‹ Les arachnides de Belgique (volume 2)Chapitre 4 sur 23 · SYRIE · texte numérisé non relu

SYRIE

Amérique du Sud.

SYNONYMIE

EPEIRA ACALYPHA, Walckenaer, 1802.

(PL IX, fig. 2, la, "2b, 2c.)

1802. Aranea acalypha, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 199.

1805. Epeira acalypha, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 60.

1831. Epeira genistae, Hahn, Die Arachniden, t. 1, p. 11, lab. III, fig. 7.

1857. Zilla genistae, C. Koch, Uebersicht des Arachnid en-Systems, t. I; p. 5.

1837. Zilla décora, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 5!

1859. Zilla acalypha, C. Koch, Die Arachnide n, t. VI, p. 139, fig. 530, 531.

1864. Epeira acalypha, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 341, pi. XXV, fig. 246.

1866. Miranda acalypha, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 71, pi. XI, lab. XVI.

1870. Epeira acalypha, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 454.

1874. Epeira acalypha, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 115.

1878. Epeira acalypha, L. Beeker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1881. Epeira acalypha, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 264.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Céphalothorax fauve, finement bordé de noir; au milieu se trouve une petite

ligne noire qui n'atteint pas le haut de la partie céphalique.

Les pattes sont fauves, avec l'extrémité des fémurs très légèrement rembrunie.

Ordre de longueur des patles : 1, 2, 4, 5.

La patte-mâchoire (fig. 2c) est assez courte; le tibia est plus large à l'extrémité; la patella est munie de deux longs crins noirs; la pointe de la base du tarse est plus forte à son extrémité; on distingue au centre du bulbe une petite apophyse à deux pointes perpendiculaires.

L'abdomen est blanc, orné d'une bande rougeâtre, longitudinale, limitée en arrière sur les côtés par un espace noir découpé, qui forme comme une vague indication de folium; sur les parties latérales, des lignes rougeâtres, festonnées et courbées, viennent se joindre par des traits très fins à la bande du milieu.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est seulement un peu plus verdâtre que celui du mâle, ainsi que les pattes.

L'épigyne (fig. 26) est munie d'un crochet assez court, un peu étranglé avant son extrémité; les côtés du scape sont au moins aussi larges que le crochet.

L'abdomen est blanc, avec la bande longitudinale noire, accompagnée dans le bas de deux petits traits noirs parallèles, souvent réunis à leur extrémité; la bande noire est coupée dans le milieu par une ligne jaune horizontale qui se prolonge sur les côtés; dans les parties latérales supérieures, deux lignes coudées viennent rejoindre la ligne jaune horizontale.

Le ventre, noir, est orné de deux taches blanches dans le haut; plus bas, dans le milieu, se trouve une tache plus petite; enfin, en arrière, sur les côtés des filières, on remarque quatre points blancs assez gros.

MOEURS. Cette araignée est commune clans toute la Belgique; on la rencontre aux lisières des bois, dans

les endroits secs, sablonneux et bien découverts, sur les bruyères, les genêts, près des bois de sapins, etc.

Quelques individus hivernent; j'en ai rencontré d'adultes vers le milieu du mois de mars.

Elle file une toile très régulière, verticale ou oblique ; les fils ne sont jamais très fortement tendus; Yacalypha s'y tient cramponnée dans le centre; cette toile est toujours établie assez près de terre. J'en ai observé parfois d'horizontales, principalement sur les bruyères.

L'accouplement a lieu vers la fin de mai.

Belgique.

Toute la Belgique.

Toute la Hollande.

France.

Toute la France (E. Simon).

Russie.

Odessa, Jekaterinoslaw, Nikopol, Simferopol, Sarepta.

Suisse.

Tessin : Stabio, Mendrisio, Lugano, Locarno, Ascona. Brissago. — Genève. — Oberland.

Italie.

Vénélie : Rovigo, Vérone. — Lombardie : Milan. — Piémont : Turin. — Romagne : Bologne. — Naples. — Sardaigne. — Toscane.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Trente. — Gallicie. — Bohême. — Transylvanie. — Hongrie : Forro, S. Ujhely, Sârospatak, Tolcsva, Erdôbénye, Tokay, Tarczal, Szerencs, Pâczin, AIsô-Bereczki, Mezôlaborcz, Homonna, Simonka, Vihorlat, Szinnaikô, Rabaszkala, Felso-Schônborn, Bàrlfa, Torna, Szenicz, Budapest, Gôdôllô, Rékas, Baziâs, Orsova, Tasnâd. Zilah, Kolozsvér, Torda, Fiume, Buccari, Susak, Biakovar, etc.

Allemagne.

Silésie. — Bavière. — Prusse. — Environs de Bonn, Cologne, Dusseldorf.

Angleterre.

Buckingham. — Dorset : Bloxworth.

Graciosa.

Grande-Canarie : Telde.

Ile de Madère.

Iles Açores.

Iles Canaries.

SYNONYMIE

EPEIRA DIODIA, Walckenaer, 1802.

(PI. IX, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d.)

Aranea diodia, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 200.

Epeira diodia, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 60.

Zilla albimacula, C. Koch, in Herrich Schaeffer, Deutschlands Crustaceen, Myriapoden und Arachniden, 124, 21,22.

Epeira diodia, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. Il, p. 55.

Zilla albimacula, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 144, fig. 534, 535.

Epeira albimacula, Blackwall, Supplem. Catal. of British Spiders, etc., in Annals and Mac. of Nat. Hist., 2e série, t. XIV, p. 35.

Epeira albimacula, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 555, pi. XXVI, fig. 256.

Epeira albimacula, Thorell, Bemarks on Synonyms, p. 455.

Epeira diodia, E. Simon, Les Arachnides de France, 1. 1, p. 114.

Epeira diodia, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Epeira dioidea, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 263.

DESCRIPTION

Mâle. — Céphalothorax fauve plus ou moins foncé, avec les stries peu indiquées.

Les yeux du second rang forment une ligne courbée en avant et sont entourés de noir.

Le plastron est bordé de noir.

Les bords de la rainure des chélicères sont très faiblement dentelés.

Les pattes sont fauves, avec l'extrémité des fémurs un peu obscurcie.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

La patte-mâchoire (fig. 3e) est assez courte; deux longs crins surmontent la patella; la pointe inférieure du tarse, petite, est légèrement crochue.

L'abdomen ressemble beaucoup, comme coloration, à celui de la femelle.

Femelle (fig. 3, 3a). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables à ceux du mâle.

L'épigyne (fig. 3d) est munie d'un crochet fin, pointu et assez long.

L'abdomen est légèrement anguleux dans le haut; contre le bord supérieur sont deux taches fauves bordées de blanc; plus bas, deux grandes taches noires bordées de blanc forment le commencement du folium; celui-ci, très noir, occupe le tiers inférieur; il est découpé sur les bords et se termine dans sa partie supérieure par un trait noir bordé comme le folium d'une ligne blanche.

Le ventre est noir, avec deux lignes claires et deux gros points blancs près des filières.

On rencontre assez fréquemment une jolie variété fauve de celte espèce, dont l'abdomen est couvert de tachettes rondes, claires, avec les parties noires plus ou moins bien indiquées.

MOEURS. Celte araignée n'est jamais très commune en Belgique; on la rencontre adulte depuis les derniers

jours du mois de mai; elle construit une toile verticale, assez grande, très régulière, à rayons serrés, entre les herbes, le long des talus ombragés, sur les arbrisseaux qui bordent les chemins, et surtout aux lisières des bois un peu humides. Jamais je n'ai vu celte araignée se construire de retraite : elle se cache simplement entre les feuilles environnantes ou se tienl au centre de son piège, la lête en bas. Dans un ravin, près de Bruxelles, où j'étais sûr de les observer en assez grand nombre, j'ai pu remarquer plusieurs fois qu'à l'approche d'un orage, elles abandonnent leurs toiles pour se blottir entre des feuilles ou dans des bifurcations de branches, et qu'elles y restent dans une immobilité complète.

Une seule fois, j'ai rencontré la femelle adulte pendant l'hiver, cachée sous une écorce de hêtre.

L'accouplement a lieu en juin.

DISTRIBUTION Brabant : Uccle, Boitsfort, Auderghem. GÉOGRAPHIQUE. L{,^ . gpa RemouchampSï

Namur : Y voir, Marche-les- Dames.

Luxembourg : Redu, Houflalize, Laroche.

Environs de Maestricht.

Toute la France (E. Simon). — Corse.

Crimée : Jeni-Kaleh, Aluschta.

Tessin : Lugano, Locarno, Bellinzona, Biasca.

Belgique.

Suisse.

Allemagne.

Prusse. — Bavière. — Silésie. — Saxe.

Angleterre.

Dorset. — Folkstone, Douvres, Ramsgate, Woolwich.

Autriche-Hongrie.

Gallicie. — Tyrol. — Hongrie : Sârospatak, Erdôbénye, Szerencs, Velejte, Torna, Szenicz, Kam, Sâkvar, Budapest, Bazias, Fiume, Buccari, Zeng, etc.

Italie.

Ile d'Ischia, Naples. — Sardaigne.

Allemagne.

Environs de Bonn, Cologne, Dusseldorf. — Westphalie : Munster. — Bavière : Munich, Nuremberg.

Les principales Epeira étrangères à noire faune sont : Epeira regia, C. Koch. — Epeira Nordmanni, Thorell. — Epeira grossa, C. Koch. — Epeira cirée, Savigny et Audouin. — Epeira spinivulva, L. Dufour. — Epeira Ullrichi, Hahn. — Epeira omoeda, Thorell. — Epeira dalmatica, Doleschall.

— Epeira pallida, Olivier. — Epeira soror, E. Simon. — Epeira pyrenaea, E. Simon. — Epeira inconspicua, E. Simon. — Epeira alpica, L Koch. — Epeira Westringi, Thorell. — Epeira Slurmi, Hahn. — Epeira carbonaria, L. Koch. — Epeira perplicata, Cambridge. — Epeira ceropegia, Walckenaer. — Epeira armida, Audouin et Savigny. — Epeira impedita, L. Koch. — Epeira silvicultrix, C. Koch. — Epeira corticalis, E. Simon. — Epeira thomisoides, L. Dufour.

— Epeira hygrophila, E. Simon. — Epeira ixobola, Thorell, etc.

Genre SINGA, C. Koch, 1836.

1805. Epeira, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 55.

1836. Singa, C. Koch (ad parlem), Die Arachniden, t. III, p. 42.

1857. Singa, C. Koch (ad partent, Uebersicht des Arachniden-Systems, p. 6.

1861. Singa, Westring (ad partem), Araneae Suecicae, p. 56.

1864. Epeira, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. II, p. 525.

1864. Singa, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des araignées, p. 255.

1866. Singa, Menge, Preussisdie Spinnen, t. I, p. 81.

1870. Singa, Thorell, On European Spiders, p. 58.

1874. Singa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 119.

1878. Singa, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Singa, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 248.

CARACTÈRES DU GENRE

Le céphalothorax est assez allongé, avec la partie céphalique étroite et séparée de la partie thoracique par des stries profondes; la partie thoracique est ovale; la strie du milieu est presque invisible.

Les yeux du second rang sont disposés en ligne presque droite.

Les yeux antérieurs forment une ligne un peu courbée en avant ; ils sont toujours plus petits que la largeur du bandeau; celui-ci est parfois aussi large que les deux rangées d'yeux. Les chélicères sont fortes et perpendiculaires. La coloration des Singa est formée de bandes longitudinales. Les quatre filières principales sont presque semblables.

Les pattes sont disposées dans l'ordre suivant : 1, 2, 4, 3, ou plus rarement : 1, k, 2, 3$ elles sont toujours munies d'épines aux tibias.

Le mâle est plus petit que la femelle, avec la patte-màchoire assez courte et ressemblant beaucoup à celle des espèces du genre précédent.

La femelle présente à son épigyne un crochet rudimentaire, souvent difficile à distinguer.

SYNONYMIE

SINGA HAMATA, Clerck, 1757.

(PI. IX. fig* 4, 4a, 4b, 4c, M.)

1757. Araneus hamatus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 51, pi. III, tab. IV. 1789. Aranea hamata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 210. 1802. Aranea turulosa, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 200. 1805. Epeira turulosa, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 62. 1856. Singa hamata, C. Koch, Die Aracfmiden, t. III, p. 42, fig. 197-198.

1856. Singa melanocephala, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 44, fig. 199.

1857. Epeira turulosa, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 86.

1850. Singa serrulata, C. Koch, Die Arachniden, t, VI, p. 155. (?)

1851. Epeira melanocephala, Westring, Forteckning ôfver de till nàrvarande till kànde, etc., p. 56. 1856. Zilla hamata, Thorell, Recensio critica aranearum suecicarum, etc., p. 107.

1861. Singa melanocephala, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 61.

1864. Epeira turulosa, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 564, pi. XXVIII, fig. 262.

1866. Singa hamata, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 82, pi. XIII, tab. XXII.

1870. Singa hamata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 28.

1874. Singa hamata, E. Simon, Les Arachnides de France,

1881. Singa hamata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Singa hamata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. Il, p. 248.

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Mâle (fig. 4«). — Céphalolhorax brun ou noirâlre, recouvert de poils clairs. Le bandeau est étroit, les chélicères sont brunes et 1res fortes.

Les pattes sont fauve jaunâtre, avec des anneaux bruns à l'extrémité des articles, mieux marqués aux deux paires de pattes postérieures.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

La palle-mâchoire (fig. 4-6), courte, est munie de crins assez longs; la base du tarse est prolongée en pointe recourbée ; le bulbe se termine par une apophyse formée de trois petites lames serrées et pointues.

L'abdomen, blanchâtre, porte une grande lâche noire, coupée de nombreux traits courbés, horizontaux, blancs.

Femelle (fig. 4). — Le céphalothorax ainsi que les pattes sont semblables à ceux du mâle.

L'épigyne (fig. ic) est petite, avec le crochet court et large.

L'abdomen ressemble beaucoup à celui du mâle; il est plus étroit et plus allongé.

On peut rencontrer cette araignée depuis les premiers jours du printemps, dans les bois humides et surtout sur les plantes qui croissent au bord de l'eau.

Elle se tisse une toile bien régulière qui aboutit par un fil à sa retraite (fig. M) en forme de cornet.

La ponte commence dès le mois de juin ; la femelle renferme ses œufs, d'un jaune pâle, dans un et parfois deux cocons ronds et aplatis.

Elle n'est pas très commune en Belgique.

Belgique.

Brabanl : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, Bousval, Ottignies, Aerschot.

Anvers : Calmpthout, Malines.

Limbourg : Genck.

Liège : Remouchamps.

Luxembourg : Houffalize.

Hollande.

Utrecht, Maartensdyk. — Limbourg : Maestrichl, Sitlard.

France.

Toute la France (E. Simon).

Angleterre.

Dorset. — Ecosse : Glascow (peu commune).

Suisse.

Tessin : Mendrisio, Capolago, Genestrerio, Stabbio, Lugano. — Canton de Vaud.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Prusse. — Silésie : Breslau.

Hongrie : S. Ujhely, Sârospatak, ïolcsva, Tokay, Zombor, Szerencs, Bacska, Kis-Azar, Nagymihâly, Varannô, Homonna, Bârtfa, Kôrtvélyes, Torna, Felfalu, Hatvan, Fertôpartja, Sopron, Szulok, Zâkâny, Budapest, Berkesz, Buzâd, Rékâs, Orsova, Nagyvârad, Kolozsvar, Borszék, Lipik, Diakovâr. — Bohême. — Tyrol : Reichenau, Gnadenwald.

Je l'ai reçue plusieurs fois sans désignation de localité. — Sicile.

Russie.

Livonie : environs de Riga. — Jekalerinoslaw, Simferopol, Sarepta.

Suède-Norwège.

SYNONYMIE

SINGA NITIDULA, C. Koch, 1845.

(PI. IX, fig. 5, oa, 5l>, 5c.)

1845. Singa nitidula, C. Koch, Die Arachniden, t. XI, p. 149, fig. 946, 947. 1874. Singa nitidula, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 124.

DESCRIPTION. Mâle. — Céphalothorax noirâtre, garni de quelques longs poils blancs.

Le plastron est noir et les pattes sont fauves.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

La patte-mâchoire (fig. 56), courte, est garnie de crins un peu longs; la base du tarse est prolongée par une pointe recourbée assez large; on remarque à l'extrémité du bulbe une apophyse formée de trois petites lames; la supérieure, un peu détachée, est pointue.

L'abdomen, d'un brun plus ou moins rougeâtre, est souvent bordé d'un trait blanc à son bord antérieur.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax, le plastron et les pattes sont presque semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 5«), très petite, est munie d'un crochet fort court, légèrement recourbé.

L'abdomen est blanc, avec deux longues bandes plus ou moins foncées, coupées dans le bas par quelques petits traits blancs, horizontaux.

MOEURS. Cette Singa est fort rare en Belgique; je ne l'ai observée que dans le Luxembourg. Elle aime le

voisinage de l'eau. Sa toile n'est jamais très grande; elle aboutit à une retraite en forme de tube droit, ouvert aux deux bouts, cachée dans une feuille pliée. Elle dépose une soixantaine d'œufs dans un cocon de soie qu'elle place à proximité, souvent sur la même feuille.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Luxembourg : Redu.

Environs d'Utrecht.

Toute la France (E. Simon)

Belgique.

Hollande.

France.

Autriche-Hongrie.

Environs de Vienne. — Hongrie : S. Ujhely, Sérospatak, Tokay, B.-Szôgh, Kirâly-Helmecz, Pâczin, Nagymihâly, Varanno. Homonna, Csap, Klastromalja, Oroszvég, Kôrtvélyes, Iglô, Tallôs, Zâkâny, Titel, Berkesz, Rakamaz, Tiszalôk, Vencsellô, Rékâs, Orsova, Kolozsvâr, Monosfor, Podsused^ etc.

Allemagne.

Je l'ai reçue sans désignation de localité.

SYNONYMIE

SINGA ALBO-VITTATA, Weslring, 1851 .

(PI. X, fig. \, \a, \b, ic, \d.)

1851. Epeira albo-vittata, Weslring, Fôrteckning ôfver de lill nârvarande till kànde, etc., p. 36.

1852. Epeira calva, Blackwall, Descript. ofsomenewly dise. spec. of Aran., in Ann. and Mag. of Nat. Hist.,

2e série, t. X, p. 99.

1864. Epeira calva, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 565, pi. XXVII, fig. 265.

1866. Singa albo-vittata, Menge, Prenssische Spinnen, t. 1, p. 84, pi. XIII, tab. XXIII, k.

1874. Singa albo-vittata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 126.

1881. Singa albo-vittata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. Il, p. 252.

DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Céphalothorax noir, orné dans le milieu d'une hande hlanche étroite, pointue

en arrière et n'atteignant ni le front ni le bord postérieur.

Les yeux du milieu forment un carré parfait; la ligne supérieure est légèrement courbée en avant; le bandeau est presque aussi large que les deux lignes d'yeux. Le plastron, en forme de triangle, est noir et large. Les pattes sont fauves, avec les fémurs des deux premières paires noirs à l'extrémité.'

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

La patte-mâchoire est assez courte (fig. le); deux longs crins surmotent la patella; la base du tarse est munie d'une pointe recourbée; le bulbe est terminé par deux apophyses, avec une très petite pointe aiguë dans le milieu.

L'abdomen, presque noir, est bordé de blanc dans le haut; du milieu de cette bordure descend le commencement d'une bande claire, interrompue carrément en dessous.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est beaucoup plus pâle que celui du mâle; la bande centrale est fauve.

Les pattes sont fauves, unies.

L'épigyne (fig. \d) est transversale, sans crochet visible.

L'abdomen, assez large, est d'un blanc jaunâtre, recouvert presque entièrement d'un folium plus foncé, éclairci dans le milieu et coupé carrément à sa partie inférieure.

Le ventre, noirâtre, est orné de deux lignes claires qui se réunissent au-dessus des filières.

MOEURS. Cette Singa est fort rare en Belgique; je n'ai observé sa toile qu'une seule fois dans le Luxem-

bourg; elle était construite près de terre, entre les herbes.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Luxembourg : Redu.

Environs d'Utrecht (?).

Paris, Troyes, Digne, Briançon. — Corse.

Dorsel : Bloxworth. — Ecosse.

Bavière : Kissingen, Munich.

Belgique.

Hollande,

France.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Kôrtvélyes, Sopron, Farkasd, Kecskemét, Borszék, Banyabùkk,

Canton de Vaud. — Oberland.

SYNONYMIE

SINGA PYGMAEA, Sundevall, 1830.

(PI. X, fig. 2, 2a, 1b, 2c.)

1830. Theridium pygmaeum, Sundevall, Svenska Spindlarnes, in Vet-Akad. Handl. f. 1829, p. 121.

1837. Micryphantes anthracinus, C. Koch, UebiTsicfit des Arachniden- Systems , t. I, p. 11 (le mâle).

1839. Piirurolithus trifasciatus, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 116, fig. 516 (la femelle).

1845. Singa trifasciata, C. Koch, Die Arachniden, t. XI, p. 151, fig. 948 (la femelle).

1845. Singa anthracina, C. Koch, Die Arachniden, t. XI, p. 154, fig. 950 (le mâle).

1851. Epeira nigrifrons, Westring, Fôrteckning ofver de till ndrvarande till kàaie, etc., p. 59 .

1851. Epeira trifasciata, Westring, Fôrteckning ofver de till ndrvarande till kànde, etc , p. 59.

1861. Singa Herii, Westring, Araneae Suecicae, p. 57.

1861. Singa Herii, Menge, Preussische Spinnen, 1. 1, p. 84, pi. XIII, lab. XXIII, A-I.

1864. Epeira anthracina, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 357, pi. XXVI, fig. 257 (le mâle).

1864. Epeira Herii, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 366, pi. XXVII, fig. 264 (la femelle).

1870. Singa pygmaea, Thorell, Bemarks on Synonyms, p. 26.

1871. Singa pygmaea, Ausserer, Nette Radspinnen, in Verhandl. zool. bot. Gesellsch. in Wien,

t. XXI (1871), p. 825(11).

1874. Singa pygmaea, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 128. 1878. Singa pygmaea, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Singa pygmaea, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 24-9.

DESCRIPTION

MOKURS.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Mâle (fîg. 2a). — Céphalothorax noir, recouvert de quelques poils blancs. Les yeux du second rang sont un peu soulevés et presque aussi gros que les antérieurs. Les pattes sont fauves, avec les fémurs de la première paire et quelquefois de la seconde rembrunis, surtout auprès de l'articulation.

Ordre de longueur des patles : 1, 2 = 4, 5 ou 1, 2, 4, 5.

La patte-mâchoire (fig. 2c) est courte; deux crins surmontent la patella; la base du tarse est prolongée en pointe; le bulbe est terminé à sa partie supérieure par deux pointes noires, égales, dont la supérieure est la plus forte.

L'abdomen, noir, finement bordé de blanc dans le haut, est pourvu d'une courte bande claire longitudinale; ces parties blanches sont parfois complètement effacées.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 26) forme une saillie noire, avec une strie dans le milieu; le crochet, que l'on distingue un peu dans le haut, est presque nul.

L'abdomen, plus ovale, plus large que celui du mâle, est noir, bordé de blanc, avec une large bande blanche longitudinale dans le milieu; cette bande est effilée à ses deux extrémités.

Celte petite araignée me paraît rare en Belgique; elle semble aimer les prairies humides, près

des lisières de bois.

Ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles, Groenendael, Auderghem.

Anvers : Environs d'Anvers (bords de l'Escaut).

Namur : Yvoir, Hastière.

Luxembourg : Redu, Houffalize.

Liège : Baraque Michel. — Remouchamps.

Environs d'Utrecht.

Toute la France (E. Simon)

Hollande.

Fra>ce.

Angleterre.

Dorset : Bloxworth. — Lindhursl. — Oxford. — Ecosse.

Allemagne.

Bavière : Nuremberg. — Je l'ai reçue assez souvent sans désignation de localité.

Autriche-Hongrie.

Vienne. — Hongrie : S. Ujhely, Tokay, Szôlloske, Torna, Kalocsa, Szeged, Hadhàz, Vinga, Herkulesfurdô, Tord a, Szucsàg. Kolozsvar, etc.

Suisse.

Canton du Tessin.

Italie.

Lombardic. — Yénétie. — Piémont : Environs de Turin.

Jekaterinoslaw. Sarepta.

Suède-Norwège.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

SINGA RUFULA, E. Simon, 1874.

(PI. X, fig. 3, 'Sa, 36, 3c, 3rf.)

1872. Singa sanguinea ('), Ausserer (non C. Koch), Neue Radspinnen, in Verhandl. zool. bot. Gesellsch.

IN WlEN, t. XXI.

1874. Singa rufula, ë. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 131.

Mâle (fig. 3a). — Le céphalothorax, rougeâtre, devient noir autour des yeux.

Les yeux du milieu du second rang sont séparés par un espace plus large que leur diamètre; ceux du premier rang, un peu plus gros, sont un peu plus écartés (fig. 36). Le bandeau est aussi large que l'aire oculaire.

Le plastron, en forme de triangle, large, est d'un brun rougeâtre plus ou moins foncé.

Les pattes sont fauves, épineuses.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3 ou 1, 2 = 4, 3.

La patte-mâchoire (fig. Se) est assez courte; la palella est munie de longs crins; le crochet qui existe à la base du tarse est peu long et légèrement recourbé; au milieu du bulbe, on distingue une forte apophyse noire, pointue.

L'abdomen est noir; dans le milieu se trouve une bande longitudinale fauve rougeâtre qui ne descend pas ordinairement jusqu'à sa base; cette bande renferme souvent un petit trait noir très fin, plus ou moins visible.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax est quelquefois plus foncé que celui du mâle.

L'épigyne (fig. 3c?) est plus large que haute; le crochet est nul; le milieu forme une carène lisse; de chaque côté se trouve une assez grande fossette arrondie.

L'abdomen est plus pâle que celui du mâle, avec la même bande claire longitudinale; j'ai rencontré quelques individus chez lesquels cette bande était complètement effacée.

Cette Singa est extrêmement rare en Belgique; elle vit sur les buissons, au milieu de sa petite toile; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

Liège : Environs de Spa, Tilff, baraque Michel.

France.

Compiègne, Fontainebleau. — Aube : Gyé-sur-Seine. — Corse : Calvi.

AuTKICHE-HoNGRIE.

Tyrol — Hongrie : Varanno, 8. Ujhely, Tokay, Kolozsvâr, Torna. etc.

Allemagne.

Je l'ai reçue deux fois sans désignation de localité.

Les principales Singa étrangères à notre faune sont : Singa neta, Cambridge. — Singa semiatra, L. Koch. — Singa Herii, Hahn — Singa sanguinea, C. Koch, etc.

(«) Ce nom, faisant double emploi, ne peut être maintenu; il faut laisser le nom de sanguinea à l'espèce décrite par C. Koch, que nous ne possédons pas en Belgique.

SYNONYMIE

Genre CERCIDIA, ThoreU, 1870.

1851. Epeira, Westring (ad partent), Forteckning ofver de till nàrvarande lill kànde, etc., p. 33.

1861. Singa, Westring (ad partcm), Araneœ Suecicœ, p. 56.

1864. Epeira, Blackwall (ad parlem), Spiders of Great Britain, t. II, p. 323.

1865. Atea, Ohlert (ad parlem), Arachnol. Studien, p. 9.

1866. Cerceis, Menge, Preussische Spinnen, p. 80 ('). 1870. Cercidia, Tlioreli, On European Spiders, p. 58.

1874. Cercidia, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 133.

1878. Cercidia, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Cercidia, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 253.

CARACTÈRES DU GENRE

Le céphalothorax est loul à fait pareil à celui des Singa. \>°f Les yeux du second rang sont disposés en ligne droite; la distance des yeux de côté aux yeux du milieu est moins large que l'espace occupé par ces derniers; les yeux du premier rang forment une ligne assez fortement courbée en arrière; les deux yeux du milieu sont plus près l'un de Pau Ire que des yeux de côté.

Le bandeau esl plus large que les yeux du premier rang.

Les filières sont presque d'égale longueur; les filières inférieures un peu plus épaisses.

Les pattes, disposées comme longueur dans l'ordre suivant : 4, 1, 2, 3, sont fortes et peu allongées, avec des épines aux fémurs, aux tibias et aux métatarses; chez les mâles, il existe une petite pointe au bord supérieur des hanches de la première paire de pattes.

Les deux sexes ont à peu prés la même grandeur; chez le mâle, le bulbe est large et les autres articles sont semblables à ceux des Epeires; la femelle a son épigyne munie d'un petit crochet un peu élargi à l'extrémité.

SYNONYMIE

CERCIDIA PROMINENS, Westring, 1851.

(PI. X, fig. 4, 4a, 4b, 4c, 4d.)

1851. Epeira prominens, Westring, Forteckning ofver de till nàrvarande lill kànde, etc., p. 35.

1861. Singa scutifera, Westring, Araneae Suecicae, p. 67 (variété).

1861. Singa prominens, Westring, Araneae Suecicae, p. 63.

1861. Epeira della, Meade, Descr. of a new spec. ofspid., in Ann. and iVIag. of Nat. Hist., 3e série, t. VU, p. 20.

1864. Epeira rella, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 343, pi. XXV, fig. 248.

1865. Atea spinosa, Ohlert, Arachnol. Studien, p. 9.

1866. Cerceis prominens, Menge, Preussische Spinnen, t. 1, p. 80, pi. XIII, tab. XXI.

1867. Atea spinosa, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Prenssen, p. 28. 1870. Cercidia prominens, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 50.

1874. Cercidia prominens, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 134.

1878. Cercidia prominens, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Cercidia prominens, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 253.

DESCRIPTION

Mâle (fig. ha). — Céphalothorax d'un fauve rougeâtre très foncé, noirci dans le milieu et souvent sur les côtés; la strie thoracique est très profonde.

Les yeux du milieu du second rang sont bordés de noir et un peu plus écartés l'un de l'autre que ceux du premier rang; le bandeau est aussi large que l'aire oculaire; le plastron est noir; le ventre est noir également, avec deux larges taches claires latérales (fig. 4-6).

Ce nom faisant double emploi ne peut être maintenu; il a été employé par Milne-Edwards (Crusl.) en 1840 XII. 7

MOEURS

Les pattes sont rougeâtres, avec les fémurs des deux premières paires noirs; les fémurs de la quatrième paire sont quelquefois noirs également, ou présentent simplement un anneau foncé terminal.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

La patte-mâchoire est courte (fig. 4c); la base du tarse est prolongée en pointe courte, un peu élargie à son extrémité; le bulbe, très gros, présente vers le bas une longue apophyse noire, fine et très pointue.

L'abdomen ressemble souvent à celui de la femelle; pourtant j'ai rencontré le plus fréquemment une variété noire, ornée dans le milieu d'une bande assez large, lancéolée, d'un fauve très clair, renfermant un trait plus foncé, un peu ramifié dans le haut.

Femelle (fig. A). — Le céphalothorax est plus pâle que celui du mâle; le bandeau est un peu plus étroit que l'aire oculaire.

Les pattes sont annelées plus ou moins distinctement.

L'épigyne (fig. ici) est munie d'un crochet rebordé, élargi à son extrémité; les côtés du scape sont noirs.

L'abdomen, ovale, est [d'un rouge fauve peu foncé; dans le milieu se trouve une partie claire en forme de folium, ponctuée et contenant un trait noir, lancéolé, très fin, et parfois tout à fait effacé.

Celle araignée est peu commune en Belgique; je l'ai toujours observée sur les bruyères. Sa toile, fort régulière, est souvent construite obliquement; elle s'y lient cramponnée dans le centre et l'agile fortement lorsqu'on l'inquiète, à la manière des Cyclosa; elle ne se construit pas de retraile et abandonne sa toile vers la fin du mois de septembre pour chercher un refuge hivernal sous les feuilles sèches ou sous les écorces.

Je n'ai jamais eu l'occasion d'observer son cocon.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabani : Boilsforl, Groenendael, Bousval, La Hulpe.

GÉOGRAPHIQUE. Limhourg : Genck.

Liège : Remouchamps.

Hollande.

Utrecht. — Gueldre : Arnheim, Nimègue, Herrenberg. — Limbourg : Maeslricht.

France.

Environs de Paris. — Fontainebleau. — Compiègne. — Normandie : Villers sur-Mer. — Aube. — Charente- Inférieure. — Ain : forêt de Seillon.

Suisse.

Canton du Tessin : environs de Locarno.

Italie.

Lombardie. — Vénélie. — Hongrie : S. Ujhely, Tokay, Szôllôske, Czéke, Szinnaikô, Tasnâd, Sopron, Orsova, Kolozsvar, Buccari, Zagrab.

Russie.

Crimée : Sudak.

Allemagne.

Prusse : environs de Berlin.

Espagne.

Je l'ai reçue cinq fois sans désignation de localité.

Angleterre.

Dorset : Bloxworlh — Oxford. — Newton. — Bradford, Halifax, York.

suède-norwège.

Syrie. Environs de Nazareth.

On cite encore comme espèce européenne la Cercidia pachyderma, E. Simon, de la Russie méridionale.

SYNONYMIE

Genre ZILLA, G. Koch, 1834.

1834. Zilla, C. Koch (ad partem), in Herrich Schacffer, Deutschlands Cruslaceen, Myriapoden und

Arachniden, 125, 19.

1834. Zygia, C. Koch (ad partem), in Herrich Schaeffer, Deutschlands Crustaceen, Myriapoden und

Arachniden, 123, 17-19.

1837. Zilla, C. Koch, Ueberskhl des Arachniden-Syslems, t. I, p. 5. 1845. Eucharia, C. Kocli (ad partem), Die Arachniden, t. XII, p. 103. 1861. Zilla, Weslring, Araneae Suecicae,p. 68.

1864. Epeim, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. II, p. 323. 1864. Nuctobia, E. Simon (ad partem, sous-genre Zilla)) Histoire naturelle des araignées, p. 236. 1866. Zilla, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 76.

1866. Zygia, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 77.

1867. Zygia, Ohlert, Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 21. 1870. Zilla, Thorell, On European Spiders, p. 59. *

1874. Zilla, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 155.

1878. Zilla, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique).

1881. Zilla, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 255.

CARACTÈRES DU GKNRE.

SYNONYMIE

Céphalothorax peu allongé; la partie thoracique marquée d'une strie courbée ou transversale et séparée de la partie céphalique par des stries obliques.

Les yeux du second rang forment une ligne très légèrement courbée en arrière, tandis que ceux du premier rang sont courbés dans le sens inverse; les yeux du milieu sont plus gros que les supérieurs; le bandeau est plus élroit que les yeux du milieu du premier rang.

Le plastron ressemble à celui des autres Epciridac; la lèvre est à peu près aussi longue que large et rétrécie dans le haut.

Les deux sexes sont presque de même grandeur; chez la femelle, le crochet de l'épigyne est très peu visible.

ZILLA ATRICA, C. Koch, 4845.

(PI. X, iig. 5, Sa, ob, 5e, od)

1802. Aranea calophylla, Walekenaer (ad partem), Faune parisienne, t. II, p. 200. 1805. Epeira calophylla, Walekenaer (ad partem), Tableau des Aranèides, p. 62.

1834. Zygia calophylla, C. Koch (ad partem, le mâle), in Herrich Schaeffer, Deutschlands Cruslaceen,

Myriapoden und Arachniden, 123, 17.

1845. Eccharia atrica, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 105, (ig. 1030-1031. 1851. Epeira atrica, Weslring, Forterkning ôfver de till nàrvarande till kànde, etc., p. 35. 1856. Zilla atrica, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 107. 1864. Epeira calophylla, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. 11, p. 558, pi. XXV, %. 245.

1866. Zygia atrica, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 78, pi. XII, lab. XX.

1867. Zygia calophylla, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 50. 1870. Zilla atrica, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 51.

1874. Zilla atrica, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 158.

1878. Zilla atrica, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Zilla atrica, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 257.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 5a). — Céphalothorax fauve assez pâle, souvent bordé de noir, avec un trait noir au milieu, longitudinal, ne monlant pas jusqu'au front.

Les chélicères sont assez longues; la rainure supérieure est armée de trois denticulations et l'inférieure de deux beaucoup plus petites.

Les pattes sont fauves, unies et munies de longues épines noires.

Ordre de longueur des pattes : 1, % 4, 5.

La patte-mâchoire (fig. 56) est très allongée; le tarse est ovale; au milieu du bulbe on distingue une courte apophyse divisée en deux pointes; la supérieure, plus longue, aiguë, est légèrement recourbée.

L'abdomen est beaucoup plus étroit que celui de la femelle et présente la même coloration.

Femelle (fig. 5). — Le céphalothorax ainsi que les pattes sont semblables dans les deux sexes; quelquefois ces dernières présentent quelques traces d'anneaux un peu plus foncés.

Le plastron, brun, est plus pâle dans le milieu.

L'épigyne (fig. 5c), plus large que haute, ne présente pas de crochet apparent; dans le bas se trouve une plaque en forme de cœur, membraneuse, avec une slrie dans le milieu; le scape qui entoure celte plaque est noir et arrondi en avant.

L'abdomen est blanc, orné d'un large folium un peu plus gris, bordé de noir, qui contient dans le haut deux taches obliques rougeâlres; dans le milieu, un trait noir et quelques points plus ou moins visibles; les parties latérales sont rouges; le ventre est clair et porte dans le centre une bande un peu plus foncée, assez mal définie.

MOEURS. Cette Zilla est très commune tout le long du littoral; elle se tient sur le haut des dunes et se

file une toile orbiculaire, un peu floconneuse et souvent irrégulière. Celte toile offre fréquemment l'aspect d'une trame soyeuse, plus ou moins serrée par places (fig. 5t/); elle est parfois difficile à distinguer à cause de sa finesse; la retraite est simple. Elle se compose d'une feuille repliée dans laquelle l'araignée se blottit; elle se recouvre souvent d'une légère couche de soie.

Elle habile encore les haies basses et les bruyères de la Campine où elle tisse sa toile sur les sapins.

En automne, elle pond de soixante à quatre-vingts œufs qu'elle renferme dans un cocon brun pâle.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Flandre occidentale : Ostende, Blankenberghe, Heyst, Knocke. Anvers : Calmpthout.

Limbourc) : Genck, Maeseyck.

Hollande.

Environs d'Ulrechl. — Limbourg : Maeslricht.

Toute la France (E. Simon).

France.

Angleterre.

Herlford — Dorset : Bloxworlh. - Ecosse. — Irlande.

Suisse.

Canton du Tcssin : Lngano, Locarno. — Genève. — Oberland. (Environs de Berne).

Allemagne.

Prusse. — Bavière : Munich, Ingolsladt. — Silésie •. Glogau.

AUTRICHE-HONGRIE

Bohême : Prague. — Gallicie : Cracovie. — Tyrol. — Hongrie : Szôllôske, Fiume, Buccari, Crkvenica, Zeng, Plitvica.

Italie.

Lombardie : environs de Milan.

SuÈDE-iNoRWÈGE.

Amérique du Nord.

SYNONYMIE

ZILLA X-NOTATA, Clerck, 1757.

(PI. XI, fig. I, d«, 1/., ic.)

1757. Araneus litera X-notatcs, Clerck, Svenska Spindlar, p. 46, pi. Il, tab. V.

1789. Aranea litterata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 206.

1802. Aranea calophylla, Walckenaer (ad partem), Faune parisienne, t. II, p. 200.

1805. Epeira calophylla, Walckenaer (ad parlem), Tableau des Aranèides, p. 62.

1854. Zygia calophylla, C. Koch (ad partem), in Herrieh Schaeffer, Deutschlands Crustaceen, Myriapoden und Arachniden, etc., 123.

1859. Zilla calophylla, C. Koch, Die Ârachniden, t. VI, p. 148, fig. 538, 559.

1844. Epeira similis, Blackwall, Descr. of some newly dise. spec. of Aran., in Ann. and Mag. of Nat. Hist, t. XIII, p. 186.

1858. Zilla X-notata, Thorell, Om Clercks original -Spindelsamling, in Ôfversigt af K. Vet.-Akad. Fôrhandl., t. XV, p. 146.

1864. Epeira similis, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 557, pi. XXV, fig. 244.

1870. Zilla X-notata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 51.

1874. Zilla X-notata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 140.

1878. Zilla X-notata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Zilla X-notata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 255.

DESCRIPTION. Mâle. — Céphalothorax fauve verdâtre assez pâle, avec la partie thoracique finement bordée

de noir; dans le milieu se trouve une bande brunâtre.

Les yeux du milieu sont assez gros; ceux du premier rang sont plus écartés et plus gros que les supérieurs.

Les pattes, verdâtres, sont longues, fines et annelées.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

La patte-mâchoire (fig. \b, le) présente un tarse ovale, muni extérieurement dans le bas d'une apophyse noirâtre, découpée; dans le milieu du bulbe se trouve une carène longitudinale, et à la base on distingue deux pointes saillantes, très petites.

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, présente les mêmes dispositions.

Femelle (fig. 1). — Céphalothorax fauve verdâtre pâle, avec la partie céphalique plus foncée.

Le plastron, clair, est largement bordé de noir.

Les pattes, verdâtres ou fauves, sont annelées et pointillées de noir.

L'épigyne (fig. ia), dépourvue de crochet, est transversale; le scape, allongé, est noir et lisse.

L'abdomen est blanc, avec un grand folium grisâtre, festonné et finement bordé de noir; dans le milieu du folium, légèrement éclaira, se trouve un trait noir longitudinal coupé de deux petites lignes qui s'allongent sur les côtés; dans le haut sont deux taches obliques, noirâtres; les parties latérales sont également noirâtres; le ventre, clair, est orné d'une bande, foncée dans le milieu, qui en occupe toute la longueur.

MOEURS

C'est l'une des Epeiridœ les plus communes de notre pays; on la rencontre depuis le mois de septembre jusqu'au commencement de l'hiver. On la trouve pour ainsi dire à chaque pas dans les rues de Bruxelles, dans les angles des murs, sous les pierres de taille qui forment saillie; elle pénètre même dans l'intérieur des maisons et se tient contre les châssis des fenêtres. Elle se tisse une toile assez petite, mais régulière, qui aboutit toujours par quelques fils à un tube de soie courbé, caché dans un angle obscur; c'est là qu'elle se tient en embuscade, prête à se précipiter sur sa proie.

Cette araignée résiste aux hivers les plus rigoureux; elle se renferme alors sous une toile serrée, placée à côté de son cocon.

La nuit, on la voit souvent cramponnée au milieu de sa toile, dont les fils sont très fins; la forme de celle toile varie selon les dispositions de remplacement que l'araignée a choisi. La ponte a lieu au printemps et en automne, mais j'ai toujours trouvé l'espèce relativement plus rare au commencement de l'été.

Les deux sexes s'entendent fort bien : on rencontre fréquemment le mâle à côté de sa compagne; l'accouplement est fort long et se répèle souvent pendant une journée entière.

Les œufs, grisâlres, sont renfermés dans un cocon assez grossier, d'un vert brun.

Ordinairement elle entoure sa proie de fils, l'engourdit, puis l'attache à ses filières pour la transporter dans sa retraite et la dévorer à l'aise.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Répandue dans toutes les provinces.

Toute la Hollande.

Toule la France.

Belgique.

Hollande.

France.

Angleterre.

Répandue partout, mais plus commune dans le sud. — Ecosse. — Irlande.

Italie.

Tout le nord de l'Italie.

Canton du Tessin. — Environs de Lucerne. — Vallée de la Reuss. — Oberland.

Allemagne.

Bavière. — Silésie. — Environs de Cologne. Crimée : Bujuklambat.

Russie.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Gallicie. — Hongrie : S. Ujhely, Varannô, Barlfa, Tokay, Buccari, Martinscizza

Turquie, suède-norwège.

Ile de Candie.

Amérique du INord.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle.

MOEURS

ZILLA STROEMI, Thorell, 1870.

(PI. XI, fig. 2, 2a.)

Epeirâ calophylla, Sundevall (variété B), Svenska Spindlames, etc., p. 255.

Epeirâ montana, Wesiring. Forteckning ôfver de lill nàrvarande till kànde, etc., p. 55 (1).

Zilla X-notata, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 26.

Zilla mcintana, Thorell, Om Clercks original- Spindelsamling, in Ôfversigt af K. Vet. Akad.

Fôrhandl., p. 148.

Zilla montana, Wesiring, Araneae Snecicœ, p. 75.

Zilla calophylla, Menge, Preassische Spinnen, f. I, p. 76, pi. XII, tab. XÏX. Zilla Stroemi, Thorell, On European Spiders, p. 255. Zilla Stroemi, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 54. Zilla Stroemi, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 144. Zilla Stroemi, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.de Belgique.)

Mâle. — Le céphalothorax est fauve verdâtre ou rougeâtre pâle; deux bandes foncées bordent la parlie céphalique qui est aussi un peu plus sombre que la partie thoracique; il existe tout autour une ligne noire très fine.

Les yeux du milieu du premier rang sont un peu plus gros et plus rapprochés que ceux du second rang.

Les pattes sont longues, fauves, plus ou moins annelées.

La patte-mâchoire est courte, avec le tarse allongé et prolongé à sa base par une pointe courbée, la base du bulbe porte une apophyse très solide, légèrement élargie à son extrémité; le bulbe possède aussi une très forte apophyse et se termine par un crochet transparent très petit.

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, présente la même coloration.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax et les pattes sont presque semblables dans les deux sexes;

Le plastron est brun plus ou moins fauve.

L'épigyne est munie d'un crochet noir, mince et très long.

L'abdomen, blanc ou fauve, renferme un folium bien déterminé, ouvert dans le haut et fortement éclairci dans le milieu; cette partie claire, presque blanche, contient deux petits traits foncés, parallèles dans le haut; plus bas se trouve un trait central, plus ou moins visible; le ventre est blanc, avec une bande foncée dans le milieu et des points disséminés sur les parties latérales.

Cette Zilla me paraît fort rare en Belgique où je ne l'ai rencontrée qu'une seule fois. Elle se file une petite toile sur les murailles ou contre les rochers (fig. 2a). Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

JSamur : Samson (dans les ruines du château).

France.

Paris. — Troyes : mur de Focy (E. Simon).

Suisse.

Canton du Tessin : Lugano, Monte S. Salvatoro.

Allemagne.

Je l'ai reçue plusieurs fois sans désignation de localité.

') Ce nom faisant double emploi ne peut être maintenu.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Bértfa, Felfala, A. Kuhin, V. Szamosujvar, Borszék.

Italie.

Russie.

SuÈDE-NoRWÈGE.

Lombardie.

Crimée : Simferopol.

Les Zilla étrangères à noire faune sont : Zilla Keyserlingi, Ausserer. — Zilla montana, C. Koch. — — Zilla Kochi, Thorell. — Zilla {Epeira) inconveniens, Cambridge. — Zilla {Epeira) ancora, Krynicki ?, etc.

SYNONYMIE

Genre META, C. Koch, 1836.

1805. Epeira, Walckenaer (ad parlem), Tableau des Aranéides.

1836. Meta, C. Koch, in Herrich Schaeffer, Deutschlands Crustaceen, Myriapoden und Arachniden, 134,

1837. Meta, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 6. 1856. Meta, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 75. 1861. Meta, Westring, Araneae Suecicae, p. 75.

1864. Epeira, Blackwall (ad partem), Spiders ofGreat Britain, t. Il, p. 323.

1864. Nuctobia, E. Simon (sous-genre Meta), Histoire naturelle des araignées, p. 236.

1864. Tetragnatha, Keyserling (ad partem), Beschreibungen neuer und wenig bekannter Arten aus der

Familie Orbitelae Latr. oder Epeiridae Sund, etc., p. 21.

1865. Meta, Keyserling (ad partem), Beitrâge zur Kenntniss der Orbitelae Latr., p. 2.

1866. Meta, Menge, Preussische Spinnen, l. I, p. 86. 1870. Meta, Thorell, On European Spiders, p. 61.

1874. Meta, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 145.

1878. Meta, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Meta, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 238.

CARACTÈRES DU GENRE

Une large strie partage la partie thoracique du céphalothorax; elle est en outre séparée de la partie céphalique par des stries qui se rejoignent au milieu. , &J Les yeux du second rang sont disposés en ligne un peu courbée; les yeux de côté sont assez rapprochés de ceux du milieu; les yeux du premier rang sont courbés en avant; le bandeau est de même largeur que les yeux du milieu du premier rang. At- Les chélicères, perpendiculaires, sont solides et assez allongées.

Le plastron, triangulaire, esl plus long que large; la lèvre, large, est un peu plus étroite et coupée carrément par-dessus; les lames maxillaires sont assez longues, épaissies et arrondies dans le haut.

Les paltes, fines et longues, sont disposées dans l'ordre suivant : 1, 2, 4-, 3, et pourvues d'épines. Le tarse de la patte-mâchoire porte à sa base une grande apophyse. L'épigyne est munie d'un petit crochet très peu développé.

SYNONYMIE

META SEGMENTATA, Clerck, 1757.

(PI. XI, fig. 3, Ha, 3b, 3c, M.)

1757. Araneus segmentatcs, Clerck, Scenska Spindlar, p. 45, pi. II, lab. VI.

1758. Aranea reticulata, Linné, Systema naturae, éd. 10, t. I, p. 619.

1787. Aranea senoculata, Cyrillus, Entomologiae Neapolitanae, etc., spec. I, tav. VIII, fig. 7. 1802. Aranea jnclinata, Walckenaer, Faune parisienne, I. Il, p. 201. 1805. Epeira inclinata, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 62.

1826. Epeira variegata, Risso, Histoire naturelle des principales productions de l'Europe méridionale,

1837. Epeira inclinata, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Apières), l. II, p. 82. 1859. Zilla reticulata, C. Koch, Die Arachniden, l. VI, p. 142, fig. 532, 553. 1856. Meta segmentata, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 25. 1861. Meta albimacula, Westring, Araneae Suecicae, p. 82, var. Mengei.

1864. Epeira inclinata, Blackvvall, Spîders of'Great Britain, t. Il, p. 354, pi. XXVI, fig. 255, var. 6. 1867. Meta segmentata, Menge, Preussische Spinnen, 1. 1, p. 86, pi. XIV, tab. XXIV. 1870. Meta segmentata, Thorell, Remarks on Synoni/ms, p. 39. 1870. Epeira Mengei, Blackvvall, Descr. of a new spec. of Epeira, in Ann. and Mag. of Nat. Hist., 4 ser.,

IV (déc. 1869).

1874. Meta segmentata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 147. 1878. Meta segmentata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Meta segmentata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. Il, p. 239.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 36). — Céphalothorax fauve un peu rougeàtre, avec deux lignes noires qui parfois

n'atteignent pas les yeux; les yeux du second rang, disposés en ligne à peu près droite, sont bordés de noir; les yeux du premier rang sont un peu plus rapprochés.

Le plastron est noirâtre.

Les pattes sont fauves, armées de longues épines noires.

Ordre de longueur des paites : I, % 4, 3.

La patte-màchoire est longue; le bulbe est muni par-dessous de deux pointes aiguës d'inégale longueur.

L'abdomen, beaucoup plus étroit que celui de la femelle, présente souvent la même coloration.

La variété que je figure a la partie antérieure de l'abdomen jaunâtre pâle; le folium, brun-rouge, porte dans le haut deux taches noires découpées; les taches blanches sont complètement effacées.

Femelle (fig. 3a). — Le céphalothorax, le plastron et les pattes sont semblables dans les deux sexes; pourtant ces dernières présentent souvent des traces d'anneaux bruns.

L'épigyne (fig. 3c) est peu distincte; on y remarque deux dépressions dans les côtés du scape.

L'abdomen, plus ou moins foncé, est jaune fauve, avec le folium gris ou rougeàtre, renfermant dans le haut quatre tachettes blanches séparées par un espace noir; en arrière il est coupé par quelques traits noirâtres souvent doublés de traits plus pâles.

On rencontre souvent des variétés dont l'abdomen est blanc (fig. 3), avec le folium gris ou verdâtre, blanc dans le milieu; dans cette partie claire se trouve un trait noirâtre, très fin, ramifié sur les côtés, et six petits points noirs.

Le ventre porte dans le milieu une bande longitudinale noire bordée de blanc et quatre points blancs près des filières.

MOEURS. C'est l'araignée la plus commune en Belgique : elle se rencontre partout, dans les jardins comme

dans les bois, le long des haies et même dans les prairies; on la trouve pendant toute l'année. La toile, oblique (fig. 3c/), assez régulière, présente un espace vide dans le centre; elle est formée de fils serrés, très fins et souvent parsemée de petits flocons soyeux étoiles. Cette araignée ne se construit pas de retraite et se cache simplement sous une feuille ; on la voit presque toujours cramponnée dans le centre de sa toile, surtout le matin et le soir.

La ponte a lieu à l'arrière-saison; l'araignée construit plusieurs cocons qu'elle attache aux écorces, aux pierres, ou même aux murailles.

DISTRIBUTION

Hollande.

France.

Angleterre.

Répandue dans toute l'Angleterre, en Ecosse et en Irlande.

Suisse.

Répandue dans toutes les provinces.

Commune partout.

Toute la France.

Allemagne.

Italie.

Russie.

Partout.

Commune partout.

Commune dans toute l'Italie Commune dans la Russie méridionale.

Autriche-Hongrie Répandue en Autriche et en Hongrie. — Tyrol.

Suède-Nohwège. — Danemark.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

META MERIANAE, Scopoli, 4763.

(PL XI, fig. 4, 4a, 4b.)

Aranea merianae, Scopoli, Entomologia Camiolica, etc., p. 395.

Aranea fusca, De Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 235, pi. XI, fig. 9-12.

Aranea antriada, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 201.

Epeira antriada, Walckenaer, Tableau des Aranéidcs, p. 62.

Epeira inclinata, Sundevall (var. b), Svenska Spindlames, etc., p. 250.

Epeira celata, Blackwall, The dijf. in the numb. of exjes, etc., in Transact. of the Linn. Soc,

XVIII, part. IV, p. 668.

Meta fusca, Thorell, Recensio crilica Aranearum Succicaruni, etc., p. 98. Epeira antriada, Blackwall, Spiders of Great Dritain, t. II, p. 351, pi. XXVI, fig. 253. Epeira celata, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 353, pi. XXVI, fig. 254. Meta muraria, Menge (var. b), Preussische Spinncn, t. I, p. 87. Meta merianae, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 36. Meta merianae, E. Simon, Les Arachnides de France, t. 1, p. 149. Meta merianae, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) Meta merianae, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 244.

Mâle. — Le céphalothorax, verdâlre, porte dans la partie céphalique des traits noirs qui entourent deux ou quatre petits espaces carrés un peu plus pâles; la partie tlioracique est bordée de noir et présente quelques traits noirs obliques indiquant les stries rayonnantes.

Les yeux du second rang, disposés en ligne droite, sont bordés de noir.

Le plastron est noir, en forme de triangle, très large.

Les pattes sont vaguement annelées, ponctuées de noir et armées d'épines assez longues.

Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, 3.

La patte-mâchoire est longue (fig. kb); le tarse est muni à sa base de deux pointes dont l'une, la plus courte, est appliquée contre le bulbe, l'autre, allongée, se recourbant en avant.

On observe encore trois découpures au bord supérieur du tibia.

L'abdomen, un peu plus étroit que celui de la femelle, présente les mêmes dispositions.

Femelle (fig. I). — Le céphalothorax, le plastron et les pattes sont presque semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. la) est dépourvue de crochet; les parties latérales du scape forment de petits tubercules noirs arrondis; le milieu est blanc.

L'abdomen est blanchâtre ou gris verdâtre; le folium, noir, plus ou moins bien indiqué, renferme une partie claire, découpée, envoyant vers le tiers inférieur une ramification sur les parties latérales; cette place claire renferme elle-même un trait noir, lancéolé; on remarque souvent encore quatre points blancs posés à la partie antérieure de l'abdomen.

Le ventre, gris verdâtre, présente dans le milieu une bande foncée longitudinale bordée de blanc, et deux petits points blancs, près des filières.

MOEURS. Cette Meta n'est pas très commune en Belgique; elle recherche les endroits sombres, les parties

obscures des hangars, les caves, les entrées des cavernes humides.

Elle tisse une grande toile dont la partie centrale présente un assez grand espace vide; les mailles en sont larges et allongées.

On peut la rencontrer dès les premiers beaux jours de l'été.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : environs de Bruxelles, Laeken, Jette-Saint-Pierre. GÉOGRAPHIQUE. Anver8 . Herenthals, Calmpthout.

Namur : Dînant, Yvoir, Haslière, Ciney, Rochefort, Han-sur-Lesse.

Limbourg : Hasselt, Stockem, Tongres, Genck.

Liège : Huy, Spa, Tilff, Modave, Remouchamps.

Luxembourg •• Laroche, Saint-Hubert, Redu, Houffalize.

Flandre orientale : Gand, Alost, Audenarde.

Hainaut : Charleroi, Mons.

Hollande.

Amsterdam, La Haye, Utrecht, Maestricht.

France.

Toute la France (E. Simon).

Angleterre.

Répandue dans toute l'Angleterre, en Ecosse et en Irlande.

Suisse.

Toute la Suisse.

Italie.

Assez répandue dans toute l'Italie du Nord

Environs de Vienne. — Hongrie : Tokay, S. Ujhely, Oroszvég, Palânka, Suliguli, Bârtfa, Hoôszi-Furdo, Szâdelô, Tâtra, Vârpalota. Kolozsvar, Buccari, etc. — Tyrol.

Allemagne. — Suède-Norwège. — Danemark.

Turquie.

Constantinople (mosquée de S*«-Sophie).

Iles Açores.

Fayal. — Graciosa. — Pico.

SYNONYMIE

META MENARDI, Latreille, 1804.

(PI. XII, fig. \, \a, ïb, le, \d, 4e.)

1804. Aranea IVIenardi, Lalreille, Histoire naturelle générale et particulière des crustacés et des

insectes, etc., vol. VII, p. 266.

1805. Epeira fusca, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 63.

1806. Epeira Menardi, Lalreille, Gênera crustaceorum et insectorum, etc., t. I, p. 108.

1836. Meta fusca, C. Koch, in Herrich Schaeffer, Deutschlands Crustaceen, Myriapoden und Arach-

niden, eic, 134, 12, 13.

1837. Epeira fusca, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 84. 1856. Meta Menardi, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 98. 1864. Epeira fusca, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 349, pi. XXVI, fig. 252. 1870. Meta Menardi, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 38.

1874. Meta Menardi, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 151.

1878. Meta Menardi, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

1881. Meta Menardi, Cambridge, Spiders of borset, t. 11, p. 528.

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Mâle (fig. la). — Céphalothorax brun-rouge, un peu plus foncé dans le haut et sur les côtés. Les yeux du premier rang sont disposés en ligne courbée en avant; ceux du milieu sont un peu plus rapprochés entre eux que ceux du second rang. Le plastron et les chélicères sont noirs. Les pattes, rougeàtres, sont annelées et garnies d'épines noires.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

La patte-mâchoire (fig. le) est assez longue; le tarse est muni à sa base de deux robustes apophyses; la plus grande des deux présente deux petites denticulations à son bord antérieur.

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, est brunâtre ; on dislingue dans le haut deux taches noires courbées en dehors; plus bas, le folium est indiqué par un trait noir renfermant quelques lignes obscures horizonlales.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax, le plastron et les pattes sont presque semblables dans les deux sexes.

Les chélicères sont rougeàtres.

L'épigyne est munie d'un large crochet assez court; les côtés du scape sont petits et forment comme des tubercules noirs, arrondis.

L'abdomen est brun; dans le haut se trouvent deux bandes noires, découpées, qui viennent rejoindre en arrière le folium bien entier, noir et coupé de quelques traits bruns horizontaux.

Cette araignée est rare en Belgique; je l'ai observée la première fois à Tilff : elle avait suspendu son admirable cocon sous la voûte sombre qui forme l'entrée de la grotte.

Ce cocon (fig. \b) est formé d'une soie blanche très fine, brillante, à travers laquelle on distingue les œufs jaunâtres.

Dans une cave, en Allemagne, j'ai vu le plafond presque couvert de ces cocons qui se balançaient au moindre souille.

La toile est grande et irrégulière.

Liège : Tilff, Remouchamps.

Toute la France (E. Simon).

Dorset. — Durham. Hertford (rare).

Belgique

France.

Angleterre.

Lombardie

Italie.

Grèce.

Commune dans les grottes du mont Ossa, surtout dans celles du Kokkino-Vracho.

Suisse.

Vallée de la Reuss

Allemagne.

Je l'ai reçue cinq fois sans désignation de localité.

Autriche-Hongrie Environs de Vienne. — Hongrie : Bârtfafùrdô, Hodrusbânya. Cserepes, V. Rézbânya, Verespatak, etc.

États-Unis d'Amérique.

Boston. — Kentueky. — Virginie, etc.

Sous-famille TETRAGNATHINAE.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre ETRAGNATHA, Latreille, 1804,

1804. Tetragnatha, Latreille, Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, t. XXIV, p. 135.

1805. Tetragnatha, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 68.

1825-27. Eugnatha, Savigny et Audouin (ad partem), Description de l'Egypte, 2e éd., t. XXII, p. 323. 1829. Tetragnatha, Sundevall, Svenska Spindlarnes Beskrifning, p. 255.

1843. Deinagnatha, While, in DiefFenbach, Travels in New Zealand, with contributions to the Géographie, etc., t. II, p. 271 .

1861. Tetragnatha, Westring, Araneae Suecicae, p. 83. 1864. Tetragnatha, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 367. 1864. Tetragnatha, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Arachnides, p. 248. 1870. Tetragnatha, Thorell, On European Spiders, p. 62. 1874. Tetragnatha, E. Simon, Les Arachnides de France, l. I, p. 153.

1878. Tetragnatha, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.) 1881. Tetragnatha, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 243.

Céphalothorax allongé, surtout dans la partie thoracique, qui porte dans son milieu une fossette transversale ou ronde; la partie céphalique est presque droite sur les côtés.

Les yeux du premier rang comme ceux du second rang sont très légèrement

© ® ® ol courbés en avant; les yeux du milieu sont disposés en carré plus étroit en avant;

le bandeau est à peu près de la même largeur que les yeux du milieu de la première ligne.

Les chélicères, bien écartées à leur extrémité, surtout chez les mâles, sont très longues et munies de dents très fortes; le crochet est à peu près aussi long que la tige. .fè\ Le plastron est très allongé ; la lèvre est munie d'un rebord arrondi dans \J le haut.

Les lames maxillaires sont courbes, très longues, un peu étroites, avec leur angle externe supérieur saillant.

L'abdomen est étroit et très allongé, un peu étranglé dans le milieu et fortement diminué en arrière.

Les pattes, pourvues d'épines, sont fines et longues.

Les griffes supérieures sont peu recourbées et ne portent pas le même nombre de dents;

™ la griffe inférieure est très longue et porte une ou deux denticulations à la base. La patte-mâchoire du mâle est au moins aussi longue que le céphalothorax.

La patte-mâchoire de la femelle est plus longue encore que celle du mâle et porte à son extrémité une griffe denticulée.

L'épigyne est dépourvue de crochet.

TETRAGNATHA EXTENSA, Linné, 1758.

(PI. XIII, fig. 2, 2a, "2b, 1c, ïd, le, "2f = PL XIV, fig. \, \a, \b, le.)

SYNONYMIE. 1758. Aranea extensa, Linné, Systema naturae, éd. 10, t. I, p. 621.

1778. Aranea extensa, De Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 236, pi. XIX,

fig. 1-4.

t 1805. Tetragnatha extensa, Walckenaer, Tableau des Aranéîdes, p. 68.

1853. Tetragnatha extensa, Sundevall (ad partem), Svenska Spindlarnes Beskrifning, p. 256. 1837. Tetragnatha extensa, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 203. 1837. Tetragnatha epeirides, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 223. 1837. Tetragnatha chrysochlora, Walckenaer (non Savigny), Histoire naturelle des insectes (Aptères),

t. II, p. 205.

1856. Tetragnatha extensa, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 107. 1861. Tetragnatha extensa, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 84. 1866. Tetragnatha extensa, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 90, pi. XV, tab. 26. 1870. Tetragnatha extensa, Thorell, Remarks on Synonyms, pp. 40 et 459. 1874. Tetragnatha extensa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 155. 1874. Tetragnatha montana, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 157. 1878. Tetragnatha extensa, L- Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Tetragnatha extensa, Cambridge, Spiders of Dorset, I. II, p. 244.

DESCRIPTION. Mâle. — Céphalothorax d'un fauve plus ou moins rougeâtre; il existe une profonde fossette

transversale sur la partie thoracique.

Les yeux du premier rang sont disposés en ligne presque droite; ceux du second rang sont courbés en avant.

Les chélicères sont très longues et la rainure est armée de dents assez variables (fig. 26, 2c).

Les pattes, fauves, sont garnies d'épines.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

La patte-mâchoire ((îg. 2 rf) est très allongée; le tibia présente une forte apophyse, très longue, mais n'arrivant pas jusqu'à l'extrémité du bulbe; dans le milieu de cette apophyse, extérieurement, on distingue un petit tubercule; le tarse, étroit, est légèrement contourné.

L'abdomen est presque toujours semblable à celui du mâle.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

Le plastron, noir, devient souvent plus clair dans le milieu.

Les chélicères (fig. 2/") sont moins longues que celles du mâle.

L'abdomen, très allongé, est blanc pur ou légèrement verdâtre, avec une large bande ou folium jaune, souvent peu distincte, contenant une ligne noire ramifiée sur les côtés; le ventre porte au milieu une bande brune, bordée de deux lignes blanches, argentées.

Variété montana, E. Simon (pi. XIV, fig. \a). — Mâle. — Le céphalothorax est rougeâtre ainsi que les pattes; le plastron est brun plus ou moins foncé.

L'abdomen est semblable à celui du mâle.

Femelle. — L'abdomen est fauve verdâtre, à reflets métalliques, avec la bande centrale partagée par une ligne claire contenant un trait noir réticulé.

Je donne (fig. 16 et 4c) les dessins de la patte-mâchoire et d'une chélicère; malgré les différences que Ton peut y observer, ces caractères ne me paraissent pas suffisants pour faire de la montana une espèce distincte; les denticulations de la rainure varient toujours énormément.

J'ai rencontré une seule fois une variété remarquable comme coloration (pi. XIII, fig. 2a). Le céphalothorax, les pattes et l'abdomen sont entièrement d'un brun noir foncé, avec le folium encore plus sombre.

MOEURS. Cette araignée, très commune partout, semble préférer pourtant les endroits humides, le bord

des étangs ou des ruisseaux. Sa toile, presque toujours verticale, est formée de fils minces et brillants; elle ne se construit pas de retraite et reste toujours immobile au centre de sa toile, les pattes étendues; dans la grande chaleur du jour, elle se cache contre une petite lige du voisinage, et dans cette position singulière, il est difficile de la distinguer (fig. 2c). Souvent la toile est tendue d'une rive à l'autre d'un ruisseau. La ponte commence dès le milieu de l'été.

Dans un bocal où j'avais enfermé un couple de ces araignées, la femelle, au bout de quelques jours, appliqua contre le verre une couche de soie mince, composée de fils croisés dans tous les sens, sur laquelle elle déposa ses œufs qu'elle recouvrit d'étoupe épaisse, soyeuse; elle mil sur le toul une pièce de soie bien tendue tout autour; après s'être reposée pendant près de deux heures, elle ramassa des brindilles, des débris de fougère qui se trouvaient dans le fond du bocal et vint les appliquer successivement sur son cocon pour le dérober au regard. Ce travail entier lui demanda près de deux jours.

Lister avail déjà fait la même observation; on trouve de ces cocons construits de la même manière contre les feuilles ou sur les joncs.

Bien que cette Epeire soit très féroce, l'accouplement se fait assez facilement, le mâle étant presque toujours plus fort que la femelle; lorsque celle-ci est prise par les chélicères, elle finit par recourber son abdomen, ce qui permet au mâle, en allongeant en arrière ses pattes-mâchoires, d'atteindre l'épigyne; enlacés de cette manière, les Tétragnalhes forment un cercle.

DISTRIBUTION Commune dans toutes nos provinces. GÉOGRAPHIQUE. Hollande.

Partout

Toute la France.

Je l'ai reçue de partout.

Fkance.

Allemagne

Autriche-Hongrie.

Environs de Vienne. — Hongrie : S. Cjhely. Tokay, Szlropkô, Repede, Bérlfa, Sopron, Ferlôpart, Kalocsa, Rékés, Vinga, Szamosujvar, Torda, Kolozs, Kolozsvér, etc.

Suisse.

Assez fréquente partout dans le Tessin.

Angleterre Très répandue partout ainsi qu'en Ecosse et en Irlande.

SUÈDE-NORWEGE

Pasvig.

Russie.

Presqu'île de Kola : Kolozero, Imandra. Sibérie occidentale : Mammaly.

Danemark. — Espagne.

Afrique.

Tout le nord de l'Algérie.

Asie.

Chine : environs de Pékin. — Japon : Yedo.

Amérique.

Chili. — Environs de New-York, Massachusetts, Connecticut, etc.

Océanie.

Nouvelle-Zélande.

SYNONYMIE

TETRAGNATHA CHRYSOCHLORA, Audouin et Savigny, 1827.

(PL XIV, fig. 2, 2a, 26, 2c.)

1827. Eugnatha chrysociiloka, Audouin et Savigny, Description de V Egypte, 2e éd., t. XXII, p. 324.

1874. Tetragnatha chrysochlora, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 161.

1878. Tetragnatha chrysochlora, L. Recker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Céphalothorax brun, plus pâle sur les côtés, finement bordé de noir; la

fossette du thorax est très large.

Les yeux sont disposés sur deux lignes courbées en avant; ceux du milieu du second rang sont un peu plus gros que ceux de côté et moins gros que les yeux du milieu du premier rang.

Le bandeau est aussi large que les yeux du milieu du premier rang; le plastron est noirâtre.

Les chélicères (tig. 2c) sont munies dans le haut, près du crochet, d'une apophyse terminée en pointe ou en fourche et légèrement courbée en avant; le bord supérieur de la rainure est armé vers le milieu de quatre ou cinq dents placées tout près les unes des autres.

Les pattes sont fauves, munies de longues épines.

Ordre de longueur des paltes : 1,-2, 4, 3.

La patte-mâchoire (fig. 26) se rapproche beaucoup de celle de l'espèce précédente; le tarse est très pointu et l'apophyse du tibia porle à sa base un assez fort tubercule, très visible.

L'abdomen est semblable à celui de la femelle.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax, le plastron et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

Les chélicères sont plus courtes et plus fortes que celles du mâle; le crochet, qui est presque noir à sa base, porte par-dessus un très petit tubercule.

L'abdomen est plus élevé en avant que celui de Yextensa; il est d'un beau blanc argenté; il porte dans le milieu un folium étroit, jaune doré, découpé et bordé de noir; dans le haut se trouve un trait noir, horizontal, arqué en avant, qui coupe le folium et se prolonge sur les côtés.

MOEURS. Sa manière de vivre est la même que celle de l'espèce précédente. Elle est beaucoup plus rare

en Belgique; chaque fois que je l'ai rencontrée, c'était au bord de l'eau. Sa toile est également semblable à celle de Yextensa.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Auderghem (étangs de Rouge-Cloître). GÉOGRAPHIQUE. Luxembourg : Laroche (bords de la Bronze), Houffalize.

Liège : Remouchamps.

France.

Provence. — Gironde. — Pyrénées. — Normandie : Villers-sur-Mer. — Corse.

Afrique.

Egypte.

Voici la liste des Tétragnathes étrangères à noire faune : Tetragnatha nitens, Audouin et Savigny. — Tetragnatha ejuncida, E. Simon. — Tetracjnatha slriala, L. Koch. — Tetragnatha pinicola, L. Koch. — Tetragnatha ISowicki, L. Koch. — Tetragnatha molesta, Cambridge. — Tetragnatha minilabunda , Cambridge. — Tetragnatha perlongipes, Cambridge, etc.

SYNONYMIE

Genre PACHYGNATHA, Sundevall, 1823.

1823. Pachygnatha, Sundevall, Gênera Araneidwn bnecicœ, etc., p. 16.

182 . Theridiijm, Hahn, Monographia Aranearum (ad partem), p. 4, lab. 4, tig. B.

1833. Manducllus, Blackwall, Characters of some undescribed gênera and Species of Araneidœ, p. 110

(Lond. and Edimb. Phil. Mac, N. 3e série, vol. III).

1857. Linyphia, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. IJ, p. 235.

1861. Pachygnatha, Westring, Araneae Suecicae, p. 144.

1864. Pachygnatha, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 518.

1864. Pachygnatha, E. Simon, Histoire naturelle des araignées, p. 229.

1866. Pachygnatha, Menge, Preussische Spinnen, t. 1, p. 94.

1870. Pachygnatha, Thorell, On European Spiders, p. 77.

1878. Pachygnatha, L. Becker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1879. Pachygnatha, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 172.

1881. Pachygnatha, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (1re partie), p. 7.

CARACTÈRES DU GENRE

r\ Céphalolhorax large, diminué et coupé carrément en avant et en arrière; on remarque ~; des stries rayonnâmes et une large sirie dans le milieu de la parlie thoracique.

Les yeux du milieu sont disposés en carré et bien séparés des latéraux qui se touchent; le bandeau est presque aussi large que Taire oculaire.

Les chélicères sont très développées et se séparent depuis la base; elles sont munies ■** d'un crochet solide et très long. Les pattes, assez fines, sont un peu courtes et disposées dans l'ordre suivant : 1, 2, 4, 3; elles ne portent pas d'épines.

La patte-mâchoire est très longue; le bulbe est prolongé en avant par une apophyse, et le tibia porte également une fine apophyse assez allongée.

L'épigyne est munie d'un petit crochet en forme de triangle; elle est fortement éloignée des stigmates.

Les Pachygnathes étaient toujours classés parmi les Theridionidœ ; M. le Dr Bertkau a prouvé récemment la filiation des Pachygnathes et des Tétragnathes (Vers, einer natiirl. Adordnung. d. Spinnen, etc.), et nous n'hésitons pas à placer les Pachygnatha parmi les Epeiridœ.

SYNONYMIE

PACHYGNATHA DE GEERI, Sundevall, 1830.

(PI. XII, fig. % 2a, 26.)

1830. Pachygnatha De Geeri, Sundevall, Svenska Spindlarnes beskrifning, p. 211.

I854. Theridicm vernale, Hahn, Die Arachniden, t. II, p. 58, fig. 123.

1857. Linyphia De Geeri, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. H, p. 269.

1842. Theridion rufithorax, Lucas, Exploration de V Algérie, p. 259, pi. XVI, fig. 8.

1843. Manduculus vernalis, Bl.ickwall, A Catal. of Spid., etc., in Transact. of thk Linn. Soc, XIX, II,

1845. Pachygnatha Clerckii, C. Kocb, Die Arachnéen, t. XII, p. 146, fig. 1067. 1861. Pachygnatha De Geeri, Westring, Arancae Suecicae, p. 147.

1864. Pachygnatha De Geeri, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 521, pi. XXJI, fig. 255. 1866. Pachygnatha De Geeri, Menge, Prenssische Spinnen, t. I, p. 98, pi. XVI, fig. 30. 1870. Pachygnatha De Geeri, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 76. 1878. Pachygnatha De Geeri, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Pachygnatha De Geeri, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (1re partie), p. 9. 1881. Pachygnatha De Geeri, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 174.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. 2). — Céphalothorax brun noirâtre, semé de petits points serrés; les yeux du milieu sont disposés en carré aussi long que large ; ceux du second rang sont plus gros que ceux du premier.

Les chélicères, divergentes, sont brunes et ponctuées.

Le plastron, noir, est fortement semé de points.

Les pattes sont fauves.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

La palte-mâchoire (fig. 26) est fauve, avec le bulbe plus foncé; ce dernier, large, transversal, est plus court que la pointe du tarse.

L'abdomen est blanc, avec un étroit folium noir découpé, ouvert dans le centre et partagé horizontalement vers le bas par une ligne blanche festonnée ; dans la partie blanche du milieu se trouve un trait noir lancéolé, remplacé souvent par quelques points.

Femelle (fig. 2a). — Le céphalothorax noir, est fortement ponctué.

L'épigyne, placée fort en arrière, forme une simple fente droite.

L'abdomen est blanc, avec un grand folium non interrompu, découpé sur les bords et blanc dans le milieu; dans le centre, une ligne longitudinale noire et quelques petits traits horizontaux avec quatre points noirs souvent effacés dans la moitié supérieure; le ventre, foncé, porte deux lignes plus pâles, plus ou moins visibles.

Cette araignée est extrêmement commune partout; on la trouve pendant toute l'année; l'hiver, elle se blottit sous les mousses et les détritus; j'en ai vu errer sur la neige avec autant de vivacité que pendant l'été.

Sa toile est simplement formée d'un réseau très irrégulier, placé dans l'herbe et plus rarement dans les angles de mur ou contre des arbres; elle l'abandonne souvent pour en construire une autre à quelques pas de là ; elle semble affectionner surtout les endroits humides.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

Commune dans tout le pays.

Répandue partout.

Toute la France.

Belgique.

Hollande.

France.

Angleterre.

Commune partout. — Irlande.

AuTIWCHK-HoNGKIt:.

Environs de Vienne. — Hongrie : S. Ujhely, ^érospntak, Tokay, Szerencs, Pâczin, Vinna, Bârtfa, Kassa, Kôrtvélyes, Rank, Torna, Felfalu, Sopron, Budapest, Anina. Baziâs, Tasnâd, Szamosujvar. Kolozsvâr, Torda, Brassô, etc. — 'lyrol.

On rencontre également cette araignée en Allemagne, en Italie, en Suède-Norwège, en Danemark et en Bussie.

PACHYGNATHA LISTERI, Sundevall, 1830.

(PI. XII, fig. 8, Ha, %èb, ?c, M.)

1850. Pachygnatha Listeri, Sumlevall, Svenska Spindlarnes beskrifniuy, p. 210.

1857. Linyphia maxillosa, Walekenner (ad partem) , Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. Il, p. 268.

1841. Manducllus limatus, Blackwall, The differ. in (lie nvmb. of eijes, etc., p. 667.

1847. Linyphia manducala, Walckenatyp, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. IV, p. 482.

1861. Pachygnatha Listeri, Weslring, Araneae Suecicae, p. 146.

1864. Pachygnatha Listeri, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 520, pi. XXII, (ig. 254.

1866. Pachygnatha Listeri, JMenge, Preussische Spinnen, t. I, p. 96, pi. XVI, ta h. XXIX.

1867. Pachygnatha Clerckii, Ohleit. Vie Âraneiden oder echten Spinnen (1er Provinz Preussen, etc., p. 50. 1870. Pachygnatha Listeri, Tliorell, Remarks on Synonyms, p. 75.

1878. Pachygnatha Listeri, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent de

Belgique.) 1881. Pachygnatha Listeri, E. Simon, Les Arachnides de France, i. V (Jre partie), p. 10 1881. Pachygnatha Listeri, Cambridge, Spiders of D'or set, t. I, p. 174.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. 3). — Céphalothorax brun-rouge, finement pointillé; dans le milieu se trouve une bande noirâtre, longitudinale, étroite en avant, éloilée sur la partie thoracique.

Les pattes sont rougeâlres, moins foncées que le plastron, qui est fortement ponctué.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 5.

La patte-mâchoire (fig. 3c) esl fauve, avec le bulbe noir; l'apophyse du tarse, presque aussi longue que le bulbe, se termine par une petite pointe recourbée.

L'abdomen est fauve-brun, bordé de blanc jaunâtre; dans le milieu, une série de taches blanches disposées obliquement par paires; la partie biune forme le folium, qui n'est pas découpé sur les bords.

J'ai rencontré plusieurs fois une intéressante variété (fig. 3a) dont l'abdomen était presque entièrement couvert par un folium uni, d'un noir intense, bordé de blanc-fauve.

Femelle (fig. 36). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 3d) consiste en une fente marquée d'un pelit rebord cintré, rougeâtre.

L'abdomen est blanchâtre sur les côtés; le folium, brun- rouge, plus pâle que celui du mâle, est festonné sur les bords; dans le milieu se trouvent deux séries de points blancs et quelques points rougeâlres sur les côtés; le ventre esl brun plus ou moins foncé, avec deux petites bandes claires souvent presque effacées.

Cette espèce moins fréquente que la précédente, habite plutôt les lisières et les allées des bois, où elle s'établit dans les plantes basses et les graminées.

Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

On la rencontre dans toutes nos provinces.

Partout (assez rare).

Toute la France (E. Simon).

hollandk. Varanno, Sztropkô, Torna, Budapest, V. Nagy-Szeben.

Assez répandue. — Irlande.

Angleterre.

Russie.

Jekaterinoslaw. — Crimée : Simferopol. — Sibérie occidentale : vallée inférieure de la Chongor jusqu'au confluent de la Volokovka.

On a signalé cette espèce en Allemagne, en Suède-Norwège et en Suisse.

SYNONYMIE

PACHYGNATHA CLERCKII, Sundevall, 1823.

(PL XIII, fig. 4, la, ib, le, \d.)

1823. Pachygnatha Clerckii, Sundevall, Spécimen Academ. Gen. Aran. Suec. exhibeus, p. 16.

182 . Theridium maxillosum, Hahn, Monogr. Aran., 4, pi. IV, fig. B.

1833. Manduculuus ambigus, Blackwall, Charact. of some undescr. gen., etc., in Lond. and Edimb. Phil.

Mac, 3e série, t. III, p. 111.

1837. Pachygnatha Listeri, C. Koch, Uebersichl des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 10. 1837. Linyphia maxillosa, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 268. 1837. Linyphia Clerckii, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 270. 1861. Pachygnatha Clerckii, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 144.

1864. Pachygnatha Clerckii, Blackwall, Spideis of Great Britain, t. II, p. 318, pi. XXII, fig. 233. 1866. Pachygnatha Clerckii, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 95, pi. XVI, tab. XXVIII. 1870. Pachygnatha Clerckii, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 75. 1878. Pachygnatha Clerckii, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.

de Belgique.) 1881. Pachygnatha Clerckii, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, lre partie, p. 11. 1881. Pachygnatha Clerckii, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 173.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. la). — Céphalothorax fauve-brun, pointillé, enlouré d'une bande brune festonnée ne touchant pas le bord; dans le milieu se trouve une ligne noire, élargie dans la partie céphalique et dans la partie thoracique.

Les chélicères (fig. ib et le) sont longues; le crochet porte au milieu une forte dent, large et aiguë; le bord de la rainure porte du côté supérieur une dent noire assez longue, puis une pointe plus courte, et, vers l'extrémité, une pointe plus large et moins saillante; l'autre côté présente quatre petites dents égales.

Les pattes sont fauves et le plastron brun rougeâtre.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

La patte-mâchoire (fig. ici) est rougeâtre, avec le bulbe brun; l'apophyse du tarse est un peu moins longue que le bulbe.

L'abdomen est fauve, avec deux larges bandes noirâtres rapprochées aux deux extrémités; dans le milieu se trouve un trait noir légèrement ramifié.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax est plus pâle que celui du mâle; les pattes sont semblables.

Les chélicères sont armées au bord supérieur de la rainure de trois dents placées à égale distance les unes des autres.

L'épigyne forme une simple fente transversale.

L'abdomen, plus pâle que celui du mâle, présente les mêmes dispositions.

Celte espèce est moins commune encore que les deux précédentes ; ses mœurs me semblent les mêmes; elle paraît affectionner davantage le voisinage de l'eau; je l'ai fréquemment rencontrée en soulevant des pierres au bord des i uisseaux.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

A peu près partout.

Toute la France (E Simon).

Belgique On la rencontre isolément dans toutes nos provinces.

Hollande.

France.

Suisse.

Environs de Lucerne, vallée de la Reuss. — Tessin : Mendrisio. Lugano.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Toute l'Angleterre. — Irlande.

Bavière. — Silésie. — Saxe. — Prusse.

Bohême. — Gallicie. — Tyrol. — Hongrie : S. Ujhely, Sârospatak, Tokay, Szerencs, Monok, Szôllôske, Pâczin, Vinna, Klastromalja, Budapest, Szamosujvar, etc.

Russie méridionale.

Russie.

suède-jnorwège.

Danemark.

SYNONYMIE

8me Famille : ULOBORID^.

1850. Mithraides, C. Koch (ex parte), Uebersicht des Arachniden- Systems, 1864. Epeiriformes, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des araignées. 1870. UloborinjE, Thorell (sous-famille), On European Spiders, p. 64. 1874. Uloborid.*:, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 164.

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

Le céphalothorax, quelquefois élevé vers la région céphalique, est plus long que large, Ml coupé presque droit par dessous, avec une dépression plus ou moins indiquée dans le milieu; il est toujours revêtu d'une épaisse couche de poils. Les yeux sont disposés sur deux lignes bien séparées ; le bandeau, étroit, est moins large que l'aire oculaire.

Les filières principales, disposées en carré, sont un peu plus longues que les inférieures; elles sont formées de deux articles.

^v La patte-mâchoire du mâle est très peu longue ; le bulbe est simple.

Le mâle est souvent dépourvu de cribellum. ^^T La femelle est munie d'un cribellum et d'un calamistrum bien indiqué.

Les tarses sont armés de trois griffes et de griffes auxiliaires semblables à celles des Epeiridœ,

L'abdomen, muni de deux stigmates épigastriques, est recouvert de poils épais laissant entre eux des vides qui forment des creux longitudinaux.

Genre ULOBORUS, Lalreille, 1806.

1806. Lloborus, Latreille, Gênera Crustaceorum et Insectorum, etc., 1. 1, p. 109.

1857. Uloborus, Walekenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 227.

1855. Phillyra, Henz (ad partem), Aran. ofthe United States, in Bost. Journ. of Nat. Hist., t. VI, p. 25.

1859. Veleda. Blackwall, Doser, of six reccntly dise, spec, etc , p. 95.

1864. Veleda, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. I, p. 150.

1864. Uloborus, ë. Simon (ad parteni), Histoire naturelle des araignées, p. 244.

1870. Uloborus, Thorell, On Furopean Spiders, p. 65.

1874. Uloborus, E. Simon, Les Arachnides de France, I. I, p. 165.

1881. Uloborus, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. Il, p 284.

CARACTÈRES DU GENRE

Céphalothorax parfois élevé dans la partie céphalique et bien arrondi sur les côtés. Les yeux sont disposés sur deux lignes courbées en sens inverse. Le plastron, étroit, se termine en pointe dans le bas; la lèvre, large, courte, est arrondie au-dessus.

Les pattes, disposées dans l'ordre suivant: 1, 2, 4, 3, sont armées d'épines courtes aux tibias et aux métatarses; les griffes des tarses sont assez épaisses, courtes et munies de longues denticulations; l'inférieure, plus courte, recourbée, ne présente qu'une seule petite dent.

Chez les mâles, il n'y a pas de calamislrum aux métatarses des pattes postérieures; ils sont aussi dépourvus de cribellum; ces organes sont, au contraire, bien développés chez les femelles.

ULOBORUS WALCKENAERIUS, Latreille, 1806.

(PI. XIV, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d.)

1806. Uloborus Walckenâerius, Latreille, Gênera Crustaceorum et Insectorum, etc., I. I, p. 100.

1851. Uloborus Walckenâerius, Ilahn, Die Arachniden, t. 1, p. 122, fig. 92.

1841. Uloborus Walckenâerius, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. 11, p. 228, pi. 20, tig. 1.

1859. Veleda lineata, Blackwall, Descriptions of six recently discovered species, and characters of a new genus of Araneida (Annai.s and Magazine of Natural History, 3e série, vol. III.)

1869. Uloborus Walckenaerh, Thorell, On Furopean Spiders, p. 65.

1870. Uloborus Walckenaerh, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 434.

1874. Uloborus Walckenaerh, E. Simon, Les Arachnides de France, t. I, p. 170. 1881. Uloborus Walckenaerh, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 285.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 3a). — Céphalothorax fauve, marqué de quatre traits noirâtres longitudinaux; le plastron, noir, garni de poils blancs, est assez effilé.

Les pattes sont fauves; celles de la première paire sont beaucoup plus rouges.

Ordre de longueur des pâlies : 1, 4, 2, 3.

L'abdomen, élancé, est blanc, marqué d'une ligne foncée dans le milieu.

La patte-mâchoire (fig. 3c) est courte; le tarse semble former corps avec le bulbe; celui-ci est entouré d'une ligne noirâtre.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle.

Les pattes portent de larges anneaux rougeâtres aux deux premières paires. Le métatarse est pourvu d'un calamistrum très visible (fig. 3rf).

L'épigyne (fig. 36) est pourvue d'un tubercule séparé en deux pointes aiguës.

L'abdomen, plus large que celui du mâle, est blanc; la pubescence qui le recouvre forme des sillons élevés longitudinaux; entre ces sillons existent quelquefois des traits noirs extrêmement fins; le ventre présente dans le milieu une partie noire bordée de lignes blanchâtres.

MOEURS

Celte araignée est très rare en Belgique; je ne l'ai rencontrée qu'une seule fois; elle se tenail au cenlre de sa toile, dans une partie sablonneuse et bien découverte d'un bois- elle avait les pattes étendues comme les Télragnalhes.

Les fils qui composent la toile sont épais et comme cardés; cette disposition est due à la présence du calamislrum et du cribellum : le fil, à la sortie des filières, s'applique sur le cribellum; l'araignée y applique alors une des pattes postérieures qu'elle remue vivement par un mouvement de va-etvient; elle rend ainsi ce fil plus rêche. Nous parlerons plus longuement de ces singuliers organes à propos des araignées chez lesquelles ils sont mieux développés.

Je n'ai pas eu l'occasion d'observer le cocon.

DISTRIBUTION Luxembourg : Redu.

GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

France.

Paris (rare), Fontainebleau, [Normandie, Vaucluse, Digne (commune). — Bourg d'Oisans. — Provence. — Corse (commune).

Allemagne, Bavière : Environs de Nuremberg. — Prusse : (Nassau, Bonn, Wiesbaden.

Tessin : Mendrisio, Lugano

Dorset : Bloxworth. — Lindhurst-Heath.

AlNGLtTLRRE.

Espagne.

Je l'ai reçue sans désignation de localité.

AUTRICHE-HONGRIE

Tyrol. — Hongrie : Monok, Kôrtvélyes, Zavadka Simontornya, Bazias, Buccari, etc.

Italie.

Répandue en Italie. — Sardaigne.

Russie méridionale.

Palestine : Jéricho, Jérusalem.

Russie.

Turquie d'Asie.

SYNONYMIE

9me Famille : THERIDIONIDiE.

1805. TextorijE, Retiaroe, NoDULARiiE, Walckenaer, Tableau des Aranéides.

1835. Theridides, Sundevall, Conspeclus Arachnidum.

1857. Theridides, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems, t. V, p. 6.

1864. THERiDiiDiE-LiNYPHiiD^:, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. II, pp. 175, 210.

1864. Theridiformes, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des Araignées.

1866. TherididjE-LinyphidjE, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. I, pp. 100, 146.

1870. TheridioidjE, Thorell, On European Spiders, p. 73.

1878. TheridioniD/E, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. TheridioniDjE, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, lre partie, p. 13.

1881. Theridiides, Cambridge. Spiders of Dorset, t. I, p. 79; t. II, p. 429.

CARACTÈRES DE LA FAMILLE

Céphalothorax presque toujours plus long que large; il devient plus étroit et s'élève en avant; il est marqué de stries, dont les deux premières, les stries céphaliques, sont les mieux marquées.

Les yeux sont disposés sur deux lignes transversales ; le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire, sauf chez les Tapinopa. Les chélicères sonl presque toujours perpendiculaires.

Les filières, courtes, composées d'un seul article, sonl au nombre de six; les quatre de côté forment un carré; les deux autres sont plus épaisses.

La troisième paire de pattes est toujours la plus courte, et la seconde est toujours plus courte que la première.

Les tarses sonl armés de trois griffes denticulées, sans griffes auxiliaires. La largeur du bandeau est un caractère important, à l'aide duquel on distingue immédiatement les Theridionidœ des Epeiridœ, chez lesquels ce bandeau est toujours étroit.

Les mâles de quelques espèces de la famille des Theridionidœ possèdent des organes stridulatoires, surtout dans les genres Crmtulina, Lithyphantes, Steatoda, etc.

A la base de Pabdomen, très mobile, et autour du pédicule qui le relie au céphalothorax, il existe un rebord dur, armé à sa face interne de dents rentrantes qui varient selon les espèces; en arrière du céphalothorax, on remarque un espace légèrement convexe, lisse et strié finement en travers; le rebord de l'abdomen, en frottant contre ces stries, produit une stridulation semblable à celle que Ton remarque chez quelques Longicornes.

Campbell (1) a constaté que chez Cruslulina guliala, le rebord existe dans les deux sexes; chez le mâle, le cercle est entier et denté; chez la femelle, lé cercle est composé de deux segments, et au lieu de dents on y voit des stries et des granulations. Chez Steatoda bipunclata, L., l'organe manque complètement chez la femelle.

C'est Westring qui a découvert cet organe chez Asagena phalerale , Panz.

Genre ERO, C. Koch, 1837.

SYNONYMIE

1805. Theridion, Walckenaer (ad partem), Tableau des Aranéides, p. 72 (8mo famille : Tuberculat^;).

1837. Ero, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems, t. 1, p. 8.

1861. Ero, Westring, Araneae Suecicae, p. 148.

1864. Ero, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 182.

1864. Theridion, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. Il, p. 175.

1866. Ero, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 146.

1870. Ero, Thorell, On European Spiders, p. 89.

1878. Ero, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Ero, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 31.

1881. Ero, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 232.

<jQ^ Céphalothorax court, fortement élevé dans le milieu, s'abaissant ensuite brusquement en arrière; le front est large.

Les yeux sont disposés sur deux lignes; ceux du milieu forment un carré plus large antérieurement; ceux de côté se touchent et sont placés sur une petite saillie; le bandeau est beaucoup plus large que l'ensemble des yeux; les chélicères sonl plus longues que le bandeau, avec la rainure denticulée.

L'abdomen est très élevé, presque toujours plus haut que long et ordinairement muni de tubercules.

Les paltes, longues et fines, sonl armées d'épines et garnies de crins.

T. M. Campbell, Trans. Linn. Soc, t. XV, 1880, pp. 152-155.

Le plastron, un peu plus long que large, est triangulaire; la lèvre, arrondie à l'extrémité, est assez grande el beaucoup plus longue que large; les lames maxillaires, très allongées, sont penchées obliquement sur la lèvre, qu'elles dépassent de beaucoup sans toutefois se toucher.

SYNONYMIE

ERO TUBERCULATA, De Geer, 1778.

(PI. XV, fi g. \, la, ib, le.)

1778. Aranea tlberculata, De Geer, Mémoires pour servir à Fhisloire des insectes, t. VII, p. 226,

pi. XIII, fig. 1-9.

1836. Ero tuberculata, C. Kooh, in Herrich Schaeffer, Deulschl. Insekten, 138 (Deutschl. Crust., Myriap.

und Ârachn., 5), 3, 4.

1845. Ero atomaria, C. Koch, Die Arachniden, p. 106, fig. 1053. 1861. Ero tuberculata, Weslring, Araneae Suecicae, p. 150.

1866. Ero tuberculata, Menge, Preussische Spinnen, i. I, p. 149, pi. XXVIII, tab. LXII.« 1870. Ero tuberculata, Thorell, Remarks on Si/nonyms, p. 77. 1881. Ero tuberculata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 235. 1881. Ero tuberculata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, lrc partie, p. 54.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle. — Céphalothorax fauve grisâtre, entouré d'une bordure noire offrant une ou deux dents vers le haut el s'élargissant en arrière; dans le milieu se trouve un trait noir élargi et présentant souvent deux très petites ramifications dans le centre; les yeux sont placés sur un espace noir prolongé en arrière de chaque côté des yeux latéraux, par deux taches noires allongées; les yeux sont disposés sur deux lignes droites; les yeux du milieu du premier rang sont très gros el placés à égale distance les uns des autres; ceux du milieu du second rang sont plus rapprochés entre eux que des latéraux; le bandeau est traversé par une ligne noire un peu découpée.

Les pattes sont longues, avec des anneaux foncés à la base, au milieu et à l'extrémité des fémurs ainsi qu'au milieu et à l'extrémité des tibias, et au bout des métatarses.

Ordre de longueur des pailes : 1, 2, 4, 5.

La patte-mâchoire a le tarse et le bulbe plus foncés; le tarse présente à sa base une longue apophyse dirigée en arrière et une autre apophyse plus noire, terminée en crochet très fin.

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax et les pattes sont presque semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. \b) forme un carré noirâtre saillant, muni d'un petit tubercule arrondi placé sur les angles.

L'abdomen (fig. la), élevé, est même plus haut que long, muni de crins et portant quatre tubercules dont les antérieurs sont les plus forts; la partie supérieure, jusqu'à la hauteur des tubercules, est marquée d'une ligne longitudinale noire, coupée de traits horizontaux qui s'étendent vers les parties latérales et sont bordés de blanc. La partie inférieure est fauve, parfois traversée de deux bandes brunes.

Cette jolie araignée se rencontre rarement: elle vit très cachée; son cocon se trouve fréquemment dans les anfracluosités des talus ombragés et humides, parmi les mousses des bois et dans les endroits marécageux. Ce cocon (fig. 4 c), suspendu par un long pédicule de soie, est recouvert d'un réseau de fils solides et rougeâtres; je l'ai observé souvent dans les bruyères de la Campine, suspendu à une lige dans le haut de la plante; il contient de huit à douze œufs assez gros. Je n'ai jamais pu voir la toile de cette araignée qui apparaît aux premiers beaux jours de l'été et qui souvent se retire en automne, pour hiverner, sous les mousses ou sous les détritus.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

BeLGIQI E.

Brabant : Boilsfort, Groenendael, La Hulpe, Tervueren, Uccle, Bixensart, Bous\al.

Anvers : Calmplhoul. Contich, Arendonck, Hérenthals. Hoogstraeten.

Namur : Dinanl, Dave, Yvoir. Ansercmme, Beauraing. Hastière.

Limbourg : Genck.

Luxembourg : Laroche, Melreux, Barvaux, Bornai, Redu.

Liège . Kemouchamps.

Environs de JVJaestrieht.

Toute la France (E. Simon). — Corse.

Dorsetshire : Bloxworth. — Workingham.

Hollande

Framce.

AiNGLETi BRE.

Allemagne.

Prusse : Environs de Bonn. — Je l'ai reçue plusieurs fois sans désignation de localité.

Suisse.

Canton du Tessin : Lugano.

Autriche-Hongrie.

Bohême. — Hongrie : Comitat de Zemplin Italie septentrionale.

Bavière.

Italie.

Suède-Norwège.

Turquie d'Asie.

Palestine.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

ERO FURCATA, Villers, 1789.

(PI. XV, fig. % 2a, 26, 2c, 2d.)

Aranea furcata, Villers, Caroli Linnaei Entomologia, Fauna Suecicae descriptionibus aucta, etc., t. IV, p. 129.

Theridium thoracicum, Wider, Zool. Mise. Arachn., p. 213 (218), pi. XIV, fig. 11.

Ero variegata, C. Kocli, in Herrich Sehaelïer, Deutschl. Ins., \3& (Deutschl. Crust., Myriap. und

Arachn., 5), 5, 6.

Tiieridion variegatum, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aplères), t. Il, p. 352. Theridion callens, Blackwall, The différence in the number ofeyes withwhich spiders are provided,

proposed as the basis of their distribution into tribes, etc., p. 627. Ero variegata, Westring, Araneae Suecicae, p. 149.

Tiieridion variegatum, Blackwall, Spiders of Great \Sritain, t. II, p. 203, pi. XIV, fig. 134. Ero variegata, Mengc, Preussische Spinnen, t. I, p. 147, pi. XXVIII, lab. LXI. Ero atomaria, Olilcrt, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 81. Ero variegata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 77. Ero thoracica, Cambridge, Spiders of Dorsef, t. I, p. 233. Ero furcata, E. Simon, Les Arachnides de France, I. V (1re partie), p. 36.

Mâle. — Le céphalothorax, rougeâtre, largement bordé de noir, porte en outre une fine ligne noire médiane, élargie en triangle dans le milieu.

Les yeux sont disposés sur deux lignes, dont Tune, la supérieure, est droile, et l'autre très légèrement courbée; le bandeau, fauve, est traversé par une petite bande foncée; on remarque trois taches rougeâtres sur les côtés du plaslron et un trait noir à l'extrémité.

Les pattes, longues, sont annelées de brun.

Ordre de longueur îles pattes : 1, 2, 4, 3.

MOEURS

La patte-mâchoire (fig. 2c) est pâle, avec le tarse et le bulbe plus foncés; le tarse porte dans le bas une forte apophyse qui se divise en trois denticulations, et une seconde apophyse noirâtre, plus longue, armée en arrière d'une petite denticulafion.

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, lui ressemble comme coloration.

Femelle (fig. % 26). — Le céphalothorax et les pattes sont presque semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 2a) porte dans ses angles une petite fossette; elle est en outre marquée d'un rebord rougeâtre.

L'abdomen, très élevé, semé de crins, porte deux petits tubercules dans le haut; la partie qui précède ces tubercules est noirâtre, avec des points fauves un peu plus pâles, plus ou moins bien indiqués; la partie inférieure est fauve blanchâtre, bien marquée; on y remarque un petit trait horizontal court, suivi d'un second trait qui s'élargit fortement sur les parties latérales.

Cette araignée est beaucoup moins commune en Belgique que l'espèce précédente; elle vit à la lisière des bois; son cocon, suspendu par un long pédicule, sans réseau extérieur, est aussi beaucoup plus rare.

Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant • Environs de Bruxelles, forêt de Soignes.

Hollande.

Limbourç.

Toute la France (E. Simon); commune dans le centre de la France.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. — Pays de Galles. — Hertfordshire.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Italie.

suède-norwège.

Les Ero étrangères à notre faune sont : Ero aphana, Walckenaer. — Ero flammeola, E. Simon

Bavière. — Prusse : Environs de Bonn.

Tyrol.

Lombardie.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre EPISINUS, Latreille, 1809.

• 1809. Episinus, Latreille, Gênera Crustaceorum et Jnsectorum, t. IV, p. 571.

1861. Episinus, Westring, Araneae Suecicae, p. 193.

1864. Theridion, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. II, p. 175.

1864. Episina, E. Simon, Histoire naturelle des araignées, p. 404.

1870. Episinus, Thorell, On European Spiders, p. 79.

1878. Episinus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Episinus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 40.

1881. Episinus, Cambridge, Spiders of Dorset, i. 1, p. 80.

(7) Céphalothorax très large, bien arrondi sur les côtés; la partie céphalique, courte, s'élève un peu, et la partie thoracique est marquée d'une dépression longitudinale bien visible.

Les yeux sonl disposés sur deux lignes; ceux du milieu forment un carré un peu plus long que large; les yeux de côté ne se louchenl pas; le bandeau, légèrement creusé sous les yeux, est toujours plus large que Taire oculaire; les chélicères sont courtes et droites.

Le plastron, 1res allongé, devient beaucoup plus élroil en arrière; la lèvre est relativement grande et arrondie par-dessus.

Les lames maxillaires dépassent la lèvre; elles sonl presque droites et assez larges. L'abdomen, allongé, est tronqué en arrière. Les pattes, fortes et longues, sonl munies de crins aux tibias el aux patellas.

SYNONYMIE

EPISINUS TRUNCATUS, Latreille, 1809.

(PI, XV, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d, 3e. 3f.)

1809. Episinus truncatus, Latreillc, Gênera Crustaceorum el Inseclorum, etc., l. IV, |>. 371.

1836. Theridium angulatum, Blackwall, Characters ofsome undescribed Species ofAraneida (London and

Edinb. Phil. Mac. N.), vol. VIII, p. 483.

1837. Episinus truncatus, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. Il, p. 575. 1845. Episinus algericus, Lucas, Exploration de l'Algérie. Arachnides, p. 269, pi. XVII, fig. 11. 1864. Theridium angulatum, Blackwall, Spiders of Great Britaiu, I. II, p. 202, pi. XV, fig. 155. 1870. Episinus truncatus, Tliorell, Remarks on Sgnongms, p. 96.

1878. Episinus truncatus, L. Berker, Catalogne des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc.ent.dk

1881. Episinus truncatus, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. I, p. 80. 1881. Episinus truncatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 43.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. 3«). Céphalothorax fauve, finement bordé de noir, avec une bande foncée dans le milieu, plus ou moins distincte; les yeux, posés sur un espace noir (fig. 3r/), sont disposés sur deux lignes un peu courbées; le plastron, ponctué, est bordé de noir; les pattes, assez longues, sont marquées d'un anneau foncé à l'extrémité des fémurs des deux premières et de la dernière paires; il y a quelquefois des traces d'annulations sur les tibias.

Ordre de longueur dos pâlies : 1, 4, 2, 3.

La patte-mâchoire (fig. 3e) porle deux petites pointes à l'extrémité du bulbe.

L'abdomen, plus étroit el moins élargi du bas que celui de la femelle, présente les mêmes dessins moins nettement indiqués.

Femelle (fig. 3, 36, 3c). — Le céphalothorax, fauve plus ou moins foncé, bordé de noir, porte une ligne foncée médiane étoilée dans le centre, fine en remontant et s'élargissant ensuite vers la partie noire qui supporle les yeux.

Les pattes sont annelées; quelquefois les fémurs, la palella el le tibia de la première paire sont fortement rembrunis.

L'épigyne (fig. 3/), presque ronde, présente dans le milieu une grande plaque rougeâtre qui forme saillie, partagée elle-même par une petite strie longitudinale.

L'abdomen, assez allongé, s'élargit en arrière el forme deux angles saillants tuberculeux; il porte un folium, clair, bordé de noir, et une bande centrale longitudinale foncée, sinueuse; le folium coupé carrément à la hauteur des tubercules, esl bordé à cel endroit d'une ligne ou de quatre points blancs qui se louchent; la partie inférieure, qui suit le folium, esl foncée.

L' Episinus truncatus est assez rare en Belgique; je ne l'ai jamais observé que dans nos provinces montagneuses; sa toile se compose de quelques fils croisés irrégulièrement; il' vit parmi les herbes sèches, les bruyères et grimpe même sur les buissons, mais jamais très haut.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Liège : Modave, Spa, Remouchamps.

Belgique.

Hollaivde

Je l'ai reçue deux fois sans désignation de localité.

France.

Toute la France (E. Simon) — Corse.

Angleterre.

Dorselshire : Bloxworlh — Nord du pays de Galles.

Allemagne.

Bavière. Silésie. — Prusse : Environs de Bonn.

Autriche- Hongrie.

Tyrol. — Hongrie. - Bohême

Italie.

Vénétie, Lombardie. Piémont. — Ile d'Ischia (golfe de Naplcs).

Tessin : Mendrisio, Lugano, l.ocarno.

Je l'ai reçue sans désignation de localité. Sud de la Russie : Nikopol, Simferopol. Algérie. — Maroc.

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