Partie comestible : le fruit entier (péricarpe
Description. — Historique. — La vigne (fig. 47) est un arbre sarmenteux à tiges et rameaux grimpants, s'attachant aux objets environnants au moyen de vrilles. Les feuilles sont quinquélobées, dentées et alternes; le bourgeon ou œil qu'elles portent à leur aisselle s'appelle bourre. La bourre, en se développant, produit le bois et les fleurs ; celles-ci sont réunies en grappes composées auxquelles succèdent des grappes de fruits baxiformes jaunes, dorés, rouges ou noirs. Les racines de la
vigne sont excessivement développées, demi-traçantes, demi-pivotantes.
Cultivée en France depuis la fondation de Mar-
Fia. 47. — Vigne. Feuille, fruit, lieu
seille, la vigne nous serait venue de Géorgie par la Grèce et l'Italie. Elle subsistait néanmoins sur notre sol à une époque préhistorique, ou du moins la découverte d'empreintes de feuilles de vigne,
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dans les gisements tertiaires de certaines régions, semble le prouver.
Espèce et Variétés. — L'espèce cultivée est la vigne à vin, Vigne vinifère, Viiis vinifera des botanistes. Cette espèce a produit un nombre considérable de variétés, parmi lesquelles quelques-unes sont exclusivement cultivées pour la consommation de leurs fruits à l'état frais. Ces fruits, selon leur origine, sont à maturité précoce, intermédiaire ou tardive ; c'est comme cela que nous les classerons.
Maturité précoce : Madeleine noire ou Morillon hâtif. — Grappes petites, obtuses, grains nombreux et pressés, noirs. Maturité : fin juillet. Qualité : bonne. Plant fertile et vigoureux.
Précoce de Malingre. — Grappes moyennes à grains petits, jaune doré, ovoïdes. Maturité, fin août. Qualité assez bonne. Plant fertile, de vigueur modérée .
Maturité intermédiaire : Chasselas doré, le plus répandu de tous ; on l'appelle aussi Chasselas de
Fontainebleau. — Grappes fortes, irrégulièrement larges, grains ronds, couleur d'ambre et opalins. Maturité : l re quinzaine de septembre. Qualité : très bonne. Plant vigoureux et fertile.
Chasselas rose. — Grappes moyennes, grains gros et roses. Maturité : 2 e quinzaine de septembre. Qualité : très bonne. Plant d'une vigueur et d'une fertilité moyennes.
Maturité tardive : Frankental. — Grappes volumineuses, grains très gros, ovoïdes, noirs. Maturité : fin septembre. Qualité : très bonne. Plant vigoureux et fertile.
CULTURE
Conditions de milieu. — Les conditions de milieu ont trait au climat, au sol, à l'exposition.
Quant au climat, la vigne, après l'oranger et l'olivier, est la plus exigeante de nos espèces fruitières; on ne peut plus la cultiver sans abri au nord d'une ligne qui, partant de l'embouchure de la Loire, finit au midi du département des Ardennes. Elle gèle à — 18° et même à — 10°, quand cette dernière température persiste trop longtemps. A + 9" 1/2, elle bourgeonne, et
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fleurit par une chaleur de + 15 à 18°. Sous le climat de Paris, la vigne est surtout cultivée en espalier, aux plus chaudes expositions : midi, ouest, est. Les qualités sucrées de son fruit sont en raison directe de l'insolation et de la somme de chaleur qu'il a reçues. Sous un climat humide et brumeux, comme celui de la Normandie, la vigne ne mûrit pas ses fruits. Ce qu'il faut surtout à cette plante, c'est une chaleur estivale puissante.
Tous les sols conviennent à sa culture, pourvu qu'ils soient sains. L'humidité terrestre est, en effet, la chose que la vigne redoute le plus.
Le sud-est, le sud et l'est, voici les trois meilleures expositions auxquelles on devra cultiver la vigne en espalier. L'ouest et le sud-ouest sont aussi de bonnes expositions, surtout avec des terres sèches.
Multiplication. — La vigne se multiplie par semis, bouturage simple ou compliqué, marcottage simple, marcottage chinois et greffage en esquille 1 .
1. Voir, pour la description de ces procédés, le chapitre spécial : Multiplication des arbres fruitiers.
On greffe la vigne surtout dans le but d'augmenter la vigueur des variétés, et aussi pour permettre à cet arbuste de résister au phylloxéra.
Plantation. — Les jeunes plants proviendront de boutures ou de marcottes. Les marcottes sont
Fig. 48. — Taille de la vigne après plantation.
préférables, quand elles sont détachées de pieds générateurs encore jeunes.
La terre ayant été fumée et ameublie, comme il est dit page 43, des trous sont ouverts aux places que doivent occuper les plants.
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Si le terrain est riche, de même s'il n'est pas très sain, on plantera immédiatement contre le mur. Si, au contraire, le terrain étant sain est, avec cela, naturellement pauvre, on plantera à un mètre en avant du mur, près duquel la vigne sera amenée, en deux ans, par deux couchages successifs.
Si le mode de forme ou la hauteur du mur provoquent un rapprochement considérable des pieds entre eux, on peut éviter ce rapprochement toujours préjudiciable en plantant une moitié des pieds de l'autre côté du mur et en faisant passer, où on a besoin de la posséder, chaque tige à travers la maçonnerie.
La profondeur à laquelle on plante dépend de la consistance et de la nature du terrain. Dans les sols très secs, les racines doivent se trouver plus profondément (40 à 45 centimètres) que dans les sols frais un peu argileux (30 à 35 centimètres).
Quant à la distance à réserver entre les plants, elle est tout à fait dépendante du genre de forme adopté, de la hauteur du mur, etc. (Voyez plus loin les formes Thomery, Palmettes verticales.)
Taille. — La taille, après la plantation, se fait invariablement à deux yeux au-dessus du sol, avec onglet d'un centimètre et demi environ (fig. 48); cet onglet protège l'œil détaille. Pendant la végétation, les rameaux que produisent ces deux yeux sont palissés verticalement et pinces, l'un à environ 1 m. de haut, l'autre à 25 centimètres.
Taille hivernale de la vigne. — Obtention des formes. — La taille hivernale ne s'applique à la vigne qu'après les grands froids (février, mars), à cause de la constitution molle du bois. On doit cependant tailler avant que la sève ascendante ne soit en mouvement, autrement il en résulterait une perte nuisible de cette sève, qui s'écoule toujours par les plaies faites pendant la période d'ascension.
En espalier, la vigne prend le nom de treille.
Il y a deux genres de treilles : la treille Thomery et la treille palmetle.
Thomery. — Ce nom est celui du pays où cette forme d'espalier fut imaginée. La treille à la Thomery est composée de toute une série de pieds de vigne, élevés d'abord sur une tige, nus puis bifur-
Fiff. 49. — Treille à la Thomery, fragment avec branches fruitières non taillées.
(fig. 49). C'est sur ces bras ainsi étages que sont établies les branches fruitières ou coursonnes. Par exception, ici, la longueur totale de ces deux bras
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qués à des hauteurs différentes — de 50 en 50 centimètres — en deux bras bilatéraux formant le T
est fixée à 3 m., 1 m. 50 pour chacun. La plantation est établie pour que les bras, arrivés à l'extrémité de leur course, en rencontrent d'autres dont la croissance s'achève également.
L'échelonnement des cordons, en hauteur, la rencontre des bras voisins sur la même ligne, en un mot toute cette combinaison permet d'occuper la surface totale du mur contre lequel la vigne est cultivée (fig. 50).
La distance à laquelle les pieds de vigne doivent être plantés pour former une Thomery, dépend absolument de la hauteur du mur, c'est-à-dire du nombre de cordons que le jardinier peut établir.
Étant donnés 3 m., longueur totale des deux bras réunis d'un T, il suffit de diviser cette quantité constante par le nombre de cordons que Ton désire former pour avoir exactement l'écartement qui devra séparer les pieds entre eux. Exemple : Soit un mur de 3 m. de haut; on peut installer contre ce mur 5 cordons superposés ; le premier étant à 40 centimètres du sol ; le dernier à 60 centimètres du chaperon. (3 : 5 = m. 60. m. 60 est l'espace qui devra séparer les pieds entre eux.) Dans l'ancien système, le pied n° 1 forme le
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cordon n° 1 , le pied n° 2 le cordon n° 2, ainsi de suite ; il est préférable de former avec les pieds successifs, d'abord les cordons impairs, puis les cordons pairs : 1, 3, 5, 2, 4. — 1, 3, 5, 2, 4, etc. (fig. 50).
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Fig. 50 — Treille à la Thomery ; mode de superposition des cordons.
L'année qui suit la plantation, le jardinier peut généralement obtenir tous les cordons inférieurs (40 centimètresau-dessusdu sol). Mais d'abord il réduit chaque pied à un seul sarment, le plus fort, puis sur chaque pied destiné à procurer un cordon n° 1 , il saisit le sarment à traiter et y choisit un œil un peu au-dessous (à 4 ou 5 centimètres) du point de bifurcation. A cet œil, il joint celui qui suit immé-
diatement et taille à ce niveau en laissant l'onglet réglementaire.
Ces yeux de choix, que nous appellerons yeux
Fig. SI. — Taille et palissage pour l'oblention d'un T de Thomery.
combinés, sont l'origine des bras du T (fig. 51). Mais il faut encore arquer l'extrémité du sarment, de
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manière que l'oeil du bas se trouve sur la convexité de la courbe, l'œil du haut étant au niveau du point de bifurcation et en dessous, par rapport au sarment (fig. 51). Ces deux yeux, au printemps, donneront chacun un rameau, l'un qui se développera à gauche et l'autre à droite. Il suffira de les maintenir progressivement à l'horizon par le palissage sur le fil de fer à ce destiné. Les yeux situés plus bas se développent aussi ; on doit les supprimer à l'état de rameaux herbacés, par l'opération appelée ébourgeonnement.
Les autres pieds de vigne, ceux qui ne doivent être bifurques qu'à m. 50, 1 m. et 1 m. 50 audessus du premier, ne seront traités de cette manière que successivement un an, deux ans et trois ans plus tard.
En attendant, ils sont « rapprochés », chaque année, à environ 50 centimètres au-dessus de la précédente taille et donnent du fruit parleur jeune bois.
Obtention des branches fruitières. — A partir du moment où les deux bras du T d'une thomery sont formés, il y a lieu de faire naître sur chaque bras, de 15 en 15 centimètres environ, des rameaux
auxquels on donne le nom général de branches fruitières. Il ne sera établi chaque année que deux branches fruitières par pied; celles-ci seront symétriquement réparties à droite et à gauche du T ; elles auront leur empattement sur le dessus du bras. Pour les établir, choisissez les yeux clans les conditions voulues et taillez chaque bras un peu au delà, sur l'œil qui suit et se trouve en dessous. Si l'œil qui doit procurer la branche fruitière occupe une position défectueuse, s'il est en dessous, par exemple, on le ramène dans une siluation meilleure par une torsio:i du sarment.
Terminaison des bras. — Quand les bras du T sont arrivés à l'extrémité de leur parcours, le jardinier les arrête sur une branche fruitière obtenue et traitée par la suite comme les autres branches de même nature.
Pal/nettes verticales. — La palmette verticale de vigne est une tige portant, à droite et à gauche, des branches fruitières disposées symétriquement et espacées à 15 ou 18 centimètres. Pour obtenir toute une série, toute une treille de palmettes verticales (fig. 52), les pieds de vigne se plantent à 80 centimètres ou 1 mètre les uns des autres,
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chaque pied est rabattu, l'année de sa plantation, à deux yeux au-dessus du sol. Lors de leur développement, les rameaux que fournissent ces yeux sont traités ainsi : l'un est pincé court (25 ou 30 centimètres) , l'autre est palissé verticalement ; il constitue la tige naissante.
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Fig- 52. — Palmettes verticales.
La seconde année, le court sarment étant enlevé, la tige qui reste sera taillée au-dessus de trois yeux de choix; dont le plus inférieur ne devra pas être à moins de 30 centimètres du sol . Des trois yeux, les deux inférieurs sont destinés à donner deux branches fruitières bilatérales, le troisième ou œil de taille produira le prolongement de la tige.
L'année qui suit, ce prolongement est traité
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Fig. 53. — Treille do pnlmeites verticales alternes (fragment).
comme la tige elle-même, il est rapproché sur
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trois yeux de choix, qui produiront -une seconde paire de branches fruitières bilatérales à 15 centimètres au-dessus de la première et un autre prolongement que l'on traitera de même un an après, ainsi de suite, jusqu'à ce que la palmette verticale ait développé sa hauteur totale. Disons que cette hauteur ne doit pas dépasser 3 mètres (fig. 52).
Quand les murs sont plus élevés, il est préférable d'adopter la treille Thomery, à moins qu'on préfère celle dite kpalmettes verticales alternes (fig. 53), qui se compose de pieds de vigne' plantés à 50 centimètres les uns des autres. Tous les pieds numéros impairs de cette plantation sont dirigés en palmettes verticales simples, rigoureusement arrêtées lorsqu'elles ont atteint la moitié inférieure du mur. Les autres pieds, les numéros pairs, élevés d'abord sur une tige absolument nue, ne porteront des branches fruitières bilatérales que sur l'autre moitié, la moitié supérieure du mur (fig. 53).
Cette forme, que nous sachions, n'a jamais donné d'excellents résultats, parce qu'il y a entre les pieds une espèce de concurrence qui résulte d'une plantation trop rapprochée. Nous lui préfé-
rons donc la Thomery, à moins que l'on ne dispose d'une grande quantité d'engrais pour obvier au
Fig. 54. — Brandie fruitière nouvelle. — Fig. 55. — Branche fruitière ancienne. — Fig. 56. — Taille d'une branche fruitière ilont le rameau remplaçant est trop faible. — Les lignes oblique» T sont les lignes selon lesquelles on doit tailler.
manque d'espace dont les racines sont en quelque sorte frappées.
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Traitement des branches fruitières. — Soit sur le T des Thomery, soit sur les palmettes verticales, la branche fruitière de vigne est toujours arrêtée (pincée) dans son élongation, à environ 45 centimètres de son point d'insertion. C'est-à-dire qu'après une année, cette branche, constituée par un sarment simple, ne mesure pas plus de 45 ou 50 centimètres.
En février ou mars, la branche fruitière nouvelle est taillée au-dessus des deux premiers yeux de son extrême base (fig. 54). Ces deux yeux, pendant la végétation active, produisent deux rameaux dont le plus élevé est dit sarment fructifère (F), alors que l'autre s'appelle sarment remplaçant (R) ou de remplacement (fig. 55). Chacun de ces sarments ne devra pas dépasser les 50 centimètres assignés à la longueur des branches fruitières. L'année suivante, ces vieilles branches fruitières, celles qui portent deux sarments, sont d'abord « rabattues » au-dessus du sarment remplaçant R; celui-ci, demeurant seul, est taillé à deux yeux, y compris l'œil du talon quand ce dernier est bien apparent (T, fig. 55).
Ces procédés sont la pratique ordinaire, mais il
Fig. 57. — Traitement de la branche fruitière des variétés pou fertiles : taille à éborgnage.
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est des cas exceptionnels dans lesquels on doit s'en écarter.
Ainsi, par exemple, quand sur une vieille branche le rameau de remplacement est trop faible, c'est lui qui disparaît, c'est le sarment le plus élevé qui est taillé à deux yeux (TT, fig. 56).
Sur les terrains pauvres, les branches fruitières des variétés fertiles se taillent continuellement à un œil.
Au contraire, sur les variétés Frankenthal, Muscat, dont les branches fruitières ne portent des germes fertiles que dans les yeux troisième ou quatrième au-dessus de la base, ces branches sont taillées au-dessus de trois ou quatre yeux, maison n'en garde quand même que deux : l'œil de taille pour la fructification, et l'œil le plus inférieur pour la formation du rameau remplaçant. Les yeux intermédiaires sont éborgnés (fig. 57).
Taille estivale appliquée à la vigne. — Au
printemps, quand la végétation active commence à se manifester, les yeux au-dessus desquels on a taillé en hiver les branches fruitières et charpentières se développent en rameaux, comme
nous l'avons prévu. Mais, outre ces yeux, il en est d'autres qui produisent des pousses inutiles. Ce sont ces pousses qui sont radicalement enlevées par I'ébourgeonnement (du nom de bourgeons donné par les arboriculteurs aux rameaux
naissants).
Sur une branche fruitière taillée à deux yeux, par exemple, nous ne devons conserver que les deux pousses issues de ces deux yeux; s'il en naît une troisième provenant d'un œil latent, elle sera supprimée.
A partir du moment où les bras bilatéraux d'une Thomery sont en formation, il ne doit plus être toléré aucune pousse sur la tige, tout ce qui y naît est ébourgeonné au bénéfice des bras et des parties conservées sur eux.
Nous avons vu que les branches fruitières ne doivent pas dépasser une certaine longueur (50 centimètres au maximum), pour cela et aussi pour une autre raison ; elles sont arrêtées dans leur élongation par le pincement. (Suppression, à l'aide des ongles, de la partie terminale herbacée.)
Quand la branche fruitière est à un seul rameau,
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le pincement est facile; il se fait à deux feuilles au-dessus de la seconde grappe (P, fig. 58).
Fig. 58. — Pincement d'une branche fruitière : P, ligne de pincement.
Mais les branches fruitières âgées de plus d'un an sont à deux rameaux ; l'un, le plus élevé, spé-
cialement destiné à la fructification, l'autre, l'inférieur, devant procurer la branche remplaçante. Chacun de ces rameux sera pincé. C'est le rameau fructifère qui l'est le premier, à deux feuilles au-dessus de la seconde grappe. Un peu plus tard, pour ne pas entraver son développement, le rameau remplaçant est pincé à son tour à environ 45 centimètres de son empattement.
Dans le cas assez rare où le rameau fructifère, manquant à son rôle, ne porterait pas de fruit, on le supprimerait par une taille en vert, pratiquée au-dessus du rameau remplaçant, qui en profiterait.
Les yeux de pincement se développent généralement en prompts bourgeons, qui sont toujours pinces quand ils ont atteint la limite assignée à la longueur totale des branches fruitières (50 centimètres.) Enfin, à l'aisselle des feuilles, il apparaît souvent d'autres prompts bourgeons; ceux-ci sont invariablement pinces à une feuille.
L'incision annulaire 1 se pratique avant ou après la floraison, toujours au-dessous et à une faible distance des grappes; l'anneau a 3 millimètres