Partie comestible : la graine
Description. Historique. — C'est un arbre monoïque (fig.123), haut de 10 à 12 mètres, à ramure épaisse et large; ses feuilles sont alternes, imparipennées; ce qui contribue beaucoup à donner à l'arbre un faciès ornemental. Les fleurs mâles sont en longs chatons pendants, verdâtres et souples, les fleurs femelles portées sur des rameaux différents sont groupées par 2, 3 ou 4 ;
Bbllaih. Les Arbres fruitiers. 16
la floraison a lieu en avril, mai ou juin, selon le degré de précocité des variétés.
Le fruit est une drupe. La partie charnue de cette drupe (le brou) n'est pas comestible ; on l'emploie dans la noix verte pour la préparation de la liqueur dite brou de noix; elle est aussi utilisée pour teindre les bois blancs.
Ce que l'on mange dans la noix est donc la graine ; cette graine ou amande a la forme contournée et bizarre de la substance molle du cerveau.
Bien qu'originaire de Perse et des parties septentrionales de la Chine, le noyer est un arbre relativement rustique qui s'est naturalisé en Hollande, en Angleterre, dans certaines parties de l'Irlande et partout où un climat marin lui assure une température clémente.
Espèce. Variétés. — Une seule espèce est cultivée ; le noyer commun (Juglans regia) (fig. 125).
Les variétés recommandées ne sont pas très nombreuses ; les voici :
A. coque tendre ou à Mésange. — Fruit moyen, très bon.
LE NOYEH
Fif/. 125. — Noyer commun. Rameau chaton mâle, chaton femelle, section do l'ovaire et du fruit.
Chaberte. — Fruit moyen, recherché surtout pour l'extraction de l'huile.
Franquet. — Fruit gros, bon; variété rustique.
Mayette. — Fruit gros, très bon.
De la Saint-Jean. — Cette variété se recommande surtout par la tardiveté de sa floraison ; avec la variété Franquet, elle est propre à la culture septentrionale.
CULTURE
Conditions de milieu. — Nous avons vu plus haut combien le noyer est cultivé avant dans le nord de l'Europe ; cet arbre n'est pourtant pas d'une rusticité extraordinaire; il fut un des plus durement maltraités par les froids rigoureux de 1879-1880. En outre, la floraison relativement précoce de presque toutes les variétées cultivées les expose, sous le climat de Paris, aux influences dangereuses des gelées blanches. Ces influences sont tempérées ou annulées par les climats marins, celui de la Hollande par exemple où le noyer forme d'importantes plantations sur les polders.
En France, le noyer est par excellence un arbre du midi et du centre.