‹ Les Arbres fruitiersChapitre 27 sur 59 · PÈCHES GLABRES · texte numérisé non relu

PÈCHES GLABRES

\ àraiiuru,il " L " b i à noyau adhérent.

i à chair jaune (alberge).

[ à chair rouge (sanguine).

\ à noyau libre (nectarines).

( à noyau adhérent (brugnons).

Voici les variétés les plus généralement recommandées. Nous les classons en précoces, demiprécoces et tardives :

Pèches duveteuses précoces

Précoce Alexandre ou Alexander. — Fruit moyen, bon. Maturité : juillet. Culture : plein vent ou espalier, selon la nature du climat.

Amsden. — Fruit moyen, bon. Maturité :

juillet. Culture : semblable à la culture de la variété précédente.

Précoce Rivers. — Fruit moyen, bon. Maturité : première quinzaine d'août. Culture des deux premières variétés.

Grosse Mignonne hâtive. — Fruit gros, très bon. Maturité : août. Culture : espalier à l'est ou au midi.

Pèches duveteuses demi-précoces

Grosse Mignonne. — Fruit gros, très bon. Maturité : fin août. Culture : espalier.

Madeleine : Fruit gros, très bon. Maturité : fin août, commencement de septembre. Culture :

espalier.

Galande. — Fruit gros, très bon. Maturité :

commencement de septembre. Culture : espalier. (Greffer sur amandier).

Malte. — Fruit moyen, très bon. Maturité :

commencement de septembre. Culture : en espalier et, de préférence, greffée sur amandier.

Reine des vergers. — Fruit très gros, assez bon. Maturité : milieu de septembre. Culture : plein air et espalier.

Pêches duveteuses tardives

Bon Ouvrier. — Fruit gros, trèsbon. Maturité : fin septembre. Culture : espalier.

Bourdine. — Fruit gros, très bon. Maturité :

fin septembre et octobre. Culture : espalier.

Salway. — Fruit gros, bon. Maturité : fin octobre. Culture : espalier au midi.

Pêches glabres (Nectarines)

Galopin. — Fruit gros, très bon. Maturité :

septembre. Culture : espalier.

Victoria. — Fruit moyen, très bon. Maturité : fin septembre. Culture : espalier.

Pêches glabres (Brugnons) Violet musqué. — Fruit moyen, très bon. Ma-

Bellair. — Les Arbres fruitiers. 13

turité : septembre. Culture : espalier à l'exposition du midi.

CULTURE

Conditions de milieu. — Le pêcher exige les mêmes conditions climatérique que la vigne; comme cette plante, il faut le cultiver en espalier, sous le climat de Paris, si l'on veut assurer sa fructification. Dans le midi et le centre, toutes les variétés réussissent en plein vent ; les variétés précoces Amsden, Alexander y deviennent l'objet d'un commerce important pour l'alimentation de Paris.

Avec ces mêmes variétés et une autre : Reine des vergers, la culture de plein vent a parfois, mais exceptionnellement, donné de bons résultats sous le climat séquanien.

Pour les pêchers, le sol sera profond, de consistance et de fraîcheurmoyennes. S'il ne présentait pas ces qualités, il ne faudrait pas, tout au moins, qu'il s'en écartât trop ni dans un sens ni dans l'autre; alors on pourrait quand même cultiver cet arbre en le choisissant greffé sur un sujet approprié au sol, comme nous allons l'indiquer à l'article « multiplication » du pêcher.

Quant aux expositions, pour la culture en espalier, les meilleures sont celles du levant, du couchant et du midi. L'espalier au midi sera cependant évité si la terre du jardin est naturellement sèche ; on aurait à y redouter la chute des fruits avant la maturité.

3Iultiylic.it.ion. — A part quelques exceptions, Mignonne et Reine des vergers, le pécher ne se reproduit pas exactement par l'ensemencement de ses noyaux; aussi n'emploie-t-on ceux-ci, le plus souvent, que pour procurer des sujets porte-greffes appelés « francs ».

Le mode de multiplication par excellence est le greffage en écusson à oeil dormant, pratiqué depuis lin août jusque dans le courant de septembre.

On greffe le pêcher sur franc, sur amandier et sur prunier.

Pour planter dans un sol profond, un peu sec, le pêcher sur amandier ou sur franc est préférable.

Pour planter dans une terre peu profonde et légèrement humide, il vaut mieux choisir le pécher greffé sur pommier Suint-Julien ou Damas noir.

Le pêcher greffé sur abricotier passe pour bien résister, même dans les sols relativement arides.

Pour cultiver le pêcher en pots (culture forcée), on le greffe sur prunellier des haies.

Plantation. — En ce qui concerne les opérations générales, la plantation du pêcher ne diffère pas de celle des autres arbres. (Voir première partie : Plantation.)

Pour planter en espalier, il est fait choix de scions d'un an, ayant un système de racines bien développé et la tige garnie d'yeux, au moins dans la moitié inférieure

Les arbres qui ne présenteraient

Fig. 100. — Pêcher.

Type du scion d'un an

pour plantation en pas suffisamment de racines et

espalier. , , .. . ,

auraient la tige garnie de rameaux grêles issus de prompts bourgeons seraient impropres à donner des arbres vigoureux ; il deviendrait difficile d'en obtenir des formes régulières.

Selon les dimensions des formes auxquelles on les soumet et selon les sujets sur lesquels ils sont greffés, les pêchers se plantent aux distances suivantes :

Palmette verticale à 2 branches. 1 mètre.

— ai - 2 mètres.

et ainsi de suite, en augmentant l'écartement de 50 centimètres par branche prise en plus.

Candélabre à 10, 12 oit 14 branches. 5, 6 ou 8 mètres. Palmette à branches horizontales. 5 à 8 mètres.

Les très grandes formes ne se peuvent obtenir qu'avec les pêchers greffés sur franc ou amandier et dans les sols favorables à ces sortes de sujets.

Obtention des formes. — Taille hivernale du pêcher. — C'est aussi après les grands froids, comme la vigne, que le pêcher est taillé. La nature délicate du bois de cet arbre, ses boutons encore mal apparents en automne, exigent qu'il en soit ainsi.

Les formes telles que palmettes à deux, à trois 1]1

fi fa

Fig. 101. — Palmette verticale à deux branches ou en U.

et davantage de branches verticales (fig. 101,

Fig. 102. — Palmette verticale à trois branches.

102 ; 103), la palmette verrier (fig-. 104), les pal-

mettes simples ou doubles à branches horizontales (fig. 105, 106), s'obtiennent par les procédés qui ont été décrits au chapitre « Poirier », avec cette différence pourtant: c'est que, dans toutes les formes établies avec le pêcher, les branches charpentières sont constamment écartées à 50 centi-

• il

Pal mette verticale

clies.

mètres les unes des autres, tandis qu'avec le poirier ces même branches ne sont séparées que par un écartement de 30 centimètres.

Enfin, quand il s'agit d'un jeune pêcher nouvellement planté, le jardinier est tenu de tailler dès la première année, quelle que soit, d'ailleurs, l'époque de la plantation.

Une forme à symétrie bilatérale est particuliè-

rement propre à cet arbre : c'est le candélabre ; il se compose d'une tige courte (35 centimètres) terminée par deux branches charpentières bilatérales, lesquelles, maintenues d'abord horizontalement, sont, après un certain parcours, redressées selon une ligne verticale. Sur la partie horizontale de chacune de ces branches, et de 50 en 50 centimètres, il y a d'autres branches charpentières également verticales (fig. 107). Comme dans toutes

Fig. 104.. — Palmette mixte ou Verrier.

les autres formes du pêcher, ces branches charpentières sont garnies de branches fruitières disposées dans un ordre particulier.

Le Candélabre (sa formation). — Le jeune

arbre (scion d'un an) avec lequel on désire former un candélabre est taillé à environ 35 centimètres du sol, au-dessus de deux yeux bilatéraux, l'un à

droite, l'autre à gauche.

Ces deux yeux se développent en rameaux, qui sont l'origine des deux branches charpentières du candélabre; on les dirige d'abord obliquement, pour ne pas trop entraver leur croissance ; la

■=ï>Vi.¥*---V«

Fia. 10ô. — Palmette simple à branches horizontales,

seconde année, chacune de ces branches est raccourcie d'environ un tiers, de façon qu'une partie des yeux situés sur les deux tiers conservés produisent des branches fruitières, alors que l'œil de taille donnera un prolongement de chaque branche. Les branches sont rapprochées un peu

Bellair. — Les Arbres fruitiers. 13.

plus de l'horizon. La troisième année, les prolongements nouveaux sont encore réduits d'environ un tiers et doivent donner d'autres prolongements et une nouvelle série de branches fruitières. Les branches charpentières sont abaissées davantage vers l'horizon, leur extrémité seule est dressée. Tous les ans, le prolongement de chaque branche charpentière principale sera traité ainsi jusqu'à ce

Fig. 106.

Palnielte double à hranclies horizontales.

qu'elle ait atteint sa longueur totale représentée par la partie enveloppante de la forme (fig. 107). Quand le pêcher est arrivé à ce degré de développement, les branches intérieures sont prises, toutes ensemble si l'arbre est vigoureux, deux par deux (une sur chaque bras) quand il est d'une vigueur

modérée. Dans ce cas, on prend d'abord les branches les plus éloignées de la tige, A, B, C (fig. 107).

Description et traitement des branches fruitières. — Nous venons de voir comment naissent les branches fruitières du pêcher : c'est à la suite

Fig. 107. — Pêcher. Forme en candélabre.

des (ailles infligées chaque hiver aux prolongements annuels des branches charpentières de l'arbre. Mais dans le pêcher, comme dans la vigne, les branches fruitières occupent des positions spéciales. Lorsqu'on dirige l'arbre « à la Montreuil », — et c'est le meilleur mode qu'on puisse adopter, — ces branches fruitières sont bilatérales : à droite et à gauche des charpen-

tières quand celles-ci sont verticales ; en dessus et en dessous quand les charpentières sont horizontales (fig. 104).

Ces branches, enfin, ont été choisies de telle sorte qu'elles aient entre elles et du même côté un écartement de 15 à 18 centimètres. Quand elles se sont développées bien franchement, le jardinier fixe leur longueur par un pincement fait à 30 centimètres environ de leur empattement, et il les palisse selon la disposition signalée tout à l'heure: « en arête de poisson », comme on dit. Mais toutes les branches destinées à la fructification ne se comportent pas ainsi et, en se basant sur leur aspect respectif, quand elles ont atteint l'âge d'un an, on peut les classer en:

Page 1