‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 12 sur 276 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

les documents biographiques nous manquent absolument.

La restauration de la chapelle du palais de l'archevêché à Reims et des cathédrales de Nevers, de Sens, d'Autun, d'Albi, ainsi que des vitraux de la métropole de Besançon furent confiés, à partir de 1834, à un élève d'Alavoine, Charles Devieuz dit Robelin, né à Nevers en 1787. Architecte en chef de l'École d'Alfort jusqu'en 1850, Robelin, qu'il ne faut pas confondre avec l' architecte-ingénieur du même nom que l'on chargea, conjointement avec Abeille (Voir ce nom dans le précédent volume), de la construction delà majeure partie de la ville de Rennes, après l'incendie de 1 720, est mort récemment à Neuilly, laissant un projet de restauration de la cathédrale de Tours qui n'a pas été exécuté.

Le fils de Jean Rondelet, l'architecte, après Soufïïot, du Panthéon, élève de son père et de J.-N.-L. Durand, Antoine-Jean- Baptiste Rondelet, naquit à Paris le 16 novembre 1785. Il surveilla, dans sa jeunesse, la construction de cet éditice et continua les travaux de restauration alors exécutés à la cathédrale de Reims, travaux qui furent terminés en 1813. Son projet d'achèvement du Louvre ne fut pas accepté par le gouvernement, qui lui confia le dépôt des marbres, et il est mort à Paris, le 5 décembre 1863.

A Soissons, Antoine-Emile Gencourt, né dans cette ville en 1795, élève de Mazois et de Godde, restaure la façade de la cathédrale et achève les abattoirs de Soissons. Il élève l'aile droite du séminaire, plusieurs fontaines publiques et restaure la salle de spectacle de cette ville. Hors de Soissons, il construit le beffroi de l'église Sainl-lred de Braisne, puis une partie du château de Beauzancy et meurt à une époque que nous ne pouvons préciser.

Letomb, architecte du Pas-de-Calais, termine en 1833 l'abbatiale de Sainl-Waasl en construction depuis 1755. Cet édifice, sans architecture extérieure, est précédé d'un escalier de quarante-huit marches; il se compose de trois nefs dont une seule, celle du milieu, possède une voûte en berceau. Toute l'ornementation est empruntée au style corinthien, comme dans la plupart des édifices de l'époque. Montreuil doit également sa halle à Letomb.

H. Grégoire, né près de Maubeuge en 1791, devint architecte de la Seine-Inférieure après des études sérieuses faites à Paris, de 1806 à 1811.

A Rouen, il termina l'hospice des aliénés commencé par Jouannin, puis fut chargé de la restauration du Palais de Justice, de la nef et des fausses voûtes de L'église Saint-Élienne à Fécamp ; mais son œuvre principale fut le nouveau portail occidental de l'église Sainl-Ouen de Rouen qui n'avait jamais été fait. Grégoire, auteur du piédestal de la statue de Pierre Corneille, inaugurée le 19 octobre 1834, coopéra jusqu'à sa mort à la collection des archives des monuments historiques.

Un autre architecte normand, Charles-Auguste Barre, né à Rouen le 29 mars 1807, est sorti des ateliers de Vaudoyer et de Lebas. On lui confia un grand nombre de restaurations et de constructions que nous «ous contenterons d'énumérer : la restauration des églises d'Auffay et de Sahurs, la chapelle des Saints-Anges à Rouen, l'église du couvent d'Frnemonl, la mairie et la justice de paix du Grand'Couronne, le château du Champ- Campullcy, la restauration du château de Belbeuf et plusieurs monuments funèbres dans le cimetière de Rouen. Président de laSoeiété d'émulation du commerce et de l'industrie et président de la Société régionale des architectes de la Seine-Inférieure, qu'il avait fondée, Barre mourut au Grand'Couronne le 10 septembre 1887.

A Brest, Auguste Pouliquen. né «huis la même ville en 1794, élève d'Alavoine, a érigé une chapelle funéraire au cimetière, et une balle aux grains et aux toiles ayant 1000 mètres de surface. On lui doit un projet de tribunal et de marché pour Rresl, de palais de justice pour Quimper et plusieurs autres projets mis la plupart à exécution, tels que des églises paroissiales, des llèches, des reprises en sous-œuvre très hardies et un recueil inédit des « Monuments (F architecture Sarrazme et Mauresque les plus remarquables du paya ».

Dans le midi de la France, nous n'avons vraiment à citer qu'un seul architecte lyonnais «le cette époque : Marie-Antoine Chenavard, né le \ mars I7S7. Élève de Barthélémy Vignon, Chenavard construisit, en 1 837, l'église Saint-Ftienne de Roanne, le transept, les trois nefs et la façade de la cathédrale de Relley et l'église d'Oyonnax, dans le département de l'Ain, en 1839 ; enfin, Saint-Vincent de Reins (Rhône) en 18i2; il fut aussi chargé de la restauration de l'ancien hôtel de la préfecture de Lyon. Précédemment, Chenavard qui, en 1817, avait vu primer son projet

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