‹ Les arachnides de Belgique (volume 2)Chapitre 5 sur 23 · ESPAGNE · texte numérisé non relu

ESPAGNE

Russie.

Afrique.

Slède-Norwège.

Les Episinus étrangers à notre faune sont : Episinus theridioides, E Simon. — Episinus lugubris, E. Simon. — Episinus maculipes, Cavanna (?).

SYNONYMIE

Genre NESTICUS, Thorell, 1870.

1805. Theridion, Walckenaer (ad parlem), Tableau des Aranéides, p. 72 (4me famille : Crypticol^).

1837. Linyphia, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 233.

1841. Meta, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. VIII, p. 123.

1859. Theridium, Thorell (ad partem), Om Clercks original-Spindelsamling, p. 150.

1861. Theridium, Westring (ad partem), Araneae Suecicae, p. 151.

1864. Linyphia, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Rritain, t. II, p. 210.

1864. Linyphia, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des araignées, p. 222.

1870. Nesticus, Thorell, On European Spiders, p. 88.

1878. Nesticus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Nesticus, E. Simon, Les Arachnides de France., t. V (lre partie), p. 45.

CARACTÈRES DU GENRE

X Céphalothorax court, large, peu élevé, avec une strie profonde au milieu de la partie thoracique.

Les yeux sont disposés sur deux lignes; ceux du milieu forment un carré plus étroit en avant et aussi large que long; ceux de côté se touchent; les chélicères sont plus longues que le bandeau et dépourvues de denliculalions au bord de la rainure.

Le plastron, un peu plus long que large, est diminué dans le bas; la lèvre, large, est coupée carrément par-dessus; les lames maxillaires la dépassent de la moitié; elles sont néanmoins courtes et très légèrement inclinées.

Les pattes, très longues, sont garnies de crins épars et dépourvues d'épines. Le tarse de la patte-mâchoire du mâle porte une longue apophyse à la base.

SYNONYMIE

NESTICUS GELLULANUS, Clerck, 1757.

(PL XV, fig. 4, 4a, 4b, 4c,

1757. Araneus cellulanus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 62, pi. IV, (ah. XII.

1789. Aranea cellulana, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 211.

1790. Aranea cellularia, Meyer, Ueber einige Spinnen der GôUingischen yegend, etc., p. 11. 1793. Aranea cellulina, Martyu, Aranei, or a nalural history of Spiders, etc., p. 28. 1802. Aranea crypticola, Walckenaer, Faune parisienne, t. Il, p. 207.

1804. Aranea crypticola, Latreille, Histoire naturelle des crustacés et des insectes, t. VII, p. 230.

1805. Theridium crypticolens, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 75. 1834. Linyphia pallidula, Blackwall, Researches in zoology, p. 403.

1857. Linyphia crypticolens, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 275.

1841. Meta cellulana, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 123, fig. 691, 692.

1861. Theridium cellulanum, Westring, Araneae Suecicae, p. 154.

1864. Linyphia crypticolens, Blackwall, Spiders of Greal Ihitain, t. II, p. 224, pi. XVI, fig. 148.

1869. Nesticus cellulanus, Thorell, On European Spiders, p. 88.

1870. Nesticus cellulanus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 79.

1878. Nesticus cellulanus, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Relgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1881. Nesticus cellulanus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 46.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 4a). — Céphalothorax fauve rougeâtre ou verdâtre, finement bordé de noir; il porte

dans le milieu une petite bande noire qui n'arrive pas jusqu'au front; on remarque souvent deux faibles élargissements dans sa longueur; le bandeau présente dans le milieu de son bord antérieur une petite lâche foncée.

Les paltes, longues, sont annelées.

Ordre de longueur des pattes : I, 2, 4, 3.

La patte-mâchoire (fig. 4c) a la base du tarse fortement prolongée en forme d'apophyse, coudée, puis relevée brusquement, creusée, avec les bords sinueux et l'un des angles de son extrémité prolongé en pointe fine.

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, présente les mêmes dessins, souvent un peu effacés.

Femelle (fig. 4). — La bande du milieu du céphalothorax est souvent mieux indiquée et presque toujours plus large que celle du mâle.

Les yeux (fig. 4c/) sont disposés sur deux lignes, dont la supérieure est courbée en arrière et l'antérieure presque droile; les yeux du milieu du premier rang sont beaucoup plus petits que les

autres.

L'épigyne (fig. 46), rougeâtre, présente deux fosselles ovales placées obliquement dans le

milieu.

L'abdomen, court, ovale, presque rond, est fauve grisâtre; dans le haut, on distingue une ligne noirâtre horizontale, plus mince dans le milieu; plus bas, de chaque côté d'un espace clair qui se termine en pointe par dessous, sont de larges bandes noires, découpées, qui se prolongent sur les parties latérales, et plus bas encore sont quelques traits noirs transversaux.

Les pattes sont annelées comme celles des mâles.

MOEURS. Ce Nesticus vit le plus souvent dans les caves, où il tend sa toile irrégulière dans les angles des

plafonds; on me l'a rapporté en très grand nombre du fond de la houillère de Bernissart, dans une "alerie à plus de six cents mètres de profondeur; les nombreux fils tendus dans tous les sens

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

étaient couverts de pelits moucherons; je l'ai rencontré communément sous la voûte obscure qui sert d'entrée à la grotte de Tilff; il se lient aussi sous les pierres; j'ai vu des mâles courir avec vivacité dans une carrière abandonnée, au bord du Hoyoux, près de Modave; la démarche de la femelle est assez lente.

Belgique.

Liège : Modave (pont de Bonne). Tilff (grotte), Remouchamps. Hainaut : Bernissart (houillère).

Namnr : Han-sur-Lesse.

Luxembourg : Laroche, Houffalize.

France

Partout (E. Simon) dans les caves et les grottes

Angleterre Hertfordshire. — Berwickshire. Cornouailles. — Ecosse : Glascow.

Bavière. — Prusse : Environs de Bonn. — Silésie.

Italie

autriche-hongrie.

Ile d'ïschia.

Hongrie : Ujhely.

Les Nesticus étrangers à notre faune sonl : Nesticus eremila, E. Simon. — Nesticus speluncarum, Pavesi.

SYNONYMIE

CARACTÈRES

û Céi

Dl GENRE.

Genre THERIDION, Walckenaer, 4805.

Theridion, Walckenaer (ad parti m), Tableau des Aranéides, p. 72 (tre famille : Ovat^e ; 3me famille

Turgidje).

Theridium, Sundevall (ad pariem), Conspeclus Arachnidum Dissertalio academica, p. 16. Steatoda, Sundevall (ad pariem), Conspeclus Arachnidum Dissertalio academica, p. 16. Steatoda, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden- Systems. Ero, C. Koch (ad pariem), Uebersicht des Arachniden- Sy stems ', t. V, p. 16. Theridium, Weslring (ad pariem), Araneae Suecicae, p. 151. Theridion, Blackwall (ad pariem), Spiders of Gréai Britain, I. Il, p. 175. Theridium (sous-genre Theridio), E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 167. Steatoda, Menge, Preussische Spinnen, t. I, p. 150. Theridium, Menge, Preussische Spinnen.

Neottiura, Menge, Preussische Spinnen, t. Il, p. 162. Theridium, Thorell (ad pariem), On Européen Spiders, p. 92. Phyllonetis, Thorell (ad pariem), On European Spiders, p. 90.

Theridion, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.) Theridion, E. Simon, Les Arachnides de Finance, l. V (1re partie), p. 49. Theridion, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 82.

f"\ Céphalothorax ovale, avec le front étroit.

Les yeux sont disposés sur deux lignes; ceux du milieu forment un carré aussi long

que large; ceux de côté se louchent et sont légèrement soulevés; le bandeau est au moins aussi large que Paire oculaire; les chélicères, peu larges, sont plus longues que le bandeau.

Le plastron est diminué en arrière, en forme de triangle; la lèvre, plus large que longue, varie de forme; les lames maxillaires la dépassent de beaucoup; elles s'inclinent sur la lèvre, puis deviennent presque droites.

Les pattes, fines, sont longues, le plus souvent dépourvues d'épines, et munies de crins sur les tibias.

Les griffes supérieures sont courbées fortement et denticulées dans la moitié inférieure; la griffe inférieure, 1res longue, présente quelquefois une petite dent près de sa base.

SYNONYMIE

THERIDION BIMACULATUM, Linné, 1767.

(PI. XVI, fig. i, la, Ib, le, Id, le, If, Ig, lh, ii.)

1767. Aranea bimaculata, Linné, Systema naturàe, éd. 12, 1,2, p. 1033.

1802. Aranea carolina, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 208.

1805. Theridium carolinum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 75.

1831. Theridium dorsiger, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 82, fig. 60.

1845. Theridium reticulatum, C. Koch, Die Arachniden, t. XII, p. 136, fig. 1059.

1850. Linyphia bimaculata, C. Koch, Uebersicht des Arachnidcn-Systems, t. V, p. 19.

1856. Theridium bimaculatum, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 94.

1861. Theridium bimaculatum, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 172.

1864. Theridion carolinum, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 192, pi. XIV, fig. 123.

1864. Theridion carolinum, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées,]). 167.

1868. Neottiura bimaculata, Menge, Prenssische Spinnen, t. Il, p. 165, pi. XXXI, lab. LXX1.

1870. Theridium bimaculatum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 87.

1870. Theridium brachiatum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 145.

1875. Neottiura bimaculata, E. Simon, Mémoires de la Société royale des sciences de Liège.

1873. Theridium pellucidum, E. Simon (variété), Mémoires de la Société royale des sciences de Liège.

1873. Neottiura pellucida, E. Simon (variété), Mémoires de la Société royale des sciences de Liège.

1878. Theridion bimaculatum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Theridion bimaculatum, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 91. 1881. Theridion bimaculatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 60.

DESCRIPTION. Mâle (fig. if). — Céphalothorax fauve plus ou moins foncé, souvent noirâtre sur les bords,

avec des lignes rayonnantes un peu distinctes.

Les yeux (fig. l*)sont disposés sur deux lignes presque droites; ils sont assez petits et presque tous de même grosseur; on observe dans le milieu du groupe deux crins assez longs.

Le plastron, en forme de triangle, présente un tubercule dans le haut.

Les pattes, longues, sonl fauves, unies; le fémur de la quatrième paire porte un petit tubercule à sa base; ce tubercule pointu est très distinct.

Ordre de longueur des pattes : 1,4, 2, 5.

La patte-mâchoire (fig. \g) est longue; le tarse, très grand, se termine en pointe recourbée; on distingue encore une petite pointe saillante à la base de la partie étroite du tarse.

L'abdomen est entièrement noir violacé, garni de longs crins obscurs.

Femelle (fig. \d). — Le céphalothorax et les pattes sont presque toujours semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. \h) porte dans le bas un gros tubercule vertical, plus étroit dans le haut.

L'abdomen, violacé, porte dans le milieu une bande longitudinale foncée peu distincte.

Var. A. — Le céphalothorax est fauve-brun; l'abdomen, brun violacé, porte une large tache médiane blanche ou jaune pâle, un peu plus étroite vers le bas.

Var. B (fig. i). — La bande médiane blanche de l'abdomen, découpée sur les bords, n'en occupe que la moitié postérieure et porte dans son centre un petit trait noirâtre ramifié.

Var. C (fig. \e). — Le céphalothorax est fauve assez clair; l'abdomen, entièrement blanc ou jaunâtre pâle, avec un trait longitudinal lancéolé, souvent tout à fait invisible.

MOEURS. Ce Theridion est assez répandu en Belgique. Il vit aux lisières des bois un peu humides et

s'établit sur les petits buissons. Sa toile horizontale, à mailles larges, est assez irrégulière; j'en ai vu plusieurs fois qui avaient tendu leurs fils sur une feuille de chêne (fig. le); ces toiles sont presque toujours remplies de détritus et de débris d'insectes.

On peut le rencontrer adulte dès les premiers beaux jours du mois de mai. Je l'ai observé en assez grand nombre dans les bruyères de la Campine. La femelle, qui soigne son cocon avec la plus grande sollicitude, le tient entre les pattes; lorsqu'elle veut changer de retraite, elle l'emporte en le tenant accroché à ses filières par quelques fils solides. Le cocon, petit, un peu globuleux, est très blanc; il contient de vingt à quarante œufs. Dans les bruyères, cette araignée se cache entre les tiges (fig. id).

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant: Environs de Bruxelles, Auderghem, Boitsfort, Groenendael, Tervueren, Bousval, Noirhat, Mont- GÉOGRAPHIQUE. Saint-Guibert, Villers-Ia-Ville.

Anvers : Calmpthout, Arendonck, Postel.

Luxembourg : Saint-Hubert, Redu, Laroche, Houffalize.

Limbourg : Genck, Diepenbeek.

Liège : Embourg, Spa, Chaudfontaine, Modave, Pailhe, Tilff, Remouchamps.

Flandre occidentale : Heyst, Knocke.

Flandre orientale : Environs de Gand.

France.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Angleterre.

Hertfordshire. — Dorsetshire (rare) : Bloxworlh. — Lancashire : dunes de Southport. — Ecosse : Glascow. — Irlande.

Allemagne.

Bavière. — Prusse : Environs de Bonn. — Silésie.

Sud de la Russie.

Tessin : Mendrisio, Lugano (rare).

Nord de l'Italie.

Tyrol. — Hongrie : Tokay.

Russie.

Suisse.

Italie.

Autriche-Hongrie.

scède-norwège.

Ai

SYNONYMIE

THERIDION LINEATUM, Clerck, 1757.

(PL XVII, fig. \, la, \b, le, id, le, if, la, \h, lî, ij, ik, il, \m, in, io, ip.,

1757. Araneus lineatus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 60, pi. III, tob. X.

1757. Araneus redimitus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 59, pi. III, tab. IX.

1757. Araneus ovatus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 58, pi. III, lab. VIII.

1758. Aranea redimita, Linné, Systema naturae, éd. 10, 1, p. 621.

1778. Aranea coronata, De Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 242, pi. XIV,

fig. 4-12.

1785. Aranea vittata, Fourcroy, En tomologia Parisiensis, p. 534.

1789. Aranea ovata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 210.

1789. Aranea lineata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 211.

1803. Aranea myopa, Schrank, Fauna Boica, t. III, I, p. 240.

1804. Aranea purpurata, Panzer, Faunae insectorum Germaniae initia, etc., 85, 22.

1805. Theridium lineatum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 73. 1805. Theridium redimitum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 73. 1805. Theridium ovatum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 73.

1837. Steatoda redimita, C. Koch, Ucbersicht des Arachniden- Systems, t. I, p. 9.

1861. Theridium lineatum, Weslring, Araneae Suecicœ, p. 158.

1864. Theridion lineatum, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 176, pi. XIII, fig. 111-

1864. Steatoda lineata, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 167.

1868. Theridium lineatum, Menge, Preussisclie Spinnen, t. II, p. 165, pi. XXXI, tab. LXXII.

1869. Phyllonethis lineata, Thorell, On European Spiders, p. 90.

1870. Theridium lineatum, Thorell, Bemarks on Synonyms, p. 78.

1873. Theridium lineatum, E. Simon, Mémoires de la Société royale des sciences de Liège.

1878. Theridion lineatum, L. Bccker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Theridion lineatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 62.

DESCRIPTION

Mâle (fig. if). — Le céphalothorax est fauve, finement bordé de noir; une ligne noire longitudinale occupe le milieu, commence plus bas que le front, pour s'arrêter avant le bord inférieur de la partie thoracique.

Les yeux du second rang sont placés en ligne un peu courbée et ceux du premier rang en ligne droite.

Les chéiicèrcs (fig. in) sont longues; le bord interne est muni quelquefois d'une forte apophyse aiguë.

Les pattes, très allongées, de la même couleur que le céphalothorax, sont annelées à Pextrémité des tibias de la première, de la seconde et de la quatrième paire.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

La patte-mâchoire (fig. ip) est fauve, avec le tarse et le bulbe un peu plus foncés; le fémur est assez long; la palella est courte, et le tibia un peu triangulaire; le tarse, assez simple, est plus court que le fémur.

L'abdomen est d'un blanc jaune, quelquefois un peu verdàtre, orné de deux séries longitudinales de points noirs, remplacés parfois par deux bandes étroites de la même couleur.

Femelle (fig. 16). — Le céphalothorax et l'abdomen sont presque semblables à ceux du mâle.

Les chélicères (fig. io) sont beaucoup plus courtes que celles du mâle et dépourvues d'apophyse.

Les pattes ne portent ordinairement qu'un anneau foncé à l'extrémité des tibias de la première paire.

Cette jolie araignée présente beaucoup de variétés intéressantes; voici les principales que j'ai pu observer en Belgique.

Variété redimitum, Clerck (fig. id). — L'abdomen est blanc un peu jaunâtre, orné de deux

bandes roses légèrement découpées en dedans et presque toujours réunies en avant et en arrière; dans l'espace clair du milieu existe souvent un trait noir lancéolé.

Variété ovatum, Clerck (fig. le). — L'abdomen est presque entièrement recouvert par une seule large bande ovale, d'un rose très vif, ornée dans le milieu d'un trait noir ramifié.

Var. A (fig. 4). — L'abdomen, très globuleux, est blanc, finement réticulé ; dans le centre, un trait noir longitudinal est coupé de quelques traits qui se prolongent sur les côtés.

Var. B. — L'abdomen, jaunâtre, est recouvert, comme dans la var. ovatum CI., d'une large bande rose; dans le bas, celte bande rose contient un espace clair, large, qui descend en diminuant jusqu'au-dessus des filières; la ligne noire longitudinale ne descend que jusqu'au commencement de l'espace clair central.

moeurs. C'est au printemps que ce joli Thcridion fait son apparition dans nos campagnes, dans nos bois

et, plus rarement, dans nos jardins; il aime les endroits découverts: je ne l'ai jamais rencontré dans les profondeurs des bois.

Excepté dans des serres où il avait hiverné, je n'ai vu ce Thcridion qu'une seule fois au mois de mars, sous une écorce, à la lisière d'un bois; au mois de juin, il devient commun et tend partout sa toile irrégulière : sur les haies, sur les fleurs, sur les buissons, dans les prairies et sur les plantes basses; cette toile est composée de fils jetés comme au hasard; un coin de feuille repliée sert de retraite à l'araignée.

Vers la fin du mois de juin, les femelles commencent à pondre et leur genre de vie se modifie complètement; elles déposent de cent à cent soixante-quinze œufs non agglutinés dans un charmant cocon parfaitement sphérique et finement travaillé; la soie qui l'entoure est bleu verdâlre ou grisâtre (fig. 1/). On les voit surveiller ce cocon avec la plus tendre sollicitude, le tenant pendant des journées entières entre leurs pattes antérieures. Elles se cachent alors, le plus souvent, contre la face inférieure d'une feuille dont elles replient les bords en tendant ensuite quelques fils alentour; j'ai observé plusieurs fois le cocon suspendu dans ce réduit par quelques fils pendant les sorties forcées de la mère; c'étaient des feuilles de hêtre, de chêne, d'ortie, et même de ronce (fig. \m, \j). D'autres fois, elles se construisent, à l'extrémité des tiges de bruyère ou sur les arbrisseaux, une petite loge arrondie, un peu lisse à l'intérieur et entourée de débris végétaux; de cette retraite parlent des fils croisés; une ouverture assez large est toujours ménagée par dessous ce qui permet au Thcridion de sortir et de rentrer facilement, presque toujours chargé de son cocon (fig. 4 c, \k).

Le lincalum change assez fréquemment de demeure, soit que la chasse ne soit pas assez abondante, soit qu'il ne se sente plus en sécurité complète.

Un jour ou deux avant que les petits ne percent leur enveloppe, la mère s'enferme hermétiquement; j'en ai même vu, dans un jardin, qui s'étaient retirées dans l'angle replié d'une feuille de géranium et s'étaient filé là une coque transparente, entièrement fermée. Ce Thcridion est très courageux; on parvient difficilement à lui faire lâcher son cocon. Une fois sortis de l'œuf, les petits mettent près de deux jours à percer intérieurement leur enveloppe de soie; ils vivent en commun pendant quelque temps avant de se séparer pour toujours.

J'ai observé une fois, le 40 mai, une de ces pontes qui venait de se disperser. C'était au bord d'un chemin entouré de taillis, près de la lisière d'un bois, chemin bordé de jacinthes sauvages. Les petits Thcridion s'étaient éparpillés sur ces fleurs dans un espace d'une centaine de mètres et travaillaient à leurs pièges dont quelques-uns, à peine construits, étaient déjà remplis de moucherons (fig. 4/).

Une fois seule, la mère reprend son existence quelque peu vagabonde; un mois plus tard, il n'est pas rare de la voir pondre de nouveau ; ces pontes continuent jusqu'à la fin du mois de septembre et même plus tard encore, si l'automne est chaud.

Les variétés de celle jolie espèce sonl plus ou moins communes certaines années; ainsi la variété à bandes roses (fïg. \d) était plus commune que le type en 1876; en 4877, elle était devenue rare à Boitsfort et à Groenendael, où elle était remplacée par la variété blanche à ligne noire ramifiée (fïg. 1).

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant . Environs de Bruxelles, Boilsfort, Groenendael, Uccle, Auderghem, La Hulpe, Bousval, GÉOGRAPHIQUE. Noirhat, Mont-Saint-Guibert, Tervueren, Villers-la-Ville, Notre-Dame-au-Bois, Jette-Saint-Pierre,

Aerschot, Berchem-Sainle-Agathc, Rhode-Saint-Genèse, Laeken, Genval, Grand-Bigard, Hoeylaert,

Virginal, environs de Louvain.

Anvers : Environs d'Anvers, Calmpthoul, Arendonck, Postel, environs de Turnhout, Hérenthals,

Hoogstraeten, environs de Malines.

Limbourg : Genek, Maeseyck, environs de Tongres, Diepenbeek.

Liège: Environs de Liège, environs de Huy, Spa, Angleur, Chènée, Modave, Comblain-au-Pont, Chaudfontaine, Esneux, Francorchamps, La Gleize, Hollognc-aux-Pierres, Nessonvaux, Pailhe, Tilff.

Namur : Environs de Namur, Rhisnes, Dinant, Yvoir, Dave, Beauraing, Ciney, Dorinnes, Evrehailles. Godinne, Han-sur-Lessc, Hastière, Marche-Ies-Dames, Mariembourg, Namèche, Rochefort, Rocheà-Frêne, Sponlin.

Luxembourg : Marche, Laroche, Melreux, Barvaux, Bertrix, Bornai, Redu, Saint-Hubert, Chanly, Daverdisse, Houffalize, Viel-Salm.

Flandre orientale : Environs de Grammont.

Hainaut : Environs de Mons, environs de Tournai, Papignies, Belœil, Bois-d'Haine, Braine-le-Comte.

Hollande.

Environs de M aes trient.

France.

Partout (E. Simon). — Corse.

Suisse.

Environs de Lucerne, pentes du Righi et du Pilate, vallée de la Reuss, environs de Genève, Vevey. — Canton du Tessin : Mendrisio, Lugano, Bellinzona.

Allemagne.

Bavière. — Eisenach, Friedrichroda, Schlachtensee près de Potsdam. .— Silésie. — Environs de Bonn.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Innsbruek, Méran. — Galicie, Krakau, Bukowina. — Hongrie : Varanno.

Russie.

Districts de Radomysl, Podolski, Simferopol, Jekaterinoslaw. — Sibérie orientale.

Espagne.

Galice : Cabanas, Torre de Allô.

Italie.

Vénétie, Lombardie, Piémont. Sicile.

Je J'ai reçue sans désignation de localité. — Ecosse, Irlande.

Suède-Norwège. — Danemark.

SYNONYME

THERIDION LEPIDUM, Walckenaer, 1802.

(PL XVI, fig. 2, 2a, "2b, 1c, 2d.)

1802. Aranea lepida, Walckenaer, Faune parisienne, t. Il, p. 208, n° 41.

1802. Aranea venusta, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 209, n* 42.

1805. Theridion lepidum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 75.

1805. Theridion venustum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 75.

1870. Theridion instadile, Cambridge, Trans. Linn. Soc. Lond., vol. XXVII, p. 416, pi. VI, fig. 14.

1873. Theridium dellicosum, E. Simon, Aran, nouv. (Mémoires de la Société royale des sciences de Liège),

1881. Theridion venustum, Cambridge, Spiders of Dorset, U II, p. 476.

1881. Theridion lepidum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 64.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Céphalothorax fauve plus ou moins rougeâlre; dans le centre se trouve une

petite bande brune longitudinale qui descend du front et n'arrive pas jusqu'à l'extrémité de la partie thoracique.

On remarque une dent très forte vers le haut du bord des chélicères.

Les pattes, très longues, ne présentent point d'annulations.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

La patte-mâchoire (fig. 2d) est allongée; le tarse est ovale, assez large, mais plus court que le fémur; le bulbe se termine en pointe courte dans le haut; le tibia, plus court que la patella, est un peu triangulaire.

L'abdomen, ovale, plus court que celui de la femelle, est blanchâtre, bordé de noir à sa partie antérieure; plus bas se trouvent deux ou trois larges taches noires, partagées vaguement dans le milieu par une ligne claire longitudinale; ces taches sont découpées sur les bords.

Femelle (fig. 2). — La bande médiane du céphalothorax est beaucoup plus nettement marquée que chez le mâle; les pattes sont unicolores.

Les yeux (fig. 2c) sont disposés sur deux lignes très peu courbées; les quatre yeux du milieu forment un carré plus long que large et plus étroit en avant.

L'abdomen, ovale, plus ou moins globuleux, blanc jaunâtre ou grisâtre, est garni de crins un peu clair-semés; les taches noires sont plus petites, plus découpées que chez le mâle, les inférieures surtout, tout à fait transversales; une tache noire entoure complètement les filières.

moeurs. Très rare en Belgique; je ne l'ai observé qu'une fois, vers le milieu du mois de juin, courant

dans les mousses et les herbes d'un bois assez humide; il portait son cocon attaché aux filières.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Luxembourg : Redu.

Belgique.

France.

Oise : Compiègne, près la Brevière. — Somme : Bois-de-Hautebut. — Basses-Pyrénées : Saint-Jeande-Luz (commun) (E. Simon).

Suisse.

Valais : Martigny, Zermatt.

Je l'ai reçu sans désignation de localité.

Bavière.

Environs de Vienne. — Tyrol.

Angleterre.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

THERIDION VARIANS, Hahn, 1831.

(PI. XVIII, fig. 1, \a, \b, ic. id, ie, if, \g, \h, M, \j, \k, il, im, in.)

SYNONYMIE

Mâle (

Theridium varians, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 93, fig. 71, 72.

Theridium leuconotum, Hahn, Monographia A ranearum, etc., p. 6, tab. III, fig. B.

Theridium varians, Westring, Arancae Suecicac, p. 167.

Theridion varians, Blackwall, Spiders of Great Brilain, t. Il, p. 188, pi. XIV, fig. 120.

Steatoda varians, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 157, pi. XXIX, tab. LXIV.

Theridium varians, Thorell, Remaries on Synonyms, p. 85.

Theridion varians, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent de Belgique.)

Theridion varians, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 87.

Theridion varians, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (1ro partie), p. 70.

J/a7e(fig. la). — Céphalothorax fauve plus ou moins foncé ou verdâtre, finement bordé de noir; dans le milieu, une bande noire descend en diminuant de largeur jusqu'au bas de la partie thoracique.

La ligne supérieure des yeux est droite, ainsi que la ligne antérieure; les yeux du milieu du premier rang sont plus gros que les supérieurs et un peu plus écartés; le bandeau, aussi large que Taire oculaire, est fauve, bordé de noir; les chélicères sont tachetées de brun; le plastron, fauve, est bordé de noir.

Les pattes sont assez longues, annelées de noir ou de brun rougeâlre.

Ordre de longueur des paties : 1, 4, 2, 3.

La patte-mâchoire (fig. Un) est fauve, avec le tarse et le bulbe plus foncés; le bulbe porte dans le milieu une apophyse très solide, coupée carrément, chacun des angles de la troncature se prolongeant en une petite pointe très fine.

L'abdomen est brun-fauve ponctué ou noir; dans le haut, une ligne horizontale sinueuse, fine, interrompue dans le milieu, descend un peu sur les côtés; du centre de celte ligne part une bande assez large, blanche, découpée et diminuant vers le bas; dans le milieu, celle bande s'élargit triangulairement et étend parfois une ramification sur les côtés.

Var. (fig. 1). — L'abdomen est presque recouvert en entier par une tache rouge, ponctuée de noir; dans le haut, deux larges espaces noirs, partagés par un point blanc en forme de losange, descendent sur les parties latérales; dans le bas, quelques traits horizontaux, un peu larges et découpés, s'étendent sur les côtés.

Le céphalothorax, fauve verdâtre, bordé de noir, présente dans le milieu une bande noire en forme de losange, doublée d'une tache claire de la même forme.

Femelle, — Le céphalothorax et les patios sonl presque toujours semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. \n), en forme de grande plaque brunâtre, est convexe, arrondie par-dessus et coupée carrément par dessous; elle présente un petit rebord en saillie.

Il est bien difficile de trouver dans celte espèce un lype nettement tranché : ainsi, toutes les variétés que je figure sont également répandues dans le pays.

Var. A (fig. ib). — La bande noire du céphalothorax diminue très peu de largeur vers le bas.

L'abdomen, jaune pâle, est recouvert d'un folium rougeâlre, découpé sur les bords et ouvert intérieurement vers le tiers inférieur; dans le haut, on remarque une tache en forme de losange et deux taches latérales d'un rouge fauve, plus pâles que le folium.

Var. B (fig. le). — Le folium qui recouvre l'abdomen est noir violacé, avec une bande centrale un peu plus pâle dans ie haut et tout à fait claire el fortement découpée dans le bas.

Var. C (fig. id). — Le folium, 1res finement découpé sur les bords, est entièrement violacé; la bande médiane, un peu plus pâle, est souvent peu distincte.

Var. D (fig. it). — L'abdomen est jaune; le folium, peu découpé sur les bords, est noir et fortement échancré dans le haut et dans le bas.

Var. E (fig. ij). — La bande brune du céphalothorax est plus pâle et contient une partie plus claire; l'abdomen, entièrement jaune, est simplement orné de quelques points et de lignes peu distinctes.

Var. F (fig. 1/). — Le folium entier est rougeâlre, bordé de taches noires, avec une petite bande noire horizontale dans le haut.

moeurs. Ce Theridion assez commun est répandu en Belgique. Il tend ses fils irréguliers sur les

buissons dans les bois, au bord des chemins, dans les bifurcations des branches de sapins, sur les graminées, quelquefois même contre les vieilles murailles. La ponte commence dès le mois de juin; le cocon, blanc, rond, est formé d'une soie peu serrée; la façon dont l'araignée le cache dépend du milieu dans lequel elle se trouve et des moyens dont elle dispose: souvent elle le dissimule profondément entre les aiguilles des sapins, en tendant quelques fils par-dessus (fig. 1/); on rencontre quelquefois la femelle avec deux cocons placés l'un à côté de l'autre. Sur le haut des rochers, près des ruines du château de Samson (Namur), j'en trouvai une qui avait tendu une sorte de toile horizontale, très irrégulière, sur un buisson de cornouiller; la retraite était composée simplement d'une feuille un peu repliée (fig. 4 h); le cocon renfermait une cinquantaine d'œufs jaunâtres, transparents, non agglutinés; j'emportai la tige entière avec la mère; le lendemain, je retrouvai le cocon fixé contre une des parois de la boîte dans laquelle je l'avais renfermée. D'autres fois, l'araignée courbe en deux une feuille de chêne (fig. \g, le); toujours elle reste auprès de son cocon qu'elle tient embrassé dans ses pattes antérieures. On la trouve souvent cachée sous une feuille de hêtre (fig. \k)\ lorsqu'elle ne plie pas la feuille, elle entoure son cocon de détritus qui lui font comme un petit rempart; au moindre danger, elle l'emporte pour le fixer plus loin. Au sortir de l'œuf, les jeunes varians diffèrent déjà entre eux : tandis que les uns ont l'abdomen entièrement noirâtre, d'autres sont simplement tachetés ou tout à fait incolores.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Grand-Bigard, Groenendael, Laeken, Ucele, La Hulpe, GÉOGRAPHIQUE. Brainc-l'AlIcud, Bousval. Mont-Saint-Guibert, Auderghem, environs de Louvain, Limai, Meysse,

environs de Diest, Duysbourg, Genval, Ternalh.

Anvers : Calmplhout, Grobbendonck.

Limbourg : Genck, Munslcrbilsen, Lanaeken.

Liège: Environs de Liège, Waremme, Spa, Aywaille, Bas-Oha, Comblain-au-Pont, Francorchamps, Hamoir, Stoumont, Tilff.

Namur: Environs de Dinant, Samson, Yvoir, Dave, Éprave, Évrehailles, Han-sur-Lesse, Hastière,

Marche-Ies-Dames, Rochcfort, Scy, Roche-à-Frêne, Silenrieux, Wcpion. Luxembourg : Laroche, Melreux, Redu, Chanly, Daverdisse, Grupont, Libin, Vielsalm, Houffalize.

Répandu dans toute la Hollande.

Toute la France. — Corse (E. Simon).

Hollande.

Angleterre.

Hertfordshire, Oakland. — Dunkeld, Dalswinton. — Irlande.

Espagne.

Catalogne.

Allemagne.

Bavière : Kissinger», Nuremberg. — Friedrichroda. — Environs de Bonn.

Russie.

Russie méridionale : Jekaterinoslaw.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Inspruck, Rovoredo. — Hongrie : Tokay.

Italie.

Vénétie. — Lnmbardie. — Piémont.

Suisse.

Zurich, Lucerne, pentes du Righi, vallée de la Rcuss.

Suède. — Danemark

SYNONYMIE

THERIDION TINCTUM, Walckenaer, 1802.

(PI. XIX, fig. \, ia, \b, le, id)

1802. Aranea tincta, Walckenaer, Faune parisienne, t. Il, p. 208.

1805. Theridium tinctum, Walckenaer, Tableau des Arancides, p. 75.

1832. Theridium longimanum, Sundevall, Svenska Spindlarnes Beskrifning, p. 110.

1838. Theridium irroratum, G. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 120, fig. 327.

1861. Theridium tinctum, Westring, Araneac Suecicae, p. 165.

1864. Theridium tinctum, Blackwall, Spiders ofGrcat Britain, i. Il, p. 190, pi. XIV, fig. 121.

1868. Steatoda punctulata, Mengc, Preussische Spinnen, t. II, p. 160, pi. XXX, tab. LXVHI.

1870. Theridium tinctum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 84.

1878. Theridion tinctum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Theridion tinctum, Cambridge, Spiders of Dorset, 1. 1, p. 88.

1881. Theridion tinctum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 72.

DESCRIPTION. Mâle. — Céphalothorax fauve verdâtre, bordé d'une petite bande noire, formée souvent de

petites taches contiguès; dans le milieu se trouve une bande noire, large en avant et se terminant en pointe en arrière; les yeux sont disposés sur deux lignes, la supérieure courbée, l'antérieure droite; les yeux du milieu de la première ligne sont plus gros que les supérieurs et plus écartés l'un de l'autre; le bandeau est un peu plus étroit que l'aire oculaire et porte dans son centre une petite tache foncée; les chélicères, tachetées de noir à leur base, sont plus longues que le bandeau. Les pattes sont longues, fines et annelées.

Ordre de longueur des pattes : 1,2, 4, 3.

La patte-mâchoire (fig. id) a son tarse et son bulbe bruns; ce dernier ne présente pas de stylum visible.

L'abdomen, plus court que celui de la femelle, lui ressemble comme coloration.

Femelle (lig. 1). — Le céphalothorax est presque semblable à celui du mâle; Tépigyne, en forme de fossette transversale ovale, est assez large.

L'abdomen est blanc plus ou moins jaunâtre, un peu réticulé de rouge, avec deux séries de tachettes noires, les inférieures souvent réunies par un petit trait noir; on remarque encore des points noirs épars sur les côtés; le ventre, fauve, porte une tache triangulaire dans le milieu et deux points noirs près des filières.

Var. A (fig. la). — L'abdomen est plus pâle dans le haut; en avant, deux larges taches noires

découpées, et plus bas, de petites tachettes un peu triangulaires; auprès du bord antérieur, dans le centre de la partie claire, se trouve un gros point noir isolé.

MŒURS. Ce Theridion se rapproche beaucoup du varians, mais il est néanmoins assez facile de l'en

distinguer. Je ne l'ai jamais observé contre les murailles ; il habite les buissons bas, et s'établit,

pour cacher son cocon, contre des troncs d'arbres couverts de lichens (fig. 16); il se blottit

alors simplement dans une crevasse bien abritée; d'autres fois, il se construit une retraite entre

les feuilles: c'est une sorte de coque grossière, assez vaste, qu'il recouvre très adroitement de

débris végétaux; l'araignée se tient au fond, entourant le cocon de ses pattes (fig. le); de cette

retraite partent des fils minces qui forment un piège irrégulier, suffisant pour retenir un assez

grand nombre de moucherons. Elle habite aussi les bruyères et les branches basses des arbres

verts ; on la rencontre depuis le début de l'été, et la ponte commence ordinairement vers la fin du

mois de juin.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort, Groenendael, Auderghem, La Hulpe, Bousval, Mont-Saint-Guibert, Tervueren, GÉOGRAPHIQUE. Villers-la-Ville.

Namur : Yvoir, Hastière.

Liège : Environs de Spa, Tilff, Remouchamps.

Limbourg : Genck.

Luxembourg : Redu, Laroche, Houffalize.

Hollande.

France.

Angleterre.

Herlfordshire. — Dorsetshire : Bloxworlh, Glanvilles-Wootton.

Maestricht.

Toute la France.

Corse (E. Simon).

Hampshire. — Ecosse.

Italie

Vénétie. — Lombardie.

Suisse.

Tessin : Lugano. — Grisons : Coire. — Ragatz. — Oberland.

ALLE3IAGNE.

Bavière. — Silésie. — Prusse : Environs de Bonn.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Hongrie : Varannô. — Galicie.

Suède

THERIDION DENTICULATUM, Walckenaer, 1802.

(PI. XIX, fig. 2, 2a, 26, 2c, 2d, 2e.)

1802. Aranea denticulata, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 208.

4805. Theridium denticulatum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 74.

1831. Theridium melanurum, Hahn, Monographia Aranearum, p. 6, tab. III, fig. A.

1861. Theridium denticulatum, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 162.

1864. Theridium denticulatum, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 185, pi. XIII, fig. 118.

1868. Steatoda undata, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 158, pi. XXX, tab. LXVII.

1870. Theridium denticulatum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 83.

1870. Theridium mystaceum, L. Koch, Beitr. z. Kennt. Arachn. Fauna Galiciens, p. 21.

1878. Theridion denticulatum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belg.)

1881. Theridion denticulatum, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 86.

1881. Theridion denticulatum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lro partie), p. 79.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Céphalothorax brun foncé, chagriné, finement bordé de noir, avec une tache

foncée médiane triangulaire; les yeux sont disposés sur deux lignes presque droites; ceux du milieu de la première ligne sont beaucoup plus gros que les supérieurs; le bandeau, à peu près aussi large que Taire oculaire, est plus large que les chélicères; les pattes, longues, sont annelées.

Ordre de longueur des paltes : 1, 4, % 3.

La patte-mâchoire (fig. 2e) est fauve, avec le tarse et le bulbe plus foncés; ce dernier ne présente pas de stylum visible.

L'abdomen, plus ovale que celui de la femelle, présente deux larges bandes foncées, souvent presque noires, partagées au milieu par un espace clair, fauve, qui renferme parfois un petit trait noirâtre ramifié. Il est clair sur les bords et dans sa partie antérieure; la plaque épigastrique convexe atteint le milieu du ventre.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax et les pattes sont à peu près semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 2rf) présente une très petite fossette, droite par-dessous et cintrée par-dessus, un peu rétrécie en arrière.

L'abdomen (fig. 26) est globuleux, très élevé, plus large que long, garni de quelques crins, fauve ou gris verdâtre, réticulé et pointillé parfois, mais rarement, de brun plus ou moins noirâtre; dans le milieu, une bande claire, longitudinale, presque blanche, souvent bordée de noir, est formée de quatre ou cinq élargissements triangulaires; les parties latérales sont plus ou moins foncées; le ventre, noir, porte une grande tache claire dans le milieu, qui ne descend pas jusqu'aux filières.

MOEURS. 0° Peut rencontrer ce Theridion dès les premiers beaux jours; je l'ai trouvé adulte, à la fin du

mois d'avril, à Yvoir, dans la belle vallée qui conduit aux ruines du château de Mont-Aigle. Il n'est pas très commun en Belgique. Je l'ai observé plusieurs fois aux lisières des bois, sur les branches basses des sapins; sa toile tout à fait irrégulière entoure parfois les extrémités des tiges; l'araignée se tient cachée dans la bifurcation d'une branche ; je l'ai remarquée encore, établie contre les troncs d'arbres couverts de lichens; elle vit aussi contre les murs (fig. 2c), près des mousses qui recouvrent leur crête; elle se cache dans une cassure de brique ou de plâtre. A l'époque de la ponte, elle tisse d'abord une légère couche de soie sur laquelle elle dépose ses œufs qu'elle entoure ensuite d'une sorte d'étoupe soyeuse peu serrée, grisâtre; elle tend au-dessus une petite nappe soyeuse, au travers de laquelle on distingue le cocon qui fait saillie; les œufs, d'abord blanchâtres, deviennent gris un peu rougeâtres au bout de quelques jours.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Uccle, Laeken.

Namur : Yvoir, Hastière, Beauraing, Han-sur-Lesse, Vezin.

Limbourg : Genck.

Liège : Environs de Liège, Theux, Spa, Stavelot, Aywaille, Comblain-au-Pont, Hamoir, Modave, Tilff,

Remouchamps.

Luxembourg : Melreux, Laroche, Houffalize.

France.

Toute la France. — Corse (E. Simon). — Porquerolles (îles d'Hyères).

Angleterre.

Hertfordshire. — Dorsetshire : Bloxworth. — Je l'ai reçue assez fréquemment sans désignation de

localité. — Ecosse. — Irlande.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont : Environs de Turin. — Sardaigne.

Suisse.

Tessin : Mendrisio, Lugano, Locarno, Rellinzona. — Oberland.

Allemagne.

Prusse : Environs de Bonn. — Bavière. — Saxe.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Innsbruck, Méran. — Hongrie : Ujhely, Varannô, Homonna, Erdôbénye, Torna, Bazias, Diakovar.

Russie. — Suède-Norwège. — Danemark.

Turquie d'Asie.

Palestine.

THERIDION PINASTRI, L. Koch, 1873.

(PL XIX, fig. 3, 3a, 'èb, 3c, 3d, 3e, 3/.)

1873. Theridium pinastri, L. Koch, Beitr. z. Kenntn. d. Arachn. Fauna Tirols, 2. Abhandl., p. 249. 1878. Theridion pinastri, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Theridion pinastri, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (1re partie), p. 85.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. 3a). — Céphalothorax chagriné, fauve verdâtre, plus ou moins foncé, bordé et ponctué de brun ; les yeux (fig. 36) sont disposés sur deux lignes droites ou presque droites; le bandeau est plus large que l'aire oculaire; les chélicères sont plus longues que le bandeau; le plastron est bordé de noir.

Les pattes, rougeâlres, sont longues et annelées.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4-, 2, 5.

La patte-mâchoire (fig. 3c?) est fauve, avec le bulbe et le tarse plus foncés; le tibia, plus large que long, est coupé obliquement; l'angle extérieur s'avance un peu en pointe; le bulbe porte dans le bas une petite apophyse noire, fine et courbée.

L'abdomen, moins large que celui de la femelle, fauve plus ou moins clair, est fortement réticulé de brun noirâtre; dans le milieu se trouve une bande longitudinale, rougeâtre ou blanchâtre, bordée de blanc; cette bordure est suivie d'une ligne foncée; la bande claire est large, avec trois étranglements plus ou moins prononcés.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax et les pattes sont à peu près semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 3c) forme une assez grande fossette ovale, transversale.

L'abdomen, très arrondi, élevé, parsemé de crins, est fauve, réticulé comme celui du mâle; la bande claire du milieu est beaucoup plus large et les étranglements sont plus nettement indiqués; le ventre a l'épigastre et le tour des filières fortement rembrunis.

Ce Theridion n'est jamais très commun en Belgique ; je l'ai trouvé principalement sur les arbres verts. Il paraît dès les premiers beaux jours de l'été et se cache dans les bifurcations des branches autour desquelles il tend des fils croisés en tous les sens. La ponte commence à la fin du mois de juin; la femelle se tient auprès de son petit cocon, qui contient une vingtaine d'œufs, et l'emporte au moindre danger.

Belgique.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Brabant : Uccle, Boilsfort, Groenendael, La Hulpe. Liège : Val-Benoît, Remouchamps.

Anvers : Calmpthoul.

Maestricht.

Hollande.

France.

Vosges : Rctournemer. — Gers : Laplaigne, près Condom. — Vaucluse : Léberon.

Suisse.

Russie.

Autriche-Hongrie.

Tyrol : Méran — Hongrie : Varanno, ïokay, Czéke, Torna, Kolozsvar, Borszek, Fiume, Baccari.

Allemagne.

Bavière : Environs de Nuremberg.

Valais : Soin.

Russie méridionale : Crimée. Aima.

THERIDION PICTUM, Walckenaer, 1802.

(PI. XX, fig. \, la, \b, le. \d.)

SYNONYMIE

DESCRIPTION

1802. Aranea picta, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 207.

1805. Theridion pictum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 74.

1851. Theridium ornatum, Hahn, Monographia Âranearum, t. VI, tab. III, fig. C.

1837. Theridion pictum, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II.

1837. Steatoda picta, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 9.

1864. Theridium pictum, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 184, pi. XIII, fig. 117.

1868. Steatoda picta, Menge, Preussische Spinnen, t. Il, p. 154, pi. XXIX, tab. LXV.

1870. Theridium pictum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 83.

1878. Theridion pictum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1881. Theridion pictum, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 476.

1881. Theridion pictum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (1" partie), p. 84.

Mâle (fig. la). — Céphalothorax chagriné, rougeâtre, bordé de noir; dans le milieu se trouve une bande longitudinale, large en avant, n'atteignant pas les yeux et fortement atténuée en arrière.

Les yeux (fig. le) sont disposés sur deux lignes très légèrement courbées; le bandeau est un peu plus large que Taire oculaire, mais plus court que les chélicères.

Les pattes, longues, rougeâtres, sont annelées à l'extrémité des articles.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 5.

La patte-mâchoire (fig. \b) est rougeâtre, avec le bulbe et le tarse plus foncés; le bulbe est muni dans le bas d'une très petite apophyse droite.

L'abdomen, ovale, plus étroit que celui de la femelle, est aussi plus foncé sur les parties latérales. Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax et les pattes sont à peu près semblables dans les deux

sexes.

L'abdomen, très arrondi, élevé, mais pourtant plus long que large, est un peu plus étroit dans le haut; il est fauve olivâtre, fortement réticulé ou pointillé de noir; dans le milieu se trouve une assez large bande longitudinale rouge, bordée de blanc, présentant trois forts étranglements; les angles de la petite bordure blanche se prolongent sur les côtés en traits horizontaux parfois ramifiés; dans le milieu du ventre se trouve une tache noire triangulaire.

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Ce Theridion est assez commun en Belgique. Tandis qu'en France, on ne le trouve que dans les forêls, il vit ici, principalement, sur les haies d'aubépine; il tend des fils autour des branches qui dépassent la haie (fig. \d) et rattache les feuilles les unes aux autres; ces fils sont presque toujours remplis de débris végétaux sous lesquels il se cache. J'en ai observé également plusieurs dans un champ de blé à la lisière d'un bois ; ils avaient tendu leurs fils à l'extrémité des épis. Une seule fois, j'en ai observé quelques-uns contre le mur du parc du château de Laeken ; la toile, tout à fait irrégulière, était pleine de détritus sous lesquels l'araignée se tenait cachée..

En Angleterre, on le rencontre souvent dans les serres, et parfois sur des buissons de houx, dans les jardins.

Il apparaît dès les premiers beaux jours d'été, et la ponte commence vers la fin du mois de

juin. Le cocon est composé d'une soie d'un gris jaunâtre; la femelle le tient presque toujours entre

ses pattes antérieures.

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles, Beersel, Uecle, Boitsforl, Groenendael. Laeken.

Namur : Yvoir, Godinne.

Luxembourg : Herbeumont, Houfïalize.

Anvers : Calmpthout.

Flandre orientale : Environs de Gand, Termonde.

Lim bourg : Genck.

Hollande.

France.

Angleterre.

Hertfordshire — Dorsetshire. — Lancashire. — Richmond. — Oxford. — Ecosse.

Limbourg.

Rare et peu répandu.

Allemagne.

Bavière. — Silésie. — Friedrichroda. — Environs de Bonn.

Suisse.

Environs de Zurich. — Environs de Lucerne. — Tessin. — Oberland.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Varannô, Bocskô, Bârtfa, Tâtra, Tarnôcz.

THERIDION RIPARIUM, Blackwall, 1834.

(PI. XX, fig. ?, la, <lb, 2c, M, "2e.)

1854. Theridion riparium, Blackwall, Researches in zoology, p. 354.

1854. Theridion riparium, Blackwall, Characters of some undescribed species of Araneida (London and

Edimb. Phil. Mac, 3e série, t. V, p. 51).

1857. Theridium saxatile, C Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 8.

1850. Ero saxatilis, C. Koch, Uebersicht des Arachniden-Systems, t. V, p. 16.

1861. Theridium saxatile, Westring, Araneae Suecicae, p. 159.

1864. Theridion riparium, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 182, pi. XII, fig. 115.

1868. Steatoda saxatilis, Menge, Preitssische Spinnen, t. Il, p. 155, pi. XXIX, tab. LXIV.

1870. Theridium riparium, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 82.

1878. Theridion riparium, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.)

1881. Theridion riparium, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 84.

1881. Theridion riparium, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (l,e partie), p. 88.

DESCRIPTION

Mâle (fig. 2a). — Céphalothorax uni, brun très foncé; les yeux sont disposés sur deux lignes presque droites; les supérieurs, assez gros, sont placés à égale distance les uns des autres; les yeux du milieu de la première ligne sont plus gros que les supérieurs ; le bandeau est visiblement plus large que Taire oculaire, mais plus court que les chélicères.

Les pattes, longues, sont fauves; les fémurs des deux premières paires sont un peu teintés de rouge; les anneaux des fémurs et des tibias sont rouges aux trois premières paires et noirs à la quatrième.

Ordre de longueur des paltes : 1, 4, % 3.

La palte-màchoire (fig. 26) est rougeâtre; le bulbe se termine en petite pointe courte.

L'abdomen est arrondi, plus court que celui de la femelle, et présente à peu près les mêmes dispositions.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est pareil dans les deux sexes ; les pattes sont annelées, avec les patellas rougeâtres.

L'épigyne forme une petite fossette transversale.

L'abdomen, très élevé, parsemé de crins, bianc sale, fortement réticulé de fauve, est ponctué de brun ; vers le haut se trouve un espace clair transversal, bordé inférieurement d'une tache noire qui descend dans le milieu en se séparant en deux pointes; on remarque quelquefois, dans le bas, des lignes ou des séries transversales de points.

Le ventre, obscur, porte près des filières une bande claire également transversale.

Ce Theridion, peu répandu en Belgique, est relativement commun en certaines localités. Il semble affectionner les endroits arides et sablonneux; on le trouve encore près des vieux murs et surtout au bas des rochers dans nos provinces montagneuses. J'en ai observé plusieurs fois clans des jardins aux environs de Bruxelles. La toile, très irrégulière, entoure ordinairement une plante ou l'extrémité du buisson sur lequel l'araignée se tient. Souvent elle construit sa retraite contre une feuille (fig. 2c); cet abri, en forme d'entonnoir allongé, est recouvert de débris de feuilles ou de terre durcie. Lorsqu'il est posé près des rochers, il est recouvert de petites pierres (fig. 26/); dans ce cas, il est plus facile à découvrir. C'est dans l'intérieur de ce tube que la femelle dépose ses œufs blanchâtres, dans un ou plusieurs cocons composés d'une soie ou plutôt d'une bourre jaunâtre. Contre les parois des rochers, cette retraite est en outre dissimulée par un vaste tube de soie blanche très fin, rond, comme un petit cylindre soyeux, très visible de loin, s'altachant dans le haut à une saillie de la pierre et rattaché par des fils aux rochers par-dessous; l'aspect de ce dais de soie est très gracieux. La femelle abandonne rarement ses œufs. Les petites araignées, à leur sortie de l'œuf, ont le corps incolore et les pattes rosées; l'aire oculaire est presque noire; on distingue vaguement sur l'abdomen quelques traits plus foncés. Elles restent ensemble huit à dix jours avant de se séparer.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles, Uccle, Boilsfort, La Hulpe. Liège : Spa, barrage de la Gileppe, Tilff, Remouchamps. Luxembourg : Laroche, Houffalize.

Maestricht. — Environs d'Utrecht (?).

Hollande.

France.

Paris : Dans les jardins. — Somme : Bois de Hautebut. — Isère : Grenoble. Jcan-de-Luz.

Angleterre.

Dorsetshire. — Pays de Galles.

Basses-Pyrénées : Saint-

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Tyrol : Innsbruck, M cran — Hongrie : Varannô, Ujhely, Szinnaiko, Taira.

Allemagne.

Bavière : Environs de Nuremberg. — Prusse : Environs de Bonn. — Silésie.

Environs de Lucerne, Fluelen. Bellinzona.

Vénétie. — Lombardie.

Galice. — Les Asturies.

Suisse.

Oberland. — Engadine : Saint-Moritz. — Tessin : iVIendrisio, Lugano,

Italie.

Espagne.

SuÈDE-NoRWÈGE.

THERIDION FORMOSUM, Clerck, 1757.

(PI. XXI, fig. ],da, -16, \c,id, \e,\f,\g,\h,\i, lj.,

SYNONYMIE

DESCRIPTION

1757. Araneus formosus, Clerek, Svenska Spindlar, p. 56, pi. III, lab. VI. 1757. Araneus lunatus, Clerck, Svenska Spindlar, p. 52, pi. III, tab. Vil. 1789. Aranea lunata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 210. 1789. Aranea formula, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 200. 1802. Aranea sisiphia, Walckenaer, Faune parisienne, t. II, p. 206.

1804. Theridion sisiphium, Latreille, Histoire des crustacés et des insectes.

1805. Theridion sisiphium, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 74.

1857. Theridion sisiphium, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II.

1841. Theridium lunatum, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 74, fig. 645.

1851. Theridium formosum, Westring. Fôrleckning 6 [ver lill nàrvarande tid kânda, i Sverige forekommande Spindelarter, etc., p. 59.

1856. Steatoda lunata, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 28.

1861. Theridium formosum, Westring, Araneœ Suecicœ, p. 157.

1864. Theridion sisiphium, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 179, pi. XIII, fig. 115.

1866. Steatoda lunata, Menge, Preussische Spinnen, 1. 1, p. 150, pi. XXVIII, tab. LXIII.

1870. Theridium formosum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 81.

1878. Theridion formosum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de

Belgique.) 1881. Theridion formosum, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 85. 1881. Theridion formosum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 90.

Mâle (fig. \j). — Le céphalothorax, pointillé de noir, est fauve plus ou moins rougeâtre; les yeux (fig. \g) du second rang sont placés à égale distance les uns des autres; les yeux du milieu du premier rang sont les plus gros; le bandeau est plus large que l'aire oculaire; le plastron est bordé de noir.

Les pattes, longues, sont rougeâtres et annelées au tibia et au métatarse de la quatrième paire ; souvent les fémurs de la première paire sont obscurcis.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 5.

La patte-mâchoire est rougeâtre, avec le tarse et le bulbe presque noirs; ce dernier porte à son extrémité une forte apophyse contournée.

L'abdomen est le plus souvent entièrement brun, presque noir.

Femelle (fig. \b, \c). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans le deux sexes; les yeux (fig. \h) sont disposés sur deux lignes presque droites; les quatre yeux du milieu forment un carré plus long que large.

L'épigyne forme une longue fossette transversale, un peu arrondie sur les côtés.

L'abdomen est rougeâtre plus ou moins vif; dans le haut sont deux bandes ou taches blanches qui s'allongent et descendent sur les côtés ; elles sont doublées de noir vers le milieu et précèdent deux petites taches blanches; plus bas, vers le milieu, sont deux lignes obliques, blanches, qui se touchent au centre et s'étendent sur les côtés; ces lignes sont suivies de deux points blancs qui se détachent sur un large espace noir découpé et souvent interrompu par deux autres petites lignes blanches plus courtes, ne se touchant pas au milieu ; la partie inférieure de l'abdomen, sous les lignes blanches, est fauve, quelquefois verdâtre, traversée de lignes horizontales et de quelques traits obscurs très fins, longitudinaux.

Var. (fig. le). — L'abdomen est entièrement noir, avec les bandes supérieures et centrales seules visibles, ainsi que les deux points blancs et la tache noire qui les suivent dans le bas. Celte variété est aussi commune que le type.

MOEURS. La forme de ce Theridion est bizarre; l'élévation de son abdomen lui rend la marche difficile

ailleurs que sur ses fils. Il habite les bois, les chemins encaissés, et souvent les jardins et même le dessous des corniches saillantes des vieilles murailles.

Dans les forêts, cette araignée s'établit contre les gros arbres, surtout les hêtres, non loin de la base, dans les grands creux produits par la naissance des racines (fig. 1). Elle se tisse une grande toile irrégulière, perpendiculaire, très fine, qu'elle rattache solidement au sol et à l'écorce. Dans celle trame soyeuse, la femelle dépose des débris de feuilles mortes, des détritus de toute nature; au centre, elle en amoncelle un petit tas derrière lequel elle se tient cachée, les pattes serrées contre le corps; c'est là le plus souvent aussi qu'elle dévore sa proie. Ce sont ces précautions mêmes qui décèlent sa présence à nos yeux. Autour du centre de son piège, les fils paraissent un peu plus resserrés; c'est sous cet abri central que, vers le mois de juin, la femelle construit et cache ses cocons, car la ponte est souvent trop considérable pour être contenue dans un seul. Souvent aussi les ponles ont lieu à huit ou dix jours d'intervalle. Ces cocons, en forme de poire (fig. ïî)9 sont de la même couleur que les débris de feuille morte qui les entourent; l'enveloppe en est dure et comme parcheminée. Ils sont suspendus à la toile par des fils solides, et la mère reste toujours auprès d'eux; au moindre danger, à la plus légère secousse imprimée à la toile, elle se laisse tomber si brusquement, que souvent on ne s'aperçoit pas de celte soudaine disparition, et que l'on croit la toile inhabitée.

Lorsque l'araignée s'établit dans une bifurcation de branches (fig. la), ce qui a lieu beaucoup plus rarement, sa toile est souvent presque horizontale, mais présente toujours les débris végétaux caractéristiques; il en est de même lorsqu'on la rencontre sur des haies d'aubépine ou contre les murailles. Je l'ai observée, pendant une saison, tellement commune contre le mur d'enceinte du palais de Laeken, que les toiles étaient placées les unes contre les autres.

L'accouplement a lieu vers la fin du mois de mai; on voit, à cette époque, le petit mâle se tenir timidement immobile dans un coin de la toile; de temps en temps il agite un fil, pour attirer l'attention de la femelle; il ne paraît pas du reste la craindre beaucoup, car j'ai rencontré souvent les deux sexes réunis sous la cachette centrale. A peine éclos, les jeunes Theridion se mettent à tendre des fils, lesquels, se mêlant en tous sens, forment une assez large traînée de soie contre laquelle ils se rassemblent en se pelotonnant, pendant les heures chaudes de la journée; au plus léger attouchement, ils se dispersent ou se laissent tomber, suspendus au bout d'un fil, qui parfois se détache et les emporte dans les airs.

Ce Theridion hiverne quelquefois, renfermé dans une coque soyeuse, couverte de détritus, et cachée sous un coin d'écorce.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Répandu dans toutes nos provinces.

Répandu partout Toute la France.

Belgique.

Hollande.

France.

Angleterre Environs de Winchester. — Répandu un peu partout — Ecosse.

Suisse.

Bâle, Lucerne, vallée de la Reuss, Oberland, Genève, Lausanne, Zurich, Kagatz, Pontresina. — Tessin.

Allemagne

Répandu dans toutes les parties de l'Empire.

Italie.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Environs de Naples, île d'Ischia, Sicile. — Sardaigne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol (partout). — Galicic. — Hongrie : Ujhely, Varannô, Tokay, Sârospatak, Homonna, Kassa,

Budapest, Rékés, Fiume, etc.

Russie.

Ouest de la Sibérie.

Espagne.

Catalogne : Calella

Suède-Norwège. — Danemark.

Environs de Pékin.

Chine.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

THERIDION TEPIDARIORUM, C. Koch, 1841.

(PI. XX, fig. 3, 3a, 3*, 3c, M, 3e, 3f.)

1841. Theridium tepidariorum, C. Koch, Die Arachniden, t. VIII, p. 75, fig. 64-7-648.

1856. Steatoda tepidariorum, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 108.

1861. Theridium tepidariorum, Westring, Araneae Suecicae, p. 155.

1864. Theridium tepidariorum, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 180, pi. XIII, fig. 114.

1870. Theridium tepidariorum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 81.

1875. Theridion vulgare, Henz, The Spiders of the United States, p. 142. (Réimprimé dans les publications de Boston Society of natural history.)

1878. Theridion tepidariorum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Theridion tepidariorum, Cambridge, Spiders of Dorset, l. I, p. 83.

1881. Theridion tepidariorum, E. Simon, Les Arachnides de France, i. V (lre partie), p. 93.

Mâle (fig. 3^j). — Céphalothorax fauve, finement pointillé de brun, portant quelquefois dans le milieu une petite bande foncée longitudinale; les yeux sont disposés sur deux lignes presque droites; les yeux du milieu du premier rang sont plus gros que les supérieurs; le bandeau, plus large que Taire oculaire, est plus court que les chélicères.

Les pattes, longues, fauves, sont souvent un peu rembrunies à la première paire.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

La patte-mâchoire (fig. 3/') est fauve, avec le tarse et le bulbe plus foncés; le tibia se dilate du côté extérieur; cette partie dilatée reste appliquée contre le tarse; le bulbe se termine dans le haut en forte apophyse qui dépasse le tarse.

MOEURS

L'abdomen, ovale, plus étroit que celui de la femelle, présente la même coloration.

Femelle (fig. 3a, 3c). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne forme une grande fossette transversale, légèrement anguleuse sur les côtés.

L'abdomen (fig. 3c), globuleux, très élevé, est garni de crins assez longs; il est fauve, ponctué de brun; une bande longitudinale brune, découpée légèrement sur les bords, descend jusqu'à la moitié de la longueur et se termine ou est suivie par deux accents bruns qui s'étendent un peu sur les côtés; dans la partie postérieure se trouvent encore deux ou trois traits transversaux, dont le premier est parfois élargi en forme de petite tache quadrangulaire; sur les parties latérales sont souvent placées deux paires de taches un peu découpées; le ventre porte une bande noirâtre, transversale, élargie dans le milieu.

Var. (fig. 3). — Entièrement noire, avec les dessins vaguement indiqués par des traits clairs très fins (rare).

En Belgique, comme dans tout le nord de l'Europe, cette araignée vil exclusivement dans les serres.

Elle construit une assez grande toile irrégulière, oblique, sous laquelle elle se tient cramponnée, le ventre en l'air (fig. 3b); les fils de celte toile sont fins, peu résistants, mais suffisent cependant pour arrêter les mouches les plus grosses, qu'elle entoure de fils avant de les piquer avec ses chélicères; le plus souvent elle transporte sa victime ainsi garrottée à la parlie supérieure de sa toile, où elle reste suspendue.

Elle hiverne et sort de son engourdissement vers la fin du mois de mars. Elle commence à pondre aux premiers beaux jours; les œufs, très nombreux, sont renfermés dans un cocon en forme de poire (fig. 3ri), d'un tissu brun très serré; ces œufs jaune pâle ne sont jamais agglutinés. Souvent, à quelques jours d'intervalle, elle construit deux et même trois autres cocons, presque toujours plus petits que le premier.

J'ai eu souvent l'occasion d'observer la façon dont elle s'y prend pour attaquer sa proie : elle s'en approche toujours avec prudence et lorsqu'elle se trouve à la portée de ses pattes postérieures dont elle se sert comme de véritables mains; elle ne la fait pas tourner comme le font les Epeiridae, mais colle simplement le fil contre elle; l'abdomen s'agite de gauche à droite pour faciliter la sortie du fil; puis elle tourne tout alentour en l'entourant d'un vrai suaire de soie blanche; elle coupe ensuite tous les fils environnants, et lorsque la mouche n'est plus tenue que par un fil, elle saisit celui-ci et emporte sa victime auprès de son cocon; elle la remonte alors pour pouvoir la sucer sans inquiétude, en tenant presque toujours une de ses pattes appliquée contre ses œufs.

Le mâle est très craintif et périt souvent en s'approchant de sa compagne. J'ai pu observer la férocité de cette araignée : j'avais enfermé plusieurs femelles dans un bocal assez vaste; en moins d'une heure, la plus forte avait déjà emmaillotté et commençait à dévorer les autres. Je déposai quelques jours plus tard une grande femelle fécondée dans une boîte qui renfermait encore une toile de Linyphie; elle prit immédiatement possession de celte toile et le lendemain elle commença à pondre; c'est presque toujours pendant la nuit qu'elle se livre à ce travail.

Elle commence par tendre quelques fils serrés sur lesquels elle dispose une couche de bourre soyeuse; puis elle pond ses œufs qu'elle pose les uns à côté des autres en tournant lentement; elle les recouvre alors de soie en tournant toujours pour rendre le travail régulier; plus le cocon grossit, plus les fils deviennent brunâtres et compacts; à la fin, elle polit le tout en détachant les fils qui dépassent, elle les aplatit en lissant toujours et bouchant adroitement les creux; après deux longues heures, elle rompt tous les fils environnants, et lorsque le cocon est bien dégagé, elle va le suspendre à la place choisie par elle, où il est fixé solidement.

Toute la Belgique; dans les serres.

Répandu partout dans les serres.

Belgique.

Hollande.

France.

Partout dans les serres.

Canton de Vaud. — Oberland

Partout dans le Nord (serres). — A Arcachon, M E. Simon l'a observé en plein air sur les murailles des maisons. Je l'ai observé dans les mêmes conditions dans le Midi.

Angleterre.

Répandu partout dans les serres. — Ecosse. — Irlande.

Allemagne.

Suisse.

Italie.

Partout dans les serres; en plein air dans le Midi.

Autriche-Hongrie.

Galicie. — Hongrie (serres) : Sopron, Kolozsvâr, Eszék, Jaska. — Tyrol.

Russie.

Sud de la Russie : Jekaterinoslaw, Nikopol (serres).

Turquie.

Espagne.

Portugal.

Iles Açores.

suède-norwège. — danemark.

Afrique.

Amérique.

Environs de Constantinople.

Andalousie.

Environs de Lisbonne.

San Miguel — Corvo.

Tunisie. — Maroc. — Algérie.

Venezuela : Caracas. — Caroline du Sud : Nouvelle-Orléans. — Brésil. — Scrauton (Mississipi). — Iles Bermudes.

Asie.

Chine : Environs de Pékin — Japon.

Océanie.

SYIVONYMIE.

THERIDION SISYPHIUM, Clerck, 1757.

(PI. XXII, fig. 1, la, ib, le, \d, le, if, ig, \h, \i, \j.)

Araneus sisyphius, Clerck, Svenska Spindlar, p. 54-, pi. III, lab. V.

Aranea nervosa, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 210.

Aranea nervosa, Walckenaer, Faune parisienne.

Aranea scopulorum, Schrank, Fauna Boica, t. III, pi. 1, p. 241.

Theridion nervosum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 74.

Theridium sisyphium, Sundevall, Svenska Spindlarnes, etc., p. 115.

Theridium sisyphium, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 29.

Theridium nervosum, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 183, pi. XIII, fig. 116.

Steatoda sisyphia, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 161, pi. XXX, tab. LXIX.

Theridion sisyphium, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Theridion sisyphium, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 85.

Theridion sisyphium, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 100.

DESCRIPTION. Mâle (fig. la). — Céphalothorax rougeâlre plus ou moins foncé, bordé de noir, avec une bande

brune médiane ne descendant que jusqu'à la partie Ihoracique; cette bande est plus ou moins bien indiquée; les yeux (fig. l()sont disposés sur deux lignes presque droites; les supérieurs sont petits, placés à égale distance les uns des autres et bien séparés; les yeux du milieu de la première ligne sont plus gros que les supérieurs et plus rapprochés; le bandeau est un peu plus large que Taire oculaire; les chélicères sont plus longues que le bandeau; le plastron est finement bordé de noir.

Les pattes, longues, sont annelées de brun-rouge.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

La patte-mâchoire (fig. le) a son tarse et le bulbe rembrunis; ce dernier se termine en pointe courte dans le haut; il ne porte pas de stylum visible.

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, présente la même coloration.

Femelle (fig. 1). — Le céphalothorax et les pattes sont semblables dans les deux sexes.

L'épigyne forme une étroite fossette transversale allongée, un peu arquée au-dessus et droite par-dessous (fig. \b).

L'abdomen présente dans le milieu une large bande longitudinale blanche ou jaunâtre, festonnée, bordée de larges espaces noirs, séparés par des lignes claires qui rejoignent les angles des festons de la bande centrale; ces espaces noirs, nettement indiqués, sont bordés de blanc ou de jaune pâle; dans la partie claire du centre, on distingue un trait plus ou moins visible et légèrement ramifié.

MOEURS. C'est dans les endroits bien exposés, au levant surtout, qu'on rencontre très communément ce

joli Theridion, qui habile les buissons, les plantes basses, les genêts, les bruyères et les branches basses des arbres verts. Sa toile, très grande, irrégulière, se compose de fils minces tendus dans un désordre apparent; elle est presque toujours verticale ou légèrement oblique. Il se réfugie souvent sous les feuilles entre quelques fils plus serrés, mais qui ne forment pas une retraite proprement dite. Ce Theridion hiverne et sort de son engourdissement aux premiers beaux jours du printemps. La ponte commence vers le milieu du mois de juin; la femelle renferme ses œufs, au nombre de trente à soixante, dans un cocon solide, d'un vert olivâtre. En Belgique, je n'ai observé que bien rarement le refuge qu'elle construit pour ses œufs placé au centre de sa toile; le plus souvent il est établi sous une feuille (fig. id); c'est une coque de soie entourée de petits détritus végétaux. J'ai trouvé ces araignées en énorme quantité sur les hauts plateaux du Luxembourg : les toiles, tendues sur les genêts (fig. le), étaient si nombreuses que dans certains endroits les fils de l'une servaient de points d'attache aux fils de l'autre.

J'en ai vu souvent fixées entre les petites branches des mélèzes; le nid était assez grand, en forme de petit dôme ouvert par-dessous et recouvert de grands débris de feuilles mortes (fig. \f). Après l'éclosion, les jeunes Sisyphiam vivent quelque temps en société et se nourrissent des mouches prises au piège que la mère a entourées de fils et rendues inoffensives (fig. ïh); on les voit accourir comme des chiens à la curée et couvrir parfois entièrement le cadavre qu'elles rongent complètement.

La mère soigne son cocon et ses petits avec la plus touchante sollicitude, et voyage même le plus souvent avec le cocon attaché à ses filières.

Elle enlace sa proie et la transporte de la même façon que l'espèce précédente.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Répandu dans toutes nos provinces.

Belgique.

Hollande.

Répandu un peu partout: il semble moins commun qu'en Belgique.

France.

Toute la France. — Corse (E. Simone

Angleterre.

On le rencontre dans toute l'Angleterre. — Ecosse. — Irlande.

Toute la Suisse.

Suisse.

Russie.

Sud de la Russie : Jekaterinoslaw. — Crimée : Simferopol, SewastopoL Sudak, Sarepta. Tobolsk-sur-lrtisch, Obdorsk. sous le cercle polaire, près de l'embouchure de l'Ob.

Autriche-Hongrie.

Tyrol — Galicie — Hongrie : Ujhely, Varannô. — Bohême.

Nord

Répandu dans tout l'Empire.

Vénétie. — Piémont. — Lombardie — Environs de Rome. — Italie méridionale.

SuÈDE-NORWEGE. DANEMARK.

THERIDION S1MILE, C. Koch, 1836.

(PL XXII, fig. 2, 2a, 1b, 2c, 1d, 2e, 2/.)

SYNONYMIE. 1836. Theridium simile, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 62, fig. 215.

1861. Theridium simile, Westring, Araneae Suecicœ, p. 164.

1864. Theridion simile, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. Il, p. 187, pi. XIV, fig. 119.

1870. Theridium simile, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 84.

1878. Theridion simile, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Theridion simile, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 88.

1881. Theridion simile, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (1" partie), p. 102.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, très finement bordé de noir, est brun rougeâtre, souvent

presque noir; on y distingue dans le centre une tache obscure légèrement étoilée; les yeux du second rang forment une ligne très peu courbée; ceux du milieu sont un peu plus rapprochés; les yeux du premier rang, en ligne droite avec ceux du milieu, plus gros que les supérieurs; le bandeau est un peu plus large que Taire oculaire et plus court que les chélicères.

Les pattes, longues, sont rougeâtres, annelées à l'extrémité des fémurs et des tibias.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

La patte-mâchoire (fig. 2c) a le bulbe et le tarse rembrunis; le bulbe, pointu du haut, est dépourvu d'apophyse dans le bas.

L'abdomen, ovale, est plus étroit que celui de la femelle et présente les mêmes dispositions.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est semblable à celui du mâle; les pattes, unicolores, ont parfois les extrémités des articles un peu plus foncées.

L'épigyne (fig. 2rf) présente une grande fossette aussi longue que large, arrondie par-dessus et coupée en ligne droite par-dessous.

L'abdomen est fauve plus ou moins foncé, avec une assez large bande festonnée claire, longitudinale, dans le milieu; cette bande présente un grand élargissement horizontal dans la partie supérieure; le centre de la bande médiane est rose assez vif, quelquefois carminé; elle est bordée de brun noirâtre.

Var. (fig. 26). — Dans la moitié postérieure de l'abdomen seulement, on retrouve un grand triangle clair, suivi d'une bande étroite, bordée de noir.

Ce joli Theridion, assez commun en Belgique depuis les premiers jours du mois d'avril, habile surtout les champs de bruyère dans les clairières découvertes des bois; souvent aussi on le rencontre sur les buissons et même sur les branches basses des arbres verts.

La femelle construit un cocon en soie blanc grisâtre, qu'elle cache dans une bifurcation de branche (fig. 2e, 2/"); elle l'entoure généralement de petits détritus qui le dérobent à la vue; de cette espèce de retraite partent des fils irrégulièrement tendus dans tous les sens. Ses mœurs se rapprochent du reste beaucoup de celles des espèces précédentes.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabanl : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Rixensart, Bousval, Noirhat, Mont- GÉOGRAPHIQUE. Saint- Guiberl, Uccle.

Liège : Tilff, Baraque-Michel, Remouchamps.

Luxembourg : Laroche, Sainl-Hubert, Redu, Houffalize.

Namur : Yvoir, Hastière.

Limbourg : Genck.

Anvers : Cahnpthoul.

Hollande.

Gelderland : Winterwijk, Apeldoorn.

Toute la France. — Corse. — Porquerolles (îles d'Hyères).

Espagne.

Catalogne.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth. Hampshire. — Ecosse. — Irlande.

Russie méridionale : Odessa, Charkow.

Prusse. — Bavière. — Silésie.

Environs de Lucerne. — Tessin. — Oberland.

Russie.

Allemagne.

Suisse.

Italie.

Lombardie. — Vénélie. — Italie méridionale : lie d'Ischia.

Autriche-Hongrie.

Hongrie: Ujhely, Erdobénye, Szôlloske, Varannô, Homonna, etc.

Suède-Nouwège.

SYNONYMIE

THERIDION PULCHELLUM, Walckenaer, 1802.

(PI. XXIII, fig. i, ia, \b, de, \d, \e, if, \g, \h, If.)

1802. Aranea pulchella, Walckenaer, Faune parisienne, t. Il, p. 208.

1805. Theridium pulchellum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 75.

1864. Theridium pulchellum, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 191, pi. XIV, fig. 122.

1868. Steatoda pulchella, Menge, Preussisc/ie Spinnen, t. II, p. 162, pi. XXX, tab. LXX.

1870. Theridium pulchellum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 89.

1878. Theridion pulchellum, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.

de Belgique.) 1881. Theridion pulchellum, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 90. 1881. Theridion pulchellum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 97.

DESCRIPTION

MOEURS

Mâle (fig. \b). — Céphalothorax ovale allongé, fauve rougeâtre et parfois verdâtre, assez pâle, finement bordé de noir, avec une bande médiane foncée longitudinale, souvent éclaircie dans le haut, un peu éloilée dans le centre; les yeux forment deux lignes presque droites; le bandeau est plus étroit que Taire oculaire; les chélicères sont plus larges que le bandeau; le plastron est bordé de noir.

Les pattes, un peu longues, sont fauves; le fémur et le tibia de la première paire sont plus foncés à leur extrémité; le métatarse de la première paire est armé en dessous d'une série de huit épines au moins, courtes et solides.

Ordre de longueur des pattes : 1, 2, 4, 3.

La patte-mâchoire (fig. Ad) est simple, avec le tarse et le bulbe bruns.

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, offre la même coloration.

Femelle (fig. la). — Le céphalothorax et les pattes sont presque semblables dans les deux sexes.

L'épigyne forme une simple fente transversale assez rapprochée du pli épigastrique; il existe près de ce pli une légère saillie qui porte un assez long crochet recourbé.

L'abdomen (fig. le), ovale, est orné d'une bande médiane noire, festonnée, bordée de blanc ou de jaune pâle; quelquefois les festons sont séparés par des traits clairs; les parties latérales sont fauve rougeâlre foncé.

Var. (fig. 1). — Abdomen entièrement jaune vif, avec la bande centrale très large, noire, bien entière et nettement découpée sur les bords.

Ce Theridion est moins commun que les espèces précédentes; on peut le rencontrer depuis le commencement du printemps jusqu'à la fin de l'automne sur les buissons aux lisières des bois ou dans les clairières découvertes; il semble affectionner les buissons de chêne. Sa toile est petite, très irrégulière, plutôt verticale et souvent remplie de débris végétaux; les fils enveloppent parfois plusieurs feuilles ou l'extrémité d'une tige et ressemblent dans ce cas aux toiles des Dictyna (fig. \f, Ai).

Vers le mois de juin commence la ponte; la femelle dépose ses œufs dans un ou deux petits cocons blancs qu'elle ne quitte jamais; elle se fixe parfois dans une bifurcation de branche de sapin (fig. \d).

Souvent elle s'établit contre la face inférieure d'une feuille (fig. Ae); dans ce cas, le cocon est généralement dissimulé sous quelques détritus attachés tout autour (fig. Ah).

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Belgique.

Brabant: Environs de Bruxelles, Boilsfort, Groenendael, Mont-Saint-Guibert, Bousval. Noirhat.

Liège: Environs de Liège, Tilff, environs de Huy, Modave, Remouchamps.

ÏSamur : Yvoir, Hastière.

Luxembourg : Laroche, Roche-à-Frêne. Barvaux, Durbuy, Redu, Houffalize.

Limbourg : Genck.

Toute la France (commun dans le Midi). — Iles d'Hyères : Porquerolles. — Corse.

Angleterre.

Herlfordshire. — Dorselshire — Sud de 1 Angleterre. — Nord du pays de Galles. — Irlande.

Allemagne.

Bavière (partout . — Prusse. — Silésie.

Très rare.

Autriche-Hongrie.

Les Theridion étrangers à notre faune sont :

T. lenellum, C. Koch. — T. undulalum, Westring. — T. flavomaculalum, Lucas. — T. laevigatum, Blackwall? — T. prominens, Blackwall? — T. delicalum, Blackwall? — T.parvulum, Blackwall. — T. apicatum, Cambridge. — T. spinitarse, Cambridge. — T. melanosticlum, Cambridge. — T. albipes, L. Koch. — T. Ohlerti, Thorell. — T. cuneatum, Thorell. — T. innocuum, Thorell. — T. hislrionicum, Thorell. — T. palustre, Pavesi. — T. dromedarius, E. Simon. — T. impressum, L. Koch — T. rujipes, Lucas. — T luleipes, Cambridge. — T. bajulans, L. Koch. — T. herbigrada, E. Simon. — T. suaveolens, E. Simon. — T. uncinatum, Lucas. — T. nigrovariegatum, E. Simon. — T. rusticum, E. Simon. — T. crinigerum, E Simon. — T. nigropunclalum, Lucas — T. glaucinum, E. Simon. — T. petraeum, L. Koch. — T. familiare, Cambridge. — T. Blackwalli, Cambridge. — T. umbralicum, L. Koch. — T. aulicum, C. Koch. — T. vittatum, C. Koch. — 7\ pinicola, E. Simon. — T. gentile, E. Simon. — T. pallens, Blackwall. — T. gonygaster, E. Simon. — T. musivum, E. Simon. — T. genislœ, E. Simon.

SYNONYMIE

Genre DIPOENA, Thorell, 1870.

184S. Atea, C. Koch (ad partem), Die Àrachniden, l. XI, p. 143.

1863. Theridion, Cambridge (ad partem), Descr. of%4 new spec. of spiders, p. 16 (8576).

1864. ëpeira, E. Simon (sous-genre Atea, ad partem), Histoire naturelle des Araignées, p. 260. 1870. Dipoena, Thorell, On European Spiders, p. 91.

1881. Dipoena, Cambridge, Spiders of Dorset, t. II, p. 478.

1881. Dipoena, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 114.

CARACTÈRES DU GENRE

Le céphalothorax, plus étroit en avant, est élevé dans la partie céphalique; il est large et arrondi dans la partie thoracique.

Les yeux sont disposés sur deux lignes; la supérieure est courbée en avant et l'antérieure en arrière; les yeux du milieu forment un carré aussi large que long, mais plus étroit en arrière; le bandeau est beaucoup plus large que l'aire oculaire; les chélicères sont plus courtes que le bandeau, et la rainure est dépourvue de denticulations.

Le plastron est grand, en forme de triangle allongé; la lèvre est plus large que haute; les lames maxillaires sont fortement inclinées et plus larges à l'extrémité que la lèvre.

L'abdomen, élevé, ovale, assez large, est légèrement creusé dans le milieu du bord antérieur.

Les pattes sont relativement courtes, garnies de longs crins.

Les griffes larsales sont larges, courbées, mais assez petites; les supérieures sont denticulées; la griffe inférieure, encore plus courbée, ne présente qu'une seule dent près de sa base.

SYNONYMIE

DIPOENA MELANOGASTER, C. Koch, 1845.

(PI. XXIII, fig. 2, 2a.)

1845. Atea melanogaster, C. Koch, Die Arachniden, t. XI, p. 145, fig. 941, 942.

1863. Theridion congener, Cambridge, Descr. of 24 new spec.,etc, in Zoologist, 1863, p. (8576) (16).

1870. Dipoena melanogaster, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 516.

1881. Dipoena melanogaster, Cambridge, Spiders of Dorsel, t. II, p. 478.

1881. Dipoena melanogaster, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lr0 partie), p. 115.

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Mâle. — Le céphalothorax, uni, est brun très foncé; les yeux du second rang forment une ligne un peu courbée; ceux du milieu sont plus rapprochés entre eux que des latéraux; les yeux du premier rang forment une ligne très courbée; ceux du milieu, un peu gros, sont assez séparés; ils touchent presque à ceux de côté; le plastron est noir.

L'abdomen, ovale, est garni de crins assez longs, portés sur de légères saillies; il présente une bordure claire dans le haut; le restant est brun assez foncé ou grisâtre, avec des lignes noires transversales remplacées quelquefois par des suites de points.

Les pattes, longues, sont fauves et annelées.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

La patte-mâchoire est brunâtre, avec le tarse et le bulbe obscurcis.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est presque noir; les yeux du second rang forment une ligne presque droite; les pattes sont semblables à celles du mâle; les patellas et les tibias sont garnis de crins assez longs.

L'épigyne (fig. 2a) forme une fossette plus longue que large, avec un rebord rougeâtre pardessus.

L'abdomen, élevé, arrondi, avance sur le céphalothorax; il est garni de crins; le fond de la coloration est gris fauve, plus pâle en avant et sur les côtés; il est ponctué de noir, avec des traits et des taches qui forment un dessin peu défini; le ventre, foncé, présente de chaque côté une tache assez grande, ronde et blanche.

Cette araignée, fort rare en Belgique, est plus fréquente dans le Midi ; je l'ai observée sur les pentes des dunes opposées à la mer : elle avait tendu sur les genévriers une petite toile très irrégulière; ses mœurs me sont inconnues.

Belgique.

Flandre occidentale : Heyst-sur-Mer, Knocke.

France.

Seine-et Oise : L'Isle-Adam. — Oise : Compiègne. — Côtes-du-Nord : Quentin. — Morbihan : Plouharnel. — Seine-et-Marne: Fontainebleau. — Aube: Forêt d'Othe, Chapelles- Vallon. Vendœuvre, plaine de Foolz. — Haute-Vienne : Saint-Just, près de Limoges. — Gironde : Arcachon. — Gers : Caillavet, près de Lecloure. — Lot-et-Garonne : Sos. — Landes : Mont-de-Marsan. — Basses-Alpes : Digne. — Var : Sainte-Baume. — Environs de Toulon : Dardennes, Saint-Mandrier. — Porquerolles (îles d'Hyèrcs). — Alpes-Maritimes : Sospel, Saint-Martin Lantosque. — Corse : Bastelica, Vissavona.

Lyndhurst.

Bavière.

Tessin : Lugano, Locarno.

Angleterre.

Autriche-Hongrie.

Bohême. — Tyrol. — Hongrie : Varannô, Ujhely, Tokay, Szôllôske, Ormezô, Homonna, Szinna, Budapest, Kalocsa, Baziâs, Orsova, etc:

Le D. leucoplagiata, E. Simon, est étranger à noire faune.

SYNONYMIE

CARACTÈRES

Le

DU GENRE

Genre EURYOPIS, Menge, 4868.

Micryphantes, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. III, p. 67.

Argus, Walckenaer (ad partem), Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. Il, p. 544.

Theridium, Westring (ad partem), Araneae Snecicae, p. 151.

Theridion, Blackwall (ad parlem), Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 175.

Micryphantes, E. Simon (ad partem), Histoire naturelle des araignées, p. 195.

Euryopis, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. II, p. 174.

Euryopis, Thorell, On European Spiders, p. 96.

Euryopis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

Euryopis, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 99.

Euryopis, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 121.

Q) Le céphalothorax, assez petit, est arrondi sur les côtés, avec la partie céphalique élevée.

Les yeux sont disposés sur deux lignes; ceux du milieu forment un carré plus large antérieurement, et presque toujours plus large que long; le bandeau est beaucoup plus long que l'aire oculaire; les chélicères, un peu moins longues que le bandeau, sont assez grêles et dépourvues de denticulations au bord de la rainure.

£Ss Le plastron, terminé en pointe par-dessous, assez grand, est plus long que large; la lèvre, J en demi-cercle, est très large; les lames maxillaires, très penchées sur la lèvre, se touchent dans le haut.

Ç\ L'abdomen est arrondi, large en avant, puis diminué en arrière jusqu'aux filières qui • le terminent.

Les pattes, relativement courtes, sont fortes, garnies de crins et dépourvues d'épines. Les griffes supérieures sont assez généralement longues, fines, légèrement courbées et denticulées; la griffe inférieure, fortement courbée, est armée de deux très petites dents qui se touchent.

SYNONYMIE

EURYOPIS FLAVOMACULATA, C. Koch, 1836.

(PI. XXIII, fig. 3, 3a, 8b, 3c, 3d.)

1856. Micryphantes flavomaculatus, C. Koch, Die Arachniden, t. III, p. 67, fig. 220.

1851. Theridium flavomaculatum, Westring, Fôrteckning ofver lill nàrvarande tid kànda, etc., p. 40.

1859. Theridium multimaculatum, Grube, Verzeichniss der Arachnoiden, etc. (Archiv fur die Naturkunde Liv-, Ehst- und Kurlands), p. 56 (470).

1861. Theridium flavomaculatum, Westring, Araneae Suecicae, p. 192.

1864. Theridion flavomaculatum, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. II, p. 201, pi. XIV, fig. 132.

1868. Euryopis flavomaculata, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 175, pi. XXXIII, tab. LXXVIII.

1870. Euryopis flavomaculata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 95.

1878. Euryopis flavomaculata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique (Ann. de la Soc. ent. de Belgique), supplément.

1881. Euryopis flavomaculata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 100.

1881. Euryopis flavomaculata, E. Simon, les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 123.

DESCRIPTION. Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax, uni, fauve plus ou moins rougeâtre, s'élève jusqu'à la

partie céphalique; le front est étroit; les yeux du second rang forment une ligne un peu courbée; ils sont assez gros et placés à peu près à la même dislance les uns des autres; les yeux du premier rang forment une ligne très courbée; ceux du milieu sont très séparés et beaucoup plus gros que les latéraux. Les pattes, relativement courtes, sont fauves, avec les tarses noirâtres.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 5.

La patte-mâchoire (fig. 36, 3c) est fauve, avec le tarse brun; la patella est coudée; le tibia est fort court; le tarse, coupé à son extrémité, a l'un de ses angles prolongé en pointe solide qui dépasse le bulbe; celui-ci porte dans le haut une apophyse rougeâtre.

L'abdomen, plus élancé que celui de la femelle, est noirâtre, avec des taches claires sur les côtés; dans le haut, deux taches obliques précèdent un trait central longitudinal, suivi de quelques accents; ces dessins sont plus ou moins nettement indiqués.

Femelle (fig. 3a). — Le céphalothorax, plus pâle que celui du mâle, est finement bordé de brun.

L'épigyne (fig. %d) forme une grande plaque noirâtre, légèrement en saillie, arrondie dans le haut et coupée droit par-dessous, avec une fossette centrale.

L'abdomen, ovale, assez large, est brunâtre, avec des taches latérales testacées; il y a quelquefois dans le milieu une ligne claire longitudinale souvent effacée; plus bas sont deux paires de petites tachettes obliques; on remarque encore, plus haut, quatre points enfoncés, rugueux, disposés en forme de carré.

MOEims. Cet Euryopis vit caché sous les pierres ou sous les mousses; son extrême vivacité le rend

difficile à saisir. 11 est assez rare en Belgique; je ne l'ai observé que clans nos provinces montagneuses. Ses mœurs me sont inconnues. Il hiverne, car je l'ai rencontré adulte au mois de mars, blotti sous des lichens dans une crevasse de chêne.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Liège : Tilff, Modave, Remouchamps.

Belgique.

France.

Somme : Le Crotoy, bois de Lanchères, près de Saint-Valéry. — Aisne : Guise. — Seine-et-Oise : Meudon, Chaville, bois des Gardes, près de Boissy, Saint-Léger. — Marne : Épernay. — Oise : Le Lys, Chantilly, Compiègne. — Seine-et-Marne : Forêt d'Armainvilliers, forêt de Fontainebleau. — Aube : Troyes, forêt d'Othe, forêt d'Aumont, bois de Chappes, Villenauxe. — Indre-et-Loire : Montrésor. — Isère : Le Sappey, Bourg d'Oisans. — Hautes-Alpes : le Monétier, forêt de Boscodon. — Basses-Alpes : Digne. — Gers : Lectoure.

Suisse.

Environs de Genève. — Tessin.

Angleterre.

Dorsetshire : Bloxworth.

Allemagne.

Bavière : Environs de Nuremberg. — Prusse : Bonn.

AuTRICUE-HoNGRIE.

Hongrie : Szerencs, Czéke, Kôrlvélyes, Sopron, Tolcsva, etc. Les Euryopis étrangers à notre faune sont :

E. Zimmermannii, L. Koch. — E. argenteomaculala, E. Simon. — E. acuminata, Lucas. — E. dentigera, E. Simon. — E.particeps, Cambridge. — E. scripta, Cambridge. — E. inscripla, Cambridge. — E. quadrimaculata, Cambridge. — E. sexalbomaculata, Lucas. — E. lœta, Westring. — E. margarila, L. Koch. — E. quinquegultata, Thorell => E. quinquenotata, E. Simon.

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre PHOLCOMMA, Thorell, 1870.

1851. Erigone, Westring (ad partem), Fôfteckning ofver til nârvarande tid kânda, etc.

1862. .Theridion, Cambridge (ad partem), Descr. of ten new spec. of Brit. spid, p. 7962.

1870. Pholcomma, Thorell, On European Spiders, p. 98.

1881. Pholcomma, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 81.

1881. Pholcomma, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 134.

Q Le céphalothorax est aussi large que long, élevé et coupé carrément en arrière.

Les yeux, disposés sur deux lignes, sont resserrés; les yeux du milieu de la seconde ligne touchent à ceux de côté; les yeux de la première ligne se touchent; le bandeau droit est plus large que l'ensemble des yeux; les chélicères, peu fortes, sont à peu près de même longueur que le bandeau.

^ Le plastron, aussi large que long, en forme de cœur, est légèrement convexe; la lèvre, assez grande, est triangulaire; les lames maxillaires sont courbées sur la lèvre, mais ne se touchent pas au milieu.

^Q L'abdomen, globuleux, est très fortement arrondi. Les pattes sont longues, solides et garnies de crins.

Les griffes larsales supérieures ne sont pas denticulées; la griffe inférieure, qui ne présente également aucune denticulation, est courbée et très fine.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

PHOLCOMMA GIBBUM, Westriiig, 1831.

(PI. XXIV, fig. 1, la, U, le, \d, ie.)

1851. Erigone gibba, Westring, Forteckning ofver till nârvarande tid kânda, etc., p. 44.

1862. Theridion projectum, Cambridge, Descr. often new spec., etc., in Zoologist, p. 7962.

1869. Pholcomma projectum, Thorell, On European Spiders, p. 98.

1870. Pholcomma gibbum, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 137. 1881. Pholcomma gibbum, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 82.

1881. Pholcomma gibbum, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 155.

Mâle (fig. \a). — Le céphalothorax est d'un fauve-rouge plus ou moins foncé, assombri vers les bords, et finement pointillé.

Les yeux (fig. le) sont disposés sur deux lignes presque droites; ceux du second rang sont assez gros et presque égaux ; les latéraux touchent pour ainsi dire à ceux du milieu, qui sont plus séparés entre eux; les yeux du milieu du premier rang sont beaucoup plus petits; ceux de côté assez gros, en sont à peine séparés et touchent aux yeux de côté du second rang.

Les pâlies, médiocrement longues, sonl fauves.

Ordre de longueur des pattes : 1,4, 2, o.

La palle-mâchoire (fig. \d) est fauve; le bulbe est entouré d'un long slylum noir. L'abdomen, ovale, est recouvert d'une sorte de carapace rougeâtre, brillante, semée de poils. Femelle (fig. \). — Le céphalothorax, les pattes ainsi que la disposition des yeux sont à peu près semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. \b) forme une sorte de plaque striée, brunâtre, rebordée par-dessous par une partie noire transversale.

L'abdomen, 1res élevé, arrondi, est d'un fauve violacé, souvent plus foncé que celui du mâle; on distingue par-dessus six points enfoncés, rugueux; il est également semé de poils très fins.

MOEIRS. C'est encore une araignée peu commune en Belgique et que je n'ai observée qu'à Modave,

sous les mousses qui recouvrent les pierres, et quelquefois sous les pierres mêmes. Elle marche lentement. Je n'ai jamais observé près d'elle une toile proprement dile, mais seulement deux ou trois fils, insuffisants pour lui servir de piège. Ses mœurs me sont inconnues.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Liège ■ Modave (rare).

Belgique.

France.

Jersey. — Seine-et-Oise : Meudon, friches d'Aigremont, Rambouillet, Laferté-Alais. — Orne. — Seine- Inférieure : Rouen, forêt de Lalonde. — Seine-el-Marne : Fontainebleau. — Aube: Bar-sur-Seine, Gyé-sur-Seine. — Ain : Forêt d'Arvières. — Isère : Le Sappey, Bourg d'Oisans. — Cantal : Le Lioran. — Lot-et-Garonne : Sos. — Gironde : Arcaehon, Cazeau, cap Ferret. — Ariège : Forêt de Belesla. — Basses-Alpes : Digne. — Var : Saint-Mandrier, environs de Toulon. — Corse.

Angleterre.

Hertfordshire — Dorsetshire : Bloxworth. — Ile de Serk. Irlande.

Suisse.

Environs de Genève, Lucerne (pentes du Righi}.

Prusse : Bonn. — Bavière : Nuremberg. — Silésie.

Tyrol (sud). — Hongrie : Varannô, Tokay, Ujhely.

Nord de l'Angleterre. — Ecosse. —

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GINRE.

Genre LAS^EOLA, E. Simon, 4881.

1861. Themdion, Cambridge (ad parlem), Description of tennew species ofspiders, etc. (Ann. and. Mac

of Nat. Hist.), 3e série, vol. III.

1864. Theridion, Blackwall (ad partem), Spiders of Great Britain, t. II.

1868. Pachydactylus, Menge, Preussische Spinnen.

1 870. Euryopis, Thorell (ad partem), On European Spiders, p. 96.

1873. Euryopis, E. Simon (ad partem), Mémoires de la Société royale des sciences de Liège.

1878. Euryopis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Las^ola, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lrc partie), p. 136.

(2) Le céphalothorax, court, large, arrondi sur les côtés, s'élève fortement vers le *v^ milieu.

ZÏ8,y Les yeux sont disposés sur deux lignes; ceux du milieu forment un carré un peu élargi en avant; les yeux de côté se touchent; le bandeau est beaucoup plus long que Taire oculaire et que les chélicères; celles-ci sont grêles et les bords de la rainure sont dépourvus de denliculations.

Le plastron s'allonge en forme de triangle, comme la lèvre, laquelle est parfois pourtant arrondie en demi-cercle; les lames maxillaires sont tellement inclinées qu'elles semblent transversales.

L'abdomen est ovale et très convexe.

Les paltes, solides, sont relativement courtes, munies de crins isolés et dépourvues d'épines.

IdO

SYNONYMIE

DESCRIPTION

MOEURS

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

LASJEOLA TRISTIS, Hahn, 1831.

(PI. XXIV, fig. % "2a.)

1831. Theridium triste, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 89, fig. LXVII.

1841. Theridium triste, C. Koch, Die Arachniden, I. VIII, p. 83, fig. 653-654.

1856. Steatoda tristis, Tiiorell, Iiecensio crilica Âranearum Saecicarum, etc., p. 108.

1868. Euryopis tristis, Menge, Prcussische Spinnen, t. Il, p. 176, pi. XXXIII, tab. LXXIX.

1870. Theridium triste, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 93.

1878. Euryopis tristis, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. ds

Belgique.) 1881. LasjEOla tristis, L. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 138.

Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, finement chagriné, est noir; les yeux du second rang sont disposés en ligne presque droite; ceux du milieu sont plus rapprochés l'un de l'autre que des latéraux; les yeux du premier rang forment une ligne très courbée; ceux du milieu, séparés, gros, sont excessivement rapprochés des latéraux.

Les pâlies, relativement courtes, sont noires; le fémur de la quatrième paire est très rougeâlre jusque près de son extrémité; le tibia de la même paire porte un anneau rougeâtre à sa base.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

La patte-mâchoire est obscure, avec le tibia et le larse noirs; la patella est coudée; le tibia, large, est coupé obliquement.

L'abdomen est entièrement noir.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax est noir; les tarses des pattes sont un peu plus pâles que les autres articles; le fémur ainsi qu'une partie du tibia et du métatarse de la quatrième paire sont jaunes ou rougeâtres.

L'abdomen, ovale, arrondi, élevé en avant, avancé sur le céphalothorax, est entièrement noir comme celui du mâle.

Celte araignée habite les clairières et les lisières des bois secs et pierreux; on la trouve sur les

buissons bas, sur les bruyères ou les graminées, dès le commencement du mois de mai; elle tend

des fils épars, qui ne forment pas de toile proprement dite. Elle est très rare en Belgique : je ne

l'ai trouvée plusieurs fois qu'aux environs de Bruxelles, dans le bois de la Cambre, entre la drève

de Lorraine et Boitsfort, dans un bois taillis très aride. L'accouplement a lieu dès le commencement

de juin.

Belgique.

Brabant : Environs de Bruxelles : Bois de la Cambre.

France.

Seine-el-Oise : Chaville, Conflans, Sainte-Honorine, Aigremont. — Seine-Inférieure: Forêt de Lalonde, Rouen. — Oise : Précy, bois de Sainl-Maximin — Seine-et-Marne : Fontainebleau. — Haute- Vienne : Saint-Just, près de Limoges. — Ain : Forêt de Seillons. — Gironde : Arcachon, Cadillac.

Vénétie. — Piémont.

Prusse. — Silésie. — Bavière.

Italie.

Allemagne.

Autriche-Hongrie.

Tyrol. — Hongrie : Bocsko, Bartfa, Budapest. Les Lasœola étrangers à notre faune sont :

L. braccata, C. Koch. — L. serkala, E. Simon. — L. crythropus, E. Simon. — L. testaceamarginata, E. Simon — L procax, E. Simon. — L. nigrina, E. Simon. — L. prona, Menge. — L. inornata, Cambridge. — L. Auberti, E. Simon. — L. convexa, Blackwall. — L. umbratilis, E. Simon. — L. nigrorelkulatœ, E. Simon. — L. pyramidalis, E. Simon. — L. torva, Thorell.

Genre STEATODA, Sundevall, 1833.

SYNONYMIE

1805. Theridium, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 72 (2e famille : Rotundatae, ad parlem; 5e famille : Triangulilabrae, ad partem).

1855. Steatoda, Sundevall (ad partem), Conspeclus Arachnilum, elc., p. 16.

1856. Eucharia, C. Koch (ad parlem; in Herrich Schœfler, Deutschlands Crustaceen, Myriapoden und

Arachniden, 154, 8-11.

1857. Eucharia, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden-Sy stems, t. I, p. 7. 1856. Steatoda, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 108.

1861. Theridium, Westring (ad partem), Araneae Suecicae, p. 151.

1864. Theridion, Blackwall (ad partem), Spidcrs of Great Britain, t. II, p. 175.

1864. Theridion, Blackwall. Sous-genre Steatoda (ad parlem).

1867. Eucharia, Ohlert, Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 52.

1869. Eucharia, Menge (ad parlem), Preussische Spinnen, t. Il, p. 168.

1870. Steatoda, Thorell, On European Spiders, p. 95.

1878. Steatoda, L. Beckcr, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Steatoda, Cambridge, Spiders of Dorset, t. J, p. 96.

1881. Steatoda, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 152.

CARACTÈRES OC GENRE

Le céphalothorax est ovale, court et assez large; les slries rayonnantes sont bien indi- . -j quées, ainsi que la dépression du milieu, qui est profonde. d Les yeux sont disposés sur deux lignes; ceux du milieu forment un carré un peu plus élargi en avant, aussi large que long; les yeux de côté se touchent et sont un peu \\J soulevés; le bandeau, plus large que Taire oculaire, est plus long que les chélicères, qui sont faibles et dont les bords de la rainure sont dépourvus de denticulations. ^N Le plastron affecte la forme d'un triangle allongé; la lèvre est assez grande, beaucoup plus large à la base et se termine en pointe arrondie; les lames maxillaires, qui dépassent la lèvre de la moitié, sont fortement inclinées et se touchent dans le haut; elles sont plus courtes chez la femelle que chez le mâle.

Ç^)^0 L'abdomen est court, ovale, aplati, avec de gros points rugueux assez enfoncés. Les pattes sont longues, fortes et garnies de longs crins.

Le bulbe de la patte-mâchoire du mâle se termine à son extrémité par une forte apophyse courbée.

SYNONYMIE

STEATODA BIPUNCTATA, Linné, 1758.

(PI. XXIV, fig. 3, 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g.)

1758. Aranea bipunctata, Linné, Systema naturae, éd. 10, t. |, p. 260.

1765. Aranea bipunctata, Strom, Beskrivelser over Norske Insekter, etc., t. III, p. 432.

1775. Aranea quadripunctata, Fabricius, Systema Entomologiae , etc., p. 434.

1778. Aranea punctata, De Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. VII, p. 255, pi. XV, fig. 1.

1804. Aranea M album, Panzer, Systematische Nomenclatur, etc., in Schaeffer, Iconum insectorum circa

Ratisbonam, p. 244.

1805. Theridium quadripunctatum, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 75.

1836. Eucharia bipunctata, C. Koch in Herrich Schœffer, Deutschlands Crustaceen, Myriapoden und Arachniden, etc., 134, 10, 41.

1839. Phrurolithus ornatus, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 114, fig. 515.

1856. Steatoda bipunctata, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, etc., p. 80.

1861. Theridium bipunctatum, Westring, Araneae Suecicae, p. 184.

1864. Theridion quadripunctatum, Blackwall, Spiders of Great Britain, t. II, p. 177, pi. XIII, fig. 112.

1869. Eucharia bipunctata, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 2C0, pi. XLIX, tab. 153.

1870. Steatoda bipunctata, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 91.

1878. Steatoda bipunctata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent.

de Belgique.) 1881. Steatoda bipunctata, Cambridge, Spiders of Dorset, t. I, p. 96. 1881. Steatoda bipunctata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V, lre partie, p. 153.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Mâle (fig. 3). — Le céphalothorax est brun rougeâlre, souvent presque noir, plus foncé sur les bords et finement pointillé.

Les yeux (fig. 3#) sont disposés sur deux lignes presque droites; les yeux du milieu du second rang sont séparés; les yeux du premier rang sont un peu plus courbés; ceux du milieu sont plus gros et plus écartés l'un de l'autre; le bandeau, plus large que l'aire oculaire, est plus court que les chélicères.

Les pattes sont fortes, pas très longues, rougeâtres, avec l'extrémité des tibias plus foncée.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4-, % 3.

La patte-mâchoire est forle et longue; le tarse, très grand, est pourvu à son extrémité d'une apophyse recourbée et pointue; cette apophyse dépasse le tarse.

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, lui ressemble comme coloration.

Femelle (fig. 36). — Le céphalothorax est semblable dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 3/) consiste en une petite fossette horizontale, bordée par-dessus et précédée d'une plaque presque carrée, avec une échancrure de chaque côté.

L'abdomen, arrondi, parsemé de poils, est brun violacé, avec une bordure blanche par-dessus, très fine; il est marqué dans le milieu d'une série longitudinale de points blancs; le ventre est fauve; dans le milieu se trouve une bande foncée, diminuant de largeur en arrière et entourant les filières; dans le centre de celle bande se trouve une tache allongée plus claire; l'abdomen est un peu aplati par-dessus, avec quatre points enfoncés.

Var. (fig. 3c). — Abdomen noirâtre, avec une grande tache fauve rougeâlre dans le milieu.

On peut observer cette araignée pendant toute l'année dans l'intérieur des maisons, dans les cuisines et surtout dans les chambres inhabitées. A Grand-Bigard, à l'intérieur d'une vieille tour ruinée, elle avait pour ainsi dire tout envahi : les fils se louchaient partout; elle s'était glissée dans les moindres crevasses où son corps aplati lui permet de se faufiler facilement; on en voyait par milliers dans l'ombre, la patte étendue sur le fil correspondant à leur toile toujours très irrégulière. On la trouve encore fréquemment dans les bois de sapins, où elle se blottit sous des coins d'écorces soulevés; elle habite aussi les angles des palissades qui longent les voies ferrées (fig. 3a). Dans les provinces de Liège et de Namur, je l'ai observée souvent dans les crevasses de rochers. Elle est commune en Belgique. Sa toile atteint souvent d'assez grandes dimensions.

La ponte commence dès la fin du mois de mai; les œufs sont renfermés dans un cocon de soie blanchâtre peu serrée.

Belgique.

Commune dans toutes nos provinces.

Un peu partout.

Toute la France (Ë. Simon).

Répandue dans tout le royaume.

Hollande.

France.

Angleterre.

Suisse.

Environs de Genève, Bâle, Lucerne, Fluelen, Ragatz, Pontresina. — ïessm.

Répandue parlout.

Allemagne.

Russie.

Jekalerinoslaw. — Entre Tobolsk-sur-lrlisch et Obdorsk, sous le cerele polaire, près de l'embouchure

de l'Ob.

Environs de Vienne. — Tyrol : Innsbruck. — Hongrie : Environs de Pesth, Varannô.

Italie

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Toscane.

SuÈDE-JNoRwÈGE. — Danemark.

Amérique du Nord.

Canada

C'est la seule espèce de Stealoda qui habite l'Europe

SYNONYMIE

CARACTÈRES DU GENRE

Genre CRUSTULINA, Menge, 1868.

1868. Crustulina, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 168. Theridion, Theridium, Auctores.

Steatoda, Auctores.

Le céphalothorax, large, court, arrondi sur les côtés, sans stries rayonnantes bien distinctes, présente au milieu une forte dépression; la partie céphalique est relevée en avant.

^°029/ Les yeux sont disposés sur deux rangs; ceux du milieu forment un groupe carré aussi long

W que large; les yeux de côté se louchent; le bandeau est toujours plus large que l'aire

oculaire et presque aussi long que les chélicères, qui sont faibles et verticales.

<gft> Le plastron est triangulaire; la lèvre, fort grande, est arrondie par-dessus; les lames maxil-

laires la dépassent de moins de la moitié; eJles sont très recourbées et se touchent dans le haut.

L'abdomen est très arrondi.

Les pattes sont fortes, courtes et garnies de crins; ceux-ci sont un peu plus longs sur les tibias. Les griffes tarsales supérieures sont minces; la griffe externe est presque dépourvue de dents, tandis que l'autre en présente cinq ou six, qui commencent avant le milieu.

Le tarse de la patte-mâchoire du mâle est muni d'une apophyse dans la seconde moitié.

Chez la femelle, la patte-mâchoire est pourvue d'une petite griffe droite, un peu denticulée dans le centre.

SYNONYMIE

CRUSTULINA GUTTATA, Wider, 1834.

(PI. XXV, fig. 3, 3a, U, 3c, 3d, 3e, 3/.)

1834. Theridium guttatum, Wider, Zoologische Mhcellen Arachniden, p. 235 (241), pi. XVI, fig. 7.

1842. Theridion argus, Lucas, Exploration de l'Algérie, p. 264, pi. XVII, fig. 6.

1856. Steatoda guttata, Tliorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 108.

1861. Theridium guttatum, Westring, Araneae Suecicae, p. 188.

1864. Theridion guttatum, Blackwall, Spiders ofGreat Britain, t. Il, p. 200, pi. XIV, fig. 151.

1868. Crustulina guttata, Menge, Preussische Spinnen, t. II, p. 168, pi. XXXI, tab. LXXIII.

1870. Steatoda guttata, Tliorell, Remarks on Synonyms, p. 93.

1878. Steatoda guttata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Steatoda guttata, Cambridge, Spide7°s of Dorset, 1. 1, p. 99.

1881. Crustulina guttata, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (1" partie), p. 156.

AU

DESCRIPTION. Mâle, — Le céphalothorax, brun rougeâlre très foncé, presque noir, est rugueux et chagriné.

Les yeux (fig. 3c) sont disposés sur deux lignes, dont l'antérieure seule est un peu courbée ; ceux du milieu sont plus gros et plus séparés les uns des autres; le bandeau est plus large que l'aire oculaire; le plastron (fig. 3e) est rugueux et ponctué.

La patte-mâchoire (fig. 3d), longue et solide, est fauve, avec l'extrémité du fémur, du tibia et de la patella plus foncée; le tarse et le bulbe sont noirs; il y a au bord du tarse une forte apophyse, oblique et denticulée.

Les pattes, assez courtes, sont solides et annelées.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

L'abdomen, un peu moins globuleux que celui de la femelle, est quelquefois entièrement noir.

Femelle (fig. 3). — Le céphalothorax et les pattes sont à peu près semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 3a), en fossette ovale horizontale, est placée sous une petite saillie rougeâlre, en forme de triangle.

L'abdomen (fig. 3/), arrondi, assez élevé, est noir, parsemé de poils ; au-dessus se trouve une ligne centrale formée de quatre points blancs, dont le premier est plus grand et plus allongé que les suivants; sur les côtés, deux taches blanches, obliques, un peu ovales; le ventre est entièrement noir.

MOEURS. Cette jolie petite araignée est assez répandue en Belgique, sans être toutefois très commune.

Dans le Brabant, elle vit dans les mousses ou cachée sous les touffes de bruyères ; dans nos provinces montagneuses, elle habite sous les pierres. Sa retraite consiste souvent en une feuille morte roulée, d'où partent les fils irréguliers de sa petite toile (fig. 36). Je ne l'ai jamais rencontrée dans le fond des vallées. Les mâles errent, au mois de juin, autour des réduits des femelles, en tenant leurs pattes-mâchoires droites et bien tendues en avant; ils ne paraissent pas craindre leurs compagnes.

La ponte dure tout l'été; les œufs, jaunâtres, sont renfermés dans un petit cocon blanc, au travers duquel on les distingue. La femelle veille sur sa ponte avec la plus grande sollicitude; j'en ai observé quelquefois soignant deux cocons à la fois. Chacun de ces cocons contient de vingt à quarante œufs; à l'arrière-saison, j'en ai recueilli qui ne contenaient plus que six ou dix œufs; les fourmis emportent fréquemment ces cocons; j'en ai trouvé jusqu'à dix dans une fourmilière : tous les œufs étaient rongés.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Environs de Bruxelles, Boitsfort, Auderghem, Bousval. GÉOGRAPHIQUE. nége : Tilff, Modave, Remouchamps.

Luxembourg : Laroche (très commune), Houffalize, Redu.

Namur : Han-sur-Lesse, Y voir.

Limbourg : Genck.

Limbourg : Roermond.

Hollande.

France.

Toute la France (E. Simon). — Porquerolles (îles d'Hyères).

Angleterre.

Dorselshire : Bloxworth. — Hertfordshire.

Allemagne.

Bavière. — Saxe. — Silésie.

Tyrol. Hongrie : Tokay, Dargo, Udva, Sziimaiko, Hadhâz, Orsova, Mejâ, etc.

Environs de Lucerne, vallée de la Reuss, Saint-Gothard. — Tessin.

Italie.

Vénétie. — Lombardie.

Les Crustulîna étrangères à notre faune sont :

C. sticla, Cambridge. — C. scabripes, E. Simon. — C. erythropus, Lucas. — C. conspicua, Cambridge. — C. signala, Cambridge. — C. rugosa, Thorell. — C. albovittata, Thorell.

SYNONYMIE

CARACTÈRES Dl GENRE.

Genre TEUTANA, E. Simon, 1881.

Theridion, Theridujm, Eucharia, Steatoda (ad partem), Auctores.

Le céphalothorax, large, court, avec les stries rayonnantes bien indiquées, présente une profonde dépression dans le milieu.

0p/ Les yeux sont disposés sur deux lignes presque droites; ceux du milieu forment un carré aussi large que long; les yeux de côté se touchent; le bandeau est au moins aussi large que l'aire oculaire; les chélicères, peu fortes, rétrécies vers leur extrémité, sont plus longues que le bandeau; le bord de la rainure est dépourvu de denticulations. L'abdomen, arrondi chez le mâle, est ovale chez la femelle.

Le plastron, triangulaire, est très allongé; la lèvre varie de forme; les lames maxillaires courbées, se touchent presque vers le haut.

Les pattes, fortes, longues, sont garnies de crins assez courts; les griffes tarsales supérieures sont fortes et très courbées, avec de solides denticulations qui diminuent vers la base; la griffe inférieure, allongée, est armée d'une seule petite dent.

SYNONYMIE

DESCRIPTION

Mâle (

TEUTANA TRIANGULOSA, Walckenaer, 1802.

(PL XXV, fig. 2, 2a, 26, 2c.)

Aranea triangulosa, Walckenaer, Faune parisienne, f. Il, p. 207.

Theridion triangulifer, Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 75.

Theridion triangulifer, Walckenaer, Histoire naturelle des insectes (Aptères), t. II, p. 324.

Theridium venustissimum, C. Koch, Die Arachniden, t. IV, p. 114, fig. 322.

Theridion punicum, Lucas, Exploration de l'Algérie.

Eucharia triangulifera, E. Simon, Histoire naturelle des Araignées, p. 174.

Steatoda triangulosa, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 505.

Teutana triangulosa, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 163.

Mâle (fig. 2a). — Le céphalothorax, rugueux, est d'un fauve rougeâtre plus ou moins foncé. Les yeux (fig. 2c) sont disposés sur deux lignes presque droites; ceux du second rang sont gros et égaux; le bandeau est un peu plus large que l'aire oculaire. Les pattes, assez longues, sont un peu rugueuses aux fémurs.

Ordre de longueur des pattes : 1, 4, 2, 3.

La patte-màchoire est rougeâtre, avec le bulbe et le tarse plus foncés; ce dernier, assez petit, se termine en petite pointe courte.

MOEURS

L'abdomen, plus étroit que celui de la femelle, présente souvent la même coloration.

Femelle (fig. 2). — Le céphalothorax, les yeux et les pattes sont à peu près semblables dans les deux sexes.

L'épigyne (fig. 26), en forme de petite fossette arrondie, est bordée d'un bourrelet rougeâlre.

L'abdomen, élevé, très fortement arrondi, est noir ; dans le milieu se trouvent quatre tachettes blanches dont la supérieure, en forme de losange, est la plus grande; elles descendent ensuite en diminuant ; sur les côtés se trouvent, à droite et à gauche, trois petites tachettes placées obliquement. Le ventre est noirâtre, avec deux petites bandes longitudinales claires qui se rapprochent vers le bas.

Très rare en Belgique, où je ne l'ai observée que dans le Luxembourg, cetle araignée habite l'intérieur des maisons; elle file une grande toile irrégulière dans les coins obscurs; c'est dans celte toile qu'elle suspend ses cocons, parfois assez nombreux.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Luxembourg : Redu, Houfïalize.

Belgique.

France.

Toute la France (E. Simon). Commune surtout dans le Midi.

Autriche-Hongrie.

Hongrie : Budapest, Kalocza, Rekas, Kolozsvar, Fiume, Buccari, Novi, etc. — Tyrol.

Tessin : Mendrisio, Lugano, Locarno.

Vénétie. — Lombardie. — Piémont. — Toscane. — Environs de Naples. — Sardaigne.

Allemagne.

Bavière.

Odessa. — Simferopol.

Colorado. — Alabama. — Brésil.

Russie.

Amérique.

Afrique.

Répandue dans tout le Nord de l'Afrique. — Ile Sainte-Hélène.

Asie.

Syrie : Ouadi Embâggha, rive occidentale de la mer Morte.

Les Teutana étrangères à notre faune sont : T. grossa, C. Koch. — T. caslanea, Clerck.

SYNONYMIE

Genre LITIIYPHANTES, Thorell, 1870.

1805. Theridion, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 72 (2e famille : Rotundatae, ad partem).

1833. Steatoda, Sundevall (ad partem), Conspeclus Arachnidum, etc., p. 16.

1837. Eucharia, C. Koch (ad partem), Uebersicht des Arachniden-Systems, t. I, p. 7.

1839. Phrurolithus, C. Koch (ad partem), Die Arachniden, t. VI, pp. 100, 105-109.

1861. Theridium, Westring (ad partem), Araneœ Suecicœ, p. 151.

1864. Theridion, E. Simon (ad partem), sous-genre Phrurolithus, Histoire naturelle des Araignées, p. 168.

1867. Phrurolithcs, Ohlert, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 33.

1869. Eucharia, Menge (ad partem), Preussische Spinnen, t. III, p. 260.

1870. Lithyphantes, Thorell, On European Spiders, p. 94.

1881. Lithyphantes, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lre partie), p. 166.

CARACTÈRES DU GENRE

Céphalothorax ovale, un peu soulevé en avant, avec une dépression dans le milieu et les stries rayonnâmes bien marquées.

Les yeux sont disposés sur deux lignes à peu près droites; ceux du milieu forment

un carré presque parfait; les yeux de côlé sont séparés et placés sur de fortes saillies

obliques; le bandeau est au moins aussi large que Taire oculaire; les chélicères, très

fortes, munies d'un crochet solide, sont plus longues que le bandeau; le bord de la rainure est

armé sur son angle de deux denticulations.

L'abdomen, convexe, ovale, est assez large.

Le plastron affecte la forme d'un triangle un peu long; la lèvre, arrondie dans le haut, est plus ou moins large ; les lames maxillaires sont courtes et fortement élargies. Les pattes, robustes, garnies de crins, sont courtes.

/fe Les griffes tarsales supérieures, très solides, sont fortement denticulées; la griffe

%wj(^ inférieure, coudée, ne présente qu'une ou deux petites dents.

^ Chez la femelle, la griffe de la patte-mâchoire, courbée, forte, est munie de cinq à six r* dents.

LITHYPHANTES COROLLATUS, Linné, 1758.

(PI. XXV, fig. 1, la, ib, le.)

1758. Aranea corollata, Linné, Systema nalurae, éd. 10, t. I, p. 621.

1778. Aranea albomaculata, De Geer, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, t. Vil, p. 257,

pi. XV, fig. 2-4.

1789. Aranea maculata, Olivier, Encyclopédie méthodique, t. IV, p. 209.

1804. Aranea albolunulata, Panzer, Systcmatische Nomenclatur, etc., p. 244 (Schaeffer, le. Ins. Ratisb.,

t. III, tab. CCLV, fig. VI).

1805. Theridion maculatum, Walckenaer, Tableau des Aranèides, p. 74.

1831. Theridium albomaculatum, Hahn, Die Arachniden, t. I, p. 79, fig. 59.

1832. Theridium dispar, Sundevall (ad partem, le mâle), Svenska Spindlarnes, etc., p. 120. 1856. Theridium anchorum, Hahn, Monographia Aranearum, t. VIII, pi. II, fig. 6.

1837. Eucharia corollata, C. Koch, Uebersicht des Arachniden- Systems, t. I, p. 8.

1839. Phrurolithus corollatus, C. Koch, Die Arachniden, t. VI, p. 100, fig. 504-505.

1856. Steatoda corollata, Thorell, Recensio critica Aranearum Suecicarum, p. 85.

1861. Theridium albomaculatum, Wesiring, Araneae Suecicae, p. 186.

1867. Phrurolithus corollatus, Ohlcrt, Die Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen, p. 41.

1869. Eucharia albomaculata, Menge, Preussische Spinnen, t. III, p. 264, pi. XLIX, tab. CLV.

1870. Lithyphantes corollatus, Thorell, On European Spiders, p. 94.

1870. Lithyphantes corollatus, Thorell, Remarks on Synonyms, p. 92.

1878. Steatoda corollata, L. Becker, Catalogue des Arachnides de Belgique. (Ann. de la Soc. ent. de Belgique.)

1881. Lithyphantes corollatus, E. Simon, Les Arachnides de France, t. V (lro partie), p. 169.

DESCRIPTION. Mâle (fiS- *)• — Le céphalothorax est noir tirant sur le brun; les yeux sont disposés sur deux

lignes presque droites, la première un peu plus courbée; le bandeau est plus étroit que l'aire oculaire; on remarque une petite saillie vers l'extrémité des chélicères.

Les pattes, fauves, plus ou moins foncées, sont annelées aux patellas et aux tibias et un peu plus foncées à l'extrémité des fémurs.

Ordre de longueur des pattes : 4, 1, 2, 3.

La patte-mâchoire a le tarse noirâtre; le bulbe se termine par une petite apophyse aiguë, légèrement courbée; il existe au bord extérieur une seconde apophyse plus longue, qui dépasse un peu la pointe du tarse.

L'abdomen ressemble à celui de la femelle.

Femelle (tig. \à). — Le céphalothorax, finement chagriné, est noirâtre; les pattes, noires, ont les tarses brun-rouge, ainsi que la base des fémurs, des tibias et des métatarses.

L'épigyne (fig. le), en forme de grande fossette en demi-cercle, est divisée par une dépression triangulaire et possède un rebord épais par-dessous.

L'abdomen est orné d'un grand et large folium noir, bien découpé sur les bords; dans le milieu se trouvent deux séries longitudinales de taches blanches obliques, quelquefois réunies dans le milieu; les parties latérales sont blanches; le ventre est noir, avec une bande blanche centrale plus étroite en arrière ; quelquefois les taches centrales sont tout à fait effacées.

MOEURS. Le corollalus ne me paraît pas très répandu en Belgique, mais il est souvent très commun là

où il se trouve. Il vil caché sous les pierres ou dans des trous naturels, sur les terrains en pente, dans les endroits secs, bien exposés au soleil. De sa retraite part la toile, composée de fils argentés, qui brillent surtout en plein soleil (fig. \b); celte toile atteint souvent de vastes proportions : j'en ai mesuré dans le Limbourg qui avaient plus d'un mètre d'étendue; elle est posée contre terre et soutenue par-dessus et quelquefois par-dessous, lorsqu'elle est un peu soulevée, par des fils croisés en tous les sens; ces toiles offrent une vague ressemblance avec celles des Linyphies. Les proies les plus fortes ne les effraient pas : j'ai rencontré dans leur piège des coléoptères très grands, surtout des cicindèles, emmaillollés de fils qui les paralysaient complètement; elle colle ces fils sur le corps de ses victimes avec une extrême prudence, sans les faire tourner comme le font les Epeiridœ.

Dans le trou ou sous la pierre qu'elles habitent, les femelles se tissent une retraite, formée d'un tube de soie très fin, court, ouvert à ses deux extrémités.

Cette araignée hiverne; aussi peut-on la rencontrer dès les premiers beaux jours. La ponte commence au mois de juin; les œufs, nombreux, d'un jaune rougeâtre, sont renfermés dans plusieurs cocons en bourre de soie peu serrée, souvent recouverts de particules de terre; j'en ai compté jusqu'à cinq suspendus dans le même réduit.

Les mâles, qui filent comme les femelles , ne paraissent pas craindre ces dernières ; on en voit souvent plusieurs errer autour de leur retraite.

Belgique.

DISTRIBUTION Brabant : Boitsfort (sablonnière le long du chemin de fer), Diest. GÉOGRAPHIQUE. J\amur : Environs de Namur.

Limbourg : Gcnck (commun).

Luxembourg : Redu, Laroche, Houffalize.

Anvers : Calmpthout.

France.

Toute la France (E. Simon). — Porquerolles (îles d'Hyères).

Hollande.

Maestricht.

Allemagne.

Répandu dans tout l'Empire.

Russie.

Sud de la Russie : Odessa, Simferopol, Sewastopol.

Suisse.

Tessin.

Italie.

Vénétie. — Piémont. — Lombardie.

AUTRICHE-HONGKIE.

Hongrie : Varannô, Ujhely, Tokay, Szerencs, Szôllôske, Tatra, Budapest, etc. — Tyrol.

Page 1