ANGLETERRE
Dorset. Répandue dans tout le sud de l'Angleterre.
Allemagne.
Bavière. — Prusse : Environs de Bonn.
Russie.
Sud de la Russie?
AUTRICHE-HONGRIE
ïyrol : Botzen, Inspruck. — Hongrie : S. Ujhely, Sârospalak, Tokay, Budapest, etc.
Italie.
Lombardie : Milan, Cassano, Bergame, Crema, Monza. — Piémont : Turin, Cherasco, Asti, Cérisoles. Romagne : Bologne.
SYNONYMIE
EPE1RA D1ADEMATA, Clerck, 1757.
(PI. 1, «g. 5, 5a, 5*, 5c, M.)
1757. Araneus diadematus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 25, pi. I, lab. IV.
1757. Araneus peleg, Clerck, Svejiska Spindlar, p. 27, pi. 1, lab. V.
1758. Aranea diadema, Linné, Systema naturœ, éd. 10, I, p. 619. 1765. Aranea Linnaei, Scopoli, Entoinologia Camiolica, p. 592.
1778. Aranea cruciger, De Geer, Mémoires, t. VII, p. 218, pi. II, fig. 5-8. 1785. Aranea papalis, Fourcroy, Entomologia Parisiensis, p. 554. 1802. Aranea myagria, Walckenaer, Faune parisienne, t. Il, p. 192. 1805. Epeira diademata, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 58.
1805. Epeira myagria, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 59.
1834. Epeira diademata, Hahn, Die Arachniden, t. Il, p. 22, fig. HO.
1836. Epeira stellata, C. Koch, in Herr. Schseffer, Deutschl. Insekten, 134, 7.
1856. Epeira diademata, Thorell, Recensio critica aranearum suecicarum, etc., p. 18.
1861. Epeira diademata, Wesiring, Araneœ suecicœ, p. 26.
1864. Epeira diademata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 358, pi. XXVI, fig. 258.
1866. Epeira diademata, Menge, Preussische Spinnen, p. 42, pi. I, tab. I.
1870. Epeira diademata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 8.
1874. Epeira diademata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. \, p. 72.
1878. Epeira diademata, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
1881. Epeira diademata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 266.
DESCRIPTION
Mâle (fig. 56). — Céphalothorax fauve plus ou moins clair ou brun, couvert de poils blanchâtres; l'abdomen est plus allongé que celui de la femelle et présente les mêmes dessins, mais la coloration est presque toujours plus foncée.
Les pattes sont annelées, dans Tordre 1, 2, 4, 3.
La patte-mâchoire (fig. 5oQ est allongée; la patella porte par-dessus deux longs crins noirs; le tibia est dilaté extérieurement dans le haut; celte dilatation est presque carrée; le tarse porte à sa base une pointe arrondie et recourbée.
Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.
Les pattes sont annelées.
L'épigyne (fig. 5c) est munie d'un long crochet fortement plissé et rebordé, surtout vers l'extrémité.
L'abdomen, arrondi dans le haut, descend en s'élargissant jusqu'au tiers de sa longueur; il est fauve ou brun-rouge plus ou moins foncé; dans le haut, cinq taches blanches caractéristiques forment une croix; le folium, bien entier, plus foncé que le fond, est découpé et bordé d'une ligne blanche; dans la partie inférieure comme sur les côtés se trouvent des tachettes blanches variantbeaucoup dans leur disposition.
Le ventre est fauve et présente au milieu un espace noir, bordé de deux lignes blanches.
Je figure (fig. 5a) une jolie variété, assez fréquente, entièrement d'un jaune fauve, un peu plus rougeâtre dans la partie supérieure; outre la croix blanche, deux lignes horizontales sinueuses, parlant des angles de l'abdomen, viennent presque se réunir au centre de la croix ; les parties latérales sont brunes.
MOEURS
Celte Epeire est l'une des plus communes de notre pays; elle habile les jardins comme les bois; elle paraît un peu plus petite et plus colorée dans la province de Luxembourg, tandis que je l'ai observée beaucoup plus pâle le long de notre littoral; c'est elle qui tisse en automne dans les jardins ces multitudes de grandes toiles verticales qu'admirent même les personnes étrangères à l'entomologie.
Son nom vulgaire d'araignée porte-croix, ou à croix papale, provient des taches blanches qui ornent son abdomen.
Elle résiste difficilement au froid; j'en ai pourtant rencontré quelques-unes qui avaient hiverné et qui filaient déjà à la fin du mois d'avril; mais c'est une rare exception.
La ponte commence en septembre; les femelles fécondées quittent leurs toiles et cherchent un endroit abrité, sous les loils, dans les trous des murs, dans les angles des hangars, pour y déposer leurs œufs et construire leur cocon, qui est très volumineux et formé d'une sorte d'étoupe soyeuse d'un beau jaune d'or, épaisse et serrée.
J'ai compté jusqu'à six cents œufs dans un seul cocon, ce qui explique la vulgarité de l'espèce.
Sans se construire une retraite proprement dite, cette belle araignée coud parfois grossièrement ensemble deux feuilles qui lui servent de refuge pour les jours de pluie, ou en cas de danger.
Elle se tient toujours dans le centre de sa toile et se précipite avec voracité sur sa proie qu'elle entoure de fils en la faisant tourner vivement entre ses pattes; lorsqu'elle croit pouvoir s'en approcher sans danger, elle se met à la sucer en commençant par la tête.
Si un insecte trop gros ou dangereux se prend clans son piège, elle détache prudemment, un par un, les fils qui le retiennent, et le laisse tomber, ce qui produit toujours de grandes déchirures à la toile ; mais en quelques instants le dommage est réparé.
Pour construire ces réseaux qui étonnent souvent par leur grandeur, la diademata met ordinairement de vingt à trente minutes.
Au printemps, lorsque les jeunes araignées sont écloses, elles se tiennent, serrées les unes contre les autres, à l'extrémité d'une tige de graminée; lorsqu'on touche à cette petite masse jaunâtre, elles s'éparpillent dans tous les sens comme un essaim.
On a dit quelquefois que cette Epeire ne pouvait renouveler que cinq à six fois sa toile; les expériences auxquelles je me suis livré pour m'assurer de ce fait m'ont prouvé qu'il n'y a pour ainsi dire pas de limite à la production de la soie; et il doit en être ainsi, car il est fort rare qu'une toile résiste plus de trois ou quatre jours soit au vent, soit à la pluie.
Lorsqu'on coupe les grands fils qui soutiennent le réseau, l'araignée attire à elle tous les débris de la toile pour en former une petite boule, qu'elle suce et avale promptement si elle est fraîche et propre, ou bien qu'elle presse seulement contre sa bouche si elle est vieille et salie; elle en extrait ainsi le suc et rejette toutes les impuretés.
Belgique.
DISTRIBUTION Commune partout.
GÉOGRAPHIQUE. Hollande.
Partout.
France Toute la France.
Répandue dans toute l'Angleterre et llrlande.
Toute la Suisse.
Allemagne Commune partout.
Russie.
Depuis le nord jusqu'en Crimée.
Italie.
Toute l'Italie. — Iles Borromées.
Espagne.
Je l'ai reçue sans désignation de localités.
Autrichl-Hongrik.
Répandue partout. — Tyrol.
Turquie.
Environs de Constantinople — Albanie : Janina
Roumanie
Bucharest, Galatz.
Sehbie.
Belgrade.
Egypte.
Le Caire.
On a encore observé cette espèce en Suède, en Norwège, au Danemark et dans les deux Amériques.
EPEIRA MARMOREA, Clerck, 1757.
(PL IV, fig. 4, la, ib, \c, id, le, if.)
1737. Araneus marmoreus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 29, pi. I, lab. III, var. a. 1757. Araneus babel, Clerck, Svenska Spindlar, p. 50, pi. I, lab. VI, var. a. 1757. Araneus pyramidatus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 34, pi. I, tab. VIII, var. y. 1765. Aranea Rayi, Scopoli, Entomologia Carniolica, p. 394, var. a.
1775. Aranea marmorea, Fabricius, Systema Entomologiae, p. 434, var. a.
1776. Aranea betulae, Sulzer, Abgekùrzte Geschic/ite Schweizerischer , etc., p. 254, t. XXIX, fig. 143, var. y. 1778. Aranea aurantio-maculata, De Geer, Mémoires, t. VII, p. 222, pi. XII, fig. 16-17, var. a.
1789. Aranea reticulata, Roemer, Gênera insectorum, etc., p. 53, tab. XXIX, fig. 14, var. y.
1793. Aranea scalaris, Panzer, Faunae insectorum Germaniae initia, 4, 24, var. y.
1797. Aranea regalis, Panzer, Faunae insectorum Germaniae, 40, 21, var. a.
1802. Aranea melittagria, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 191, var. a.
1802. Aranea scalaris, Walckenaer, Faune parisienne, pi. VI, fig. 3, var. y.
1805. Epeira melittagria, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 59, var. a.
1805. Epeira marmorea, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 60, var. a.
1805. Epeira scalaris, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 60, var. y.
1826. Dysdera lutea, Risso, Histoire naturelle des principales productions de VEurope méridionale, t. V,
p. 162, var. y.
1850. Epeira pyramidata, Sundevall, Svenska Spindlarnes beskrifning, p. 242, var. y.
1839. Epeira Bohemica, C. Koch (la femelle), Die Arachniden, t. V, p. 59, fig. 377, var. a.
1845. Epeira pyramidata, C. Koeh, Die Arachniden, t. XII, p. 107, fig. 912, var. y.
1858. Epeira marmorea, Thorell, Om Epeira marmorea och pyramidata (Ofvers. af K. Vet. Akad. Fôr-
handl., p. 246, var. a).
1861. Epeira pyramidata, Westring, Araneae Suecicae descriptae, p. 28, var. y.
1864. Epeira scalaris, Blackwall, Spiders of ' Great Britain, t. II, p. 531, pi. XXIV, fig. 240, var. y.
1866. Epeira pyramidata, Menge, Preussische Spinnen, p. 51, pi. III, tab. III, var. y.
1867. Epeira pyramidata, Ohlert, Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 23. 1867. Epeira marmorea, Ohlert, Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 23. 1870. Epeira marmorea, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 9.
1874. Epeira marmorea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 76.
1878. Epeira marmorea, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
Belgique.) 1881. Epeira scalaris, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 268.
DESCRIPTION. Mâle. — Des poils blancs garnissent le céphalothorax, qui est fauve plus ou moins foncé.
Les quatre yeux du milieu sont presque de la même grosseur; l'intervalle qui sépare les deux yeux du premier rang est plus grand que leur diamètre; le bandeau est fortement renfoncé.
L'abdomen est beaucoup plus étroit que celui de la femelle et lui ressemble comme dessin et coloration.
Le plastron est noir.
Les pattes sont fauves, avec un anneau rougeâtre à l'extrémité des fémurs, des patellas et des tibias; l'extrémité des métatarses est noire.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.
La patte-mâchoire (fig. le) est assez forte; deux longs crins noirs surmontent la patella; le tibia présente une courte dilatation externe dont l'angle supérieur est légèrement prolongé; on remarque une pointe noire, recourbée, qui surmonte la base du tarse.
Femelle (fig. 1 ). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle, ainsi que les pattes.
L'épigyne (fig. 1/) est munie d'un long crochet plissé, rougeâtre un peu creusé par-dessus.
L'abdomen, ovale, est jaune verdàtre; dans le haut, une tache blanche, large, découpée, est suivie d'une rangée de quatre ou cinq tachelles plus petites qui descendent jusqu'à l'extrémité de l'abdomen; le folium, un peu plus foncé, est festonné et bordé de blanc dans la moitié inférieure; dans le haut, on remarque encore deux taches latérales blanches et quelques autres petites tachettes variant de forme et plus ou moins nombreuses.
Variété : pyramidata-scalaris (fig. la, \b). — L'abdomen dans les deux sexes est jaune-paille; le folium, noir violacé, bordé de blanc, occupe seulement la moitié inférieure de l'abdomen; il est festonné sur les bords; un peu plus haut existent deux petits points noirs, bordés de blanc. Dans certaines localités, cette belle variété semble remplacer complètement le type (1).
MOEURS. C'est l'une des plus belles araignées de la Belgique; elle semble affectionner les bois humides, la
variété pyramidala surtout, que j'ai presque toujours rencontrée dans les environs des mares et
des étangs.
Sa toile est grande, régulière, verticale, rarement oblique; les fils sont plus minces, moins tendus et moins serrés que ceux tissés par YEpcira diademata; les fils du centre sont croisés irrégulièrement; la retraite (fig. le, \d) est composée de feuilles réunies et souvent arrondies de manière à former une vaste coque dont l'intérieur est uni et légèrement soyeux; c'est là que l'araignée se tient dans les heures chaudes de la journée; le malin, au contraire, elle occupe le centre de sa toile.
L'accouplement a lieu vers le mois d'août.
Je n'ai jamais rencontré d'individus de cette espèce ayant hiverné.
La toile se voit difficilement à cause de sa finesse; on ne la distingue bien que lorsque le soleil en fait scintiller les fils.
Belgique.
DISTRIBUTION Toute la Belgique.
GÉOGRAPHIQUE u
Hollande.
Utrecht, Maestricht, environs de La Haye.
Toute la France (E. Simon).
Dorset. — Ecosse.
Suisse.
Tessin : Lugano. — Canton de Vaud : Lausanne. — Zurich.
Italie.
Vénétie : Conegliano, Rovigo, Vérone. — Piémont : Turin. — Lombardie : Milan, Cassano, Bergame. — Toscane : Florence (les Caséines). — Naples.
Autriche-Hongrie.
Tyrol : Reichenau, Lans, Gnadenwald. — Bohême. — Illyrie : Triesle. — Hongrie : S. Ujhely, Erdôbénye, Tokay, Czéke, Varanno, Homonna, Szinnaikô, Okolô, Torna, Budapest, Bârtfa, etc.
ALLE3IAGNE.
Saxe : Hernhùlt, Leipzig, Bautzen. — Prusse : Environs de Bonn, Dusseldorf, Cologne. — Bavière.
(*) Je serais tenté de faire de cette variété une espèce distincte ; je ne l'ai jamais rencontrée mêlée avec l'espèce type, et jamais il n'y a d'accouplement avec celte dernière. De plus, je n'ai jamais observé de passage entre ces deux formes, et souvent là où la pyramidata est commune, la marmorea est introuvable.
Russie.
Sibérie orientale et Sibérie occidentale : Mammaly, entre Monilva et Potcherem. — Vallée inférieure de la Chongor. — Liapine sur la Sygra. — Vallée de la Sosva.
Environs de Stockholm.
Illinois, Massachusetts. — Canada, etc.
SuÈDE-NoRWÉGE.
Amérique du ISord.
SYNONYMIE
EPEIRA ALSINE, Walckenaer, 1802.
(PI. IV, fig. 2, 2a, 26, 2c, M.)
1802. Aranea alsine, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 193.
1805. Epeira alsine, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 59.
1837. ëpeira lutea, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 5.
1859. Epeira bohemica, C. Koch (le mâle), Die Arachniden, t. V, p. 59, fig. 576.
1864. Epeira lutea, Blackwall, Spiders ofGreat Brilain, t. Il, p. 545, pi. XXV, fig. 249.
1866. Epeira lutea, Menge, Preussische Spinnen, I. I, p. 61, pi. IX, tab. X.
1870. Epeira lutea, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 17.
1874. Epeira alsine, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 78.
1878. Epeira alsine, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
1881. Epeira alsine, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 530.
DESCRIPTION. Mâle. — Céphalothorax rougeâtre, bordé d'une ligne brune très fine.
Plastron brun plus ou moins foncé.
Les pattes, fauves, sont annelées, avec les fémurs rougeâtres à leur extrémité supérieure.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.
La patte-mâchoire (fig. 2d) diffère assez peu de celle de l'espèce précédente.
L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, est jaune pâle ou légèrement rougeâtre, avec un folium marqué seulement dans la moitié postérieure; on ne le distingue même souvent qu'aux lignes brunes latérales.
Femelle (fig. 2). — Céphalothorax rouge; les pattes, fauves, sont plus foncées aux articulations.
L'épigyne (fig. 2c) est munie d'un long crochet étroit et bien droit.
L'abdomen, rougeâtre, est recouvert de tachettes blanches; dans le haut, un petit trait noir très mince, vertical, courbé, est terminé de chaque côté par une tache blanche, doublée d'un point noir; plus bas, deux traits en forme de V renversé atteignent le haut du folium, très petit, plus ou moins distinct, festonné et bordé d'un trait blanc.
MOEURS. Cette jolie espèce est assez rare en Belgique; elle habite les bois et file dans les taillis une
grande toile verticale, toujours assez près de terre et souvent cachée dans l'épaisseur des buissons; elle aime les endroits humides et bien abrités.
Elle se construit une retraite (fig. 2a) en repliant les deux extrémités d'une feuille en forme de cornet; c'est de là que partent les fils qui aboutissent à sa toile.
Elle rencontre quelquefois sur le hêtre une feuille morte dont elle tire parti (fig. 26). Dans ce cas, elle courbe et coud la feuille dans le sens de sa longueur en conservant par-dessous une large ouverture; sa toile se rapproche beaucoup comme aspect de celle de VE. marmorea.
Belgique.
DISTRIBUTION Brabanl : Environs de Bruxelles, Boiisfort, Groenendael, Bousval, Tervueren, Auderghem. GÉOGRAPHIQUE. Liége . Tilff, Spa, Remouehamps. Namur : Yvoir.
Luxembourg : Redu, Viel-Salm.
Hollande.
Gueldre : Winterswijk.
France.
Environs de Paris : Sennart. — Normandie. — Aube : bois de Chappes. —Très rare (E. Simon).
Allemagne.
Environs de Berlin, environs de Bonn, Cologne, Dusseldorf. — Bavière.
Angleterre.
Valais : Sion.
Comté de Hertford. — Rare.
Hongrie.
S. Ujhely, Szlropkô, Szinna, Felzô-Sohônborn, Kabola-Polyâna, Torna, Tâtrâ, Budapest, Bânyabùkk, etc.
SYNONYMIE
EPEIRA QUADRATA, Clerck, 1757.
(PL V, fig. 1, ici, \b, ic, id, le, if, ig, Ht, ii, \j, ik, il.)
1757. Araneus quadratus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 27, pi. I, tab. III.
1763. Aranea Reaumurii, Scopoli, Enlomologia Camiolica, p. 393.
1778. Aranea quadri-maculata, De Geer, Mémoires, t. VII, p. 223, pi. XII, fig. 18.
1805. Epeira quadrata, Walekenaer, Tableau des Aranéides, p. 61.
1861. Epeira quadrata, Weslring, Araneae Suecicae, p. 30.
1864. Epeira quadrata, Blaekwall, Spiders of Greal Britain, t. II, p. 324-, pi. XXIII, fig. 236.
1866. Epeira quadrata, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 53, pi. V, lab. V.
1870. Epeira quadrata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 13.
1874. Epeira quadrata, E. Simon, Les Arachnides de France, 1. 1, p. 80.
1878. Epeire quadrata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de
1881. Epeira quadrata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 278.
DESCRIPTION. Mâle. — Céphalothorax fauve, avec de larges bandes brunes latérales et une ligne brune au
milieu.
Les deux yeux antérieurs du milieu sont un peu plus gros que les supérieurs. Les pattes, très fortes, sont annelées.
Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, 3.
La patte-mâchoire (fig. 1/) est assez forte; deux longs crins surmontent le tibia; la base du tarse se termine en pointe arrondie; dans le milieu du bulbe, on remarque une forte apophyse divisée en deux branches aiguës; la supérieure est plus faible que l'inférieure; trois autres apophyses existent encore à l'extrémité du bulbe.
L'abdomen, coloré comme celui de la femelle, est moins gros et un peu plus allongé.
Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.
Les yeux (fig. M) offrent également à peu près la même disposition.
L'abdomen, ovale, assez courl, est fauve-rouge, violacé; dans le milieu, une série de points blancs forment une ligne qui descend jusqu'aux deux tiers de sa longueur; on observe des taches latérales
MOEURS
blanches découpées; en arrière, le folium n'est indiqué que par des lignes blanches un peu festonnées. Cette araignée présente quelques variétés intéressantes.
(Fig. la). Abdomen rouge violacé; dans le haut, une lâche blanche assez courte est suivie d'une série de points très petits; deux paires de taches blanches, obliques, occupent le centre; le folium, un peu plus foncé, largement festonné, occupe toute la surface de l'abdomen.
(Fig. 1b). Abdomen jaune pâle, éclairci dans le milieu; le folium, plus verdâtre, est bordé de blanc, doublé d'une ligne noire et parsemé de petits points obscurs.
(Fig. le). Abdomen verdâtre, parsemé de points blancs, sans trace de folium.
Le ventre (fig. \j) est brun, avec deux lignes latérales blanchâtres, souvent peu distinctes.
L'épigyne (fig. \k) est munie d'un crochet très large à sa base.
Cette belle araignée n'est pas d'une grande rareté dans nos environs, mais elle est pourtant plus commune dans le Luxembourg, où pendant certaines années elle semble remplacer YEpeira diademala; sa taille est plus petite dans nos régions montagneuses et sa couleur plus foncée; la variété pâle que je figure est commune dans les dunes. C'est pendant les mois d'août, septembre et octobre qu'on la rencontre le plus fréquemment; elle établit sa grande toile sur les buissons, parmi les hautes herbes, ou entre les touffes de genêts. Les mailles de celte toile sont larges et régulières; vers le centre, elles sont remplacées par des fils croisés irrégulièrement.
La quadrata, vers le matin surtout, se tient au milieu de sa toile, mais le plus souvent elle reste en embuscade, blottie dans la retraite qu'elle s'esl construite à proximité et qui communique avec son piège à l'aide d'un long fil très solide.
Cette retraite (fig. id), en forme de pain de sucre renversé, est formée de soie fine, serrée et très blanche; l'ouverture est toujours par-dessous; parfois elle est arrondie en forme de dôme (fig. \e, \g), lorsqu'elle est construite entre des graminées ou dans les bruyères desséchées; elle atteint souvent d'assez grandes dimensions.
L'araignée s'y tient immobile pendant des heures entières, l'une de ses pattes posée sur le fil qui communique, comme je l'ai dit plus haut, avec le centre de sa toile ; elle sent ainsi les plus légères vibrations que le moindre moucheron lui imprime.
En automne, arrive le mâle qui se hasarde sur le bord de la toile, avançant par saccades et reculant brusquement lorsqu'il voit arriver la femelle, qui descend d'un trait en se laissant pour ainsi dire glisser le long du maître fil; ils restent là, des journées entières, à se regarder; pourtant la femelle n'est pas aussi féroce que la diademala; ses mœurs douces se rapprochent plutôt de celles de VE. cornuta.
Une fois fécondée, elle abandonne sa toile pour pondre.
Le 10 octobre, j'ai eu l'occasion de lui voir exécuter complètement ce travail; elle commence par tendre quelques fils serrés, qu'elle attache aux tiges des plantes basses ou des genêts; sur cette trame, elle dépose d'épais flocons de soie jaune qu'elle dispose en cercles qu'elle lisse à l'intérieur à l'aide de son abdomen; elle construit ainsi une sorte de coupe ou plutôt un véritable nid d'oiseau (fig. 4/); sur ce lit moelleux, elle dépose au moins une centaine d'œufs jaune d'or; elle recommence ensuite le même travail par-dessus et obtient de la sorte un beau cocon autour duquel on la voit tourner vivement, l'enlaçant toujours de fils nouveaux qui le rendent plus solide et plus épais.
Ce travail ne dure guère plus de deux à trois heures.
Elle abandonne ensuite ce nid et meurt ordinairement à l'entrée de l'hiver; j'en ai rencontré pourtant au mois d'avril qui avaient hiverné; mais cela me paraît être une rare exception.
Les jeunes quadrata éclosent au printemps suivant.
Je n'ai jamais rencontré celte araignée très communément que sur les hauts plateaux de nos Ardennes arides, couverts de genêts el baignés de brouillard.
Le long de notre littoral, elle se lient sur le haut des dunes el tend sa toile entre les branches des genévriers.
DISTRIBUTION
GÉOGRAPHIQUE
Belgique.
Brabant: Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Mont-Saint-Guibert, Bousval, Noirhat, Tervueren, Villers-la-Ville, Auderghem, Diest, Grand-Bigard, Virginal.
Limbourg : Genck.
Liège : Spa, Verviers, barrage de la Gileppe, Esneux, Aywaille, Comblain-au-Pont, Tilff.
Namur : Yvoir, Waulsort, Beauraing, Han-sur-Lesse.
Luxembourg : Laroche, Melreux, Sainl-Hubert, Redu, Durbuy.
Flandre occidentale : Ostende, Blankenberghc, Heyst-sur-Mer, Knocke.
Flandre orientale : Environs de Gand.
Hollande.
Utrecht. — Brabant septentrional : Tilbourg — Hollande méridionale : Environs de La Haye. — Limbourg ; Maestricht, Sittard.
France.
Tyrol : Reichenau, Goetzens, Kuhtai, Fûnsterthal, Jenbach. — Bohême. — Hongrie : S. Ujhely, Erdôbenye, Tokay, Szerencs, Varannô, Homonna, Barko, Szinnaikô, Ladomar, Bàrtfa, Bocskô, Torna, Tatra, Budapest, Orsova, etc.
Italie.
Lombardie: Milan, Cassano. — Piémont : Turin, Chieri, Asti.
Suisse.
Tessin : Lugano. — Lucerne, vallée de la Reuss, Altorf, Weggis, Brunnen.
Allemagne.
Silésie. — Bavière. — Prusse : Environs de Bonn, Dusseldorf.
Angleterre.
Dorset. — Ecosse. — Je l'ai reçue souvent sans désignation de localité.
Russie.
Finlande : Lac Enara.
SYNONYMIE
EPEIRA CUCURBITANA, Clerck, 1757.
(PI. VI, fig. I, la, \b, le, Ul. le, If, \g, \h.)
Araneus cucurbitanus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 44, pi. II, tab. IV.
Aranea cucurbitana, Linné, Systema naturae, éd. 10, t. I, p. 620.
Aranea Frischti, Scopoli, Entomologia Carniolica, p. 395.
Aranea oto-punctata, Linné, Systema naturae, éd. 12, 1. 1, p. 1030.
Aranea senoculata, Fabricius, Systema entomologiae, etc., p. 433.
Aranea viridis-punctata, De Geer, Mémoires, etc., t. VII, p. 233, pi. 14, fig. 1-3.
Epeira cucurbitana. Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 63.
Miranda cucurbitana, C. Koch, Die Arachniden, t. V, p. 53, tab. CLIX, fig. 371, 372.
Epeira cucurbitana, Westring, Araneae Suecicae, p. 50.
Epeira cucurbitana, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 342, pi. XXV, fig. 247.
Miranda cucurbitana, Menge, Preussische Spinnen, 1. 1, p. 68, pi. X, tab. XIV.
Miranda cucurbitana, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 27.
Epeira cucurbitana, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 23.
Epeira cucurbitana, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 82.
Epeira cucurbitana, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
Epeira cucurbitana, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 259.
DESCRIPTION. Mftfe (fig \ay — Céphalothorax fauve rougeâtre ainsi que les pattes; celles-ci ont les fémurs
plus rouges que les autres articles; on remarque ordinairement des anneaux noirâtres au bout des fémurs et des tibias; il existe une bordure brune autour du céphalothorax.
La rainure des chélicères est munie par-dessous de trois denticulations et de quatre par-dessus.
La patte-mâchoire (fig. ïg) est fauve; la patella est garnie de trois longs crins noirs; il y a une légère échancrure au bord inférieur du tibia; le bulbe est dépourvu d'apophyses saillantes; la base du tarse, relevée, porte une pointe ronde, terminée par un renflement très noir.
L'abdomen est coloré comme celui de la femelle, mais il est plus étroit et un peu plus allongé.
Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est fauve, moins rouge que celui du mâle, avec la partie céphalique assez large.
Les pattes, fauves, ne sont annelées de noir qu'à l'extrémité des tibias.
Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4-, 5.
L'épigyne (fig. \h) est munie d'un large crochet, très court, rouge, qui cache presque complètement le scape.
L'abdomen est vert; le folium est un peu plus foncé que les parties latérales; on distingue encore deux lignes de quatre ou cinq petits points noirs, et dans le bas du folium, au-dessus des filières, une tache rouge très caractéristique. Le ventre est d'un ton plus obscur que le dessus; les filières sont noires, avec quatre petits points clairs sur les côtés.
J'ai rencontré une variété adulte (fig. \b) avec l'abdomen rougeâtre, éclairci dans le milieu; dans cette partie claire descend une bande brune, découpée sur les bords. Celte variété ressemble beaucoup aux jeunes cucurbilana après leur premier changement de peau.
MOEURS. Celte araignée est assez commune dans toute la Belgique; on la trouve surtout à la lisière des
bois; elle semble préférer les petits taillis de chênes; je ne l'ai jamais observée dans les jardins. Elle failson apparition aux premiers beaux jours du printemps; à cette époque, jeune encore, on la trouve aux extrémités des branches, blottie entre les jeunes feuilles qu'elle entoure cle fils. Vers le milieu du mois de mai, elle se lisse entre les branches une petite toile oblique, très régulière, à mailles allongées (fig. 4c); quelquefois cette toile est appliquée horizontalement sur une grande feuille (fig. \d)\ l'araignée se tient dans le centre de sa toile, par-dessous; sa retraite, très rudimentaire, consiste en quelques feuilles grossièrement rassemblées.
Le mâle file comme la femelle; il abandonne sa toile vers la fin de mai pour l'accouplement, qui n'est pas sans danger pour lui ; il approche de la femelle avec crainte et reste souvent plus d'une journée à proximilé, fuyant au moindre mouvement.
La ponte s'effectue dans le courant du mois de juin; la femelle s'établit alors entre deux feuilles qu'elle rapproche (fig. 1c); en tendant fortement les premiers fils, elle parvient à faire légèrement ployer l'une des deux feuilles; ces fils, semblables à ceux de la toile, sont tendus transversalement clans la partie étroite de la feuille et sont irrégulièrement croisés de fils plus courts; au milieu de ce canevas, elle applique une épaisse couche de soie d'un beau jaune, composée de flocons assez serrés, sur laquelle elle dépose de trente à cinquante œufs qu'elle colle les uns contre les autres et qu'elle recouvre ensuite d'une nouvelle couche de soie; elle arrondit le tout avec soin et fixe encore ce cocon par de nombreux fils tendus dans tous les sens; elle l'abandonne ensuite.
J'ai rencontré souvent le cocon, construit dans les mêmes conditions, mais établi entre des graminées (fig. if).
Je n'ai jamais compté plus cle cinquante œufs dans un cocon; en France, M. Simon en compte de cent cinquante à cent soixante; le climat influe peut-être sur la quantité de la ponte.
J'ai rencontré celte araignée dans nos provinces montagneuses, aussi commune dans les vallées que sur les hauteurs, au bord des rivières comme dans les localités les plus arides. Une fois le mois de septembre arrivé, elle disparaît complètement.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Assez fréquente partout.
Toute la Hollande.
Toute la France (E. Simon).
Belgique, Hollande.
France.
Radomysl, Belke. — Crimée : Soudak, Jeni-Kaleh.
Tyrol : Insprùck, Botzen, Rovoredo, Trente. — Tstrie : Pisino. — Bohême. — Transylvanie. — Ulyrie.
— Hongrie: Forro, S. Ujhely, Sârospatak, Tokay, Szerencs, Varannô, Homonna, Bàrtfa, Torna, Budapest, Gôdôllô, Orsova, Tasnâd, etc.
Italie.
Vénétie : Vérone, Trévise, Rovigo. — Lombardie : Milan, Cassano, Crema. — Piémont : Turin, Chieri, Asti. — Toscane : Florence (les Caséines), Sienne, Vicence. — Romagne : Bologne. — Ile de Capri.
— Sardaigne. — Sicile. — IN7aples. — Ile d'Ischia.
Suisse.
Tessin : Lugano, Mendriso. — Genève.
Angleterre.
Ecosse : Glascow. — Assez répandue dans toute l'Angleterre et l'Irlande.
Allemagne.
Norwège.
Amérique du Nord.
Répandue dans toute l'Allemagne.
Pasvig.
Canada.
SYNONYMIE
EPEIRA TR1GUTTATA, Fabricius, 1793.
(PI. III, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d.)
1795. Aranea triguttata, Fabricius, Entomologia systematica, t. II, p. 419, n° 46.
1802. Aranea triguttata, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 198, n° 18.
1802. Aranea agalena, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 197.
1802. Aranea drypta, Walckenaer, Faune parisienne , t. II, p. 198, n° 19.
1805. Epeira drypta, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 59.
1805. Epeira agalena, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 59.
1805. Epeira triguttata, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 60.
1837. Epeira triguttata, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 59.
1857. Epeira agalena, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 88.
1857. Epeira drypta, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t, II, p. 55.
1845. Atea aurantiaca, C. Koch, Die Arachniden, t. XI, p. 141, fig. 940.
1864. Epeira agalena, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 554, pi. XXIV, fig. 242.
1866. Epeira agalena, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 65, pi. X, tab. 12.
1874. Epeira triguttata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 88.
1878. Epeira triguttata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
1881. Epeira agalena, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 275.
DESCRIPTION
MOEURS
M4le, Céphalothorax fauve plus ou moins rougeâlre, muni de quelques poils blancs, éparpillés sur toute sa surface.
Les yeux du milieu sont de même grandeur et disposés en carré.
L'abdomen, plus court que celui de la femelle, lui ressemble comme coloration.
Le plastron, lisse, brunâtre, triangulaire, est assez grand.
Les pattes sont fauves ou brunes, avec les fémurs plus pâles à leur base.
Ordre de longueur des pattes : I, % 4, 3.
La patte-mâchoire (fig. 3c), assez courte, présente deux longs crins sur la patella ; à la base du tarse se trouve une petite pointe malléiforme dont la branche antérieure est rougeâtre et légèrement dilatée; la branche postérieure, plus courte, est noire et aiguë.
Le bulbe est muni de trois apophyses épaisses; celle du milieu est la plus forte; cette troncature porte trois épines très aiguës, dirigées en avant.
Femelle. — Céphalothorax semblable à celui du mâle; la partie céphalique, plus longue, est
plus large.
Le plastron est fauve ainsi que les pâlies et les chélicères.
L'épigyne (fig. 3c/) est munie d'un long crochet recourbé, dilaté à son extrémité; les parties latérales du scape sont noires et élevées.
Cette araignée varie beaucoup : j'ai rencontré fort rarement deux individus tout à fait semblables.
(Fig. 3). — Abdomen très large en avant, triangulaire, fauve rougeâtre presque noir dans le haut, bordé d'un grand espace clair à sa partie supérieure.
(Fig. 3a). — Abdomen fauve-brun, avec une grande tache blanche très nette dans le haut.
(Fig. 36). — Abdomen brun, orné de trois tachettes blanches à sa partie supérieure.
Cette araignée hiverne; on peut la trouver pendant cette saison en ballant les branches de hêtre sur lesquelles sont restées quelques feuilles desséchées ; sa forme est très caractéristique; elle n'est jamais très commune et vit fort cachée; elle commence à filer dans les premiers jours du mois de mai et construit une petite toile très régulière le long des lisières des bois.
DISTRIBUTION
Relgique.
Brabant : Environs de Rruxelles, Uccle, Roitsfort, Groenendael, La Hulpe, Bousval, Villers-la-Ville, Diest.
Limbourg : Genck, Hasselt, Munsterbilsen.
Liège : Spa, Aywaille, Comblain-au-Pont, Remouchamps, Modave.
Narnur : Yvoir, Godinne, Marche-les-Dames, Mariembourg, Hastière.
Luxembourg : Laroche, Melreux, Marche, Saint-Hubert, Redu.
Hainaut : Rraine-Ie-Comte, Blaregnies, Hennuyères.
Anvers : Calmpthoul.
Hollande.
Utrecht. — Gueldre : Arnheim, Nimègue. — Limbourg : Sittard. — Environs de La Haye.
France.
Toute la France (E. Simon), peu commune. — Corse.
Russie.
Italie.
Sud de la Russie — Crimée : Simferopol. Vénétie. — Lombardie. — Piémont : Turin.
Allemagne.
Bavière. — Prusse : Environs de Bonn, Cologne.
Dorset. — Pays de Galles.
Autriche-Hongrie.
Environs de Vienne. — Hongrie : S. Ujhely, Tolcsva, Tokay, Varannô, Szinna, Homonna, Klastromalja, Bocskô, Bârtfa, Torna, Szenicz, Hadhéz, Orsova, Plitvicza, etc.. elc.
SYNONYMIE
Mâle (
EPEIRA REDII, Scopoli, 1763.
(PI. VI, fig. 2, 2a, 26, 2c, M, 2e, % 1g, 1h.)
Arapœa redii, Scopoli, Entomologia Carniolka, p. 594.
Aranea Aldrovandi, Scopoli, Entomologia Carniolka, p. 594.
Aranea cratera, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 197.
Aranea cratera, Panzer, Systematische Nomenclatur, p. 244, in Schâffer, Iconum insectorum, etc.,
t. I, lab. XLIX, fig. 5.
Epeira solers, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 60. Epeira solers, Walckenaer, Faune française (Arachnides), pi. IX, fig. 7. Epeira agalena, Hahn, Die Arachnidcn, t. Il, p. 29, fig. 115. Atea sclopetaria, C. Koch, Uebersicht des Arachnid en- Systems, t. I, p. 4. Epeira solers, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 41. Epeira solers, Westring, Araneae Suecicae, p. 41.
Epeira solers, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 556, pi. XXIV, fig. 245. Epeira solers, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 65, pi. IX, tal). XI. Epeira solers, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 18. Epeira redii, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 90.
Epeira redii, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. eint. de Belgique.) Epeira solers, Cambridge, Spiders of Dorset, t. Il, p. 282.
Mâle (fig. 2). — Céphalothorax brun, avec les stries thoraciques et céphaliques bien indiquées. Les patles sont fauve plus ou moins foncé, annelées de brun.
Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.
La patte-mâchoire (fig. 2e) est assez longue; il y a deux crins sur lapatella; la base du tarse est surmontée d'une assez longue pointe, recourbée en avant.
L'abdomen, brun foncé, large en avant, ovale, court, est rétréci en arrière; dans le milieu, une tache noire, longitudinale, découpée et bordée de blanc.
Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle.
Le plastron, noir, est quelquefois orné d'une bande claire dans le milieu.
Les pattes sont semblables à celles du mâle.
L'épigyne (fig. 2/") est munie d'un crochet aussi long que large.
L'abdomen est brun, très large en avant, avec la tache noire longitudinale comme chez le mâle; des angles de la tache, bordée de blanc, parlent des lignes blanches qui s'étendent sur les côtés; ces lignes sont parfois peu distinctes.
(Fig. 2f/). Variété = Epeira solers, Walckenaer. — Abdomen rougeâtre, avec la tache longitudinale bordée de blanc et sur les côtés, partant des angles de la tache, des lignes brunes aussi bordées de blanc.
(Fig. 26). — Abdomen brun; sur la partie antérieure, deux taches blanches très nettes, souvent reliées entre elles par un trait clair.
(Fig. 2c). — Abdomen verdâtre à sa partie supérieure, brun dans le bas; le haut de la tache centrale est remplacé par une très grande tache couleur de chair se terminant par trois petits traits près du bord supérieur. Je n'ai rencontré qu'une seule fois cette curieuse variété mâle.
MOEURS. La re({ii affectionne les endroits secs et découverts; elle se tisse une toile régulière, oblique
et quelquefois horizontale, toujours fixée assez près de terre, sur les buissons bas, sur les graminées, les touffes de ronce et les bruyères.
A l'extrémité d'un fil partant du centre de la toile, elle se construit une petite retraite (fig. 2#) soyeuse, arrondie, souvent pleine de cadavres de moucherons à demi sucés.
Les œufs, agglutinés, au nombre de quarante à cinquante, sont rouge violacé et recouverts d'une sorte de velouté gris-blanc semblable à celui qui recouvre les raisins noirs ; elle les entoure d'un léger duvet floconneux, laineux, d'un jaune verdàtre (fig. 2/i).
Cette araignée reste le plus souvent blottie dans sa retraite, prête à s'élancer sur sa proie.
L'accouplement commence dès les premiers jours du mois de juin.
GÉOGRAPHIQUE
Toute la Belgique.
Belgique.
Hollande.
Hollande septentrionale : Environs d'Amsterdam. — Hollande méridionale : Environs de La Haye, Leyde. — Limbourg : Maestricht. — Gueldre : Arnheim. — Brabant septentrional : Tilbourg, Oirsehol. — Zélande : Middelbourg, Flessingue.
Toute la France (E. Simon).
Frais ce.
Russie.
Crimée : Simferopol, Aima, Soudak, Jeni-Kaleh. — Jekaterinoslaw.
Autriche-Hongrie.
Ulyrie: Trieste. — Hongrie : S. Ujhely, Sârospatak, Tolcsva, Erdôbénye, Tokay, Varanno, Homonna, etc.
Bavière : Nuremberg.
Sicile. — Ile de Capri (?). — Toscane. Environs de Constantinople(P).
Dorset. — Ecosse.
Allemagne.
Italie.
Turquie.
Angleterre.
Suisse.
Genève.
On a signalé cette espèce dans l'Afrique australe et à l'île Sainte-Hélène.
SYNONYMIE
EPEIRA UMBRATICA, Clerck, 1757.
(PL VIII, fig. 1, la, \b, 4c, \d.)
1757. Araneus umbraticus, Clerck, Svenska spindlar, p. 31, pi. I, lab. VII.
1758. Aranea sex-punctata, Linné, Systema nalurae, éd. 10, t. I, p. 622. 1763. Aranea Swammerdamii, Scopoli, Entomologia Carniolica, p. 393.
1778. Aranea cicatricosa, De G eer, Mémoires, etc., t. VII, p. 225, pi. XII, fig. 19.
1779. Aranea impressa, Fabricius, Reisenach Norwegen, etc., p. 359. 1789. Aranea umbratica, Villers, Linnaei Entomologia, etc., t. IV, p. 129.
1804. Aranea umbraticola, Latreille, Histoire naturelle des crustacés, etc., t. VII, p. 359.
1804. Aranea litterata, Panzer, Systematische Nomenclatur, p. 244, in Schâffer, Iconum insectorum, etc.,
t. I, tab. XXX VII, fig. 11.
1805. Epeira umbratica, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 61. 1861. Epeira umbratica, Weslring, Araneae Suecicœ, p. 32.
1864. Epeira umbratica, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 333, pi. XXIV, fig. 241. 1866. Epeira umbratica, Menge, Preussische Spinnen, 1. 1, p. 55, pi. VI. tab. VI (la femelle). 1874. Epeira umbratica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 100.
1878. Epeira umbratica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
DESCRIPTION. Mâle. — Céphalothorax d'un brun terreux foncé; Ja strie thoracique bien marquée ainsi que
les stries céphaliques.
Le plastron, ovale, est noir.
Les pattes, fauves, portent un anneau noir aux fémurs, large surtout aux deux premières paires.
Ordre de longueur des paltes : 1, 2, 4-, 5.
La patte- mâchoire (fig. \d) est assez courte; on remarque deux longs crins sur la patella; la dilatation du tibia est peu visible; la pointe qui surmonte la base du tarse est assez épaisse et coupée carrément à son extrémité; au milieu du bulbe se trouve une petite apophyse très peu visible.
L'abdomen, plus petit et moins large que celui de la femelle, présente la même coloration.
Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax ainsi que les pattes sont semblables à ceux du mâle; souvent les fémurs des deux paires de pattes antérieures sont entièrement obscurcis.
L'épigyne Ç(\g. le) est munie d'un crochet large et court, presque droit.
L'abdomen, fortement aplati, est rugueux par-dessus, brun noirâtre, avec le folium bien indiqué, découpé sur les bords et plus foncé que les parties latérales; il est souvent bordé d'une ligne plus claire; dans le milieu, on observe deux séries de points assez accusés, parfois bordés d'un cercle plus pâle.
MOEURS. On rencontre très communément celte araignée depuis les premiers beaux jours du mois de
mai jusqu'à la fin de l'automne; elle hiverne assez souvent et s'établit sur les troncs d'arbres, le long des haies et surtout contre les palissades en bois; elle se cache entre les planches ou dans les crevasses; malgré sa taille assez grande, son corps plat, recouvert d'une peau rugueuse, lui permet de se glisser dans les interstices les plus étroits; elle se tient là en embuscade, la patte posée sur un gros fil qui correspond avec sa toile; celle-ci est souvent fort grande (fig. 16); les rayons, écartés, sont peu réguliers, les fils assez lâches, parfois couverts de poussière et présentant l'aspect d'une toile ancienne et abandonnée; on remarque toujours un espace vide dans le centre.
L'accouplement a lieu dès les premières chaleurs; j'ai observé fréquemment avant le 15 mai des pontes qui venaient d'éclore; à ce moment, les jeunes umbratica sont jaunes (fig. la), avec le folium noir indiqué seulement à la partie postérieure de l'abdomen. Ces petites araignées sont fort vives et se mettent immédiatement à filer une sorte de trame grossière sur laquelle elles se massent pour former une boule jaunâtre qui se disperse au moindre attouchement.
Le mâle ne s'approche qu'avec crainte de sa compagne et, comme il est moins robuste qu'elle, il périt souvent, victime de sa passion.
Je n'ai jamais vu cette araignée dans sa toile; il est pourtant facile de la capturer; on agite doucement l'extrémité d'un brin d'herbe contre les fils : bientôt elle sort précipitamment de sa retraite et s'élance avec fureur sur le brin d'herbe, le saisit avec force entre ses chélicères, et l'on n'a le plus souvent qu'à retirer le brin d'herbe pour s'emparer de l'araignée, qui ne le lâche pas.
J'ai mesuré plusieurs de ces toiles qui avaient au moins 30 centimètres de diamètre; leur grandeur dépend du reste de celle de l'araignée, dont la taille est très variable.
Au moment de la ponte, la femelle place toujours son cocon à proximité de sa toile ; il est recouvert de flocons de soie peu serrés, mêlés à des débris de mousse, de bois ou de terre; les œufs, jaune brunâtre, sont au nombre de cent vingt-cinq à cent soixante-quinze.
Cette araignée est beaucoup plus vive pendant la nuit : j'ai plusieurs fois observé l'accouplement vers onze heures du soir.
L'hiver, je l'ai trouvée parfois blottie sous les écorces, les pattes ramassées sous elle et sans aucune enveloppe soyeuse.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Toute la Belgique.
Toute la Hollande.
Toute la France (E. Simon).
Odessa. — Crimée : Simferopol, Aima;
Belgique.
Hollande.
France.
Russie.
Hongrie: S. Ujhely, Tokay, Mâd, Tâlya, Szôllôske, Varanno, Kelcse, Mezôlaborcz, Homonna, Szinnaikô, Repede, Bocskô, Bartfà, Szenicz, Borza, Baziâs, Drenkova, Orsova, Szamosujvâr, Kolozsvar, Szucség, Fiume, Buccari, Plitvicza, etc., etc$
Tyrol : Insprûck, Rovoredo, Botzen. — Bohême. — Transylvanie. — Illyrie.
Allemagne.
Prusse : Environs de Bonn. — Je l'ai reçue fréquemment sans désignation de localité.
Italie.
Vénétie. — Lombardie: Milan, Monza. — Piémont: Turin, Asti. — Romagne : Bologne. — Naples. — Ile d'Ischia.
Suisse.
Tessin : Lugano, Airolo. — Canton de Vaud : Lausanne. — Environs de Lucerne, vallée de la Reuss. — Canton de Saint-Gall, Ragatz, gorges de Pfaefers. — Genève.
Angleterre.
Pays de Galles. — Comté de Herlford. — Ecosse : Glascow.
SuÈDE-NoRWÈGE.
SYNONYMIE
DESCRIPTION
EPEIRA SCLOPETARIA, Clerck, 1757.
(PI. VIII, fig. 2, 2a, 26, 2c, 2d, 2e.)
Araneus sclopetarius, Clerck, Svenska spindlar, p. 43, pi. II, tab. III.
Araneus sericatus, Clerck, Svenska spindlar, p. 40, pi. II, lab. I.
Aranea undata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 206.
Aranea ovigera, Panzer, Systematische Nomenclatur, p. 244, in Schaffer, Iconum insectorum, etc., tab. CLXXIV, fig. 3.
Epeira virgata, Hahn, Die Arachniden, l. II, p. 26, fig. 113.
Epeira sericata, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, p. 2.
Epeira sericata, Blackwall, Spiders of Great Brilain, t. II, p. 328, pi. XXIII, fig. 238.
Epeira sericea, E. Simon, Histoire naturelle des araignées, p. 492.
Epeira sclopetaria, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 103.
Epeira sclopetaria, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)
Epeira sclopetaria, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 277.]
Mâle (fig. 2a).— Céphalothorax brun-fauve, noirâtre, avec la partie céphalique allongée et la strie thoracique bien indiquée.
Les yeux du milieu du premier rang sont plus gros que les supérieurs et un peu plus écartés.
Le plastron est noirâtre.
Les pattes, allongées, sont fauves et annelées.
La patte-mâchoire (fig. 26, 2c) est assez longue, avec des crins sur la patella ; le tibia présente une légère dilatation; la pointe de la base du tarse est fort courte; on distingue dans le milieu une longue apophyse divisée en deux pointes dont l'inférieure est la plus grosse.
L'abdomen, plus grêle que celui de la femelle, présente la même coloration.
Femelle. — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle, et les yeux sont disposés de même ainsi que les pattes.
L'épigyne (fig. 2eQ est munie d'un crochet mince, peu allongé, qui se termine en pointe.
L'abdomen est brun-fauve plus ou moins foncé; le folium, noir, festonné, presque toujours bordé d'une ligne claire assez fine, renferme dans le haut un petit Iriangle noir, suivi d'une ligne découpée oblongue, noire également et bordée de blanc ; une ou deux lignes claires transversales coupent le folium dans sa partie supérieure.
Le ventre (fig. 2e) est foncé; dans le centre, un espace noir est bordé de deux lignes blanches arquées, plus larges dans le bas.
MOEURS. Cette araignée hiverne souvent ; on peut donc la rencontrer adulte dès les premiers beaux jours
du printemps; elle se tisse une grande toile verticale au centre de laquelle elle se tient presque toujours; elle ne se construit pas de retraite.
Je ne l'ai jamais observée qu'au bord de l'eau; elle semble avoir une préférence marquée pour les arches de ponts; aux grands ponts jetés sur la Meuse, les garde-fous sont presque toujours tapissés de ces toiles, placées les unes à côté des autres; souvent les fils de l'une servent de points d'attache à la toile voisine; ces araignées vivent ainsi en bonne intelligence; j'ai compté plus de cent toiles disposées de cette manière, presque toujours pleines de moucherons et surtout de petites noctuelles, car ces araignées chassent la nuit comme le jour.
Lorsqu'on l'effraie, la sclopelaria se laisse tomber, suspendue par un fil qui a souvent cinq à six mètres de longueur.
Belgique.
DISTRIBUTION Toute la Belgique.
GÉOGRAPHIQUE
Toute la Hollande.
France.
Toute la France (E. Simon;.
Autriche-Hongrie.
Tyrol. — Hongrie : S. Ujhely, Sérospatak, Tokay, Szerencs, Velejte, Ladômer, Bértfa, Radvâny, Bustyahéza, Ziborô, Szenicz, Kain. Almadi, Tala, Budapest, Kalocsa, Rékâs, Bàziâs, Nagyvârad, Kolozsvâr, Brassé, etc., etc.
Italie.
Vénétie : Concgliano. Legnano. Vérone. — Lombardic : Milan, Cassano, Brescia. — Romagne : Bologne.
Angleterre.
Ecosse - Irlande. — Dorset. — Chesler. — Comté de Hertford.
Suisse.
Environs de Lucerne, vallée de la Reuss. — Enviions de Berne, Inlerlaken.
Suède.
Upsal.
Allemagne
Je l'ai reçue plusieurs fois sans désignation de localités.
Amérique du Nord.
Canada.
Chine Environs de Pékin