute que le grand lobe céphalique. Le bandeau, plan, est vertical.

Les yeux médians supérieurs sont placés en avant, mais assez éloignés du bord du lobe; l'intervalle qui les sépare est au moins trois fois plus large que leur diamètre; les yeux antérieurs, presque équidistants, sont disposés en ligne droite.

Les chélicêres sont plus longues que le bandeau.

Les pattes, longues, sont fauves, avec les tibias des deux premières paires presque noirs.

Le tibia de la patte-mâchoire, plus large que la patella, en lame mince appliquée contre le tarse, se partage au dessus en deux apophyses; l'externe est large et arrondie, l'interne, plus longue, effilée, se dirige obliquement sur le tarse; celui-ci est plus court que le tibia et la patella; le bulbe est pourvu d'un slylum qui contourne un espace arrondi et membraneux (fig. 9a).

L'abdomen est noirâtre.

Femelle. — Le céphalothorax, rougeâtre, foncé, lisse au-dessus, chagriné sur les parties latérales, porte une fine ligne noire marginale; sur les côtés, une ligne submarginale ponctuée précède un rebord plat; la partie céphalique est dépourvue de lobe, et le front ne porte ni saillie ni cornicules.

Les yeux supérieurs, à peu près équidistanls, sont disposés en ligne courbée; les médians sont plus gros; les intervalles sont légèrement plus étroits que le diamètre des médians; les yeux antérieurs, presque connivents, forment une ligne droite. Le bandeau, creusé légèrement sous les yeux, est au moins aussi large que Taire oculaire.

Le plastron, lisse, est chagriné sur les bords.

Les pattes sont fauves, avec les tibias des deux premières paires presque noirs.

L'épigyne, en plaque brun rougeâtre, porte à son bord postérieur une fossette ovale, testacée, assez grande et transversale (fig. 9b).

L'abdomen est noir.

Ordre de longueur des pattes : i, \, % 3.

moeurs. On peut rencontrer cette araignée depuis le commencement de l'automne jusqu'à la fin du

printemps. Elle n'est pas fort rare en Belgique, bien que peu répandue. On la trouve surtout dans les herbes croissant près des racines des gros arbres, sous les bruyères et presque toujours dans les endroits frais et ombragés. L'hiver, elle se blottit sous les détritus et surtout sous les mousses. En Campine, elle est assez commune aux environs des grands marais de Genck.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, La Hulpe, Bousval, Mont-Saint-Guibert, Louvain, Aerschot. GÉOGRAPHIQUE. Limbourg : Genck, Munsterbilsen.

envers : Calmpthout.

France.

Seine : Bondy, Bonneuil. — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, Chennevières-sur-Marne, Brétigny, forêt de Saint-Germain, Chambourcy, bords de la Seine. — Seine-et-Marne : Fontainebleau, Nemours. —

Seine-Inférieure : Elbeuf. — Aisne : Forêt de Villers-Cotterets, La Ferté-Milon, vallée de Savières.

Aube : Troyes, Pont, forêt d'Aumont, Villemaur, Gyé-sur-Seine. — Ain : Forêt de Seillons. — Charente : Jarnac. — Hautes-Alpes : Le Monétier. — Lot-et-Garonne : Sos. — Var : Sainte-Baume, Pierrefeu. — Isère : Le Sappey, Bourg-d'Oisans.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Southampton. — Norfolk. — Ecosse : Glascow, Aberdeen.

Allemagne.

Prusse. — Bavière. — Saxe.

Autriche-Hongrie.

Tyrol (nord et sud). — Hongrie : Ujhely, Pâczin. — Galicie.

Suède. — Danemark.

Les Wideria étrangers à notre faune sont :

W. melanocephalus, Cambridge. — W . polita, E. Simon. — W . angustifrons, E. Simon. — W. styli-

frons, Cambridge. — W. fugax, Cambridge. — FF. suspecta, Kulczynski. — IV.jubata, L. Koch.

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