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PRUNES A PRUNEAU

Quetsche d'Allemagne. — Fruit moyen, ovoïde, bon. Maturité : Septembre. Culture : haute tige.

Sainte Catherine. — Fruit moyen, bon. Maturité : Septembre. Culture : haute tige.

Les prunes Goutte d'or et Reine Claude violette s'emploient aussi pour la préparation des pruneaux.

CULTURE

Conditions de milieu. — Sauf dans les terres argileuses à humidité stagnante, le prunier vient partout. Quant au climat, cet arbre paraît encore moins exigeant : il est cultivé également dans le midi, le centre et le nord de la France. Pourtant, à cause de sa floraison précoce, le prunier est souvent stérilisé par les gelées blanches, surtout quand il est planté en plein air et aux expositions

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du levant. Cette exposition sera donc évitée ainsi que les vallées étroites et profondes.

Multiplication. — Le semis, la séparation des drageons et le greffage, voici les trois procédés employés pour multiplier le prunier.

Le semis, en tant que moyen de reproduction exacte, devrait être condamné, car il n'est pas possible que certaines variétés : Damas, Mirabelle, Quetsche, Reine Claude, puissent se reproduire identiquement par ce procédé. Pour prouver ce que nous avançons, il suffit de rappeler le nombre infini de mauvaises Reines Claudes qui encombrent les marchés et proviennent toutes de pruniers francs, de pruniers issus de semis.

Les drageons ne procurent pas non plus d'excellents sujets, ils ont une tendance à drageonner qui les épuise.

On aura donc surtout recours au greffage. Le prunier ne se greffe que sur lui-même ; les variétés Saint-Julien et Myrobolan servent de sujet, la dernière spécialement pour la culture en sol calcaire.

Le greffage a lieu en écusson de fin Juillet au

15 Août, ou en fente au printemps : Mars, Avril et en automne : fin Septembre.

Quand certaines variétés sont trop faibles pour former des tiges hautes et droites, elles sont surgreffées, c'est-à-dire que le sujet est greffé d'abord rez-terre avec un prunier vigoureux : Ste-Catherine ou Reine Claude de Bavay, lequel sera greffé plus tard « en tête » avec la variété désirée.

Plantation. — Selon qu'il est cultivé au verger ou au jardin fruitier, selon la forme qu'il aura par la suite, le prunier se plante aux distances suivantes :

Au verger

Haute tige.

Au jardin fruitier

Vase ou pyramide

Palmette à branches horizontales.

— verticale à 3 branches. .

5 à 6 mètres

4 à 5 mètres

5 mètres '0 m. 90 1 m. 20

Obtention des formes : taille. — Le plus généralement, c'est au verger qu'est cultivé le prunier, et dans ce cas on ne le taille que pendant les

Bellair. Les Arbres fruitiers. 15

premières années, dans le but d'évider la ramure pour faciliter la pénétration de l'air et de la lumière au centre.

Quand l'arbre est planté au jardin fruitier, on en forme le plus généralement un vase et, alors, on use des procédés décrits relativement à cette forme dans le chapitre sur le poirier (page 161).

En espalier, au nord, au nord-ouest, on cultive quelquefois le prunier sous forme de palmettes diverses. Ces palmettes s'obtiennent par les procédés déjà décrits et les branches charpentières doivent avoir entre elles un écartement constant de 30 centimètres.

Les branches fruitières sont espacées à environ 10 ou 12 centimètres entre elles; elles naissent sur les prolongements annuels des branches charpentières à la suite des tailles successives infligées à ces prolongements.

Dès leur première année, ces branches fruitières sont pincées à 12 ou à 15 centimètres, au-dessus de 5 ou 6 feuilles.

Si l'œil de pincement se développe, sa pousse anticipée est coupée à une feuille. L'hiver suivant cette jeune branche est réduite à 8 ou 10 centi-

mètres de long- et, en été, le rameau herbacé issu de l'œil de taille est pincé à 2 ou 3 feuilles. Deces pincements et de ces tailles, il résulte que les yeux de la partie intermédiaire du rameau se trantbrment en bouquets de mai, organes fertiles au-dessus desquels on taillera la troisième année pour avoir du fruit.

Durant cette troisième année, chaque pousse herbacée qui accompagne les bouquets de mai sera pincée court pour que les yeux d'extrême base puissent donner au moins un rameau remplaçant qu'on substituera plus tard à la vieille branche fructifère.

MALADIES ET INSECTES NUISIBLES

Maladies. — La gomme, le blanc des racines, la chlorose, maladies décrites dans le chapitre précédent, attaquent aussi le prunier.

Insectes parasites. — Nous ne reparlerons pas du bombyx livrée, du puceron, que l'on trouve à peu près sur tous nos arbres fruitiers.

Les parasites particuliers au prunier sont surtout :

La Pyrale des pruniers, dont la chenille, en mai, dévore les feuilles de cet arbre et les lie en paquet. En août apparaît une seconde génération de larves. On coupera et brûlera les paquets de feuilles.

La Pyrale de Weber, autre papillon dont les larves creusent des galeries sous les écorces.

Le Carpocapse des prunes. Ce papillon pond dans les fruits qui, par la suite, deviennent les « fruits véreux » . Il faudra ramasser ces fruits et les détruire ou, si la quantité en est considérable, les traiter pour la préparation de l'alcool.

L' Yponomeute du prunier est aussi un papillon ; ses larves vivent en compagnie et s'abritent ensemble dans des nids soyeux. Coupez les nids et brûlez-les.

Akt. III. — L'Abricotier Partie comestible : portion extérieure du péricarpe

Description, Historique. — L'abricotier est un arbre dout les botanistes modernes ne font point un genre spécial ; pour eux ' l'abricotier,

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