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CHAPITRE II

FRUITS DRUPACÉS A PÉPINS

Article premier. — Le Poirier Partie comestible. — portion externe du péricarpe Description. Historique. — Le poirier est un

Fiq. 64. — Poirier. Feuille.

arbre de la famille des rosacées à racines pivo-

tantes, à tige élevée (10 mètres en moyenne), à ramure pyramidale. A l'état sauvage, il porte des épines ; ses feuilles pétiolées sont lancéolées, acuminées (fig. 64); ses fleurs, blanches ou rosées, réunies en corymbe de 8 à 11, ont une odeur désagréable (fig. 65). Avant que la végétation

Fig- 65- — Corymbe de fleurs du poirier cultiv

lavé.

active ne se manifeste, en hiver, on reconnaît facilement les boutons à fleurs à leur volume (fig. 66). Ces boutons, outre les fleurs, contiennent aussi des yeux susceptibles de donner des rameaux. Le calice de la fleur persiste sur le fruit, où il forme ce qu'on appelle Y œil de la poire. Ce fruit est à cinq loges, contenant chacune deux

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graines (pépins), dont quelques-unes peuvent manquer par avortement .

Le poirier est indigène ; sa culture remonte fort loin, à en juger par l'âge inconnu de certaines variétés, comme la Crassane.

Fig. 66. — Poirier, Bouton à fleur.

Espèces, Variétés. — Il existe plusieurs espèces de poirier, mais une seule est cultivée pour ses fruits : c'est le poirier commun {pyrus communis) . Celui-ci a produit un nombre considérable de variétés. Les unes se mangent crues, les autres cuites ; d'autres encore, les poires à cidre, sont exclusivement employées à préparer le poiré ou cidre de poire.

Les poires de dessert se subdivisent en poires

d'été, poires d automne, poires d'hiver et poires à cuire. Voici, dans chacune de ces classes, les variétés les plus généralement estimées.

Poires d'été : Épargne. — Fruit bon, assez gros. Maturité : juillet-août. Culture : haute tige, contre-espalier, espalier.

Beurré Giffard. — Fruit très bon, moyen. Maturité : juillet-août. Culture : plein vent, contreespalier, espalier.

Monsallard. — Fruit bon, assez gros. Maturité : août. Culture : pyramide, contre-espalier et espalier.

Bon Chrétien Williams. — Fruit bon, musqué, gros. Maturité : août-septembre. Culture : pyramide, espalier, contre-espalier.

Poires d'automne : Beurré d Amanlis . — Fruit assez gros, bon. Maturité : septembre. Culture: haute tige, contre-espalier, espalier.

Fondante des bois. — Fruit gros, très bon. Maturité : septembre-octobre. Culture : haute tige et toutes autres formes.

Beurré Hardy . — Fruit moyen, très bon. Ma-

150 FRUITS DRUPACÉS A PEPINS

turité : septembre-octobre. Culture, haute tige, pyramide et autres grandes formes.

Louise Bonne cfAvranches.— Fruit moyen, très bon. Maturité : septembre, novembre. Culture : haute tige et toutes autres formes.

Doyenné du Comice. — Fruit gros, très bon.

Maturité : octobre-novembre. Culture : pyramide, contre-espalier et espalier.

Beurré Clairgeau. — Fruit gros ou très gros, bon. Maturité : novembre-décembre. Culture :

cordons horizontaux (sur -cognassier), pyramide, contre-espalier, espalier.

Duchesse d'Angoulême. — Fruit très gros, bon. Maturité : d'octobre à décembre. Culture : pyramide, contre-espalier et espalier.

Bergamote Crassane ou Crassane. — Fruit moyen, très bon. Maturité : d'octobre à novembre, et parfois décembre. Culture : espalier, palmette horizontale.

Beurré Diel. — Fruit gros ou très gros, bon.

Maturité : novembre-décembre. Culture : plein vent, pyramide et autres grandes formes.

Beurré Bachelier. — Fruit gros ou très gros, bon. Maturité : novembre-décembre. Culture :

pyramide et toutes autres grandes formes, s'il est greffé sur franc.

Poires d'hiver: Passe Colmar. — Fruit moyen, très bon. Maturité : de décembre à janvier. Culture : pyramide, espalier ou contreespalier.

Beurré d'Arenberg oudHardempont. — Fruit gros, très bon. Maturité : de novembre à janvier. Culture : espalier, au midi excepté.

Saint-Germain. — Fruit assez gros, bon. Maturité : décembre, février. Culture : espalier, au nord excepté.

Olivier de Serres. — Fruit moyen, très bon.

Maturité : janvier à mars. Culture : haute tige, pyramide et autres formes.

Passe Crassane. — Fruit assez gros, très bon. Maturité : janvier à mars. Culture : pyramide, contre-espalier, espalier.

Doyenné d'hiver. — Fruit gros, très bon. Maturité : de décembre à avril. Culture : espalier à l'est et au sud, avec chaperon pour préserver des pluies.

Doyenné d'Alençon. — Fruit moyen, très bon.

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Maturité : de janvier à mars. Culture : haute tige, pyramide et autres formes.

Bergamote Espérer». — Fruit moyen, très bon.

Maturité : de mars à mai. Culture : plein vent (dans un bon terrain et à une bonne exposition), contre-espalier et espalier.

Bon Chrétien d'hiver. — Fruit gros, assez bon. Maturité : février, mai. Culture : espalier au midi.

Poires a ci: ire : Messire Jean. — Fruit moyen, bon. Maturité : novembre. Culture : haute tige, pyramide.

Curé. — Fruit gros, bon cru, très bon cuit.

Maturité : de novembre à janvier. Culture : haute tige, pyramide.

Martin sec. — Fruit petit, très bon. Maturité : de décembre à janvier. Culture : haute tige.

Catillac. — Fruit très gros. Maturité : de janvier à mai. Culture : haute tige.

La poire Belle Angevine est, avant tout, une poire d'apparat, à cause de son volume énorme ; sa qualité laisse généralement à désirer.

CULTURE

Conditions de milieu. — Le poirier est essentiellement un arbre du centre et du nord de la France. Dans la partie méridionale de notre pays, il se comporte encore assez bien du côté de l'ouest.

La culture en espalier, sous le climat de Paris, est nécessaire quand il s'agit de certaines variétés délicates, comme Doyenné d'hiver, Crassane, Saint- Germain, etc.

Toujours en espalier, mais à l'exposition du nord, il ne peut être planté que des variétés vigoureuses et assez précoces pour y mûrir quand même leurs fruits : Louise Bonne, Duchesse, Beurré d'Amanlis, etc.

Les terres arides, les terres malsaines, les terres trop calcaires sont défavorables à cet arbre, qui croît très bien surtout dans les terres d'alluvion, les terres franches, les terres tourbeuses assainies et non acides.

Multiplication.

semis et greffage.

Bëllair. Les Arbres fruitiers

Le poirier se multiplie par

154 FRUITS DRUPACÉS A PEPINS

Le semis n'est usité que lorsqu'il s'agit d'obtenir de nouvelles variétés et des sujets de greffage.

Le greffage permet de multiplier les variétés préexistantes. On greffe le poirier en fente, en couronne, et surtout en écusson à œil dormant. Ces différents systèmes de greffage ont été étudiés. Il nous reste à parler des « sujets » sur lesquels le poirier se greffe; il y en a trois : 1° le franc ou poirier sauvage issu de semis; 2° le cognassier; 3° Yaabépine.

Le franc est choisi quand les arbres sont destinés à la culture sur « haute tige » au verger, ou bien à la culture au jardin fruitier, mais dans un terrain relativement sec, qui ne saurait convenir au poirier sur cognassier.

Le cognassier est toujours préféré, si le terrain est frais, profond, argileux ou humifère. Le poirier greffé sur cognassier présente les avantages suivants : 1° il fructifie plus tôt que le poirier greffé sur franc ; 2° ses fruits sont plus savoureux, plus volumineux, plus sucrés; 3° sur cognassier, les poiriers étant moins vigoureux que sur le franc, cela permet de rapprocher davantage les arbres

entre eux et d'avoir un plus grand nombre de variétés sur une même surface.

Exceptionnellement, le poirier est greffé sur aubépine, quand il y a lieu de planter un sol crayeux.

Certaines variétés, qui ne viendraient pas immédiatement greffées sur cognassier, sont quand même cultivées sur ce sujet grâce au surgreffage, qui consiste à placer entre elles et le cognassier, comme intermédiaire, une autre variété, vigoureuse et sympathique. Les poiriers Curé, Beurré Hardy, Beurré dAmanlis, peuvent servir d'intermédiaires.

Les variétés Doyenné d'hiver, Doyenné du Comice, Beurré Clairgeau, etc., donnent, par le surgreffage, de meilleurs résultats que par le greffage direct.

wm

Plantation. — La plantation et ses travaux préliminaires se font selon les principes décrits dans la première partie de cet ouvrage (page 80).

Les poiriers sont choisis, greffés sur franc ou sur cognassier, selon la nature du sol du jardin.

Les distances qui doivent séparer les arbres dé-

156 FRUITS DRUPACÉS A PEPINS

pendent de l'ampleur des formes qui leur sont destinées et des sujets sur lesquels ils sont greffés.

Voici ces distances pour les cas les plus généraux : Au verger :

Hautes tiges sur franc 6 mètres.

— sur cognassier. . . 5 —

Au jardin fruitier :

Pyramides sur franc 4 mètres.

— sur cognassier. ... 3 — Fuseau (toujours sttr cognassier). ] m. 50 Cordons horizontaux s. cognass. 3 ou 4 m.

Palmettes horizontales sur franc. 8 mètres.

— - surcognas. 4 ou 5 m.

Palmettes verticales à 2 branches\ m. 60

— à 3 branches. m. 90

— à 4 branches. 1 m. 20 etc., en augmentant de 30 centimètres par branche ajoutée.

Obtention des formes. — On distingue les formes libres et les formes palissées.

1. Ces palmettes à un petit nombre de branches (deux, trois, quatre) ne se doivent former qu'avec poirier greffé sur cognassier.

Formes libres . — Nous citerons la Pyramide, le Fuseau, le Vase.

La Pyramide. — C'est une forme à symétrie rayonnante; elle se compose d'un axe, la tige, tout autour duquel, depuis la base jusqu'au sommet, rayonnent des branches de charpente ; ces branches sont obliques par rapport à l'axe ; en outre, elles sont d'autant plus courtes qu'elles occupent une position plus élevée sur la tige. Il résulte de cette disposition que l'ensemble de cette forme représente assez bien une pyramide (fig. 67).

On admet que le diamètre maximum de la pyramide doit égaler le tiers de la hauteur, mais cette règle n'est pas absolue et ce diamètre peut être légèrement supérieur à celte mesure. Voici comment s'obtient cette forme :

Soit un scion d'un an, planté à l'automne : on peut le tailler immédiatement; dans ce cas, la tige ou pousse du scion est coupée à environ 50 ou 60 centimètres du sol, au-dessus d'un œil faisant face à l'onglet du sujet. Pendant la végétation active, l'œil de taille et un certain nombre d'autres situés plus bas s'allongent en rameaux. Il faut que

FRUITS DRUPACES A PEPINS

l'on ait au moins six de ces rameaux ; celui du sommet pousse droit et prolonge la tige ; les cinq autres constituent la première série de branches de la pyramide.

Si les rameaux se développaient en nombre insuffisant, on forcerait la formation de ceux qui manquent par l'application de Y entaille (page 94). - La seconde année, lors de la taille hivernale, le prolongement de la tige est traité comme fut traitée la tige l'année précédente ; il est coupé à environ 50 centimètres de long, au-dessus d'un œil situé du côté de l'onglet de la première taille. Quant aux cinq premières branches charpentières, elles sont raccourcies d'environ un tiers, la moitié ou les trois quarts de leur longueur, selon qu'elles occupent la base ou la partie élevée de la tige. La taille de ces branches, ainsi que celle de leurs prolongements, est constamment faite au-dessus d'un œil extérieur. Cette précaution permet de les obtenir plus droites et favorise leur écartement naturel de la tige . 11 est essentiel que cet écartement s'accentue en même temps que le développement de l'arbre, pour que l'air et la lumière puissent facilement pénétrer jusqu'aux parties avoisinant l'axe.

Fin. 67. — Poirier en forme <le pyramide.

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A la suite de cette seconde taille, le prolongement de la tige produit un autre prolongement, plus une seconde série de cinq branches ; chaque branche de la première série s'allonge et, sur sa partie ancienne, se garnit de courts rameaux, qui sont de futures branches fruitières.

Le jardinier, pour poursuivre l'achèvement de cette forme, devra donc chaque année, par le procédé indiqué, ajouter une série nouvelle de cinq branches charpentières aux séries anciennement obtenues. Pour conserver toute la rectitude et l'équilibre de la forme, il est essentiel que la taille des branches charpentières soit toujours assise sur un œil extérieur, tandis que la taille de la tige alternera tous les ans, se faisant tantôt sur un œil situé d'un côté de l'axe, tantôt sur un œil placé du côté opposé. Si la taille s'établissait toujours du même côté de la tige, il en résulterait nécessairement une déviation dans ce sens.

Entre la première branche d'une série et la dernière de la série qui précède, il doit y avoir au moins 30 centimètres.

Si vous jugez que telle série nouvellement obtenue est faible, vous n'en établissez pas immédiate-

ment une autre et attendez un an, pour que celle-là ait le temps d'acquérir plus de force.

Au-dessus de six mètres, une pyramide devient difficile à tailler. On ne devra pas laisser les arbres dépasser cette hauteur.

Le Fuseau. — Le fuseau (fig. 68) est encore une forme à symétrie rayonnante dont la tige se trouve garnie, depuis le bas jusqu'en haut, de branches courtes, presque aussi courtes en bas qu'en haut, de sorte que l'arbre tout entier rappelle un fuseau ou une colonne.

Les branches latérales du fuseau sont obtenues par séries, comme celles de la pyramide. Chaque série sera surmontée d'un prolongement de la tige qui, l'année suivante, permettra d'établir une série nouvelle.

Le fuseau est rangé dans les petites formes ; il convient au poirier sur cognassier, au pommier sur paradis

Fig. 68. — Poirier en fuseau.

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La pyramide, selon l'extension que prend l'arbre, devient une forme moyenne ou grande. Les poiriers sur franc s'en accommodent bien ; les cerisiers, les pommiers sur doucin y sont souvent soumis avec succès.

Le Vase. — On donne ce nom aux arbres formés d'une tige très courte se divisant, à son extrémité, en trois ou quatre branches divergeantes qui se ramifient en branches de second, de troisième ordre. Ces dernières, au nombre de six, huit, douze, etc., sont redressées toutes à égale distance de l'axe, pour former comme la paroi d'un gobelet ou vase (fig. 40, page 105).

Le jeune arbre (scion d'un an), destiné à produire un vase, est taillé à environ 35 centimètres au-dessus du sol, l'année même de sa plantation s'il a été planté à l'automne ; la seconde année s'il a été planté au printemps.

A la suite de cette taille, il va apparaître quelques rameaux ; conservez-en trois bien solides, vigoureux et équidistants ; écartez-les de l'axe par un palissage sur des tuteurs provisoires. L'année suivante, taillez chacun de ces rameaux immédia-

tement au-dessus de deux yeux latéraux et à environ 20 ou 25 centimètres du tronc. Chaque rameau ainsi traité se bifurque en deux rameaux nouveaux, ce qui fait six pour tout l'arbre. Ces six rameaux, l'année qui suit, peuvent être bifurques à leur tour par un procédé analogue; ils produisent alors (2 x 6) 12 rameaux ; ce sont les futures branches qui, toujours équidistantes (elles doivent avoir au moins 30 centimètres entre elles), seront dirigées verticalement tout autour et à une distance calculée de la tige. A partir de ce moment, chacune d'elles est taillée tous les ans, sur ses prolongements successifs, de manière que ces prolongements développent les rameaux courts, qui seront les branches fruitières, et d'autres prolongements qui assureront l'élongation régulière de la charpente. Une sorte de squelette du vase, établi préalablement au moyen de tuteurs et de deux ou trois cercles en bois superposés, facilite l'obtention de cette forme, qui devient beaucoup plus régulière.

Formes palissées. — Parmi les formes palissées auxquelles on soumet le poirier et le pommier, nous en signalerons trois ou quatre des plus sim-

164 FRUITS DRUPACÉS A PEPINS

pies : 1° le cordon horizontal; 2° la palmette verticale à deux ou à un plus grand nombre de branches ; 3° la palmette simple ou double, à branches horizontales.

Cordon horizontal unilatéral. — Le poirier soumis à cette forme présente une tige coudée à 40 centimètres au-dessus du sol, puis menée horizontalement et garnie de rameaux fruitiers à partir de ce coude (fig. 69). Les cordons sont dirigés, autant que possible, vers les parties d'où vient la lumière la plus vive. Si la plantation est établie de haut en bas, sur une pente, il est indispensable de diriger les cordons vers le sommet de la pente.

Ce sont exclusivement les poiriers greffés sur cognassier, les pommiers greffés sur paradis ou doucin que l'on peut soumettre à cette forme. Les poiriers et pommiers greffés sur franc sont trop vigoureux ; ils exigent, sous peine de rester stériles, plus d'extension que ne comporte le cordon horizontal.

C'est à trois mètres (pommier sur paradis) et quatre mètres (pommier sur doucin, poirier sur cognassier), qu'il faut planter les jeunes scions

d'un an. La première année, ils sont taillés à environ 60 centimètres au-dessus du sol et près d'un œil dirigé du côté où l'on inclinera les tiges. A l'automne ou au printemps suivant, cette incli-

Fig- 69. — Cordons horizontaux de poiriers.

naison est faite ; les scions sont courbés progressivement. Mais si la partie qui fait suite à la courbe de direction doit être strictement horizontale, il est essentiel que l'extrémité du cordon soit légèrement dressée pour faciliter l'accès de la sève et, par suite, l'élongation du cordon. A partir de ce moment, chaque année, les prolongements successifs du cordon sont taillés de manière à ne conserver plus que les deux tiers ou les trois quarts de leur longueur. lisse couvrent bientôt de rameaux dont les uns sont entièrement fertiles (bouton fruitier), tandis que d'autres, stériles, doivent être maîtrisés par certaines amputations.

Ce traitement, décrit un peu plus loin, les ém-

it

FRUITS DRUPACES A PEPINS

pêche de prendre un trop grand développement qui les éloignerait encore de la voie fertile.

Palmette verticale à deux branches. — C'est une tige courte, bifurquée à 30 centimètres du

Fig. 70. — Palmelto verticale à 2 branches. — T, première taille ; F, Palmelte âgée d'un an ; P, la même plus vieills et portant des branches fruitières.

sol en deux branches charpentières formant l'U (fig. 71). On l'emploie pour garnir les murs élevés; elle convient aux poiriers sur cognassier et aux

pommiers sur doucio. Le pommier sur paradis peut aussi être dirigé sous cette forme, mais, en raison de sa faiblesse, il ne faudra pas songer à lui donner plus de 2 mètres ou 2 m. 50 d'élévation.

Voici comment s'obtient la palmette à deux brandies : soit un scion d'un an, il est taillé à 30 centimètres du sol, au-dessus de deux yeux situés sur les côtés, l'un à droite, l'autre à gauche (T, ûg. 70). Pendant la belle saison, les deux rameaux fournis par ces yeux sont dirigés chacun dans leur sens respectif, puis arqués en U et dressés à 30 centimètres l'un de l'autre (F, ûg. 70). Ils pousseront désormais dans cette direction, mais tous les ans, lors=j§ de la taille hivernale, leurs pro-

Fit). 71. — Palmetto

longements successifs seront tail- verticale.

lés à environ la moitié ou les deux tiers de leur

longueur, pour que les yeux latéraux de ces pro-

FRCITS DRL'PACKS A PEPINS

longements puissent se transformer en lu-anches fruitières et prolongements nouveaux (P, fig. 70 ■

Patinette verticale à trois ou davantage de branches. — Il est facile d'obtenir des palmettes plus grandes, plus importantes, portant depuis trois jusqu'à sept, huit ou dix branches. Voici comment :

La palmette à trois branches procède d'un scion d'un an qui a été taillé à 35 centimètres du sol, au-dessus de trois yeux combinés, dont deux sont sur les côtés droit et gauche, tandis que le troisième, l'œil de taille, est en avant et nécessairement au-dessus des deux premiers (A, fig. 72). Au printemps, quand les rameaux issus de ces yeux se développent, ils procurent les trois branches cherchées, que l'on dirige ainsi : la branche du sommet pousse droit et prolonge la tige: la branche latérale de gauche est arquée et dirigée parallèlement à 30 centimètres de la branche centrale; la lu-anche latérale de droite pousse à droite ; elle est arquée et dirigée parallèlement à 30 centimètres de la branche centrale (15, ti-r. 72). Quand ces trois branches sont chacune dans la direction qui leur est propre,

il suffit, chaque année, de raccourcir leurs prolongements successifs par la taille d'hiver, de manière à provoquer la formation des ramifications fruitières et des prolongements nouveaux.

Si nous voulions ajouter à la première paire de branches latérales une, deux, trois ou quatre nouvelles paires de branches semblables, il conviendrait 'd'abord d'éloigner les premières de la tige,

Fig. 72. — Palmette à 3 branches; A, première taille. B, formation.

pour laisser de la place aux autres; celles-ci seraient obtenues successivement, deux par deux au moyen de tailles faites au-dessus d'yeux combinés. Ces yeux (deux latéraux et un œil de taille), situés à 30 centimètres de l'étage précédent, four-

Bellaih. Les Arbres fruitiers. l u

FRUITS DRUPACES A PEPINS

nissent, en quelque sorte, autant de nouvelles palmettes à trois branches, qui sont comme greffées sur la même tige et emboîtées les unes dans les autres. Depuis longtemps déjà, des arboriculteurs expérimentés ont constaté que, dans ces sortes de palmettes, il y a toujours une branche qui l'emporte sur les autres en croissance et en vigueur : c'est la branche médiane, celle qui prolonge la tige, celle qui est en rapport direct avec les racines. Pour obvier à cet inconvénient, ils ont imaginé la palmette double à branches verticales.

Palmette double à branches verticales. — Ici, au lieu de s'élever jusqu'au sommet de la forme et de constituer une seule branche génératrice, la tige se bifurque, à 30 centimètres du sol, en deux branches principales portant, l'une à droite et l'autre à gauche, les branches secondaires (fig. 73).

La première année, le jeune scion d'un an est taillé et traité absolument comme si on voulait en obtenir un U simple (voyez palmette à deux branches). Puis, chaque année, il est pris sur cet U un étage de branches secondaires, et cela, par une taille infligée à chaque branche principale,

au-dessus de deux yeux dont l'un est à l'extérieur de l'U et l'autre sur le côté, en face de l'opérateur. Les branches seront toujours parallèles et à 30 centimètres entre elles.

La palmette double peut encore être créée par

h"uj- 73. — Palmctte douille à brandies verticales.

un autre procédé : il consiste, lorsque les deux branches principales en U sont formées, à arquer celles-ci à droite et à gauche pour l'obtention de la première paire de branches secondaires. Sur chacun des coudes de la partie arquée, il est ménagé un œil qui se développe droit en rameaux, que l'on arquera l'année suivante pour obtenir une

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seconde branche tant à droite qu'à gauche. On obtiendra ainsi, par le même procédé, une troisième, puis une quatrième paire de branches, et ainsi de suite jusqu'à la dernière paire qui limite la hauteur définitive de l'arbre.

Palmette simple ou double à branches horizontales. — Les palmettes simples ou doubles à branches horizontales ne diffèrent des précédentes que par leurs branches charpentières secondaires, qui, étagées les unes au-dessus des autres, sont dirigées horizontalement ou presque horizontalement (fig. 74). On les obtient exactement comme les palmettes verticales, par les mêmes procédés de taille. Seulement, les branches charpentières, dirigées d'abord obliquement, pour que leur croissance ne soit pas entravée, sont amenées peu à peu à l'horizontalité (fig. 74). Les extrémités de ces branches, sur une longueur de 35 à 40 centimètres, devront toujours être dressées. Si l'on s'attachait à les maintenir dans une direction horizontale absolue, il en résulterait certainement chez elles un arrêt de croissance préjudiciable à la fructification.

poirier 17:;

Les palmettes horizontales sont toujours à grande envergure. Elles seront adoptées de préférence pour la culture des poiriers vigoureux greilés sur franc : Beurré Hardy, Beurré Diel, Triomphe de Jodoigne, Doyenné i hiver, Curé, ou encore, pour les variétés naturellement peu fertiles, Crassane.

Fia. 71. — Palmette double. Les branches seront amenées progressivement h l'horizontalité,

Il esl à remarquer, en effet, — et il serait bien long de dire exactement pourquoi, — que la direction horizontale infligée aux branche d'un arbre, tel que le poirier, a pour résultat de provoquer sur ce poirier la formation naturelle d'organes fructifères (boutons).

BELLAIR, Les Arbres fruitiers. M>i

174 FRUITS DRUPACÉS A PEPINS

Traitement hivernal des branches fruitières. —

Nous savons que les branches fruitières sont ces courtes ramifications, à longueur limitée, dont le rôle est de produire des fruits.

Elles naissent, comme on a pu s'en rendre compte, sur les prolongements successifs des branches charpentières, à la suite des tailles annuelles de ceux-ci, et la définition que nous avons donnée

Fig. 75. — Coursonne de poirier, B, bourse, ooo, yeux.

de la branche fruitière peut s'appliquer à toutes les espèces.

Le but du jardinier, en traitant ces sortes de

branches, qu'on appelle encore coursonnes, c'est

de les empêcher de dépasser certaines dimensions

et de favoriser chez elles l'émission d'organes

ertiles tels que les boutons floraux.

Sur le poirier, qui nous occupe ici spécialement, les coursonnes sont espacées à 12 ou 15 centi-

Fir/. 76. — Boulons mixtes ou dards.

mètres entre elles. La longueur limitée des branches fruitières, leur écartement, ont été établis

176 FRUITS DRUPACÉS A PEPINS

dans l'intérêt de l'aérage et de l'éclairage, sans lesquels il n'est point de fructification possible.

Il faut distinguer sur la coursonne trois sortes d'organes qui servent à établir la taille :

1° Uœ/l ou bourgeon des botanistes (o, fig. 75); c'est un petit corps pointu, écailleux, né à l'aisselle d'une feuille et placé à fleur d'écorce. Cet organe est stérile, mais il peut, à la suite de différentes transformations, devenir bouton mixte, puis bouton à fruit.

2" Le bouton mixte oudard (fig. 76) est l'œil légèrement modifié, un peu grossi et porté à l'extrémité d'un rameau court, trapu et plus ou moins ridé. En un mot, ce bouton est un acheminement de 1' ce.il vers l'organe fructifère par excellence, le bouton à fruit.

3" Quand, à l'extérieur, il n'y a Fi ff : 77. — brindille. p re sque pas d'inégalité entre le

dard et le bouton à fruit ou bouton à fleur (fig. 67), toute la différence réside dans la partie réellement importante et terminale de l'organe : chez le dard cette partie est étroite, presque mince et pointue ; chez le bouton à fruit, elle est grosse et comme

gonflée.

Deux autres organes se rencontrent aussi, mais plus rarement, sur les coursonnes ; ce sont : 1° la brindille (fig. 77), rameau menu, frêle, de 10 à 20 centimètres de long, qu'il ne faut garder qu'à défaut d'autre production; 2" la bourse [ûg. 75), organe aussi court et aussi rond que la brindille est élevée et mince. La bourse, organe tendre, presque charnu, ressemble à un petit tubercule, avec une cicatrice à son extrémité. Cette cicatrice est le point où était attaché le fruit, car la bourse résulte toujours de la formation des fruits ; elle porte à sa surface des yeux, de petits dards ou de petites brindilles, qui se transforment facilement en boutons à fruit ou produisent sans difficulté cette sorte d'organe.

Le bouton à fruit et la bourse sont des productions qu'il faut toujours ménager, à moins que l'arbre n'en porte une quantité considérable.

178 FRUITS DRUPACES A PEPINS

Connaissant les organes qui constituent les branches fruitières, nous pouvons, dès maintenant, ranger celles-ci en branches fruitières qui ne se taillent point et branches fruitières qui se taillent.

Les premières sont naturellement courtes et portent moins de quatre organes- Elles peuvent n'en porter qu'un seul — exemple : la coursonne à un bouton — ou deux, ou trois, soit semblables, soit différents.

Fig. 78. — Rameau taillé à trois Fig. 79. — Rameau taille a deux yeux, yeu» et uu bouton.

Les branches fruitières qu'il est nécessaire de tailler l'hiver sont, d'après M. Courtois, toutes celles qui portent plus de trois organes, et, dans ce cas, le professeur d'arboriculture de la ville de

1 Chartres enseigne qu'il faut réduire chaque branche à trois organes seulement. De là le nom de taille trigemme.

Selon que les trois premiers organes inférieurs de la branche coursonne sont de telle ou telle nature, on obtient ainsi par la taille :

1° La coursonne à trois yeux (fig. 78) ;

Fig. 80. — Rameau taillé à deux Fig 81. — Rameau taillé à trois boutons et un œil. boutons.

2° La coursonne à deux yeux et un bouton (fig. 79) ;

3° La coursonne à un œil et deux boutons

4° La coursonne à trois boutons (fig. 81).

180 FRUITS DRUPACÉS A PEPINS

Comme tous les systèmes, celui de M. Courtois n'est point sans exception.

Quand, par exemple, sur une coursonne l'on compte trois boutons mixtes très rapprochés les uns des autres,, et au-dessus un rameau à bois

Fig S2. — Rameau taillé à trois boutons mixtes.

(fig. 82), si l'on taille immédiatement au-dessus de ces trois boutons en A, il est probable que tous se développeront en rameaux, au lieu de se transformer en boutons fruitiers. Pourquoi cela? Parce que, dans ce cas particulier, le sommet végétatif, qui est le point de taille, étant très près

des organes réservés, il en résulte sur eux une action très puissante des liquides nourriciers qui les transforment en pousses ligneuses.

Car, c'est un fait caractéristique et remarquable que les organes situés trop près des extrémités des tiges, des branches, des rameaux, ont toujours une tendance à produire des pousses ligneuses, c'est-à-dire du bois, non du fruit. Pour cette raison la branche fruitière (fig. 82) devra être taillée enB.

Tout le problème de la taille hivernale des branches fruitières du poirier revient donc à ceci : savoir déplacer avantageusement et au moment opportun le sommet végétatif de cette branche. Etablir ce sommet végétatif trop près des organes basifurges, et surtout le faire se confondre avec eux, c'est vouer ces organes à une végétation déréglée et stérile ; maintenir le sommet végétatif trop loin de ces mêmes organes, c'est leur préparer un autre genre de stérilité, la stérilité inerte des germes qui s'atrophient et disparaissent.

Taille estivale du poirier. — A partir du moment où la végétation active se manifeste, où les

Bellair. Les Arbres fruitiers.

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bourgeons s'épanouissent pour laisser s'échapper les jets des pousses vertes, le jardinier doit observer ses arbres. Il a déjà pratiqué, où ces opérations étaient nécessaires, I'entaille et I'incision longitudinale (voyez première partie).

Ebourgeonnement. — Bientôt, les branches fruitières nécessitent son intervention. Sur chacune d'elles, il ne doit tolérer qu'une seule « pousse à bois », celle du sommet végétatif (fig. 83) ; si d'autres font mine de paraître, il les enlève par une taille au-dessus de leur empattement, à l'épaisseur d'un demi-centimètre. Cette opération s'appelle I'ébourgeonnement.

Sur les prolongements nouveaux des branches charpentières, les yeux se transforment en pousses, dont un certain nombre doivent constituer les branches fruitières futures. Ces pousses spéciales sont espacées à 12 ou 15 centimètres, les autres sont ébourgeonnées, enlevées radicalement.

Pincement. — Le seul bourgeon ou rameau qui termine chaque branche fruitière s'allonge parfois tellement que le sommet végétatif de la branche

s'éloigne trop des organes basifurges pour qu'on puisse espérer l'alimentation suffisante de ceux-ci et leur transformation en boutons fructifères. Dans ce cas, il faut rapprocher ce sommet végétatif par un pincement infligé audit bourgeon. Ce pincement, ou suppression de sa partie terminale herbacée, se fait au-dessus des trois, quatre ou cinq premières feuilles du bourgeon (T fig. 83) ; il ne peut être donné de mesure précise. D'une manière générale, la longueur conservée à ces sortes de bourgeons doit être en raison directe de la vigueur de l'arbre traité.

Les bourgeons réservés sur les prolongements des charpentières, pour la formation des nouvelles coursonnes, sont pinces eux-mêmes à quatre, cinq ou six feuilles.

L'œil de pincement, dans les deux cas, peut se développer en prompt bourgeon (S fig. 83) . Si cela est, il faut pincer les prompts bourgeons invariablement à une ou deux feuilles.

Taille en vert. — Il se peut que le pincement dont nous venons de parler ait été fait trop loin de la base de la branche fruitière. On s'en aperçoit au

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bout d'un certain temps, en constatant que les organes inférieurs, encore trop éloignés du sommet végétatif, n'ont subi aucune influence de cette opération. Dans ce cas particulier, il y a lieu de tailler au-dessous du pincement, à une distance calculée : c'est la taille en vert (V fig. 83). La taille en vert est encore usitée en août sur

Fig. 83. — Branche fruitière de poirier. T, point où s'est fait le pincement ; S, sommet végétatif; V, point où se fait la taille en vert.

les poiriers qui ont été négligés. Mais, dans ce cas, elle est préjudiciable ; nous la blâmons ; elle ne supplée ni l'ébourgeonnement ni le pincement, qu'on voudrait lui faire remplacer.

Palissage en vert et courbure. — Dès le moment que les prolongements des branches charpentières ont atteint certaines dimensions, il faut les soutenir par le palissage en vert et les courber s'il y a lieu, pour les diriger selon la forme infligée à l'arbre. La partie terminale du prolongement est toujours laissée libre ; elle est même artificiellement dressée, si la branche charpentière est horizontale, pour que l'élongation en soit favorisée (fig. 83).

Si deux branches charpentières de même génération sont d'inégale force, palissez la plus vigoureuse tôt et d'une façon sévère, en l'abaissant plus ou moins vers l'horizon; palissez la plus faible tard, sans la serrer autant et en la maintenant dans une direction plus ou moins verticale. Quand la symétrie est rétablie entre ces deux branches, faites prendre à chacune sa position normale.

Éclaircie des fruits. — Cette opération se pratique bien rarement sur le poirier, attendu que, presque toujours, les poires s'éclaircissent d'elles-mêmes et se réduisent, le plus souvent, à une ou deux par bouquet; nous avons cependant remarqué plusieurs variétés : Fondante des Bois, Passe Cohnar, Berga-

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mote Esperen, sur lesquelles les fruits, si abondants qu'ils soient, ne se détachent que peu ou point naturellement, et restent attachés par bouquets de trois, quatre, cinq ou six. Sur ces variétés, il faut pratiquer l'éclaircie, la suppression de certains fruits : les plus petits, les moins bien faits.

Effeuillage. — L'effeuillage vient ensuite ; t il

n'est infligé que tard et seulement sur les variétés dont les fruits sont susceptibles de se colorer sous l'action du soleil : Bourré Clairgeau, Fondante des Bois, Doyenné d'Hiver, etc.

Récolte. — La récolte des poires est une des plus délicates opérations de la culture ; elle est de celles qui demandent le plus de tact. En effet, il faut cueillir ces fruits alors qu'ils ne sont pas encore mûrs, pas trop tôt cependant ni trop tard non plus, sous peine, dans le premier cas, de ne les voir jamais mûrir ; dans le second, de les voir mûrir trop rapidement.

Il convient d'abord de distinguer les fruits d'été, ceux d'automne et ceux d'hiver. On tiendra compte de l'époque de maturité appartenant à ces

différentes catégories 1 , en se rappelant, pourtant, que les données à cet égard ne sont pas absolues, que l'époque exacte de la maturité, et par conséquent l'époque de la récolte, peuvent être influencées par les conditions de milieu : le climat, l'altitude, la nature du sol, l'exposition et la température moyenne de l'année.

En somme, quand les poires ont achevé leur développement, quand leur épidémie commence à prendre une teinte plus claire, on peut toujours les récolter.

Sous le climat de Paris, c'est généralementdu5 au 20 octobre que se fait la cueillette des fruits d'hiver.

On cueille de préférence le matin, entre huit et onze heures. Les fruits, disposés en un seul lit, au fond d'une manne, sont portés et exposés quelques jours dans un local largement ventilé, pour qu'ils y perdent l'excès de leur eau de constitution. Après, ils sont définitivement rentrés au fruitier. N'essuyez pas les fruits mouillés, mais laissez-les exposés plus longtemps à l'air avant de les admettre au fruitier.

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