EAU
Ges analyses ont élé effecUiées, la ju-emière par Jackson de Ivew, la deuxième par Ilowell Jones de Londres et la troisième \rAv V . ^^^ Van Eedeii de [laarhMii.
On peut récolter (Tailleuis à hi Guyane le latex d'autres arbres et le nudanger à celui du M'nuusops Balata \ nous citerons: Phuneria art'ualata \'ahl ; Bagasm gui/anpnsis Au])l. ; Ferolia (/uj/anrnsis Aul)l. ; Coama guijanensis Aubl. ; etc.
A cette longue listi^ nous ajouterons :
Bufi/roupermiim Parhii G. ])on. []'itel/a ria paradoxa Gaertn.) = Biitf/r. nlloticani Kotschv ==: Bassia Parlai
COXSIDÉRATIONS GÉNÉRALES 25
Don) des régions tropicales crAfrique où il est désigné sous les noms de Karité, Ce et Ghi. D'après MM. Heckel et Schlagdenhauffen, le produit obtenu avec le latex de cet arbre serait très voisin de la gutta (i). Mais les essais n'ont été faits jusqu'à ce jour que sur de très petites quantités et il n'est pas encore possible de se prononcer d'une façon certaine sur la valeur industrielle de ce produit.
Sapota Ac liras ^l\\\ [=Achras Sapota L.) ou Sapotillier.
Achras australis^ du Ouensland.
honandra acuminata Miq. ou Bassia elliptica Dalzell, découvert en i85o dans l'Inde ; connu dans les forêts de Malal^ar, du Goorg, de Travancore, etc. (2).
Imbricaria coriacea L. ;
Sideroxylon ;
OmpJialocarpum.
Luc lima cjigantea; L. fissilis ; L. lasiocarpa^ L. procera, du Brésil.
ChrysopJiyllum ramiflorum Brésil.
— africaniim D. G. d'Afrique.
Bassia longifolia Roxl)g. et
-s- latifolia Roxbg. de l'Inde.
Bassia Mode y ana Glarke, de Malaccaet de Bornéo.
Mais on a cherché aussi à employer les latex de
(i) La Nature, 1897. G. Rendus i885.
(2) Kew Reports, 1881, p. 44-
26 LES ARBRES A GU TTA-P ERCII A
plantes appartenant à d'autres familles et qui donnent par la coagulation de leur latex des produits durs dans lesquels on a voulu voir des succédanés de la gutta, mais qui sont généralement inutilisables.
Famille des Ascléplvdées :
Calotropis procera R. Br. de l'Inde et du Sénégal; Calotropis gigantea et un Cynanchum.
Famille des Apocynées :
Ahtonia scholaris R. Br. de l'Inde (i).
Famille des Euphorbiacées :
Euphorbla TirucaUi L. de TAfiique orientale.
Tous les voyageurs qui ont pris la peine de provoquer la coagulation des latex fournis dans les forets tropicales par une multitude d'arl)res ou de lianes de diverses familles ont constaté que certains produits obtenus se rapprochent beaucoup, du moins par Faspcct général et j)ai'la consistance, des guttas provenant desPalaquium ; malheureusement, cespseudoguttas ne sont autre chose, le plus souvent, que des caoutchoucs plus ou moins résineux. Pour ma part,
(i) J'ai moi-même expérimenté le latex de cette plante sans succès. D'autre part j'ai reçu le produit coagulé de M. Chalot. directeur du Jardin <lc Libeville ; je ne crois pas qu'il puisse être employé utilement dans l'industrie, au moins tel qu'on l'obtient aujourd'hui.
COXSIDERATIOXS GENERALES 27
j'ai obtenu, au Congo, des produits qui avaient les caractères très nets de certaines guttas. De nombreux voyageurs ont eu Toccasion défaire des constatations identiques ; mais tant que des études suivies, tant que des essais d'ordre industriel n'interviennent pas il est sage de montrer la plus grande circonspection, car juger un produit sur les apparences c'est se préparer de cruelles désillusions.
Il est surtout dangereux de donner à de tels résultats une certaine publicité. 11 nous souvient par exemple d'avoir lu au Journal officiel des extraits étendus d'un rapport circonstancié sur la découverte d'une nouvelle plante à gutta-perclia dans une de nos colonies d'Afrique (i). Ce rapport spécial qui a été cité dans diverses publications ou dans des rapports ultérieurs contenait diverses indications sur laguttapercha empruntées à un ouvrage important de M. de Lanessan, mais les soi-disant observations que l'auteur du rapport avait cru devoir y ajouter ne constituaient qu'un tissu d'erreurs grossières et sans la moindre valeur. On reconnaîtra avec nous qu'il est l^ien regrettable de voir accorder l'honneur d'une publication officielle à des travaux ne méritant aucun crédit, car c'est leur attribuer une importance qui peut avoir pour l'avenir des conséquences fâcheuses.
(i) Journal officiel à\\ 1 4 septembre 1896, p. 5171