PRÉFACE DU TRADUCTEUR
L'ouvrage dont nous avons entrepris la traduction, ne peut avoir de meilleure introduction que les paroles suivantes, que Humboldt, le plus grand naturaliste du siècle, a bien voulu lui accorder : « Le nouvel ouvrage de mon ami Schacht, disait le Pline moderne, montre ce que l'on peut réaliser, quand une profonde sagacité et une infatigable activité s'unissent à l'usage le plus heureux du microscope et à un remarquable talent de dessinateur. Il me paraît réunir précisément les qualités nécessaires, non-seulement pour indiquer au savant des points de vue nouveaux d'anatomie et de physiologie végétales, mais aussi pour répandre parmi les hommes qui s'occupent d'agriculture et d'économie forestière les principes les plus clairs, les plus faciles à saisir, les mieux en rapport avec les besoins pratiques et même pour mettre des bornes aux prétentions du demi-savoir.
« On reconnaît dans ce livre l'œuvre d'un homme qu'un penchant particulier entraîne toujours vers les forêts de la libre nature. Attirer l'attention sur ce qui est utile, en comparant les formes végétales les plus élevées aux plus infimes, et en même temps exposer de la manière la plus rigoureuse les connaissances que la science a péniblement acquises, telles sont les qualités qui distinguent le travail qui vient de
paraître de tous les autres que je connais, tant en allemand que dans