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Voyez le tableau des variétés

FRUITS DRUPACES A PEPINS

MALADIES ET INSECTES NUISIBLES

Maladies. — Trois maladies atteignent surtout le poirier; ce sont : la tavelure, la rouille et la chlorose.

Chlorose. — Elle peut être due à des causes très différentes : elle peut provenir d'un manque d'illumination, d'un excès d'humidité dans le sol ou de la pauvreté de ce sol en l'un des agents de la fertilité : azote, acide phosphorique, potasse.

Des jardiniers ont vu dans la chlorose l'effet du manque de fer dans le sol. 11 paraît démontré, en effet, qu'une plante dont l'alimentation est positivement dénuée de fer est toujours frappée de chlorose ; pourtant, dans nos expériences sur le terrain, des poiriers chlorotiques n'ont jamais guéri sous l'action des sels de fer appliqués seuls à leurs racines ou à leurs feuilles, alors que la chlorose disparaissait sous l'action d'un engrais chimique ainsi composé :

Nitrate de soude 2 parties

Chlorure de potassium. . . 2 parties Superphosphate de chaux. . 1 partie

Le mélange était répandu au mois de février

à raison de 100 grammes par mètre carré de surface correspondant à la masse des racines.

Tavelure. — Cette maladie apparaît sur l'épiderme de certaines poires, où elle forme de petites taches noirâtres, produit de la végétation d'un champignon (le Fnsielabiumpyrinurri). Cette végétation contrarie le développement des fruits et leur communique une saveur amère désagréable. La tavelure est empêchée par la culture en espaliers munis de chaperons et d'auvents.

La bouillie bordelaise ' aussi arrête l'extension de cette maladie ; on en badigeonne les arbres au mois de février. Les variétés Doyenné d'hiver, Saint-Germain, Bergamote Esperen sont fréquemment atteintes de la tavelure.

Rouille. — Un autre champignon, Yœcidium cancellatum, produit sur les feuilles, les jeunes rameaux, les pédoncules des fruits, des sortes d'excroissances couleur dérouille. Ce champignon, qui vit alternativement sur le poirier et sur le genévrier, disparaît complètement du premier de ces arbres quand on éloigne ou anéantit le second.

1. Voyez la composition de la bouillie bordelaise, page 136. Beli.air. Les Arbres fruitiers. 11.

FRUITS DRUPACES A PEPINS

Insectes parasites. — Anthonome du poirier et du pommier (fig. 84). — C'est un charançon dont la larve vit dans les boutons à fruits de ces deux

Fig. 84. — Anthonome du poirier grossi.

arbres. Ces boutons ne s'épanouissent pas ; coupezles et brûlez-les.

Bombyx à cul brun. — Ce papillon pond en août sur les feuilles du poirier; ses œufs, couverts de poils bruns que la femelle s'est arrachés du ventre,

Fig. 85. — Bombyx, à livrée.

flg t S7. — Œufs du bombvx neustrien disposés en bague autour d'une branche.

éclosent bientôt et produisent toute une colonie de chenille/tes qui hivernent à l'extrémité des

branches, réfugiées sous un épais tissu de soie (nid de chenille) . Coupez et brûlez ces nids en hiver.

Bombyx neustrien (fig. 85). — A l'état de larve, c'est cette chenille (fig. 86) rayée longitudinalement de bleu et de rouge, et appelée, pour cela, chenille livrée.

Les œufs du bombyx neustrien sont faciles à reconnaître ; la femelle les groupe tout autour des jeunes rameaux de poirier (fig. 87) en anneaux de cinquante à soixante ; ils éclosent au printemps. Coupez les rameaux qui portent des anneaux d'œufs et brûlez-les.

Fig. 86. — Chenille.

Carpncapse des pommes.

Carpocapse des pommes (fig. 87). — Ce petit papillon crépusculaire produit une larve blanche qui vit dans les poires, les pommes, et y est connue sous le nom de ver des pommes (fig. 88).

Pour combattre cette espèce, recueillez les fruits

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véreux ; enlevez, en hiver, les écorces mortes et les mousses que vous brûlerez ; puis, passez les troncs d'arbre au lait de chaux.

Cêcidomye noire. — C'est une mouche; elle pond dans les ovaires ou jeunes fruits ; les poires de ponte se gonflent, puis noircissent ; on les appelle calbasses ; il faut les recueillir avant que les larves ne s'en échappent et les brûler.

Kermès à coquille. — 11 forme parfois, à la s-ur-

fig s/), — Pomme ouverte dont le cœur est occupé par la chenille du carpocapse prête à se transformer.

face des écorces, une couche rugueuse de petites coques dont chacune abrite un insecte suceur. Le kermès est très nuisible ; on le détruit avec l'insecticide suivant, dont on badigeonne l'écorce des arbres atteints :

Eau 1000 grammes

Savon noir. . . . 100 —

Fleur de soufre. . . 250 —

Cet insecticide, préparé avec de l'eau chaude,

Fig. 90. — Tenthrcde du poirier (ver limace).

est appliqué, à froid et au pinceau, sur les écorces envahies.

Puceron. — Tout le monde connaît ces petits insectes suceurs, verdàtres, ou noirs, ou bruns,

FRUITS DRUPACES A PEPINS

qui se tiennent généralement à l'extrémité des bourgeons.

Les insecticides employés en aspersions contre le puceron sont le jus de tabac additionné de vingt à vingt-cinq fois son volume d'eau et les solutions de savon noir (50 à 70 grammes de savon par litre de liquide).

lihynchites. — Ce sont des sortes de charançons de couleur métallique ; ils vivent à l'état de larves dans les feuilles roulées. Ces feuilles, coupées, seront brûlées.

Tenthrède du poirier. — Elle est connue surtout à

Fiy. 91. — Tigre du poirier grossi.

l'état de larve : le ver limace (fig. 89), qui vit à la surface des fouilles et en dévore le parenchyme. On détruit ces larves en projetant sur les feuilles atteintes, soit de la cendre ou de la chaux en poudre. Tigre du poirier (fig. 90). — Il rappelle, par sa

forme, une sorte de punaise, mais toute petite et tigrée. Ces insectes et leurs larves vivent attachés à la face inférieure des feuilles du poirier, épuisant les arbres par leurs succions. On s'en débarrasse au moyen d'aspersion d'un insecticide formé de cinquante parties d'eau et d'une partie de jus de tabac. L'eau doit être projetée sous les feuilles à l'aide d'un appareil spécial, la seringue à jet brisé, par exemple.

Art. II. — Le Pommier

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