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CHAPITRE X

Beyer. Ludwig Schen, qui était né le 1er août 1830 à Kunzelsau en Wurtemberg et était élève de Egle à Stuttgart, fut d'abord attaché àla restauration de l'église Notre-Dame d'Eslingen; puis, en 1871, nommé architecte du « munster » d'Ulm. Pendant les rares loisirs que lui laissa ce grand travail, il transforma en musée d'antiquités la maison Neubroon d'Ulm et y fut l'architecte de nombreuses maisons particulières. 11 est mort dans cette ville le 7 novembre 1880, sans avoir pu achever son œuvre qui est passée aux mains de M. Augustus Beyer, né, comme Schen, à Kunzelsau. le 30 avril 1834 et, comme lui, élève de Egle. Professeur d'architecture à Stuttgart, de 1858 à 1872, M. Beyer a élevé, dans cette ville, l'hôtel Marquart (1874-1876), le nouveau cimetière, l'école Olgastift (1876-1878), la Banque impériale (187 7-1878) en collaboration avec Egle. De 1868 jusqu'aujourd'hui, M. Beyer s'est occupé de la restauration du cloître de Bebenhausen, comme depuis 1881, de celle du « munsler » d'Ulm. On lui doit aussi l'achèvement de l'église Saint-Kilian à Heilbroon, et la restauration de la cathédrale de Berne (Suisse).

Mentionnons à Danlzig, à la date de 1885, la construction d'un nouvel hôtel de ville, pastiche de l'architecture Louis XIII, avec deux pavillons en saillie, un petit beffroi et un pavillon central detrois étages, avec perron. Architecte M. Robert Seel, sur lequel nous ne possédons aucun renseignement biographique.

L'architecture publique, quelque peu délaissée en Wurtemberg au commencement du siècle, vit s'ouvrir une ère brillante avec Heideloff dont le grand talent fut mis à contribution par la Saxe et par la Bavière pendant près de quarante années. Karl Alexander von Heideloff, qui est mort à Hassfurth le 28 septembre 1865, était né à Stuttgart le 22 février 1788; fils d'artiste, il reçut, dès sa première jeunesse, d'excellents principes et continua ses études à l'académie de sa ville natale. Ses succès comme élève furent assez brillants pour que le roi Frédéric de Wurtemberg donnât au jeune homme le soin de lui dessiner tous les costumes du pays et Heideloff profita de cette occasion pour en étudier à fond les édifices de la période ogivale. Cependant, en 1816, il s'établit en Saxe et bâtit, à Cobourg en 1826, le château de Reinhardsbrun puis, en 1837, la « salle des Chevaliers » pour le duc Ernest. Plus tard, le roi Louis de

Bavière l'appela à Nuremberg en qualité de conservateur des monuments historiques et il fit les restaurations vraiment remarquables des églises Saint-Jacques, Saint-Laurent et Saint- Sebald, du portail de N.-D. de Nuremberg ainsi que de la « chapelle des Chevaliers » à Hassfurth, de la cathédrale de Bamberg (1888-1837), de la Slifskirche de Stuttgart (1848) édifice du xv° siècle dont la tour est restée inachevée, etc. Les œuvres nouvelles de Heideloff sont les suivantes : l'église de Sonnenberg, la chapelle du château de Rheinstein près Bingen, la chapelle funéraire de Meiningen, la maison Plattner et la fontaine d'Albert Durer à Nuremberg, le tombeau du dernier prince de Bamberg et le monument du général Bystrœm, à Kissingen. Fort nombreuses aussi sont ses restaurations d'anciens châteaux : Randsberg, Altenstein, etc. 11 fut aussi l'architecte des châteaux de Rosenbourg, près Bonn et de Lichtenslein, pour le comte Guillaume de Wurtemberg. Malgré tant de travaux, Heideloff trouva encore le temps d'écrire sur son art plusieurs ouvrages dont nous citerons les principaux : Die Lehre von den Sàulenordnumgen (Traité des ordres d'architecture), Nuremberg, 1827; Der hleinc Vignola. (Le petit Vignole), ibid. 1832; Die arcliitectonischen Gliedcr, etc. (Les membres architectoniques), 2 vol. ibid. 1838; Der kleine Grieche (Le petit Grec); Der klehi Byzantiner (Le petit Byzantin), ibid. 1838 ; Der christliche Altar, etc. (Étude sur l'autel chrétien), ibid. 1838 ; Architectonische Entwùrfe (Essais architectoniques), ibid. 1850; Nuremberg s Daudenkmale der Vorzeit (Les anciens monuments de Nuremberg), ibid. 1838-1843, etc., etc.

Johann Michaël Knapp, né à Stuttgart en 1793 et qui étudia l'architecture à Rome, se fit aussi connaître par l'ouvrage important qu'il écrivit, en collaboration avec Gutensohn, sur les basiliques chrétiennes du ive au vin0 siècle, sous le litre : Denkmale des christlichen Religion, etc. (Stuttgart, Tubingen et Rome, 1822 à 1827, in-fol., figures). Appelé en 1841 à Stuttgart comme architecte du roi Guillaume, il bâtit le palais de « l'Adjudance » et, en 1846, sur la place du château, il éleva la colonne de granit de 1 1 mètres appelée le Jubilxum, en mémoire du vingt-cinquième anniversaire de l'avènement de ce souverain. Il commença aussi le Kônigsbau, colonnade avec grande salle, boutiques et passage couvert; mais sa mort, arrivée en 1856, ne

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