L ABRICOTIER
commencement de juillet. Culture : Espalier, basse tige.
Belle de Chatenay. — Fruit gros, bon. Maturité : fin juillet. Culture : haute tige et espalier.
De Montmorency. — Fruit assez gros, bon.
Maturité : commencement de juillet.
BIOARREAUTIERS
Elton. — Fruit assez gros, bon. Maturité : juin. Culture : haute tige.
Gros Bigarreau. — Fruit gros, très bon. Maturité : juillet. Culture : haute tige.
Bigarreau Cœur. — Fruit gros, bon. Maturité : commencement de juillet. Culture : haute tige.
GRIOTT1ERS
Griotte du Nord. — Fruit assez gros, bon pour la préparation des cerises à l'eau-de-vie. Maturité : juillet, août.
Fruit assez gros, très bon.
Guigne Garcine.
Maturité : fin juin. Culture : haute tige.
Guigne noire de Cobourg. — Fruit moyen, bon Maturité : fin juillet. Culture : haute tige.
Les cerises proprement dites, c'est-à-dire les fruits de cerisiers, sont de beaucoup préférables aux guignes et aux bigarreaux. D'ailleurs, les cerises peuvent se conserver assez longtemps sur l'arbre et il n'est pas rare d'en voir encore au mois de septembre quand les pierrots ne sont pas intervenus. En espalier, cette conservation est facile par l'emploi de toiles tendues devant les arbres.
CULTURE
Conditions de milieu. — Relativement au terrain, aux expositions, nous pourrions répéter ce qui a été dit du prunier et de l'abricotier; cependant, et c'est là un fait important, le cerisier planté en espalier à l'exposition du Nord donne d'excellents résultats ; ses fruits y sont bons et s'y gardent longtemps ; nous recommandons cette culture, elle permettra d'utiliser ces faces froides des murs pour lesquelles il serait difficile de trouver un meilleur emploi.
Multiplication. — Le greffage est surtout le mode adopté pour multiplier le cerisier.
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On greffe en fente pendant avril et sur merisier haute lige; si l'arbre est destiné à être cultivé au verger, dans un terrain fort. Quand le cerisier doit se cultiver au jardin fruitier, en espalier ou sous toute autre forme à basse tige, il est écussonné rez-terre à œil dormant, en septembre et sur Sainte-Lucie. Dans un terrain très sec. c'est encore le cerisier greffé sur Sainte-Lucie qu'il faut préférer. L'écussonnage à œil dormant peut aussi être usité avec le premier sujet (merisier), il est même préférable au gre liage en fente, quant à la santé de l'arbre, du moins.
Plantation. — Le cerisier s'accommode surtout de la culture au verger ; cependant certaines variétés : Anglaise hâtive, Royale. Belle de (hàtenay, donnent d'excellents produits lorsqu'elles sont dirigées en espalier. Selon les formes à eux destinées, les cerisiers se plantent aux distances suivantes :
Au verger
Haute, tige 6 m.
Au jardin fruitier :
Basse-tige, pyramide 4m.
Palmelte à branches horizontales. . 5 m.
Palmelte à 2 branches verticales . m. 60
(Voir, première partie, les notions générales sur la plantation.)
Obtention des formes: taille. — Les formes auxquelles le cerisier est soumis sont celles signalées précédemment : la haute tige, la pyramide, la palmette horizontale et les palmettes verticales à 2 ou à un nombre plus considérable de branches. Dans les formes palissées, les branches charpentières sont maintenues parallèlement à 30 centimètres les unes des autres.
Le cerisier haute tige ne se taille point. La pyramide et les formes à sj'métrie bilatérale s'obtiennent par les procédés mis en oeuvre avec les autres essences, poirier et pêcher, pour la création de formes pareilles; nous n'en parlerons donc pas davantage.
La branche fruitière est, comme celle du prunier, soumise au renouvellement trisannuel, par la
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taille pratiquée à la base au-dessus d'un rameau remplaçant dont on a provoqué la formation.
(On trouvera au chapitre « Le Prunier » de plus amples renseignements sur ce traitement).
MALADIES ET INSECTES NUISIBLES
3Ialadies. — Les maladies communes au pécher, la gomme particulièrement, apparaissent sur le cerisier.
Insectes nuisibles. — Les deux plus dangereux sont :
La Tenthrède éthiopienne. — Sa larve est bien connue sous le nom de ver limace du cerisier et du poirier.
Pour la détruire, on projette de la chaux pulvérisée à la surface des feuilles où elle se tient, collée et gluante.
La Mouche des cerises. — La femelle de cette mouche pond seulement sur les guignes et les bigarreaux ; l'asticot qui naît de l'œuf vit dans le fruit.
On ne connaît pas de moyens de destruction de cet insecte.
Récolte des prunes, abricots et cerises.
Tous ces fruits mûrissant sur l'arbre ne se doivent cueillir que quand ils ont acquis la couleur particulière qui caractérise leur état mûr. On les récoltera en les détachant à la main, sauf les prunes à confiture et les prunes à pruneaux que l'on ramasse sous les arbres après avoir agité ceux-ci pour les faire tomber. Dans ce cas, avant de secouer l'arbre, il est bon d'étendre au dessous soit une bâche, deux draps, ou un léger lit de paille pour éviter que les prunes ne se meurtrissent.
Comme toujours, le moment le plus propice à la récolte est compris entre 9 et 1 1 heures du matin. Alors les fruits ne sont plus imprégnés de l'humidité nocturne et ils n'ont pas encore eu le temps de s'échauffer au soleil, c'est-à-dire qu'ils sont dans d'excellentes conditions pour voyager et se garder quelques jours au besoin. Ajoutons que, quand les abricots, prunes, cerises doivent voyager loin, il est presque indispensable de les cueillir 3 ou 4 jours avant leur maturité. Cette précaution porte un grand préjudice à la qualité de ces fruits, mais le destinataire est certain de les recevoir entiers, non en compote comme cela arriverait probablement si on lui expédiait ces sortes de drupes mûres à point.
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La récolte hâtive des prunes et des cerises se pratique aussi dans un autre cas, c'est lorsqu'elles doivent être confites à l'eau-de-vie.
La conservation au fruitier est insignifiante, elle ne dépasse pas 5 ou 6 jours. La prune anglaise Goutte d'or, cependant, se garde plus longtemps : quinze jours environ ; elle se ride bien un peu, mais ne perd rien de sa saveur exquise.
Art. V. — L'Amandier